bibleFoi

 

 « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! »

 Jérémie 6:16

 

 

guerison16) Pardon et guérison.

« Or afin que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit et va dans ta maison (Mat. 9: 6). » L'homme réunit en lui deux natures. Il est à la fois esprit et matière, ciel et terre, âme et corps. Par là-même d'un côté il est fils de Dieu, de l'autre il est voué à la destruction à cause de la chute ; dans son âme le péché, dans son corps la maladie sont là pour témoigner du droit que la mort a sur lui. C'est cette double nature qui a été rachetée par la grâce divine. Quand le psalmiste fait appel à tout ce qui se trouve en lui pour célébrer les bienfaits de l'Éternel, il s'écrie : « Mon âme, bénis l'Éternel ; c'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies (Ps. 103: 3). » Quand Esaïe prédit la délivrance de son peuple, il ajoute « Aucun habitant ne dit : Je suis malade ! Le peuple de Jérusalem reçoit le pardon de ses iniquités (Esa. 33: 24). »

Cette prédiction s'est accomplie au delà de toute prévision, lorsque Jésus, le Rédempteur, est descendu sur la terre. Que de guérisons il opéra, lui qui était venu fonder sur la terre le royaume des cieux. Soit par ses actes, soit par les ordres qu'il laissa ensuite à ses disciples, ne nous montre-t-il pas clairement que la prédication de l'Évangile et la guérison des malades s'alliaient ensemble dans le salut qu'il apportait ? L'une et l'autre sont présentées comme la preuve évidente de sa mission de Messie. « Les aveugles voient, les boiteux marchent... et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres (Mat. 11: 5). » Jésus qui a revêtu l'âme et le corps de l'homme, les affranchit également des suites du péché.

Cette vérité n'est nulle part plus évidente et mieux démontrée que dans l'histoire du paralytique. Le Seigneur commence par lui dire : « Tes péchés te sont pardonnés, » après quoi il ajoute : « Lève-toi et marche. » Le pardon des péchés et la guérison de la maladie vont de pair, car aux yeux de Dieu qui voit l'ensemble de notre nature, le péché et la maladie sont aussi étroitement unis que l'âme et le corps.

D'accord avec les Écritures, notre Seigneur Jésus a envisagé le péché et la maladie tout autrement que nous. Pour nous, le péché rentre dans le domaine spirituel, nous le savons sous la réprobation de Dieu, et justement condamné par lui, tandis que la maladie nous paraît au contraire faire partie de l'état actuel de notre nature et n'avoir rien à faire avec la réprobation de Dieu et sa justice. On va même parfois jusqu'à dire de la maladie qu'elle est une preuve de l'amour et de la grâce de Dieu.

Jamais, ni les Écritures, ni Jésus lui-même n'en parlent dans ce sens-là ; jamais ils ne nous présentent la maladie comme une bénédiction, une preuve de l'amour de Dieu, qui doit être supportée avec patience. Le Seigneur a parlé à ses disciples des diverses souffrances qu'ils auraient à subir, mais quand il parle de la maladie c'est toujours comme d'un mal causé par le péché, par Satan, et dont il faut être délivré.

Il a solennellement prédit à ses disciples que chacun d'eux aurait à porter sa croix, mais jamais il n'a recommandé à aucun malade de se résigner à être malade. Partout Jésus à guéri les malades, partout il a fait de la guérison une des grâces que procure le royaume des cieux. Le péché dans l'âme, et la maladie dans le corps témoignent l'un et l'autre de la puissance de Satan, et « le Fils de Dieu a paru pour détruire les œuvres du diable (I Jean, 3 : 8). »

C'est pour faire connaître l'amour du Père, que Jésus est venu délivrer les hommes et du péché et de la maladie. Dans ses actes, dans ses enseignements à ses disciples, dans l’œuvre du Saint-Esprit, et enfin dans les paroles de ses apôtres, le pardon et la guérison se trouvent toujours ensemble. L'un ou l'autre pouvait sans doute paraître plus en relief selon le développement ou la foi de ceux auxquels s'adressaient ces grâces.

Tantôt c'était la guérison qui frayait la voie à l'acceptation du pardon, tantôt c'était le pardon qui précédait la guérison, celle-ci venant ensuite en sceller la certitude. Dans la première partie de son ministère, Jésus à guéri beaucoup de malades, les trouvant prêts à croire à la possibilité de la guérison. Il voulait par là disposer les cœurs à le recevoir lui-même comme celui qui peut pardonner les péchés. Lorsqu'il vit que le paralytique pouvait recevoir tout de suite le pardon, il commença par là, par ce qui avait le plus d'importance, après quoi vint la guérison pour mettre le sceau au pardon accordé.

