Bible et Foi

" Mon but est de Le connaître "

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A la Conférence de 1798 Bramwell fut nommé prédicateur du Circuit de Nottingham.
Le vénérable Tatham, de Nottingham, nous a laissé un rapport sur l'une de ces visites, nous en extrayons ce qui suit : « Le 28 mai 1798, M. Bramwell accompagné de M. Longden visita notre ville. En réponse à ses questions, je l'informai que nous avions fait des recherches pendant neuf mois, avec tout le soin possible, afin de trouver un emplacement convenable pour la construction d'une nouvelle chapelle; et que, de toutes les parcelles de terrain qui auraient pu convenir, il n'y en avait pas une seule qui ne nous eût été refusée. « Frère Tatham, prions! » me répond-il. Et dans sa prière il dit : « Seigneur, la terre est à toi avec tout ce qu'elle contient et tous les cœurs des hommes sont dans ta main, tu les inclines comme des ruisseaux d'eau. » Puis il exposa notre situation et s'écria : « Seigneur, tu vois la nécessité dans laquelle ils sont, aussi je crois que tu leur donneras un emplacement pour bâtir leur chapelle. » Mais il ajouta bientôt : « Je crois que tu le leur donneras aujourd'hui même », et il répéta plusieurs fois aujourd'hui même avec une grande force. Personne peut-être n'avait une plus hauts idée que moi de la foi et de la prière de M. Bramwell. Cependant malgré la clarté de cette promesse (que j'avais souvent vue accomplie) : « Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous le recevez et vous l'aurez » (Marc 11/24), je me rappelais tant de déceptions qui avaient suivi l'usage que nous en avions fait, que je trouvai fort difficile de « croire contre toute espérance. »

 

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L'année précédente (1794) avait commencé à Sheffield un réveil dont le Révérend John Moon avait ainsi rendu compte, dans une lettre adressée au Révérend docteur Coke, le noble « Surintendant, » bien connu dans l’histoire du Méthodisme.

Sheffield, 22 août 1794.
« Révérend et cher Monsieur,
« A notre dernière agape trimestrielle, à Sheffield, la flamme céleste embrasa notre assemblée de la façon la plus extraordinaire et la plus merveilleuse. La réunion commença avec le calme et l'ordre accoutumés et continua ainsi jusqu'au moment où nous allions terminer. Mais à ce moment, une personne vint demander nos prières pour quelqu'un qui était dans une grande détresse, dans le bas de la chapelle; et, peu après, la même demande nous fut faite pour une femme qui était à la galerie. Je demandai alors que deux ou trois prédicateurs laïques allassent prier avec cette dernière personne; car je pensais garder la présidence de la réunion jusqu'à la fin avec tout le décorum possible. Mais comme c'était pour ces prédicateurs chose nouvelle et passablement étrange, ils paraissaient n'aller qu'à contrecœur; ne sachant que faire, j'hésitai un moment; puis, comme les cris de détresse ne cessaient pas, je me décidai à faire le sacrifice de la régularité de la réunion afin d'être utile dans l’œuvre qui se présentait. Mais je dois reconnaître que mon attachement à la forme habituelle des réunions me fit vaquer si mal au grand devoir qui m'incombait, que je ne trouvai presque pas d'accès auprès de Dieu. Toujours est-il que je n'obtins pas l'exaucement de ma prière. Etait-ce la punition de la répugnance que j'avais mise à m'acquitter de mon devoir, et de la gaucherie avec laquelle je l'avais accompli? Je ne sais.

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bramwellA la conférence de 1791, il fut nommé Surintendant du Circuit de Dewsbury (1)
Il y avait, dans cette région, de la division entre les chrétiens, aussi eut-il beaucoup à gémir sur la langueur spirituelle qui était devenue générale.
« Je n'ai pas trouvé une seule personne qui ait fait l'expérience de la sanctification, écrit-il à un ami, et le n'en ai trouvé que très peu qui aient l'assurance du pardon de leurs péchés. En plusieurs localités les sociétés ont augmenté en nombre; mais la religion active y est à peu près absente. » La première année fût un temps d'afflictions et de rudes labeurs; mais, pendant la seconde, comme on le verra bientôt, Bramwell moissonna avec chant de triomphe. Il priait sans cesse pour que Dieu répandît son Esprit sur ses auditeurs; il insistait « en temps et hors de temps, reprenant, censurant et exhortant, comme dit l'apôtre Paul, avec une entière douceur et en instruisant. » Il s'assura la coopération de tous ceux qui voulurent se joindre à lui, et il établit avec eux des réunions de prières qui avaient lieu à cinq heures du matin. Les principaux membres des sociétés commencèrent alors à se réveiller.

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bramwellMais Bramwell avait la conscience très nette qu'une grande œuvre devait encore se faire en lui. Il sentait le besoin impérieux d'être purifié de tout péché, de tout penchant, de toute tendance au péché; il fallait qu'en lui le Seigneur enlevât tout reste de ce principe qu'on a appelé tour à tour le vieil homme, la chair, la vieille nature. Cette œuvre se fit bientôt, et voici comment il en rendait compte plus tard. « J'étais depuis quelque temps profondément convaincu qu'il était nécessaire que Dieu me rendît pur; et je recherchais cette purification avec larmes, supplications et sacrifices de toutes sortes, estimant que je ne pourrais jamais faire ni souffrir trop pour obtenir cette perle de grand prix. Cependant je ne la trouvais pas et je ne savais pourquoi, lorsque enfin le Seigneur me montra que je me trompais de chemin. Je ne cherchais point cette grâce par la foi uniquement, mais plus ou moins par les œuvres de la loi.

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bramwellNous sommes reconnaissants envers Dieu pour la réimpression de la « Vie de William Bramwell », cet homme de réveil qui fut un instrument richement béni par le Seigneur pour le salut et la sanctification de milliers d'âmes. Le but de cette biographie n'est certes pas de glorifier l'homme, mais Celui duquel nous recevons « toute grâce excellente et tout don parfait ». William Bramwell a vécu une vie entièrement consacrée. Il a proclamé, avec la force du Saint-Esprit, la possibilité, sur la terre, de vivre une vie de sainteté par la foi en Christ. II ai armé que l’œuvre de Dieu en nous est glorieuse. De même que ,Dieu nous sauve, nous justifie, en réponse à la foi en Lui, il nous sanctifie aussi par la même foi. La nouvelle naissance est un miracle, celui du Saint-Esprit en nous. La sanctification, c'est la croissance, c'est le miracle du Saint-Esprit qui continue en nous. Ce message ne perdra jamais son actualité. Le vrai chrétien vit du miracle de Christ en lui. Et il lui est toujours possible de recevoir le don de Dieu et de le garder par la foi dans l'obéissance.

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