Bible et Foi

" Mon but est de Le connaître "

biblefoi La Bible nous montre qu’une des batailles par excellence du diable, du dieu de ce siècle, est d’aveugler l’intelligence des hommes. Chrétiens et non chrétiens sont en proie aux agissements diaboliques qui, par toutes sortes de sortilèges, œuvrent afin d’aveugler notre raisonnement et notre entendement : « afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu (2 Corinthiens 4:4). » Le but étant de nous rendre « durs d'entendement (2 Corinthiens 3:14), » afin de ne pas voir briller la splendeur de la gloire de l’image de Dieu.

« Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t'arrivera pas (Matthieu 16:22)…/… Pierre, prenant la parole, lui dit: Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi (Matthieu 26:33). »
« Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l'Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées (Ésaïe 55:8). »
« Le Seigneur connaît les pensées des humains : elles sont futiles ! (Psaume 94 :11).../... Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait (Romains 12:2). »

Il est intéressant de nous souvenir que repose sur cet homme un appel apostolique puissant. Voici un réel appel de Dieu. Pierre a déjà vu et accompli des choses spirituelles extraordinaires, que ni vous ni moi ne verront certainement de notre vivant. Il était en contact étroit avec la Parole faite chair, avec le Christ en personne. Pierre a donc été inévitablement au contact de choses que l'œil n'a point vues, et que l'oreille n'a point entendues, révélées par l'Esprit (1 Corinthiens 2:9). Lorsqu’il va proclamer peu de temps avant, haut et fort : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant (Matthieu 16:16), » ce n’est pas la chair et le sang qui lui ont révélé cela, ce n’est pas le fruit d’un raisonnement humain, mais c'est son Père, dans les cieux qui lui a ouvert les yeux. Cela veut dire qu’il connait le chemin de la révélation.

Que dire encore, Pierre est une personne  qui, au moment des faits, se trouve dans la véritable et puissante présence du Seigneur. Il est en compagnie du Fils de Dieu. N’oublions-pas que lorsque cette présence se mouvait auprès des foules, les pécheurs se repentaient, les démons réagissaient avec virulence, sans qu’il y ait lieu de mettre en place des réunions particulières, ou des séances de délivrance. Pierre était au bénéfice de cette sainte et puissante présence, il était environné par cette présence.

Et pourtant, devant toutes ces formidables choses qu’il expérimentait dans l’instant, Satan a su trouver une brèche. À travers des raisonnements d’un homme, il a pu déposer des pensées qui n’étaient pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. Etrange n’est ce pas ? En un instant, en un très cours instant, Pierre passe de la révélation à la pensée humaine avec une facilité déconcertante. Satan pousse l’apôtre à reprendre Jésus sur Ses propres Paroles. Pierre, ne comprenant pas l’œuvre de la croix, exprimant des sentiments de pitié envers Lui, devient inconsciemment une tentation de chute pour Celui qu’il veut servir. Quel antagonisme !
Amis lecteurs, nous pouvons nous aussi nous tromper sur nous-mêmes. Nous pouvons avoir accompli des choses extraordinaires, expérimenter la présence de Dieu comme personne, accomplir un ministère fécond, sans pour autant être à l’abri d’imposer au Seigneur, que nous aimons, nos propres pensées ; sans pour autant être à l’abri d’être piégés par une intelligence non renouvelée.

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La Bible nous montre qu’une des batailles par excellence du diable, du dieu de ce siècle, est d’aveugler l’intelligence des hommes. Chrétiens et non chrétiens sont en proie aux agissements diaboliques qui, par toutes sortes de sortilèges, œuvrent afin d’aveugler notre raisonnement et notre entendement : « afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu (2 Corinthiens 4:4). » Le but étant de nous rendre « durs d'entendement (2 Corinthiens 3:14), » afin de ne pas voir briller la splendeur de la gloire de l’image de Dieu.

Le chrétien qui ne se rend pas compte de ce combat, va, d’une manière inconsciente, développer les pensées de sa chair. Lorsque ses pensées s’initieront aux choses spirituelles, un mélange s’opérera qui n’apportera que trouble et mal être. « L’image de Dieu » va se flouter petit à petit, et une autre image va prendre la place. Lorsque Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine... (Genèse 1:26), »   Il s’attend vraiment à ce que cela soit cette image-ci qui apparaisse dans nos vies. Pas une autre.

