bibleFoi

 

 « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! »

 Jérémie 6:16

 

 

guerison13) La maladie est-elle un châtiment ?

« C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades et qu’un grand nombre sont morts. Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés; nous sommes châtiés par le Seigneur afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde (1Co 11:30-32). » En écrivant aux Corinthiens, saint Paul avait dû leur adresser des reproches sur la manière dont ils participaient à la Sainte-Cène, s’attirant ainsi des châtiments de la part de Dieu. Après quoi il ajoute : « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades. » La maladie est donc ici un jugement de Dieu, un châtiment du péché. C’est bien un châtiment qu’il voit là, puisqu’il dit ensuite: «châtiés par le Seigneur», et qu’il ajoute que c’est pour les empêcher de tomber encore plus bas dans le péché, pour les empêcher d’être «condamnés avec le monde» qu’ils sont ainsi frappés. Il les avertit que s’ils s’examinaient eux-mêmes, ils ne seraient ni « jugés », ni « châtiés » par le Seigneur; que si par cet examen, ils découvraient la cause de la maladie et condamnaient leurs péchés, le Seigneur n’aurait plus besoin de sévir avec rigueur. N’est-il pas évident qu’ici la maladie est un jugement de Dieu, un châtiment du péché, et que nous pouvons l’éviter en nous examinant et nous condamnant nous-mêmes ?

Oui, la maladie est plus souvent qu’on ne le croit un jugement, un châtiment du péché. « Ce n’est pas volontiers que Dieu humilie et qu’il afflige les enfants des hommes (La 3:33). »

Ce n’est pas sans cause qu’il nous prive de la santé. Peut-être sera-ce pour nous rendre attentif à quelque péché que nous pourrons préciser; « Ne pèche plus de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire (Jn 5:14) »; peut-être aussi parce que l’enfant de Dieu s’est engagé dans une voie d’orgueil et de mondanité, ou bien parce que la confiance en soi-même et le caprice se mêlent chez lui au service de Dieu. Il se peut encore que le châtiment ne sévisse pas sur quelque péché particulier, mais qu’il soit le résultat de la prépondérance du péché qui pèse sur toute l’humanité. (Jn 9:3)

Quoi qu’il en soit, toujours la maladie est une discipline qui doit nous rendre attentifs au péché et nous en détourner. Le malade devra donc commencer par « se condamner lui-même » en se plaçant devant son Père céleste avec un sincère désir de discerner tout ce qui a pu lui déplaire, tout ce qui a rendu le châtiment nécessaire. Il pourra compter alors sur la lumière du Saint-Esprit qui lui fera voir clairement ses fautes.

Qu’il soit prêt ensuite à y renoncer aussitôt et à se mettre à la disposition du Seigneur pour le servir avec une parfaite obéissance; qu’il ne s’imagine pas toutefois pouvoir vaincre le péché par ses propres efforts. Non, impossible à lui de le faire; mais qu’avec toute sa force de volonté, il renonce au péché devant le Seigneur et que par la foi, il se croie reçu, accueilli de lui. Par là il se donnera, se consacrera à Dieu tout de nouveau, voulant ne faire que sa volonté sainte en toutes choses.

L’Écriture nous assure que si nous nous examinons ainsi nous-mêmes, le Seigneur ne nous jugera plus. Il va sans dire qu’un Père ne châtie son enfant qu’autant que c’est nécessaire pour son bien. Dieu veut nous affranchir du péché; aussitôt que nous le comprenons et que nous rompons avec le péché, la maladie peut cesser, elle a produit son effet. Il faut se mettre au clair sur ce qu’est la maladie et voir là une discipline de Dieu.

On reconnaît vaguement qu’on a des péchés, mais on ne cherche guère à les préciser; quand on le fait, on ne croit pas pouvoir y renoncer; et quand on se décide à les délaisser, on ne compte pas sur Dieu pour mettre fin au châtiment. Pourtant quelle glorieuse assurance nous donnent ici les paroles de saint Paul!

Cher malade, comprends donc que ton Père céleste a quelque chose à reprendre en toi. La maladie doit te le faire découvrir et le Saint-Esprit te guidera dans cette recherche. Renonce alors à ce qu’il te signalera. Tu ne voudrais pas qu’il restât le moindre nuage entre ton Père et toi. Sa volonté est de te pardonner ton péché et de te guérir de ta maladie. En Jésus, nous avons pardon et guérison; ce sont là les deux faces de son œuvre de rédemption. Il t’appelle à vivre d’une vie de dépendance de lui, plus encore que tu ne l’as fait.

