d07Un grand nombre de personnes qui ont cru dans le Seigneur Jésus comme leur Sauveur ont peu de temps après découvert quelque chose de nouveau dans leur expérience : dans leur cœur il semble qu’ils ont deux natures. Les deux natures sont incompatibles l’une avec l’autre. L’une des natures est mauvaise, et l’autre est bonne. Parfois, lorsque la bonne nature prend le dessus, une personne peut devenir rayonnante d’amour, patiente, bonne et humble. Parfois, lorsque la mauvaise nature prédomine, la même personne peut devenir très jalouse, irascible, mauvaise et têtue. Les croyants qui sont dans cette condition expérimentent fréquemment des hauts et des bas dans leur vie. Parfois leur condition spirituelle semble être sur les sommets des montagnes ; à d’autres moments il a l’impression d’être au fond d’une vallée. Une telle vie spirituelle ressemble aux vagues de la mer, parfois hautes, parfois basses.

Les croyants qui expérimentent cela sont perplexes ! Pourquoi n’y a t-il pas de joie ? Pourquoi y a t-il la tristesse ? Comment se fait-il que nous ayons parfois la capacité d’aimer autant les autres, et que nous puissions endurer autant d’abus ? Et pourquoi à d’autres moments sommes-nous si impatients et égoïstes ?

Lorsqu’une telle personne se trouve sur un sommet spirituel, elle expérimente la joie et la paix. Mais lorsqu’elle est au fond d’une vallée, elle est remplie de tristesse et de dépression. Avant d’avoir cru au Seigneur, cette personne ne ressentait pas grand chose lorsqu’elle péchait. Mais maintenant c’est très différent. Par exemple, il peut arriver qu’elle parle mal ou qu’elle commette un péché accidentellement. Auparavant, ces choses lui auraient paru triviales et sa conscience n’aurait pas du tout été troublée. Mais maintenant, elle tombe dans l’auto-condamnation. Même si personne ne la condamne, elle se reproche elle-même d’avoir fait ces choses.

"L’auto-condamnation est tout à fait intolérable. Elle amène une sensation de honte et d’embarras, et le croyant se sent coupable et condamné. Ce n’est qu’après avoir compris que le Seigneur a entièrement pardonné ses péchés et qu’il a retrouvé sa joie spirituelle qu’il peut à nouveau être heureux. Cependant, cette sorte de bonheur ne dure pas bien longtemps. Les croyants qui se contentent de ce niveau de vie tombent bientôt à nouveau et leur joie est encore une fois suspendue ! Bientôt, ils s’aperçoivent qu’ils commettent les mêmes péchés qu’ils commettaient auparavant ! Il leur semble qu’il est si naturel de pécher. C’est comme si une puissance à l’intérieur d’eux dominait sur eux en un instant, ils sont forcés à dire les mauvaises paroles et à faire les mauvaises choses. Sous de telles conditions, le croyant devient invariablement pénitent. Invariablement il fait des vœux et des résolutions devant le Seigneur. Ils se créent des règles pour se restreindre, dans l’espoir qu’ils ne commettront plus le même péché."

En même temps, ils demandent d’être lavés à nouveau par le sang du Seigneur et recherchent à nouveau d’être remplis du Saint-Esprit. Après cela, ils semblent tout à fait satisfaits et pensent que leur dernier péché est derrière eux, qu’à partir de maintenant ils sont sur la voie de la sainteté. Cependant, les choses tournent toujours différemment. Bientôt, après quelques jours, ils tombent à nouveau ! Une fois de plus, ils éprouvent les plus grands remords, se lamentent de leur échec et sont attristés dans leur cœur ; leurs espoirs de sainteté sont anéantis. Toutes leurs résolutions et leurs règles ne peuvent les aider. Même s’ils reçoivent après cela le pardon du Seigneur, il leur devient difficile de croire qu’ils puissent éviter de pécher à nouveau. Ils continuent de prier que le Seigneur les garde, mais leur cœur est tout entier dans le doute. Ils commencent à se demander si le Seigneur a vraiment le pouvoir de les libérer du péché.