 

Vous avez comme cela, une quantité considérable de chrétiens qui font semblant d’être vainqueur, ils ne dominent pas dans les épreuves, dans les tempêtes. Ils souffrent de cécité sur la véritable image du Créateur parce que leur entendement se trouve infesté de fausses pensées spirituelles.


« Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ (2 Corinthiens 11:3). » C’est à des croyants que Paul parle ici. Il veut leur faire comprendre que ce n’est pas contre son cœur que Satan a donné le premier coup, mais bien contre sa tête. Ensuite le corps a suivi mécaniquement, mais c’est bien son entendement qui a été corrompu en premier. L’honnêteté et la sincérité ne nous donnent pas la garantie que nous ne serons pas  tentés et séduits.


Dans notre texte, Pierre symbolise les enfants de Dieu, en manque de discernement spirituel, dont la tête est accessible à la confusion. Ils aiment vraiment le Seigneur, mais leur intelligence est empoisonnée par le venin du serpent. Que de théories, d’opinions, de réflexions, d’interprétations, contraires au véritable sens du « simple » évangile de Christ, et de Son œuvre à la croix. Nous devons franchement réapprendre à distinguer le renouvellement du cœur du renouvellement de l’intelligence. C’est le seul remède contre l’erreur de croire en l’homme, en soi-même. Etre sanctifié ne veut pas dire que l’intelligence est sous le contrôle de l’Esprit, l’histoire de l’Eglise regorge d’hérésies qui ont été conçues dans des « sages » pensées humaines.

Satan se délecte lorsqu’il trouve un chrétien qui ne comprend pas le véritable sens du péché. Comme il nous est difficile d’admettre que le péché se cache également dans les bonnes choses de nos vies, derrière nos bonnes intentions pour le Seigneur ! Le péché n’est pas une affaire de bien et de mal, mais bien d’imposer au Seigneur, ou aux hommes, son propre moi, sa propre opinion, ses propres règles doctrinales : « soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait (Romains 12:2). »

Christ n’a jamais cherché ce qui lui plaisait, Il n’a jamais fui ce qui Lui déplaisait. N’est ce pas notre règle de vie, notre modèle ? Nous qui sommes dans le Seigneur, nous ne devons pas chercher ce qui semble satisfaire nos raisonnements intellectuels ; surtout dans le domaine du ministère de la Parole. Tout doit passer au filtre de la Parole, et plus encore, au filtre de la Parole révélée : « C'est par révélation que j'ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d'écrire en peu de mots. En les lisant, vous pouvez vous représenter l'intelligence que j'ai du mystère de Christ (Éphésiens 3:3). »

Nous pouvons faire dire à la Bible ce que l’on veut, sur ce que l’on croit être la vérité. Le fait d’être prédicateur ou d’exercer une quelconque responsabilité dans l’Eglise, « de prendre la parole », n’est certainement pas un gage de conformité à la pensée de Dieu. Force est de constater que nombreux sont ceux qui « prennent la parole », dans nos milieux chrétiens aujourd’hui, mais avec une vision spirituelle immature, pour ne pas dire puérile pour certains. Il est scandaleux que le message de l’Evangile soit ainsi infecté par des pensées humaines : « …tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes (Matthieu 16:23). »

Le « mystère de Christ » n’est pas accessible à l’intelligence. Lire naturellement la Bible et procéder par déduction intellectuelle seulement, cela ne désaltérera jamais le cœur assoiffé de vérité. C’est par la révélation de l’Esprit que les yeux de notre cœur s’ouvrent, et que notre intelligence reçoit la vérité. Voici qu’elle devrait être la base, la condition, l’ultime exigence, pour pouvoir prendre la parole. Parler oui, mais dire uniquement ce que l’on entend dire du ciel : « Car je n'ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer (Jean 12:49). » Les apôtres savaient bien que ce n'était pas l'éloquence de leur prédication qui ferait triompher la vérité, mais qu'il fallait surtout le témoignage de l'Esprit. Sommes-nous transformés à Son image, avons-nous vraiment discerné par l’Esprit, quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait ? Si oui, quels en sont les fruits ?