Abandonne-toi donc à lui dans une entière obéissance et marche désormais comme un petit enfant en suivant ses pas. C’est avec joie que ton Père céleste te délivrera du châtiment, qu’il se fera connaître à toi comme ton Guérisseur, qu’il te rapprochera de lui par ce nouveau lien de son amour, qu’il te rendra obéissant et fidèle à le servir. S’il a dû en Père fidèle et sage, te châtier, c’est comme un Père aussi qu’il veut ta guérison, qu’il veut te bénir et te garder désormais.

Lorsqu’à propos de l’aveugle-né, les disciples demandent au Seigneur: Qui a péché ? et qu’il leur répond: « Ce n’est pas que lui, ou ses parents aient péché », il ne dit nullement qu’il n’y ait pas de rapport entre le péché et la maladie, mais il nous enseigne à ne pas accuser de péché toute personne malade. Il faut user ici d’une grande réserve et se garder de porter des jugements injustes sur les malades.

 

 

14) La volonté de Dieu.

« Que ta volonté soit faite (Mt 6:10) ».« Si Dieu le veut (Jas 4:15). »

Dans les jours de maladie, lorsque médecins et remèdes échouent, on recourt généralement aux paroles citées en tête de ce chapitre, et les voilà qui deviennent aussitôt une pierre d’achoppement sur le chemin de la guérison divine. Comment savoir, se dit-on, si la volonté de Dieu n’est pas que je continue à être malade, et tant que le n’en sais rien, comment croire à ma guérison, comment la demander avec foi ?

Ici la vérité et l’erreur se touchent de près. Il est vrai qu’il est impossible de prier avec foi lorsqu’on n’est pas sûr que ce qu’on demande soit selon la volonté de Dieu. Je puis bien, dit-on, prier avec ferveur, demander à Dieu de faire pour moi ce qui sera le mieux, et croire qu’il me guérira si c’est possible.

 

Tant qu’on prie ainsi, c’est prier avec soumission, ce n’est pas encore user de la prière de la foi. Celle-ci ne peut avoir lieu que lorsqu’on est certain de demander quelque chose selon la volonté de Dieu. Il s’agit donc de s’assurer ici de ce que Dieu veut, et c’est une erreur de croire que l’enfant de Dieu ne puisse pas savoir quelle est la volonté de Dieu quant à sa guérison.

 

Pour connaître cette volonté divine, il faut se laisser guider par la Parole de Dieu. Or c’est elle qui nous promet la guérison. La promesse qui se trouve dans l’Épître de Jacques est si formelle qu’il est impossible de la nier. Cette promesse vient confirmer d’autres passages encore également précis, disant que Jésus-Christ nous a acquis la guérison de la maladie parce qu’il a « porté nos maladies. »

Selon cette promesse nous avons droit à la guérison, parce qu’elle fait partie du salut que nous possédons en Christ, et qu’ainsi nous pouvons l’attendre avec certitude. Elle nous déclare que la maladie est entre les mains de Dieu le moyen de châtier ses enfants de leurs péchés, mais que cette discipline cesse de s’exercer aussitôt que le malade reconnaît et délaisse le péché. N’est-ce pas nous dire clairement que Dieu ne veut la maladie pour ses enfants que pour les ramener à lui quand ils vont s’égarer au loin ?

Chrétien malade, ouvre ta Bible, étudie-la et vois dans ses pages que la maladie est un avertissement à renoncer au péché, mais que quiconque reconnaît et délaisse ses péchés, trouve en Jésus pardon et guérison. Telle est la promesse de Dieu dans sa Parole.

Si le Seigneur avait en vue quelque autre dispensation pour tel de ses enfants qu’il voudrait rappeler à Lui, il lui révélerait sa volonté, lui donnant par le Saint-Esprit le désir de déloger; dans tel autre cas, il ferait naître une conviction particulière; mais comme règle générale, la Parole de Dieu nous promet la guérison en réponse à la prière de la foi.