Les jeunes convertis tombent souvent dans ce type d’expérience. Presque tous les jours ils tombent dans l’auto-condamnation et la tristesse. Parfois plusieurs fois par jour ou même plusieurs dizaines de fois par jour. Une telle vie errante dans le désert leur fait douter de tout, y compris de leur propre régénération. L’Ecriture ne dit-elle pas, “Il ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu” (I Jean 3:9). Ils pensent que s’ils continuent de pécher, c’est certainement la preuve qu’ils ne sont pas encore régénérés ! La déception et le désespoir que le croyant éprouve sont alors très difficiles à exprimer même avec leurs larmes.

Puisque ces personnes sont passés par beaucoup d’échecs, ils se décident d’être sur leurs gardes, et résolvent de combattre le péché intérieur jusqu’au bout. Ils essayent constamment de faire attention à leurs faiblesses connues. Ils font beaucoup d’efforts et essaient de s’améliorer dans les domaines où ils savent qu’ils ont des faiblesses. Ils essaient tant que possible de rejeter “le péché qui nous enveloppe si aisément” (Héb. 12:1). Cela leur apporte bien sûr beaucoup d’aide dans leur conduite extérieure. Et pourtant le péché intérieur continue comme auparavant, il n’y a aucune diminution de sa puissance. Enfin, ils tombent à nouveau. Prenons l’exemple de la colère. Après qu’un croyant se soit rendu compte que son péché habituel est la colère, il essayera de se contrôler en toutes choses. Cela pourra peut-être fonctionner dans le cas des irritations mineures ; cela fonctionnera peut-être une ou deux fois. Cependant, même s’il réussit à retenir sa colère temporairement, de plus grandes irritations finiront par faire éclater sa colère. Il se peut qu’il réussisse quelques fois, mais dès qu’il ne fait plus attention, il se met à nouveau en colère.

Au moment de la tentation, il peut expérimenter un grand conflit dans son cœur. D’un côté, il pense qu’il ne devrait pas se mettre en colère mais devrait être doux. D’un autre côté, il considère l’attitude de l’autre partie déraisonnable et offensante et il a l’impression qu’il est nécessaire de revendiquer sa position en punissant une telle attitude. Ce genre de conflit est courant parmi les croyants. Malheureusement, ce conflit tourne plus souvent en défaite qu’en victoire. Dès qu’ils ont épuisé leur patience, ils échouent de nouveau. Une authentique personne régénérée passe souvent par ce genre d’expérience au début de sa vie chrétienne. Nous ne savons pas combien de larmes ont été versées pour avoir échoué dans ce conflit.

Mes chers frères, connaissez-vous les expériences que nous avons mentionnées ? Voulez-vous en connaître la raison ? Voulez-vous être vainqueur ? Que le Seigneur puisse bénir cette discussion afin que nous puissions grandir dans sa grâce.

Avant de parler de notre condition présente, nous devons d’abord comprendre le genre de personne que nous étions avant de croire dans le Seigneur. Après, nous parlerons de notre condition après que nous ayons cru dans le Seigneur. Nous savons que nous sommes des personnes constituées de trois parties - l’esprit, l’âme et le corps.

L’esprit est l’organe avec lequel nous communion avec Dieu. Les animaux n’ont pas d’esprit. C’est pourquoi ils ne peuvent pas louer Dieu. L’âme est le siège de notre personnalité. Notre volonté, notre intelligence, nos émotions et nos sentiments sont toutes des fonctions de l’âme. Le corps est notre coquille extérieure. Bien que l’homme soit déchu, il possède encore trois parties. Quand Dieu a créé l’homme, Il l’a créé avec une conscience personnelle ; l’homme était une créature vivante avec une conscience. Il avait un esprit.

C’est pourquoi, il était différent des créatures de genre inférieur. Il avait une âme. C’est pourquoi il était différent des anges de lumière qui sont des pures esprits. Le point central de l’homme était son esprit ; il contrôlait tout son être. Il contrôlait son âme et son corps. L’homme vivait totalement pour Dieu ; les émotions de son âme et les besoins de son corps étaient tous dirigeait son esprit et ils existaient pour glorifier Dieu et pour Le louer.