 

sepa

 

« Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité (Matthieu 7:22). »
Pierre se trouve exactement dans cette même position, il ne connait pas encore son Seigneur. Ce qui le place dans une position d’iniquité, de péché. D’ailleurs il va le dire et le proclamer avec imprécations : « Je ne connais pas cet homme (Matthieu 26:74) ». Non seulement il veut sauver sa vie par ses paroles, mais instinctivement, il annonce en plus une vérité spirituelle ; il ne connait pas cet homme ! Il connait Sa puissance, Son autorité, il connait Ses enseignements profonds et vrais, mais il ne connait pas encore la personne de Celui qu’il est appelé à servir. Derrière l’expression : « Arrière de moi Satan », se cache celle-ci : « retirez-vous de moi… »

D’une source sûre, le mot péché voudrait dire manquer la cible ; la racine hébraïque est « hatta’t », traduit par les juifs grecs d’Alexandrie par hamartia soit : l’égarement, l’erreur, puis détournement, éloignement de Dieu. Le mot péché est à l’origine un mot hébreu du langage courant qui signifie « manquer sa cible. » Adam et Eve ont manqué la cible, non pas parce qu’ils avaient glissé dans le mensonge, dans le meurtre, ou dans l’adultère, dans le vol, ou que sais-je encore. Mais ils ont péché en utilisant leur libre arbitre pour choisir leurs propres pensées et leurs propres voies. En agissant ainsi, ils ont imposé à Dieu les « pensées des hommes ». En fait, ils se sont idolâtrés eux-mêmes.

Sous prétexte que Dieu est amour, on en a fait un Dieu qui permet tout. Pourvu que nous ne tombions pas dans de grossiers travers, n’est ce pas ? C'est enfantin, et cela n'aide pas les chrétiens à devenir des hommes matures. Si nous avions une image meilleure de Dieu, nous verrions bien que le péché, ce ne sont pas nos fautes morales, nos bêtises, mais le refus de voir Dieu au plus profond de nous, et de le remplacer par notre image propre.

Le péché serait donc ce qui fait obstacle à cette vie de Dieu en nous ? Oui. Le péché c'est tout ce qui est de l'ordre du refus. Ce refus peut être conscient ou inconscient. Il peut prendre la forme d'un rejet, mais ce peut être aussi un refus plus implicite : Je crois en Dieu avec ma tête, mais je suis tellement plein de moi-même qu'il n'y a plus de place en moi. Je me suffis à moi-même. Il y a une différence radicale entre être pécheur (nous le sommes tous), et se reconnaître pécheur, qui est une prise de conscience que je ne me suffis pas à moi-même.

Le sang de l’agneau nous purifie de tous péchés, mais il est une chose que l’Eglise devrait remettre à l’ordre du jour. Notre péché est blanchi par le sang, gloire à Dieu, mais ses conséquences, elles, sont bien réelles.

Adam et Eve ont pu expérimenter le pardon de Dieu, la Bible nous le suggère pleinement à travers les habits de peau qui leur ont été donnés, représentant déjà le sacrifice d’animaux, d’expiation. S’ils ont pu recevoir le pardon, les conséquences de leur choix ne leur ont pas été épargnées. Ils ont été chassés du jardin, et ont été privés de l’arbre de la vie. - Dans le désert, le peuple Hébreux était protégé par les sacrifices pour le péché offert dans le tabernacle. Mais lorsqu’ils ont refusé d’entrer en Canaan, ils ont mis Dieu en colère : « Je jurai donc dans ma colère: Ils n'entreront pas dans mon repos! (Hébreux 3:11). » Leur péché a été pardonné, mais les conséquences ont été dramatiques. - Autre exemple, le roi Saül. Un homme dépourvu de sens nous dit la Parole, qui a commencé sa vie religieuse par l’Esprit, mais terminé par la chair. Il va être rejeté de sa royauté par Dieu, encore par un choix personnel : « Et Dieu leur donna, pendant quarante ans, Saül, fils de Kis, de la tribu de Benjamin; puis, l'ayant rejeté, il leur suscita pour roi David (Actes 13:22 ). »

Combien de chrétiens ont véritablement compris tout l’enjeu d’être libéré de sa nature pécheresse, et de ne pas encenser ses dons naturels. Il nous faut vraiment saisir par l’Esprit que notre salut en Jésus-Christ et le pardon de notre péché, ne nous empêchent pas de passer à côté de bénédictions essentielles et indispensables : « Notre repos de sabbat, notre royauté personnelle en Christ, par exemple  » Le Seigneur souffre de constater qu’un bon nombre de Ses frères et sœurs sont enlisés dans l’esprit du monde, enchainés par les pensées des hommes. Plus attirés par leur bien-être, que de « cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu (Matthieu 6:33). », ils ne vivent pas dans le lieu très saint, mais sont restés prisonniers du lieu saint…

Vivre dans son âme c’est vivre charnellement, cela nous coupe de la vie de l’Esprit, de tout progrès spirituels. C'est laisser un voile sur notre esprit, qui nous empêche de parvenir à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, de parvenir à la stature parfaite de Christ afin de ne plus être des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes (Ephésiens 4:13). Telles sont les conséquences de notre choix de demeurer dans notre vieille nature.