Pourtant, ajoute-t-on encore, ne vaut-il pas mieux s’en remettre pour toutes choses à la volonté de Dieu ? Et on appuie cette manière de voir de l’exemple de tels chrétiens qui auraient pour ainsi dire forcé la main à Dieu par leurs prières, sans ajouter « Ta volonté soit faite, » et qui n’auraient pas éprouvé de bénédiction de l’exaucement de leurs prières. Savons-nous si la maladie ne nous serait pas meilleure que la santé ?

Observez qu’il ne s’agit pas ici de forcer la main à Dieu, puisque sa Parole nous assure que sa volonté est de nous guérir. « La prière de la foi sauvera le malade. » Dieu veut que la santé de l’âme ait un heureux reflet sur la santé du corps, que la présence de Jésus dans l’âme soit confirmée par l’état prospère du corps. Et quand vous savez que telle est sa volonté, vous ne pouvez pas en parlant de la sorte, dire avec vérité que vous vous en remettez à lui pour toutes choses.

Ce n’est pas vous en remettre à lui que d’user de tous les remèdes possibles pour vous guérir, plutôt que de saisir sa promesse. Votre soumission n’est autre chose que paresse spirituelle à l’égard de ce que Dieu vous commande de faire.

Quant à savoir si la maladie n’est pas meilleure que la santé, nous n’hésitons pas à répondre que le retour à la santé qui est le fruit de l’abandon du péché, de la consécration à Dieu et d’une communion intime avec Jésus par la foi, vaut infiniment mieux que la maladie. « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification (1Th 4:3) », et c’est par la guérison que Dieu en confirme la réalité.

Quand Jésus vient, par son Esprit, prendre possession de notre corps et le guérir miraculeusement, quand ensuite la santé reçue doit être de jour en jour conservée par une communion ininterrompue avec lui, l’expérience que nous faisons ainsi de la puissance et de l’amour du Seigneur nous apporte un résultat bien meilleur que ne pourrait l’offrir la maladie. Sans doute la maladie peut nous enseigner la soumission, mais la guérison reçue directement de Dieu nous fait mieux connaître Jésus, nous apprend à mieux nous confier en lui. En outre elle prépare le croyant à s’acquitter mieux aussi du service de Dieu.

Chrétien malade, si tu veux réellement savoir quelle est ici la volonté de Dieu, ne te laisse influencer ni par l’opinion d’autrui, ni par tes anciens préjugés, mais écoute, étudie ce que dit la Parole de Dieu. Examine si elle ne te dit pas que la guérison divine fait partie de la rédemption de Jésus et que Dieu veut que tout croyant ait le droit de la réclamer; vois si elle ne promet pas d’exaucer la prière de tout enfant de Dieu à cet égard, et si la santé rendue par la puissance du Saint-Esprit ne manifeste pas la gloire de Dieu aux yeux de l’Eglise et du monde.

Interroge-la; elle te répondra que selon la volonté de Dieu, la maladie est une discipline occasionnée par le péché, et que la guérison accordée à la prière de la foi témoigne de la grâce divine qui pardonne, qui sanctifie, qui ôte le péché.

 

 

15) Discipline et sanctification.

« Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté (Heb 12:10). » « Si quelqu’un se conserve pur, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son Maître, propre à toute bonne œuvre (2Ti 2:21). »

Sanctifier quelque chose, c’est le mettre à part pour le consacrer à Dieu et à son service. Le temple de Jérusalem était saint, c’est-à-dire qu’il était consacré, dédié à l’Éternel pour lui servir de demeure. Les vases du temple étaient saints parce qu’ils étaient destinés au service du temple, les prêtres étaient saints, choisis pour servir Dieu, et prêts à travailler pour lui. De même le chrétien doit être sanctifié aussi, disposé à servir le Seigneur, propre à toute bonne œuvre.

Lorsque le peuple d’Israël sortit d’Égypte, l’Éternel le réclama pour son service comme un peuple saint. « Laisse aller mon peuple afin qu’il me serve, » avait-il fait dire à Pharaon. Affranchis de leur dur esclavage, les Israélites devaient entrer aussitôt au service de Dieu et devenir avec bonheur ses serviteurs. L’affranchissement fut pour eux le chemin qui les conduisit à la sanctification.