Mais hélas, l’homme est tombé ! Cette chute n’a détruit aucune des trois parties de l’homme. Cependant, l’ordre de ces trois éléments a été perturbé. La situation dans le jardin d’Eden nous montre clairement que le genre humain s’est rebellé contre Dieu, son amour pour Dieu a cessé et il a déclaré son indépendance vis à vis de Dieu. Genèse 3:6 dit, « La femme vit que l’arbre était bon à manger » C’était la convoitise de la chair qui a la priorité — « et agréable à la vue, et qu’il était précieux » — C’est l’amour des émotions de l’âme qui vient ensuite — « pour ouvrir l’intelligence » — C’était la suggestion de Satan : « vous serez comme Dieu, connaissant… » (3:5), C’est le rejet de Dieu par l’esprit, et c’est l’homme qui satisfait les envies de l’âme et du corps. C’est la dernière étape. Ainsi, l’homme est tombé et son esprit, son âme et son corps ont été bouleversés. L’esprit est devenu assujetti à l’âme et l’âme était contrôlée par ses nombreux sens. Le corps développa un grand nombre de convoitises et de désirs anormaux qui attirent l’âme. A l’origine, l’esprit menait. Maintenant le corps a pris la direction pour satisfaire ses convoitises. Dans la Bible, ces convoitises charnelles sont appelées la chair. A partir de ce moment là, l’homme est devenu chair. (Gen. 6:3). Cette chair est maintenant la nature de l’homme après avoir péché, c’est sa constitution naturelle.

Notre nature est le principe de vie ou la constitution qui dirige tout notre être. Depuis le temps d’Adam, quiconque né d’une femme porte cette nature pécheresse, tous ne sont que chair. Après avoir compris l’origine de la chair et a quel point la chair n’est que notre nature pécheresse, nous pouvons maintenant considérer le caractère de cette chair. Nous ne devons pas nous attendre à ce que la chair puisse s’améliorer. La nature humaine est dure à changer. En fait, elle ne changera pas. Le Seigneur Jésus a dit, « Ce qui est né de la chair est chair. » Nous devrions nous concentrer sur le point « est. » Ce qui est né de la chair est chair. Peu importe à quel point une personne se réforme, s’améliore et fait des efforts, la chair sera encore chair. Peu importe à quel point une personne essaye de réaliser des actes charitables et bénévoles, porter secours, aime les autres ou se met au service, il n’est encore que chair. Même s’il sait faire toutes ces choses, il n’est encore que chair. « Ce qui est né de la chair est chair. » A partir du moment où c’est de la chair qui est née, ce sera de la chair qui sera produite. Personne sur terre ne peut changer sa chair. Même Dieu dans les cieux ne peut pas non plus changer la chair de l’homme, c’est à dire sa nature.

Depuis que Dieu a vu qu’il était impossible de réparer, d’améliorer ou de changer la nature pécheresse de l’homme, Il a mis en place le merveilleux chemin de la rédemption qui nous est accessible aujourd’hui. Nous savons que le Seigneur Jésus est mort pour nous sur la croix à Golgotha. Nous savons aussi que lorsque nous croyons en Lui et que nous le recevons comme notre Sauveur, nous sommes sauvés. Mais pourquoi Dieu nous délivre-t-il de la mort pour nous donner la vie à partir du moment où croyons dans le nom de Son Fils ? Si cette foi n’implique pas un échange dans notre vie, ce qui est différent d’un simple changement, Dieu ne serait-Il pas en train d’ouvrir les cieux à un homme encore plein de péchés. Il doit certainement y avoir un message profond ici.