Malgré la puissante vie de l’Esprit manifestée dans l’Eglise de Corinthe, Christ, par la voix de l’apôtre Paul, est obligé de les reprendre : « Pour moi, frères, ce n'est pas comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ (1 Corinthiens 3:1). » Dieu a encore des choses à leur dire pour les faire grandir dans Sa connaissance, pour approfondir leur relation, mais  par leur vie tournée sur eux-mêmes, ils se sont coupés de toute nourriture solide. En conséquence : « Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels (1 Corinthiens 3:2). » Nous avons ici le mal qui ronge l’Eglise du Seigneur depuis sa création, et qui l’introduit subtilement dans l’apostasie.

 

Permettez-moi un témoignage « personnel. »

Il y a quelques années maintenant, lors d’un moment spirituel particulier, je me suis décidé à demander à mon Père céleste de m’accorder mon héritage en terme de puissance. J’ai pris pour cela le contexte Biblique dit « du fils prodigue ». D’une manière très engagée, je me suis mis à le demander une première fois, puis une seconde. Au même instant l’Esprit déposa une Parole de vie sur mon cœur. Le Seigneur reprenait le même contexte Biblique pour m’avertir que si j’insistais, Il me l’accorderait, mais cela serait pour ma perte. J’ai compris à ce moment là que je n’étais pas préparé à supporter cette puissance, que j’étais encore une « vieille outre », et que le vin nouveau me ferait plus de mal que de bien.

J’ai compris aussi que mes pensées étaient encore trop tournées vers moi-même. Que je demandais la puissance pour la puissance, et non pour que Dieu puisse accomplir son œuvre à travers moi. C’est moi qui voulais être aux commandes, et faire mon œuvre. C’était ma propre image qui s’agitait devant mes yeux. J’ai réalisé qu’une fois revêtu de Sa puissance, j’irai la dilapider, comme le fils prodigue, en l’utilisant sans tenir compte de la volonté de Dieu, comme un électron libre. Bien sûr les malades seraient guéris par son nom, les démons chassés, certainement beaucoup de miracles effectués, mais j’ai su à cet instant que je prenais le risque d’entendre un jour : « retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » J’aurais agi comme bon me semble sans tenir compte de l’essentiel, grandir dans une relation profonde et personnelle avec le Christ. J’ai vu que les conséquences de ce choix allait me faire perdre beaucoup de temps, et allait me pousser à dilapider ce qui ne m’appartenait pas.

C’est avec beaucoup d’appréhension que j’ai décidé d’obéir, laissant au Seigneur le soin d’accomplir ces choses en Son temps. J’ai pris garde de ne pas Lui imposer mes propres pensées du genre, « c’est écrit, Tu nous l’as promis, il y a urgence, le monde en a besoin etc.), ce sont des choses pourtant écrites, mais j’ai su dans mon cœur qu’il me fallait maintenant devenir une « outre neuve ». Surtout ne pas insister. Très vite, j’ai expérimenté ensuite avec bonheur, une œuvre d’enseignement de l’Esprit, vivante et pratique, concernant les vertus du sacrifice du Seigneur Jésus-Christ. Quelle joie de voir de plus en plus « briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. » Je vous l’assure qu’il est bon de renoncer à soi-même.

« Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire: Aujourd'hui! Afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché.../...Qui furent, en effet, ceux qui se révoltèrent après l'avoir entendue, sinon tous ceux qui étaient sortis d'Egypte sous la conduite de Moïse? Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert? Et à qui jura-t-il qu'ils n'entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi? Aussi voyons-nous qu'ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.../...Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance (Hébreux 3:13/16/11). »

 

sepa

 

Tout de suite après avoir repris Pierre, le Seigneur s’exprime: « Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive (Matthieu 16:24). »  Nous pourrions croire qu’Il change de sujet, que la page est tournée, mais pas du tout. Cette Parole est parfaitement adaptée au vécu de Pierre. Il y a ici la réponse du ciel concernant la problématique de notre vieille nature. Elle me fait penser à une révélation proclamée, à une Parole prophétique qui est donnée en réponse à un problème majeur pour Pierre, et par voie de conséquence, à nous tous. A vous et moi, qui sommes soucieux du service, et qui aspirons à plus de profondeur spirituelle, « qu'il renonce à lui-même ». Une Parole qui dévoile, à la fois une méconnaissance de soi-même, et aussi le chemin de lumière pour être débarrassé de notre aveuglement, « qu'il se charge de sa croix. »  

Renoncer à soi-même, ce n’est pas seulement accepter le fait d’être faillible, mais bien de se renier soi-même. Se renier soi-même, ses propres pensées, ses propres voies, c’est ne plus s’intéresser à la personne que j’étais, au vieil homme. Le chrétien le plus spirituel sait qu’il est profondément faillible. Nous ne devons plus avoir quelque chose de commun avec le vieil Adam qui sommeille encore, si prompt à affirmer son image, à faire valoir ses dons personnels. Dieu ne sera satisfait que lorsque le « Simon, fils de Jonas », aura disparu, pour laisser toute la place à « Pierre ».

Pierre doit renoncer à lui-même, mais il ne le comprend pas encore, il doit porter sa croix mais ne l’a pas encore intégré. Il croit savoir, il pense que sa spiritualité est sans faille, parce qu’il est disciple de Dieu, et il l’est vraiment ; parce qu’il porte un ministère apostolique, et il le porte vraiment... Il ne sait pas que ses pensées sont un danger pour l’œuvre de Dieu, qu’elles peuvent devenir à tout moment un terrain d’action pour le serpent. Combien notre Dieu a besoin, aujourd’hui plus que jamais, de ministères qui ont pour base la mort de la chair. Toute la richesse d’une école biblique ou d’une formation de « leader » ne pourront jamais nous transmettre les vertus de Christ crucifié, ressuscité, et glorifié. La véritable qualification n’est pas de paraître quelqu’un, mais de disparaître : « Il faut qu'il croisse, et que je diminue (Jean 3:30). »

 

Citation de Murray Andrew

En créant les anges et l'homme, Dieu leur a donné à chacun une personnalité capable de disposer d'elle-même afin qu'elle puisse s'offrir librement à Lui, pour qu'à son tour Il puisse la remplir de Sa vie et de Sa gloire ; ce qui eût été, pour la créature libre, le bonheur suprême : être remplie de la vie et de la perfection de Dieu. Pour les anges comme pour les hommes, la chute ne fut qu'une perversion de leur volonté, de leur vie, de leur personnalité détournée de Dieu, parce qu'ils ont voulu se satisfaire d’eux-mêmes. Cette exaltation de leur MOI a fait que des anges sont devenus des démons, chassés du ciel et jetés en enfer. Ce même orgueil fut aussi l'infernal venin distillé par le serpent dans le cœur d'Eve, L'homme s'est détourné de Dieu pour trouver son plaisir en lui-même et dans le monde. Sa vie même a été dès lors de se chercher lui-même. Voilà pourquoi il lui faut maintenant haïr sa vie, la renier jusqu'en ses moindres détails, pour que la vie vraie, la vie divine, puisse devenir son partage, pénétrer sa personnalité toute entière.

Ce qui manque à bien des chrétiens, c'est cette conviction profonde de la corruption si totale de notre nature, que, sans nous en douter, tout en étant des croyants, nous nous cherchons encore nous-mêmes. Ces chrétiens-là trouvent que nous exagérons quand nous affirmons que l'esprit de renoncement doit s'étendre à tous les domaines de la vie et que le Saint-Esprit doit pouvoir régler tous les mouvements de nos cœurs. Jamais cependant, le Seigneur n'a retiré cette parole : « Quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède, ne peut être mon disciple » (Luc 14 : 33) ; il ne peut me suivre et me ressembler.

