Bible et Foi

" Mon but est de Le connaître "

bramwellMais Bramwell avait la conscience très nette qu'une grande œuvre devait encore se faire en lui. Il sentait le besoin impérieux d'être purifié de tout péché, de tout penchant, de toute tendance au péché; il fallait qu'en lui le Seigneur enlevât tout reste de ce principe qu'on a appelé tour à tour le vieil homme, la chair, la vieille nature. Cette œuvre se fit bientôt, et voici comment il en rendait compte plus tard. « J'étais depuis quelque temps profondément convaincu qu'il était nécessaire que Dieu me rendît pur; et je recherchais cette purification avec larmes, supplications et sacrifices de toutes sortes, estimant que je ne pourrais jamais faire ni souffrir trop pour obtenir cette perle de grand prix. Cependant je ne la trouvais pas et je ne savais pourquoi, lorsque enfin le Seigneur me montra que je me trompais de chemin. Je ne cherchais point cette grâce par la foi uniquement, mais plus ou moins par les œuvres de la loi.

SANCTIFICATION ENTIÈRE

« Étant convaincu que je m'étais trompé, je la recherchai par la foi seule, je ne l'obtins pas tout de suite, mais je l'attendis dans la foi.

« Or, je n'avais pas attendu longtemps, quand me trouvant chez un ami, à Liverpool, pour une affaire temporelle, mon cœur s'éleva vivement à Dieu (sans cependant que j'eusse particulièrement en vue la bénédiction que je cherchais) et le ciel descendit sur la terre; il vint dans mon âme. Le Seigneur que j'attendais vint soudain dans le temple de mon cœur; et je vis clairement que c'était la bénédiction que je cherchais depuis quelque temps.

« Mon âme était émerveillée; elle était toute amour et louange.

« Il y a vingt-six ans que cette bénédiction m'a été accordée, et dès lors j'ai toujours marché dans cette même parfaite et glorieuse liberté. Gloire soit à Dieu ! j'ai toujours été gardé par sa puissance, et je demeure debout par la foi.

« Je dois ajouter que j'ai constaté, ici comme partout ailleurs, que Satan est un menteur. Quelques minutes après avoir reçu la bénédiction, il cherchait à me suggérer la pensée que je ne la conserverais pas, qu'elle était trop grande pour que je puisse la garder, et que je ferais bien de ne pas faire profession de l'avoir reçue.

« Je partis le soir même pour aller à vingt-quatre kilomètres de Liverpool dans une localité où j'étais attendu pour la prédication; et, à chaque pas, Satan renouvelait la tentation « Ne fais pas profession d'avoir reçu la sanctification, car tu la perdras, » me disait-il. Mais pendant que je prêchais, la tentation cessa, et mon âme fut de nouveau remplie de gloire, remplie de Dieu lui-même. Je racontai alors à l'assemblée ce que Dieu avait fait pour moi; et depuis lors j'ai fait de même chaque fois que j'en ai eu l'occasion, le considérant comme mon devoir; car Dieu ne donne pas ses grâces à ses enfants pour qu'ils les cachent, mais pour qu'ils les fassent connaître à tous ceux qui le craignent et qui désirent les mêmes bénédictions.

« La grâce d'un cœur pur, en effet ne peut être conservée sans qu'on fasse profession de l'avoir reçue, chaque fois qu'une occasion convenable se présente. En publiant la grâce que Dieu nous a faite, nous le glorifions, et « nous faisons de bouche, comme dit l'Écriture, confession pour obtenir le salut. »

Dieu fit donc de Bramwell un «  témoin de l'entière sanctification », et l'effusion de l'Esprit qui lui apporta cette grâce fut une riche préparation pour le ministère qu'il eut dès lors à fournir. C'était en 1784.

Il prêcha près d'un an dans les « Circuits » de Liverpool et de Preston; puis il fut appelé comme prédicateur itinérant dans le Circuit de Kent.

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DOCTRINE

Bramwell mit ordre à ses affaires temporelles, acheta un cheval et fit quatre cents kilomètres pour se rendre à Canterbury, son nouveau poste. Il y séjournera de 1785 à 1787.