Après avoir cru dans le Seigneur Jésus, Dieu ne nous laisse pas marcher selon notre ancienne nature pécheresse, c’est à dire notre chair. Il a condamné le Seigneur Jésus à mort par ce qu’Il projetait que d’un côté le Seigneur porte notre péché, et que d’un autre côté, la vieille création Adamique soit crucifiée avec Lui afin qu’Il puisse nous donner une nouvelle vie. Quand nous croyons au Seigneur Jésus en tant que notre Sauveur, Dieu nous a donné cette nouvelle vie avec sa nouvelle nature. « Afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. » (2 Pierre 1 : 4) Au moment où nous avons cru, Il a mis en nous Sa propre vie, la vie de Dieu, avec la nature de Dieu. Cette nature est totalement nouvelle, elle est totalement différente de notre ancienne nature pécheresse. Cette nature n’est pas le résultat de l’amélioration de notre ancienne nature. Cette transaction mystérieuse s’est réalisée à l’instant où nous avons accepté le Seigneur comme notre Sauveur. C’est la régénération, ce qui veut dire être né d’en haut et avoir reçu la vie et la nature de Dieu. Cette régénération n’est pas quelque chose que l’homme ressent. C’est plutôt le travail du Saint-Esprit de Dieu dans notre esprit, restaurant notre esprit à sa position perdue et installant la vie de Dieu dans notre esprit. « Le vent souffle où il veut, et tu entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. » (Jean 3 : 8) Tous ceux qui ont cru de manière authentique dans le Seigneur Jésus ont le Saint-Esprit travaillant en eux selon ce principe. Ceux qui croient avec leur bouche ou avec leur tête seulement sont ceux qui ne sont pas régénérés. Tous ceux qui ont cru avec le cœur sont sauvés (Rom. 10 : 9) et sont régénérés avec certitude.

Maintenant, deux natures émergent dans un croyant. L’une est la nature pécheresse, la chair, qui est la nature du vieil Adam. L’autre est la vie spirituelle, le « nouvelle esprit », qui porte la nature de Dieu. Frères, vous avez cru dans le Seigneur Jésus, et vous savez que vous êtes sauvés. Pour cette raison, vous êtes déjà régénérés. Vous devez maintenant savoir qu’il y a deux natures en vous. C’est deux natures sont la cause de vos nombreux conflits. La raison pour laquelle vous passez par des hauts et des bas, et pour laquelle vous passer de victoire en défaite, et que les deux natures exercent leur influence sur vous. Ces deux natures sont la clé du rébus de votre vie de combats.

Pour un jeune chrétien, avoir de telles expériences de conflits intérieurs et de condamnation prouve qu’il est régénéré. Une personne non-régénérée reste morte dans son péché. Bien qu’elle se sente parfois condamné dans sa conscience, une telle impression n’est pas très précise. Il est évident que, sans la nouvelle nature, une personne ne pourra pas expérimenter le conflit entre la nouvelle et l’ancienne nature.

La Bible décrit clairement ce conflit entre la nouvelle et l’ancienne nature. Dans Romain 7, Paul dépeint de façon très vivante ce genre de vie de conflit à travers sa propre expérience. Il dit, « Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais » (v. 15). C’est le conflit de la nouvelle et de l’ancienne nature. La description faite ici est celle de l’expérience d’un croyant nouvellement régénéré. A cette période, il est encore un enfant en Christ. Il est dans l’enfance dans sa vie spirituelle, il est encore immature et impuissant. Le « je » utilisé dans « ce que je veux » et dans « ce que je hais » se rapporte à la nouvelle nature. Bien que la nouvelle nature désire ce que Dieu désire et haïsse le péché, l’autre nature cependant, la vieille nature, est trop forte.

Ceci associé avec la faiblesse de la volonté de l’homme le pousse à pécher. Cependant, notre nouvelle nature ne pêche pas. « Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi » (v.17). Le Premier « je » suis le « je » de la nouvelle nature. « Le péché » est un autre nom pour la nature pécheresse. C’est pourquoi, ce verset signifie que celui qui pèche n’est pas le nouveau moi mais ma nature pécheresse. Bien sûr, cela ne dispense pas l’homme de sa responsabilité. Paul continue en décrivant la contradiction entre la nature pécheresse et la vie spirituelle.

« Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur, mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres » (Rom. 7 : 18-23).