 

Il lui faut absolument être libéré de cette faculté charnelle d’imposer à Dieu ces propres conceptions religieuses. Lorsque Pierre a renié le Christ,  il s’est écrié : « Je ne connais pas cet homme (Matthieu 26:74) ». Oui, Pierre va être éduqué par l’Esprit, il va comprendre que cette parole ne doit pas être adressée au Christ, mais à lui-même. Renier sa vieille nature avec imprécations, voilà quelle sera la leçon de sa vie. S’effacer, renoncer à soi-même et porter sa croix, telle est cette colonne robuste que Dieu veut pouvoir trouver dans le temple que nous formons. Lorsque Christ, « la pierre angulaire » prend la place qui Lui revient, alors seulement le Père peut commencer à bâtir dessus.

 

sepa

 

Mais Dieu n’avait pas dit Son dernier mot… Bientôt des événements libérateurs vont venir bousculer sa vie, au point où le serviteur trop sûr de lui, ignorant des détails cruciaux de l’œuvre de la croix, va recevoir la capacité d’entrer en lui-même pour se voir tel qu’il est vraiment. C’est peut-être étrange, mais c’est dans la mesure où la lumière Divine nous montre qui l’on est vraiment, que l’on distingue le Christ d’une manière plus parfaite, « par ta lumière nous voyons la lumière (Psaume 36). »

Bientôt, Jésus va permettre des événements très douloureux pour Pierre, et c’est là qu’il va expérimenter l’aspect libérateur de la croix. La croix ne nous délivre pas seulement de la condamnation du péché, elle nous libère aussi de notre nature pécheresse. Il va expérimenter alors la véritable connaissance de Dieu. Celle qui passe par la souffrance.
C’est à partir de cet événement que tout va changer. Une résistance va se briser au plus profond de son être et va le libérer de son égo. Il faudra bien sûr que par la suite, il renonce à lui-même et porte sa croix, mais quelque chose a été rompu en lui, sa force propre. C’est la même bénédiction dont a pu jouir Jacob pour qu’il puisse devenir « Israël ».

Une circoncision va s’opérer en profondeur, ouvrant ainsi plus largement au Seigneur, l’accès à son esprit. Cette séparation d’avec son âme va être pour lui une véritable délivrance. Une fin de quelque chose, qui ouvre la porte sur un commencement. A cet instant de sa vie, le Seigneur lui fait la faveur de comprendre que ses pensées ne sont pas forcement les pensées de Dieu. De comprendre que le péché se cache aussi derrière les bonnes intentions.
Dans l’instant de leur vie, ce dont Simon et Jacob ont le plus besoin pour vivre les profondeurs de Dieu et porter du fruit, ce n’est pas d’une cure d’âme, mais d’un acte de l’épée de Dieu qui enfante une rupture avec l’ancien Adam ; une opération chirurgicale de l’Esprit, qui va le séparer d’avec le nouveau. Ce n’est pas d’être soigné dont ils ont le plus besoin, mais c’est de mourir et de se reconnaître pécheur: « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu'un me sert, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera (Jean 12:23). »

Dans la mesure où Dieu peut me faire connaitre son chemin, c'est-à-dire Son Christ, à travers Sa mort et Sa résurrection, c’est alors que j’entre dans une connaissance profonde et intime de Dieu. C’est là qu’Il devient véritablement notre Dieu, à travers une alliance qui transforme raisonnements et intelligence.  Mes pensées ne sont plus dominées par mes émotions, elles se reposent calmement sur Dieu, et me permettent de marcher par la foi. Je grandis en maturité spirituelle. C’est la raison pour laquelle il nous faut lire la Bible sans relâche, afin que les pensées du Seigneur pénètrent au maximum notre entendement : « Car c'est ici l'alliance que j'établirai pour la maison d'Israël après ces jours-là, dit le Seigneur: En mettant mes lois dans leur entendement, je les écrirai aussi sur leurs cœurs, et je leur serai pour Dieu, et ils me seront pour peuple (Hébreux 8:10-Darby). »  Lorsque nous nous retrouverons dans le besoin, notre intuition sera alors en mesure d’éclairer immédiatement notre intelligence, en nous mettant en mémoire un verset adapté à notre problème.

Dieu nous révèlera les significations véritables du sacrifice de Son l’Agneau, « sa chair et son sang ». Quelque chose va se déchirer au fond de notre être, un voile qui nous bloquait le passage. Nous découvrirons que l’entrée du lieu très saint nous est accessible en permanence, et non plus de temps en temps. Nous allons retrouver l’entrée secrète du jardin d’Eden. Les chérubins baisseront leurs épées flamboyantes, afin que nous puissions tout à nouveau nous délecter du fruit de l’arbre de la vie. Notre aïeul nous avait privés de cette  jouissance ; aujourd’hui, en Christ, nous rentrons chez-nous, dans notre jardin.

