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« Le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même (Jean 15:3). »
En décomposant le processus de production des fruits d’un sarment, nous pouvons clairement démontrer que le sarment, bien que très précieux aux yeux du vigneron, n’est rien par lui-même et ne peut rien par lui-même. Son service, sa tâche et son bonheur consistent en fait à rester attaché au cep afin d’être un avec lui, et surtout de demeurer constamment en lui : « …nous sommes devenus une même plante avec Lui (Romains 6:5). »

 

Le chrétien est destiné à devenir une seule chair avec Jésus. Sa mission première est d’être un canal « sanctifié », par lequel passera abondamment la Vie de Jésus, afin de porter le fruit du Vigneron, pour Sa satisfaction: « ... les deux ne seront qu'une seule chair. Ce mystère est grand; je le dis par rapport à Christ et à l'Église (Ephésiens 5:31-32). »

 

Le cep a besoin du sarment dans ce sens. Le sarment a besoin du cep car « celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire (Jean 15:5). » C’est notamment la raison pour laquelle beaucoup de chrétiens souffrent en contemplant leur stérilité en terme de fruits spirituels comme, l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi (Galates 5:22). Ils s’évertuent à vouloir les fabriquer par leurs propres forces pour les offrir à Dieu, à grands coups de prières, alors que le Seigneur nous demande seulement de les porter par la foi. Il y a ici une différence énorme, car « tout est accompli ». C’est au Seigneur qu’il incombe d’engendrer SON fruit dans, et par nos vies.

Nous ne sommes qu’un canal destiné à Le laisser passer librement en nous pour enfin produire Son fruit. Nous, notre mission, est de rester attachés à Christ, et de porter seulement. C’est l’Esprit Saint qui produit en nous le fruit spirituel, lorsque nous Lui en donnons la possibilité en renonçant à le produire. En effet, vouloir par exemple aimer les autres par nos propres forces nous conduit à nos limites humaines. Le fruit de l’Esprit, c’est le caractère et les attributs de Christ formés en nous, afin que nous puissions permettre au monde de goûter combien Christ est « bon ». C’est là la satisfaction de notre Père céleste.

C’est le fruit du cep que la sève va permettre au sarment de porter, c’est le fruit du Seigneur Jésus-Christ que le Saint-Esprit va nous permettre de porter. Ces choses ne nous appartiennent pas, ce n’est pas notre propriété, cela ne doit pas être notre œuvre. Comment quelque chose de terrestre peut-il créer quelque chose de céleste ? Cela nous est impossible mais « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu (Luc 18:27). » Notre foi nous poussera à rechercher le Seigneur, à demeurer en Lui, à nous laisser sanctifier par Sa Parole, et à croire que c’est Lui et encore Lui et seulement Lui qui produit le fruit qui plaira à notre Père : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire (Jean 15:5). »

 

sepa

 

« Les disciples, étant allés, trouvèrent l'ânon attaché dehors près d'une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent. Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent: Que faites-vous ? Pourquoi détachez-vous cet ânon? Ils répondirent comme Jésus l'avait dit. Et on les laissa aller. Ils amenèrent à Jésus l'ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s'assit dessus (Marc 11:4). »

 

Sur Sa Parole puissante, Christ nous détache de tout ce qui nous lie encore à la ville, au monde. Il est le Cep qui veut transmettre Sa vie à travers nos propres personnes, pour la joie du plus grand nombre. Une fois détachés, consacrés, sanctifiés, nous sommes rendus capables de le porter, Lui, afin de porter Ses fruits. Comme l’ânon, nous ne cherchons en rien à produire, de quelque manière que ce soit, quelque chose qui ne pourrait venir que de Jésus. Nous ne sommes pas appelés par Dieu pour produire Ses fruits, mais uniquement à les porter, en Christ. En portant Christ, je porte donc à mon prochain tous les trésors du royaume de Dieu.

 

Dans l’ancienne alliance, porter Christ revient à porter l’arche de l’alliance. Nous avons beaucoup de mal à concevoir, dans le monde évangélique moderne, l’importance de ce sacerdoce qui consiste à simplement porter, à se revêtir du Seigneur : « à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu (Éphésiens 4:21). » Sachant que c’est Lui le puissant témoignage, créé de Dieu,  pour ce monde, que nous sommes appelés à porter.