C’est en effet l’expérience commune de tous les croyants de vouloir s’opposer au mal, et pourtant de ne pas être capable de le faire, et de vouloir s’opposer au mal, et pourtant de ne pas être capable de le rejeter. Quand la tentation survient, une force (la «loi») étouffe notre désir de sainteté. En conséquence, nous disons ce que nous ne devrions pas dire et nous faisons ce que nous ne devrions pas faire. En dépit de nombreuses résolutions et de nombreux vœux, nous sommes incapables d’empêcher cette force d’agir.

Dans Galates, Paul parle de nouveau de ce conflit entre ces deux natures. « Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez » (5 : 17). La vieille nature et la nouvelle nature sont ennemies l’une et l’autre. Chacune d’entres elles s’efforcent d’obtenir la suprématie absolue sur l’autre. La vieille nature a ses désirs et ses énergies, et la nouvelle nature a les siens aussi. Les deux natures sont présentes en nous simultanément. C’est pour cela qu’il y a en nous un conflit permanent. Elles sont comme Esaü et Jacob dans le ventre de Rebecca; les deux enfants étaient diamétralement opposés l’un à ‘autre, et parfois, ils se battaient dans le ventre. Quand le Fils de Dieu était sur terre, toutes les puissances de la terre ont complotés pour Le tuer. De la même manière, tandis que le Fils de Dieu est dans nos cœurs en tant que notre nouvelle vie, tous les désirs de notre chair s’efforcent de Le chasser.

Avant d’aller plus loin, nous devons d’abord comprendre les caractéristiques des deux natures. La vieille nature est née de la chair. En elle, « ce qui est bon n’habite pas en elle » (Rom. 5 : 18). La nouvelle nature vient de Dieu. Elle « ne pratique pas le péché » (1Jn 3 : 9). La nouvelle et l’ancienne nature sont complètement différentes. Non seulement elles proviennent de sources différentes; mais même leurs fonctions sont différentes. Cependant, elles sont toutes les deux présentes dans les croyants. L’ancienne nature est la chair. « Or, ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu » (Rom. 8 : 8). La nouvelle nature est le nouvel esprit. « Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jn 4 : 24). Sans comparaison avec la nouvelle nature, la vieille nature, humainement parlant, n’est pas si mauvaise, mis à part certaines convoitises et certaines tendances qu’elle s’autorise. Pourtant, quand une personne est régénérée, elle reçoit la nouvelle nature en même temps que la nouvelle vie. Quand la nouvelle et l’ancienne nature sont mises côte à côte, les vrais caractéristiques de l’ancienne nature sont dévoilés.

Avec le contraste de la nouvelle nature, on découvre une vieille nature mauvaise, mondaine et diabolique. La nouvelle nature est sainte, céleste et divine. Parce que la vieille nature, avec le temps, s’est profondément mêlée avec la personne elle-même, il nous faut pas mal de temps avant de pouvoir réellement chasser la vieille nature dans la pratique. La nouvelle nature vient seulement de naître. Comme la chair de l’homme et sa nature pécheresse ont pris tellement de place, la croissance et le perfectionnement de la nouvelle nature sont écrasés. Bien sûr, nous parlons du point de vue de l’homme. Il s’agit des ronces qui empêchent la croissance de la graine de la parole. Parce que les deux natures sont opposées l’une à l’autre, quand la tentation survient, une personne expérimente un combat féroce. Comme l’ancienne nature est forte et la nouvelle nature est faible, une personne fini souvent par faire ce qu’elle ne désire pas faire, et ne pas faire ce qu’elle désire faire. Comme la nouvelle nature est sainte, quand une personne échoue, elle s’en repent, s’en condamne et implore le lavement des péchés par le sang. Frères, maintenant vous devriez être en mesure de comprendre la raison de vos expériences de conflits. Ce genre de conflit montre assurément que vous êtes régénéré.