Il eut là comme collègue le Révérend George Shadford, homme de Dieu, « sanctifié, propre à toute bonne œuvre, » dans la société duquel il apprit beaucoup de choses et parvint à se rendre plus utile dans le ministère. Bientôt un grand réveil couronna ses efforts, ainsi que ceux de son ami; beaucoup d'âmes se convertirent.

On conçut promptement pour Bramwell une estime et une affection extraordinaires à cause de l'excellence de son œuvre et de l'étendue de ses succès. Depuis une année, il se sentait continuellement dans la présence immédiate de Dieu. Son ardent amour des âmes et le souci qu'il avait de la gloire de Dieu se montraient dans toute sa conduite.

 

Ses visites étaient généralement courtes; il ne perdait pas de temps en paroles inutiles et savait profiter des occasions pour faire pénétrer la vérité dans les cœurs. Quand il priait, la puissance de l'Esprit était telle en lui, disaient les contemporains, que « la chambre semblait remplie de la gloire de Dieu. »

 

Dès ses premiers pas dans le ministère, Bramwell se montra comme le type accompli du pasteur wesleyen; et l'on peut dire, à l'honneur de l'Église méthodiste, que ce type était bien celui du serviteur de Jésus-Christ. Il n'y a peut-être jamais eu, de ministre wesleyen qui ait mieux suivi ces règles de Wesley :

    « 1. Sois diligent. Ne reste jamais inoccupé. Ne mets jamais ton temps à des futilités; ne passe nulle part plus de temps que cela n'est strictement nécessaire.
    « 2. Sois sérieux. Que ton mot d'ordre soit sainteté à l'Éternel. » Abstiens-toi de toute légèreté, de toute plaisanteriez , de toute parole folle.
    « 3. Ne converse pas longuement avec les femmes et sois prudent avec elles, particulièrement avec les jeunes.
    « 4. Ne prends aucun engagement quant au mariage sans avoir consulté tes frères.
   « 5. Ne crois jamais le mal que tu entendrais dire de quelqu'un, à moins que tu n'aies vu la mauvaise action; et, dans ce cas, prends garde de ne pas te tromper quant à l'intention, à l’esprit dans lequel faction a été faite. Donne à chaque parole et à chaque action le meilleur sens possible. Même dans la loi humaine, le juge, en cas de doute, doit prononcer en faveur de l’accusé.
    « 6. Ne parle mal de personne. Si tu le fais, ta parole « rongera comme la gangrène.» Garde ta pensée secrète jusqu'à ce que tu sois en présence de celui qu'elle concerne.
    «  7. Dis à chacun le mal que tu vois en lui; fais-le complètement avec amour et aussitôt que possible; autrement ton cœur s'envenimerait.
    «  8. Ne cherche pas à faire le monsieur; autant vaudrait te faire maître de danse. Le prédicateur de l'Évangile est serviteur de tout le monde.
    «  9. N'aie pas honte de fendre le bois, de porter l'eau, de cirer tes souliers et ceux d'autrui. N'aie honte, que du péché.
    « 10. Sois ponctuel. Fais chaque chose exactement à l'heure voulue. Suis généralement ce précepte « ne pas critiquer nos règles, mais les garder, et cela par amour pour le Seigneur ».
    « 11. N'aie rien d'autre à faire qu'à sauver des âmes. Dépense ton argent et dépense-toi toi-même pour cette oeuvre. Et va toujours non pas seulement à ceux qui ont besoin de toi, mais à ceux qui ont le plus besoin de toi.
    «  Observe bien ceci : notre affaire n'est pas de prêcher tant de fois, ni de prendre soin de telle ou telle société; mais de sauver autant d'âmes que nous pourrons; d'amener à la repentance autant de pêcheurs que nous pourrons et d'en établir autant que nous pourrons dans la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur.
    « 12. En toutes choses, conduis-toi non selon ta propre volonté, mais comme le demande ta qualité de serviteur de l'Évangile. Or ton devoir est d'employer ton temps comme nous le demandons et comme tu as promis de le faire: une partie pour la lecture, la méditation et la prière: l'autre partie pour la prédication et les visites de maison en maison. Et note bien que si tu travailles avec nous dans la vigne du Seigneur, il est nécessaire que tu fasses la part de travail que nous t'assignons, que tu travailles au temps et au lieu que nous jugeons les plus utiles pour la gloire de Dieu. »

