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"Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple (Luc 14/27)".

"Porter sa croix", cela signifie vivre une vie spirituelle d'une intensité de pureté et de fécondité bien plus grande que la vie chrétienne moyenne. Elle implique une séparation complète d'avec la mentalité du monde, non seulement pratique mais aussi en esprit, ainsi qu'une consécration par la plénitude du Saint-Esprit entière et sans réserve.

Nous devons être résolus à prendre cette affaire très au sérieux et ne pas porter notre salut un peu comme un badge qui nous permettrait d'entrer dans un "club chrétien". Sommes-nous prêts à tout céder jusqu'à la mort notre réputation, toutes nos ambitions, tous nos projets, même ceux qui concernent l'oeuvre de Dieu, pour nous satisfaire d'un abandon total au Seigneur et le laisser conduire nos vies comme Il l'entend ? Une sanctification sans réserve, sans retour en arrière, sans aucune négociation avec l'Esprit-Saint.

Pour cela nous devons sans attendre mettre à mort la chair avec ses tendances et ses convoitises. Sur le plan légal, chaque croyant a été mis à mort avec le Christ, mais cela ne suffit pas pour vivre la victoire au présent. La liberté à l'égard de la puissance de la chair ne viendra que lorsque nous aurons rendu cette mort effective par la foi et l'auto-discipline.

La mort réelle est quelque chose de douloureux qui tend à rabaisser l'homme à ses propres yeux et à l'humilier jusqu'à la poussière. Ce n'est malheureusement plus un message recherché aujourd'hui et beaucoup de croyants préfèrent égoïstement "se faire plaisir" en laissant s'installer dans l'Eglise l'esprit de l'anti-Christ et en cohabitant avec lui comme Israël avec le veau d'or. Nous vivons des temps où se manifeste le même désir de puissance et d'exaltation spirituelle qu'à l'époque où le peuple de Dieu  s'auto persuadait  que ce "veau d'or" (c'est à dire leurs propres critères de la religion, leur propre "Moi", leur propre interprétation de l'oeuvre de Dieu, leur propre pensée), était ce que Dieu voulait.Bien aimés, nous devons rechercher et accepter d'être baptisés du Feu de Dieu afin d'être purifiés de nous-mêmes, car nous sommes pour Son oeuvre des "veaux d'or" en puissance.
"Il prit le veau qu'ils avaient fait, et le brûla au feu; il le réduisit en poudre, répandit cette poudre à la surface de l'eau, et fit boire les enfants d'Israël (Exode 32/20)".

Frédéric Gabelle

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