La question la plus cruciale maintenant est celle-ci : comment pouvons-nous vaincre cette situation ? En d’autres termes, comment pouvons-nous rejeter la puissance et le travail de la vieille nature, et marcher suivant les aspirations de la nouvelle nature et ainsi faire plaisir au Seigneur ? Lisons ces trois versets :

« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. » (Galates 5 : 24)

« Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » ; « Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » (Galates 5 :25, 16)

"Ces trois versets nous donnent deux moyens de vaincre la chair, c’est à dire la nature pécheresse, l’ancienne nature et la vieille nature adamique. En fait, les deux moyens sont simplement deux aspects ou deux phases d’un même moyen. La Croix et Saint-Esprit sont l’unique chemin pour vaincre la nature pécheresse. Tout autre chemin, que ce soit les résolutions humaines, les déterminations et les vœux de charité, est destiné à l’échec."

Nous avons vu que tous nos échecs étaient dus par la ténacité de notre nature pécheresse, à cause d’elle, nous coulons vers une condition bien basse. Ainsi, que nous puissions vaincre ou non dépend de notre capacité ou nous traiter notre nature pécheresse, qui est la chair. Remercions Dieu que bien que nous soyons impuissants, Il a une solution. Il a préparé un chemin pour nous sur la croix. Quand le Seigneur Jésus a été crucifié sur la croix, non seulement Il est mort pour nous, mais Il a aussi crucifié notre chair avec Lui sur la croix. C’est ainsi que tous ceux qui appartiennent au Christ Jésus et sont régénéré ont leur chair crucifiée. Quand Il est mort sur la croix, notre chair y a été crucifiée par la même occasion. A la fois la mort de substitution et la mort d’identification ont été accomplies par le Seigneur Jésus. Toutes deux sont totalement accomplies. Auparavant nous avons cru dans sa mort de substitution et avons été régénéré. Maintenant, de la même manière, nous croyons que notre chair est crucifiée avec Lui, et que nous entrons dans l’expérience de la mort de notre chair.

Nous savons que la chair restera toujours la chair. C’est pourquoi Dieu nous a donné une nouvelle vie et une nouvelle nature. Mais que devons-nous faire de la chair ? Puisque Dieu la considère sans espoir et sans solution, Il a décidé d’y mettre un terme, c’est-à-dire de la mettre à mort. Il n’y a pas de meilleure solution que de mettre la chair à mort. Ainsi, « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. » La chair est mise à mort. C’est ce que le Seigneur Jésus a accompli, Il l’a déjà accompli. En crucifiant notre chair avec Lui, Il rend possible pour nous la mise à mort de notre nature pécheresse. Cela a été accompli sans aucun effort de notre part.

Comment cette co-crucifixion peut-elle devenir notre expérience ? Nous avons dit que ce chemin se prend par la foi. Romain 6 : 11 dit, « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché. » Le péché ici se rapporte à la nature pécheresse, qui est la chair. Par nous-mêmes, nous ne pouvons pas faire mourir la chair. Le seul moyen est en le reconnaissant. La reconnaissance de ce fait est un acte de volonté et de foi. Cela signifie que dans notre vie quotidienne, nous devrions adopter l’attitude que nous sommes morts à la chair, que nous croyons dans la parole de Dieu et que nous considérons que toute la parole de Dieu est vraie. Dieu dit que notre chair a été crucifiée avec le Seigneur Jésus; je crois que ma chair est en effet crucifiée. D’un côté, nous croyons que nous sommes morts. D’un autre côté, nous adoptons l’attitude que nous sommes vraiment mort. Si nous agissons ainsi, nous vivrons l’authentique expérience de mourir vis à vis du péché.

"Si nous acceptons ce chemin, nous expérimenterons la libération par la croix et nous verrons que la chair devient moins puissante. Il est vrai qu’une fois que nous avons accepté de nous considérer comme mort, nous expérimenterons la victoire immédiate. Cependant, de nombreuses personnes n’expérimentent que graduellement la délivrance du pouvoir de la chair. Ceci peut-être du soit à notre propre bêtise soit à la persistance de mauvais esprits."