- Le buisson ardent a vu le jour à un endroit précis, et Dieu avait en vue pour lui une mission spéciale : Porter « l’appel de Dieu ». Pendant des années il se demandait ce qu’il faisait là, tout seul. Peut-être, se sentant inutile, était-il tenté d’aller pousser ailleurs, de vivre autre chose avec « d’autres », jusqu’au jour où il fut un remarquable instrument entre les mains de son Créateur. Le buisson fut porteur de bénédictions extraordinaires. Rempli de feu et de la Parole, il fut humblement animé d’une grande grâce pour Moïse, et à travers Moïse, pour la libération d’un peuple esclave. Quelle incroyable destinée…

- Dans l’ancienne alliance le temple de Salomon n’avait pas pour but de se satisfaire par lui-même. Même si sa construction concordait parfaitement à la pensée Divine, il n’aurait eu aucun impact dans sa génération, n’aurait porté aucun fruit. Il avait pour but d’accueillir la « Shékina », la Gloire de Dieu. La Gloire de Dieu, Elle, avait besoin du temple dans le but de le remplir de toute sa plénitude. L’un était fait pour l’autre, Dieu trouvait là une symbiose parfaite. C’est grâce à cette union sacrée que le temple eu un témoignage et un impact extraordinaire.

- « Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient (Actes 19:12). » Les mains de Paul étaient-elles quelque chose par elles-mêmes, ou les linges, les mouchoirs ? Sommes-nous conscients de la puissance de Dieu qui se dégageait de ces humbles éléments ? Dieu pouvait agir librement, sans risque d’être contrarié dans son élan par l’homme. Toute la gloire pouvait Lui revenir, sans crainte de voir son serviteur s’en approprier quelques mesures. Le Seigneur utilisait de « simples canaux », purifiés d’un égo dominateur, menaçant de s’approprier tôt ou tard cette divine puissance.

« Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s'augmentait de plus en plus; en sorte qu'on apportait les malades dans les rues et qu'on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu'un d'eux (Actes 5:14). »

 

Vous savez quelle était la spécificité de l’ombre de Pierre ? Elle n’existait et servait puissamment le Seigneur, que dans la mesure où Pierre se soumettait volontairement au Soleil de justice.

 


sepa

 

Le regard du Christ sonde Son Eglise avec une grande acuité, à la recherche de ces « simples canaux » qu’Il a Lui-même façonnés dans l'ombre,  dans Sa bonté. Quelles sont leurs qualifications, quelles sont leurs formations, quels sont leurs états de service, leurs engagements : « sans moi vous ne pouvez rien faire. » Ces « simples canaux » symbolisent les vainqueurs, laissant leur Dieu enlever les attractions religieuses de l’Egypte de leur cœur: « Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort (de leur propre égo) (Apocalypse 12:11). »

 

 

Ils n’auront de cesse de vouloir s’attacher à la personne du Christ, plutôt qu’à toute forme religieuse; d’être dirigés en toutes choses par le Saint-Esprit qui formera en eux les vertus célestes. Ils auront appris à faire le sacrifice de tout avantage terrestre, souffrant avec Christ, le chérissant dans leur cœur. Leur seul privilège et leur satisfaction ce sera de s’approcher jour après jour du « soleil de justice », afin de porter « ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous (2 Corinthiens 4:7). »

 

 

C’est la sève qui est tout, qui fait tout, et qui seule a la puissance d’engendrer du fruit à la gloire de Dieu.

 

Elle est la vie, elle est la résurrection, elle est l’éternité. La sève, c’est la vie du Christ ressuscité et glorifié, répandue abondamment par l’Esprit, lorsqu’elle ne rencontre aucun obstacle. La vie de résurrection jaillira alors abondamment : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit…/… c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité (Jean 12:24) / Éphésiens 4:21) »

 

Frédéric Gabelle

 

Commentaires (1)

  • Invité - Danielle Lepire

    Frère Gabelle,
    Amen et Amen pour ces paroles qui sont dans La Vérité de L'Esprit-Saint. Que nous puissions laisser Le Seigneur Agir dans toutes nos vies pour Sa Seule Gloire!

    il y a environ 4 ans

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