L'enseignement de Bramwell n'était autre que celui de l'Église méthodiste. Il est nécessaire cependant de le résumer ici en quelques mots. Sur la chute de l'homme, le péché, la perversité du cœur qui en résulte, la condamnation, l’œuvre historique de Jésus-Christ, la justification par la foi, c'est l'enseignement de nos réformateurs, à la réserve de la prédestination.

Quant à la sanctification, Bramwell nous mène beaucoup plus loin que les réformateurs; il se sépare d'eux, ainsi que de la plupart des chrétiens de nos jours, sur deux points principaux : la plénitude du Saint-Esprit et la sanctification entière; deux points qui, en fait, dans la vie ne font qu'un.

Dans la pensée de Bramwell, ou plutôt dans son expérience et dans la «  Bonne Nouvelle » qu'il annonce, il a deux sanctifications :
-L'une qui est instantanée et qui consiste dans la purification du cœur, dans l'enlèvement complet du a péché intérieur. »
-L'autre qui est progressive, qui n'est autre que le progrès, et qui consiste à croître dans la connaissance et dans l'amour de Dieu.

Ces deux sanctifications, comme la justification, ne sont nullement obtenues par les œuvres; elles sont toujours don gratuit, à nous acquis par la mort du Sauveur, et ne se reçoivent que par la foi.

La sanctification entière n'est pas seulement la disparition de tout égoïsme, de toute sensualité, de tout amour du monde, de tout orgueil, de toute fausseté et de toute méchanceté (point de vue négatif de l’œuvre); elle est l'acte par lequel Dieu remplit le cœur de son Saint-Esprit et de tous les fruits de l'Esprit, amour, paix, joie, etc. et elle est l'état du cœur ainsi rempli.

Cette sanctification entière étant par la foi, avons-nous dit, nous devons la recevoir tels que nous sommes; ainsi que nous le disons de la justification aux pécheurs que nous appelons à la conversion. Avoir la pensée de devenir ou de faire quelque chose avant de la recevoir, c'est vouloir l'obtenir par les œuvres.

Et si nous devons la recevoir tels que nous sommes, nous devons la recevoir maintenant.

A la conversion, le Saint-Esprit « convainc de péché, » il éclaire le pécheur, le persuade et l'attire au Sauveur. Celui qui se convertit reçoit donc une effusion du Saint-Esprit; mais cette grâce n'est point encore la plénitude du Saint-Esprit. Avoir reçu le pardon des péchés, être justifié, ce n'est pas à dire qu'on ait été a rempli du Saint-Esprit, » «purifié de toute souillure » et «  revêtu de la Puissance d'En Haut. »

Le Baptême du Saint-Esprit « remplit » de l'Esprit (Actes 2/4.).
Le Saint-Esprit en nous est «  comme le feu du fondeur, » il «  purifie, » il «  épure comme on épure l'or et l'argent. » Il consume toute racine, tout germe de péché.
Il est en outre l’huile sainte qui oint sacrificateur, prophète et roi avec Jésus-Christ. Sacrificateur et prophète, pour intercéder en faveur des pécheurs, « offrir sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, le fruit des lèvres qui confessent son nom, » « annoncer ses vertus, » «  être ses témoins: » Roi, d'un royaume qui n'est pas de ce monde, pour « avoir puissance sur toutes les forces de l'ennemi. »

Cette plénitude de l’Esprit ; est répandue sur quiconque a la foi pour la recevoir, sans aucune distinction de sexe, d'âge, de rang ou de culture :« je répandrai mon Esprit sur toue chair, hommes, femmes, vieillards, jeunes gens, serviteurs, servantes, esclaves, et ils prophétiseront. »

Cette onction, cette sanctification radicale, ne sont obtenues que par la foi; mais il y a foi et foi. Tel a la foi pour recevoir le pardon de ses péchés, mais a-t-il la foi pour « être purifié de toutes souillures et de toutes ses idoles, » pour «  être revêtu de la Puissance d'En Haut, afin d'offrir sans cesse le sacrifice de la louange » et d'annoncer la Bonne Nouvelle à toute créature? » II n'a pas encore l'idée de grâces semblables, et peut-être que lorsqu'il en entendra parler, il ne les croira pas même possibles. « Dieu soit béni pour cette puissante foi qui saisit « la Promesse du Père, » disait Bramwell parlant de l'entière sanctification; aussi s'efforçait-il de faire naître cette foi chez les chrétiens.