Si nous persistons dans la foi, et si nous mettons notre volonté dans la bonne attitude, nous finirons par vaincre. Cependant, cela ne signifie pas que dorénavant la nature pécheresse n’est plus en nous et que seule la nouvelle nature subsiste. Si nous disons cela, nous tombons dans l’hérésie. Non seulement, cela altère l’enseignement de la Bible, mais cela n’est pas fidèle à l’expérience des saints. Jusqu’à ce que nous soyons délivrés de ce corps de péché, nous ne serons pas libérés de la « chair » — la nature pécheresse — qui est issue de ce corps de péché. Même si nous avons accepté le travail de la croix, le fait que la chair existe toujours signifie que nous devons continuellement « marcher par l’Esprit. » C’est seulement en agissant ainsi que nous « n’accomplirons pas les désirs de la chair. »La Croix est l’instrument par lequel nous crucifions la chair. Le Saint-Esprit est la puissance par laquelle nous empêchons la chair de ressusciter. Du point de vu négatif, nous devons croire dans la co-crucifixion de la croix pour l’élimination d’une vie dans la chair. Du point de vu positif, nous devrions marcher suivant les directives de l’Esprit afin que la chair n’ait aucune chance d’être ranimée. De nombreux croyants expérimentent la résurrection de leur chair parce qu’ils échouent sur ce point. A chaque fois que nous marchons contrairement aux directives du Saint-Esprit, nous donnons une opportunité à la chair pour régner. Si en toutes choses nous marchons suivant l’Esprit, la chair n’aura aucune opportunité.

Une personne peut lire ce qui écrit dans la Bible sur ce moyen de vaincre la chair, la nature pécheresse; elle peut en entendre parler par les autres. Mais c’est seulement à partir du moment où elle le mettra en pratique dans son expérience qu’elle pourra réaliser que c’est vrai. Je dis souvent aux autres qu’ils peuvent expérimenter une telle chose dès la minute où ils croient. Pourtant, en ce qui me concerne, cela m’a pris un bout de temps avant de l’expérimenter ! Qu’est ce que cela signifie ? Souvent, nous nous débattons. Bien que nous disons que nous croyons en nous-mêmes et en nos propres « considérations. » A nombreuses reprises, Dieu permet que nous subissions une défaite, pour qu’à la fin, nous réalisions qu’il n’y a rien dans notre expérience qui ne soit digne de confiance. Même dans nos propres « considérations » par lesquelles nous « reconnaissons » que nous sommes morts nous n’avons aucun mérite. C’est pourquoi il est juste de dire qu’une fois que nous avons accepté le travail de la croix, nous avons expérimenté la victoire et il est également juste de dire que c’est seulement au travers d’une compréhension graduelle que nous avançons dans une telle expérience.

Frères, maintenant vous pouvez comprendre nos deux natures et le moyen de vaincre la chair. Quand vous lisez, vous pouvez exercer votre foi à reconnaître que vous êtes mort au péché, et vous pouvez prier que le Saint-Esprit du Seigneur applique profondément en vous la croix du Seigneur Jésus afin que vous puissiez vaincre le péché dans votre vie. Après cela, vous devez décider de marcher par le Saint-Esprit. Par le passé, vous avez toujours échoué dans vos résolutions. Maintenant, vous devez demander au Saint-Esprit de fortifier votre volonté afin qu’elle soit capable de soumettre à la nouvelle nature. La volonté est comme un gouvernail; elle manœuvre l’ensemble du bateau.

 Cependant, un gouvernail qui ne fonctionne pas est inutile. Une fois que le Saint-Esprit vous a fortifié, vous devez exercer votre volonté à marcher suivant les directives du Saint-Esprit. Souvenez-vous que la chair ne disparaît pas; elle est toujours là. Si vous marchez selon le Saint-Esprit, vous serez capable de crucifier continuellement la chair sur la croix. Sinon, la chair sera pour vous une cause de souffrance. Marcher par l’Esprit signifie faire confiance au Saint-Esprit avec calme en toutes choses afin de porter les fruits neuf-en-un du Saint-Esprit. Le Seigneur guidera votre expérience pas à pas dans le mystère de cette question. Cependant, de votre côté, vous devez être fidèle.

Watchman Nee

*** Source: www.eglisedemaison.com

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