Notre vie va s’identifier à Sa propre personne : « Si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi (Galates 2:20). » Nul besoin d’une leçon biblique particulière, d’imposition des mains, de nuits de prière, comme pour forcer le passage. Le chemin de la plénitude nous est ouvert pour toujours. Ces choses ne sont pas mauvaises en soi, mais elles ne sont pas essentielles pour régler le problème de la chair. Pourquoi courir à gauche et à droite, pour trouver et entrer dans Sa présence ? En Christ, nous ne quittons plus le temple de Dieu, nous y sommes en permanence, pour jouir des bienfaits de Sa table. Que nous nous couchions, que nous dormions, que nous nous levions, nous y sommes.

Nous devenons Son jardin, un endroit qu’Il aime parcourir. Un endroit où notre expérience rédemptrice deviendra une relation amoureuse avec le Christ. C’est ici que nous contemplerons le merveilleux visage de l’Epoux : « Mon bien-aimé parle et me dit: Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens.../... Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui  (Cantique des Cantiques 2:10:16). »
Fini de courir par monts et par vaux, à la recherche d’une bénédiction qui restera éphémère. Terminé d’écouter l’appel d’un « pseudo libérateur », dominant en autocrate dans une « pseudo Eglise de réveil… »: « Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas. Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus.… (Matthieu 24:23). » Peut-être est-ce les mêmes personnes citées plus haut ? Fini d’imposer au Maître d’arrêter systématiquement toutes nos tempêtes, nous savons qu’elles sont formatrices et qu’il nous faut maintenant les traverser avec Lui ; même si elles font mal. Maintenant que nous le voyons, en repos dans la barque de notre vie, alors nous marchons en vainqueur.

Frères et sœurs, afin d’entrer plus profondément en nous, et de nous faire marcher en nouveauté de vie, le Seigneur nous invite à pénétrer Son tombeau. Il nous faut entrer dans Sa mort, et en ressortir avec Lui dans Sa résurrection, pour le rejoindre tous ensemble : « ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ (Éphésiens 2:6). » C’est selon ces critères que nous devenons une même plante avec Christ : « En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché (Romains 6:5). » Au début de ma vie chrétienne, je m’évertuais à vouloir être conforme au Christ uniquement dans Sa résurrection. Mais ce n’est pas l’ordre des choses. J’ai appris ensuite que vouloir marcher à la suite du Christ impliquait en premier lieu de descendre avec Lui dans la mort. Il ne peut exister un autre chemin.

Oui, la connaissance des pensées et des voies de Dieu passe nécessairement par une connaissance révélée de notre nature pécheresse. Ce « corps du péché » est resté sur la croix, pour que nous n’en soyons plus esclave. C’est à la lumière de Dieu qu’il se desséchera et retournera à la terre, c’est sa seule destinée. Connaître la personne de Christ, c’est connaitre personnellement les valeurs spirituelles qui découlent de la croix. Non pas avec sa tête seulement, mais bien avec son cœur, tel est le chemin de la plénitude. La véritable bénédiction est dans le fait de se voir tel que l’on est, pour nous tourner résolument vers Christ, afin de nous appuyer sur Lui tous les jours de notre vie dans une véritable adoration.

 

Je termine avec ce qui pourrait être la prière des vainqueurs.

Soyez richement visités, secourus, vivifiés, par Celui qui veut le meilleur pour chacun d'entre nous!

« Qui connaît ses égarements? Pardonne-moi ceux que j'ignore. Montre-moi ce que je ne vois pas; Si j'ai commis des injustices, je n'en commettrai plus? Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Eprouve-moi, et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l'éternité! (Psaume 19:12/Job 34:32/Psaume 139:23). » Seigneur de gloire, ne conteste pas sans cesse, ne garde pas ta colère à toujours;  ne me traite pas selon mon péché,  ne me punis pas selon mes iniquités. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant ta bonté est grande pour ceux qui te craignent. Pardonne mon péché, fais moi marcher dans tes voies, attire moi à toi, fais moi revenir, et je reviendrai. Je veux t’aimer comme tu m’aimes. Car c’est à Toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.

Soyez richement bénis !

Frédéric Gabelle

 

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