La sanctification entière étant avant tout un état de l'âme : plénitude de foi, d'amour, de joie, d'esprit de louange et d'actions de grâces, ce ne sera pas une pure tautologie de dire qu'elle ne se conserve que dans l'obéissance, le travail, le progrès continuel. Bien loin donc qu'elle exclue le progrès, elle le nécessite et elle en est la condition essentielle. Les chrétiens qui ne sont pas entièrement sanctifiés ne progressent guère.

Chez notre ami, comme chez de la Fléchère, l'enseignement avait au plus haut degré le caractère du témoignage personnel, ce qui lui donnait une puissance toute particulière. Bramwell faisait constamment profession d'avoir reçu cette sanctification dont nous venons de parler. Et, qu'on note bien ce second point, il affirmait en avoir le « clair témoignage » de la part du Saint-Esprit, c'est-à-dire une évidence entière.

Supposer donc qu'il n'ait pas eu cette sanctification ce serait le faire tomber bien au-dessous des chrétiens ordinaires, ce serait faire de lui, dont la véracité était proverbiale, un homme faux, un menteur; ou, en supposant qu'il se soit trompé de bonne foi, ce serait faire de lui le plus aveugle des chrétiens; il n'aurait point connu la première des choses que tout homme doit connaître : sa propre personne. Le péché aurait été en lui et il ne l'aurait pas vu. Il aurait été aussi aveugle que les gens du monde qui disent « n'avoir point de péché; et, comme dit l'apôtre Jean, « la vérité n'aurait pas été en lui.» Et que penser de ce « clair témoignage » du Saint-Esprit, de cette évidence entière qui excluait toute idée d'une erreur possible? Bramwell n'aurait pas connu l'Esprit de Dieu; il aurait pris le mensonge, l'orgueil, les ténèbres, pour la lumière, l'esprit de Satan pour le Saint-Esprit; il aurait été un fou ou un possédé. Conclusion absurde, monstrueuse, pour quiconque a eu connaissance de l'homme dont il s'agit : on ne peut être tout à la fois un saint accompli et un imposteur, une des plus grandes lumières du royaume de Dieu et un égaré en qui la vérité ne se trouve point.

D'autre part, comment expliquerait-on ce fait? Depuis l'âge de sept ans jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, Bramwell a connu son péché comme bien peu de chrétiens ont connu le leur. Lui qui, à cette époque déjà, avait une réputation extraordinaire de sainteté, et que ses intimes, ses parents eux-mêmes, citaient comme un modèle, il voyait tellement ses péchés, il les sentait si vivement que nous l'avons vu ne pouvoir faire autrement que de se jeter à genoux dans la rue pour implorer là pitié de Dieu.

Et ce serait lui qui, ayant le péché dans son cœur, aurait parlé comme ceux qui pensent n'avoir pas besoin du sang de Jésus-Christ ! je n'ai point de péché, aurait-il dit !
Non! il a dit, ce qui est tout autre chose : «  J'ai confessé mes péchés, et Dieu a été fidèle et juste pour les pardonner et pour me purifier de toute iniquité.» En quoi il n'a pu ni mentir, ni se tromper, puisqu'il n'a fait en cela que se soumettre à la Sainte-Écriture.
Quand on considère la vie de Bramwell on y reconnaît facilement cette plénitude dont il rendait témoignage. Ici nous anticiperons quelque peu; mais il le faut pour achever notre démonstration.

