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Témoignage d’Ove Falg, pasteur en Europe pendant des dizaines d’années, puis missionnaire à Madagascar de 75 ans à 92 ans ! Né à Copenhague le 24 novembre 1900, il est  maintenant auprès du Seigneur. Le Seigneur m’ a donné en 1928 une vision qui m’a bouleversé. J’en ai parlé à deux pasteurs, qui tous deux m’ont dit:

- Cette vision est du Seigneur, mais tu ne peux pas en parler maintenant, personne ne l’acceptera.  

- Mais que faire ? leur-ai-je répondu.

- Attendre.

J’ai attendu cinquante ans environ. L’un des deux frères est décédé et l’autre, le pasteur Anders Christiansen, m’a dit un jour :

- Le temps est maintenant venu que tu parles de cette vision, il faut prier pour qu’elle soit acceptée…

La voici :

Je me rendais à bicyclette dans une ville assez éloignée, heureux, serein,… Et tout à coup, j’ai entendu dans le lointain comme une belle musique, et des voix qui chantaient sans que l’on puisse distinguer les paroles. Cela s’est amplifié, et je me suis senti comme ravi en esprit, comme si quelque chose en moi s’élevait hors de mon corps. Je continuais à pédaler mais j’avais l’impression d’être soulevé au-dessus du paysage. Ce n’était pas du tout mon imagination, ni ma réflexion, pas du tout. Je ne m’ y attendais en rien. J’ai été surpris, abasourdi même. Soudain, j’ai entendu une voix qui me disait:  


- Regarde en bas.


Et j’ai regardé, j’ai vu une carte géographique de mon pays, et sur cette carte une gigantesque croix qui s’étendait.  


- Approche et regarde, me dit la voix.  


La croix était une sorte d’immense prison, reconnaissable aux barreaux des fenêtres et à des cellules semblables à des cours intérieures. Mais des extrémités de cette croix émanait un rayonnement. Sur la branche verticale de la croix, une main avait écrit:  «église protestante»; sur la branche horizontale: «église catholique».


Sur cette immense prison et ces cellules, la même main écrivait les noms des dénominations chrétiennes : baptistes, congrégationalistes, salutistes, apostoliques, pentecôtistes, luthériens,etc… Chaque cellule était pleine de gens qui criaient . Et de chacune de ces dénominations venaient des affirmations qui les caractérisaient. Alors une voix s’est élevée et a dit :  


- Pourquoi tout ce monde reste-t-il prisonnier? Mais je pars ! Je pars proclamer la grâce pour tous !  


Puis la voix m’a à nouveau exhorté à regarder. Et j’ai vu cette prison entourée d’une immense et splendide prairie verdoyante, parsemée de bosquets, de fleurs, d’arbres, et remplie de brebis et d’agneaux. Un magnifique ruisseau la parcourait, et les brebis venaient s’abreuver à son eau claire. De cette prairie montait cette musique d’une indescriptible beauté que j’avais entendue. La voix a retenti encore, disant:


- Moi, JE SUIS le Bon Berger, le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis.  


Une question s’est alors imposée à moi :  


- Mais Seigneur que signifie cela ?


Tout à coup, le ciel au-dessus de la scène s’est assombri. Le tonnerre s’est fait entendre et des nuages menaçants sont arrivés. J’étais dans l’angoisse et j’ai demandé:  


- Seigneur, qu’est-ce qui va arriver ?

Alors le Seigneur m'a montré la fin, le jugement de la grande prostituée:  le ciel est devenu noir, les éclairs tombaient partout et soudain, dans un bruit terrifiant, le feu du ciel est descendu et a détruit en un instant le bâtiment en forme de croix.


Mais avant cela, la belle prairie s’était évanouie sans que je m’en aperçoive. Bouleversé, j’ai alors posé cette question au Seigneur:  


- Mais Seigneur, où est l’Église ?  


- Je te l’ai fait voir. C’est mon troupeau, et JE SUIS le Bon Berger.


Je ne sais pas comment expliquer avec précision cette vision mais je pense que les brebis de la prairie sortaient de toutes les dénominations emprisonnées.

Quand la vision s’est achevée, je pédalais toujours. J’avais fait une centaine de kilomètres et dépassé la ville où je devais m’arrêter.

-Seigneur, ai-je dit, je ne peux pas rester sans église, sans pasteur, révèle-moi dans quelle église je dois prendre place..."

Et je suis allé à l'église de Pentecôte, qui était la plus fidèle à Sa Parole. C'était vrai à cette époque-là... Ça a beaucoup changé depuis lors. Mais j'avais ajouté:

-"Seigneur, je veux être dans le troupeau de la prairie."

Ove Falg

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