Nous voyons par les récits des Évangiles que la foi au pardon des péchés était alors plus difficile aux Juifs que la foi à la guérison divine. Aujourd'hui c'est tout le contraire. L'Église chrétienne a tellement entendu prêcher le pardon des péchés, que l'âme altérée de salut reçoit facilement ce message de grâce ; mais il n'en est pas de même de la foi à la guérison divine. On n'en parle plus guère, et ils sont rares les croyants qui en ont fait l'expérience. Il est vrai que la guérison n'est pas accordée aujourd'hui, comme en ces temps-là, à des foules que Christ guérissait sans conversion préalable.

Il faut pour la recevoir commencer par confesser ses péchés et vouloir vivre d'une vie sanctifiée. Voilà sans doute pourquoi on a plus de peine à croire à la guérison qu'au pardon, voilà aussi pourquoi ceux qui reçoivent la guérison, reçoivent en même temps de nouvelles grâces spirituelles, se sentent plus étroitement unis au Seigneur Jésus, et apprennent mieux à l'aimer et à le servir. L'incrédulité a beau séparer ces deux grâces, toujours elles restent réunies en lui. Toujours Jésus est le même Sauveur et de l'âme et du corps, prêt à accorder également et le pardon et la guérison. Toujours donc le racheté pourra s'écrier : « Mon âme, bénis l'Éternel ! C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies (Psa. 103 : 3). »

 

 

17) À cause de votre incrédulité.

« Pourquoi n'avons-nous pas pu chasser ce démon ? C'est à cause de votre incrédulité (Mat. 17 19:20). »
Lorsque le Seigneur Jésus avait envoyé ses disciples dans les diverses contrées de la Palestine, il les avait doués d'une double capacité, celle de chasser les esprits impurs et celle de guérir toute maladie et toute infirmité. (Mat. 10: 1) Il avait fait de même pour les soixante-dix qui revinrent à lui tout joyeux, disant : « Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom (Luc, 10 : 17). »

Le jour de la transfiguration, pendant que le Seigneur était encore sur la montagne, un père amena aux disciples son enfant possédé du démon, les priant d'expulser le mauvais esprit, mais ils ne le purent pas. Lorsque plus tard, Jésus eut guéri l'enfant, ses disciples lui demandèrent pourquoi ils n'avaient pas pu le faire eux-mêmes, comme dans d'autres cas. Il leur répondit : « C'est à cause de votre incrédulité, » c'était donc leur incrédulité et non la volonté de Dieu, qui avait été la cause de leur défaite.

De nos jours on ne croit plus guère à la guérison divine parce qu'elle a presque entièrement disparu dans l'Eglise chrétienne. On se demande quelle en est la raison et voici ce qu'on a répondu : La plupart des chrétiens pensent que les miracles, y compris le don de guérison, devaient se limiter aux premiers temps de l'Eglise, qu'ils étaient destinés à établir les premières bases du christianisme, mais que dès lors les circonstances ne sont plus les mêmes.

 

D'autres croyants n'hésitent pas à dire que si l'Eglise a perdu ces dons, c'est par sa faute, et parce qu'elle s'est mondanisée ; que si l'Esprit n'agit plus que faiblement en elle, c'est parce qu'elle n'est pas restée en rapports directs et habituels avec la toute puissance du monde invisible ; mais que si de nouveau elle voyait s'accroître dans son sein le nombre des hommes et des femmes qui vivent de la vie de la foi et du Saint-Esprit, entièrement consacrés à leur Dieu, elle verrait encore se manifester les mêmes dons qu'autrefois.

 

De ces deux opinions, laquelle se rapproche le plus de la Parole de Dieu ? Est-ce par la volonté de Dieu que le don de guérison a été supprimé, ou bien est-ce par la faute des hommes ? Dieu ne veut-il plus que ces miracles aient lieu ? Par conséquent ne veut-il plus donner la foi qui les produit ? Ou bien l'Eglise est-elle ici coupable d'avoir manqué de foi ? Que dit l'Écriture ?

La Bible ne nous autorise, ni par les paroles du Seigneur, ni par celles de ses apôtres, à croire que le don de guérison n'eut été accordé qu'aux premiers temps de l'Eglise ; au contraire la promesse que fit Jésus aux apôtres, lorsqu'il les instruisit de leur mission peu de jours avant son ascension, nous paraît concerner tous les temps. (Marc 16 : 15-18.) Paul place le don de guérison au nombre des opérations du Saint-Esprit. Jacques donne un commandement précis à cet égard, sans aucune restriction de temps. Partout l'Écriture déclare que ces grâces seront accordées selon la mesure de l'Esprit et de la foi.

On allègue encore que c'est à l'entrée de chaque économie nouvelle que Dieu opère des miracles, que c'est là la voie qu'il suit généralement ; mais il n'en est rien. Voyez le peuple de Dieu sous l'ancienne Alliance ; au temps d'Abraham, tout le long de la vie de Moïse, à la sortie d'Égypte, sous Josué, à l'époque des juges et de Samuel, sous le règne de David et d'autres rois pieux jusqu'à Daniel, pendant plus de mille ans, il s'est fait des miracles.