L'amour des âmes, c'est-à-dire l'amour de Dieu, amour désintéressé, pur de tout égoïsme, de toute affection pour le monde et pour les choses sensibles; amour qui aime le prochain en vue de son vrai bien, de l'éternité et de la gloire de Dieu; cet amour consumait Bramwell; il était visible en lui et connu de tout le monde. Il était visible dans ses prières, luttes, « agonies » pour le salut du prochain, qui duraient chaque jour plusieurs heures. Il était visible dans sa prédication qui faisait couler les larmes de tous; visible dans toute sa conduite, toute sa conversation, toutes ses lettres.

Quant à « l'esprit de louange et d'actions de grâces», il remplit tellement sa vie ; dans la solitude, dans les conversations particulières, dans les assemblées, on entend si souvent ses exclamations émues proclamant la gloire de Dieu, qu'il serait difficile de n'y pas reconnaître, avec admiration, la réalisation vivante de cette parole : « offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange ! » Les expressions de la gratitude et de l'adoration reviennent si fréquemment dans ses lettres, qu'il n'est pas possible de citer sa correspondance sans abréger considérablement.

Et maintenant, si l'on persistait, en dépit de toutes les preuves qui précédent, à déclarer faux ce témoignage continuel que Bramwell a rendu pendant trente-quatre ans, il resterait encore à expliquer le succès tout à fait extraordinaire de son ministère.
Les postes qu'il a occupés ont été fort nombreux et très divers; il n'est resté que deux ans dans chacun, et il n'y en a pas eu un seul où il n'ait gagné des centaines d'âmes à Jésus-Christ; en quelques-uns, il en a gagné des milliers. Et, ce qui est bien autrement difficile, il a partout amené un bon nombre de chrétiens à la sanctification.

Son «  témoignage » a donc été cru précisément par les centaines et les milliers de personnes qui l'ont vu de plus près. Ceux qui ont été le plus irrésistiblement attirés ont été ses plus intimes; sa femme, ses enfants, Anna Cutter, Longden, John Nelson, Joseph Drake, Cranswick, Sigston, et tant d'autres dont la biographie est connue.

Or ce n'est pas de Bramwell seulement que nous tenons ces faits, c'est de l'Eglise wesleyenne tout entière.
Dieu aurait-il mis son sceau d'une façon si éclatante, si exceptionnelle, sur un faux témoignage? Il faut juger de l'arbre à son fruit, dit Jésus-Christ; Or, si l'on suit ici ce procédé, il ne conduira pas à douter du témoignage de Bramwell.

Nous n'avons pas beaucoup de détails sur le ministère de notre jeune «  Révérend » dans le comté de Kent. Nous savons que la prospérité spirituelle de cent trente jeunes gens, ajoutés par ce ministère à la Société méthodiste, le préoccupait beaucoup. Il réunissait les jeunes gens, un dimanche; et les jeunes filles, l'autre; il avait alors avec eux les plus sérieux entretiens sur les progrès spirituels qu'ils étaient appelés à faire.
Comme beaucoup de fidèles serviteurs de Dieu, il était alors assailli par de grandes tentations. L'ennemi des âmes cherchait à l'accabler en lui montrant sa faiblesse en regard de la grandeur et des difficultés de l’œuvre. Le cas se renouvelant souvent, il ouvrit son cœur à un chrétien expérimenté qui lui conseilla de se retirer dans son cabinet, d'y passer sa vie en revue et de remercier Dieu pour chaque bénédiction reçue. Ainsi fit-il et il eut tant d'actions de grâces à rendre, qu'il fut bientôt rempli de courage pour reprendre l’œuvre.

Pendant qu'il séjournait à Canterbury, il eut un rêve dans lequel, à un certain point d'une route qu'il connaissait bien, il se vit assailli par des hommes qui voulaient le tuer. Peu après, ayant à passer par cette route, son rêve lui revint en mémoire; aussi prit-il un autre chemin, faisant un long détour. Arrivé à destination, il apprit, au bout de quelques heures, que plusieurs hommes pervers l'avaient attendu au point précis qu'il avait vu en songe, afin de le tuer. Il témoigna alors, avec actions de grâces, de l'expérience qu'il faisait de cette parole
«  L'ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent »

 

Vie de William Bramwell

 

 

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