Les miracles, dit-on aussi, étaient beaucoup plus nécessaires dans les premiers temps du christianisme que plus tard ; mais c'est ne pas faire entrer en ligne de compte la puissance qu'aujourd'hui encore le paganisme partout où l'Évangile cherche à le combattre. Impossible d'admettre que les miracles auraient été plus nécessaires pour les païens de l'Eglise d'Éphèse (Act. 19 : 6, 11), qu'ils ne le seraient aujourd'hui pour les païens de l'Afrique, et si nous songeons à l'ignorance et à l'incrédulité qui règnent au milieu même des peuples chrétiens, ne sommes-nous pas obligés de conclure à la nécessité d'actes manifestes de la puissance de Dieu pour appuyer le témoignage des croyants et prouver que Dieu est avec eux ?

En outre, parmi ces croyants eux-mêmes, que de doutes et que d'alanguissement ! Quel besoin n'ont-ils pas d'être réveillés et stimulés dans leur foi par quelque preuve évidente de la présence du Seigneur au milieu d'eux. Une partie de notre être se compose de chair et de sang, c'est donc aussi dans la chair et le sang que Dieu veut manifester sa présence.

Et quant à soutenir que c'est l'incrédulité de l'Eglise qui a laissé perdre le don de guérison, voyons ce que nous dit la Bible. Ne nous met-elle pas souvent en garde contre l'incrédulité, contre tout ce qui éloigne et détourne de Dieu ? L'histoire de l'Eglise ne nous montre-t-elle pas la nécessité de ces avertissements ? Ne nous offre-t-elle pas de nombreux exemples de pas rétrogrades, de complaisance pour le monde et d'abaissement de la foi à mesure que l'esprit de mondanité reprend plus de prépondérance, car cette foi-là n'est possible que pour celui qui vit déjà dans le monde invisible. jusqu'au troisième siècle les guérisons obtenues par la foi sont encore nombreuses, mais dans les siècles suivants elles deviennent plus rares. Ne savons-nous pas par la Bible que toujours c'est l'incrédulité qui entrave l'action puissante de Dieu ?

Oh ! puissions-nous apprendre à croire aux promesses de Dieu ! Dieu n'a pas retiré ce qu'il avait promis, Jésus est encore celui qui guérit et le corps et l'âme ; le salut nous offre à présent même guérison et sanctification, et le Saint-Esprit est toujours prêt à nous donner les mêmes manifestations de sa puissance.

 

Lors donc que nous demandons pourquoi cette puissance divine ne se voit pas plus souvent, Jésus nous répond : « C'est à cause de votre incrédulité. »

Plus on s'appliquera à réaliser la sanctification par la foi, plus aussi on réalisera la guérison par la foi. Ces deux doctrines marchent de front. Plus l'Esprit de Dieu demeurera et agira dans l'âme des croyants, plus aussi les miracles qu'il opère se multiplieront dans le corps. Le monde saura alors clairement ce qu'est la rédemption.

 

 

18) Jésus et les médecins.

« Or il y avait une femme qui avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins ; elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais elle n'avait éprouvé aucun soulagement, mais elle était allée plutôt en empirant. Elle vint et toucha son vêtement. Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t'a sauvée, va en paix et sois guérie de ton mal (Marc 5 25:34). »

Nous pouvons remercier Dieu de nous avoir donné des médecins. Leur vocation est l'une des plus nobles, car un grand nombre d'entre eux cherchent réellement à faire avec amour et compassion tout ce qu'ils peuvent pour alléger les maux et les souffrances qui accablent l'humanité à la suite du péché. Il en est même qui sont de zélés serviteurs de Jésus-Christ, et qui cherchent à s'occuper aussi de l'âme de leurs malades. Néanmoins c'est Jésus qui est toujours le premier, le meilleur, le plus grand Guérisseur.

Jésus guérit les maladies auxquelles les médecins terrestres ne peuvent rien, car le Père lui en a donné le pouvoir en le chargeant d'opérer notre rédemption. Jésus a revêtu notre corps terrestre et par là il l'a délivré de la domination du péché et de Satan, il a fait de nos corps des « temples du Saint-Esprit, » « des membres de son propre corps. » (I Cor. 6 : 19, 15) Et à présent encore combien de malades déclarés incurables par les médecins, combien de cas de consomption, de gangrène, de paralysie, d'hydropisie, de cécité et de surdité ont été guéris par lui ! N'est-il donc pas surprenant qu'il n'y ait encore qu'un petit nombre de malades qui s'adressent à lui ?

Jésus procède tout autrement que les médecins terrestres. Ceux-ci cherchent à servir Dieu en employant des remèdes tirés de la nature, et Dieu donne efficace à ces remèdes selon les lois de la nature, selon les propriétés naturelles de chacun d'eux, tandis que la guérison qui vient directement de Jésus est d'un ordre tout différent ; c'est une puissance divine. C'est par la vertu du Saint-Esprit que Jésus guérit. Il y a donc une notable différence entre ces deux modes de guérison. Pour le faire mieux comprendre, prenons un exemple : Voici un médecin incrédule, mais très habile dans son art ; un grand nombre de malades lui devront la guérison. Dieu donne ce résultat en vertu des remèdes prescrits, et des connaissances qu'en aura le médecin.

Voici tel autre médecin qui est croyant et qui demande à Dieu de bénir les remèdes qu'il emploie. Là encore bon nombre de malades seront guéris, mais ce mode de guérison ne leur aura assuré aucune bénédiction spirituelle. Ils se seront préoccupés avant tout des remèdes à employer, et c'est là ce que font même les malades croyants ; les remèdes terrestres les préoccupent souvent bien plus que l'action du Seigneur et dans ce cas la guérison leur est plus nuisible que profitable.

 

Au contraire, quand c'est à Jésus uniquement que le malade s'adresse pour être guéri, il apprend à ne plus compter sur les remèdes, mais à se mettre en rapport direct avec son amour et sa toute puissance. Pour obtenir cette guérison-là, il faut commencer par reconnaître et abandonner ses péchés et user d'une foi vivante. La guérison vient alors directement du Seigneur qui prend possession du corps du malade, et elle devient ainsi une bénédiction pour l'âme autant que pour le corps.

 

Mais, dit-on, n'est-ce pas Dieu qui a donné les remèdes à l'homme ? Leurs vertus ne viennent-elles pas de lui ? Sans doute ; mais n'est-ce pas Dieu aussi qui nous a donné son Fils avec toute puissance de guérir ? Suivrons-nous la voie des lois de la nature avec tous ceux qui ne connaissent pas encore Christ, et aussi avec ceux de ses enfants dont la foi est encore trop faible pour s'abandonner à sa toute-puissance ; ou bien préférerons-nous la voie de la foi, recevant la guérison directement du Seigneur et du Saint-Esprit, voyant là le résultat et la preuve de notre rédemption ?

La guérison qu'opère notre Seigneur Jésus apporte et laisse plus de véritable bénédiction que la guérison obtenue par les médecins. Pour plus d'un malade, la guérison est un malheur. Sur son lit de maladie, il avait accueilli des pensées sérieuses, mais dès qu'il est guéri, le voilà de nouveau loin du Seigneur. Il n'en est pas ainsi quand c'est Jésus qui guérit. La guérison n'est accordée au malade qu'après la confession de ses péchés. Elle le rapproche donc de Jésus, elle établit un nouveau lien entre lui et le Seigneur, elle lui fait éprouver son amour et sa puissance, elle commence en lui une vie nouvelle de foi et de sainteté. Lorsque la femme malade se sentit guérie après avoir touché le vêtement du Seigneur, elle apprit là ce qu'est l'amour divin et elle s'en alla avec ces mots : « Ma fille, ta foi t'a sauvée, va en paix. »

O vous qui souffrez de quelque maladie, sachez-le, Jésus, le souverain Guérisseur, est encore au milieu de nous. Il est tout près de nous, et de nouveau il donne à son Église des preuves manifestes de sa présence.
Êtes-vous prêt à rompre avec le monde pour vous abandonner à lui avec confiance et foi ? Dans ce cas, n'ayez aucune crainte, souvenez-vous que la guérison divine fait partie de la vie de la foi.

Si personne autour de vous ne peut vous aider à prier, si aucun ancien n'est la pour présenter à Dieu la prière fervente de la foi, ne craignez pas d'aller vous-même au Seigneur dans le silence de la solitude, comme jadis la femme qui toucha le bord de son vêtement. Remettez-lui le soin de votre corps, recueillez-vous devant lui et comme cette femme malade, dites avec foi : Moi aussi, « je serai guéri. » Peut-être vous faudra-t-il un certain temps pour rompre les liens de votre incrédulité, mais « certainement aucun de ceux qui s'attendent à lui ne sera confus (Psa. 25 : 3). »

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « La guérison selon la Parole de Dieu »

 livre9Quelle bonne nouvelle a retenti ! Comme aux jours d’autrefois le Seigneur dit aujourd’hui à son peuple : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Ex 15:26). Chaque jour s’accroît le nombre de ceux qui ont éprouvé la vérité de ces mots : « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera » (Jas 5:15).
Partout se répand la joyeuse assurance que c’est là un signe irrécusable de la présence du Seigneur, un gage de sa bonne volonté toujours prête à combler ses enfants des grâces et des dons de son Esprit.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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