Aujourd’hui encore, Dieu veut se faire un peuple saint, et c’est pour nous amener à en faire partie que Jésus nous affranchit. « Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres (Tit 2:14). »

 

C’est le Seigneur qui brise les chaînes par lesquelles Satan voudrait nous retenir en esclavage. Il veut nous voir libres, tout à fait libres de le servir. Il veut sauver, affranchir l’âme et le corps, afin que chacune des facultés de l’âme, que chacun des membres du corps lui soit consacré et puisse se mettre sans réserve à son service.

 

Un grand nombre de chrétiens ne comprennent pas encore tout cela, ils ne savent pas voir que le but de leur affranchissement est de les sanctifier, de les préparer au service de Dieu. Ils se servent de leur vie de leurs membres pour « chercher leur propre satisfaction », aussi ne se sentent-ils pas la liberté de demander avec foi leur guérison. C’est donc pour les châtier et les amener à vouloir être sanctifiés que le Seigneur permet à Satan de leur infliger la maladie et de les retenir par là-même enchaînés et prisonniers. (Lu 13:11,16) « Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté, » et que nous soyons « sanctifiés, utiles à notre Maître » (..)(Heb 12:10) (2Ti 2:21).

La discipline qu’inflige la maladie apporte de grandes bénédictions. Elle engage le malade à réfléchir; elle lui fait voir que Dieu s’occupe de lui, cherchant à lui montrer ce qui le sépare encore de lui. Dieu lui parle, il l’appelle à examiner ses voies, à reconnaître qu’il manque de sainteté et que le but du châtiment est de le faire « participer à la sainteté divine. »

 

Il éveille en lui le désir d’être éclairé par le Saint-Esprit jusque dans les replis intimes de son cœur, afin qu’il se rende compte de ce qu’a été sa vie jusque-là, une vie de volonté propre, bien loin de la vie sanctifiée que Dieu réclame de lui. Il l’amène à confesser ses péchés, à les remettre au Seigneur Jésus, à croire que le Sauveur peut l’en délivrer. Il le presse de se donner à lui, de lui consacrer sa vie, de mourir à lui-même pour pouvoir vivre pour Dieu.

 

La sanctification n’est pas quelque chose que vous puissiez accomplir vous-même, elle ne peut pas même être accomplie par Dieu en vous comme quelque chose que vous puissiez posséder et contempler en vous. Non, c’est l’Esprit saint, l’Esprit de sanctification qui pourra seul faire passer en vous sa sainteté et la renouveler sans cesse.

C’est donc par la foi que vous pourrez « participer à cette sainteté-là. » Après avoir compris que Jésus « vous a été fait de la part de Dieu sanctification (1Co 1:30) » et que le Saint-Esprit est chargé de vous transmettre sa sainteté, celle qu’a réalisée sa vie terrestre, abandonnez-vous à lui par la foi pour qu’il vous fasse vivre d’heure en heure de cette vie-là. Croyez que le Seigneur vous conduira, vous gardera par son Esprit dans cette vie de sanctification et de consécration au service de Dieu. Vivez ainsi dans l’obéissance de la foi, toujours attentif à sa voix, à la direction du Saint-Esprit.

Dès que cette paternelle discipline a amené le malade à une vie de sanctification, Dieu a atteint son but, et Il guérira celui qui le lui demandera avec foi. « Nos pères nous châtiaient pour peu de jours Tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse et non de joie, mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice (Heb 12:10,11). » Oui, c’est quand le croyant réalise « ce fruit de justice, » qu’il est prêt à être libéré du châtiment.

Oh ! C’est parce que les croyants comprennent encore si peu que la sanctification est une entière consécration à Dieu, qu’ils ne peuvent pas croire non plus que la guérison suivra de près la sanctification du malade. La bonne santé n’est trop souvent pour eux qu’affaire de bien-être et de jouissance personnelle dont ils peuvent disposer à leur gré, mais Dieu ne saurait servir ainsi leur égoïsme.

S’ils comprenaient mieux que Dieu demande de ses enfants qu’ils soient « sanctifiés et utiles à leur Maître, » ils se seraient pas surpris de le voir accorder guérison et forces nouvelles à ceux qui ont appris à mettre à sa disposition tous leurs membres, voulant être sanctifiés et employés à son service par le Saint-Esprit. L’Esprit de guérison est aussi l’Esprit de sanctification.

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « La guérison selon la Parole de Dieu »

 livre9Quelle bonne nouvelle a retenti ! Comme aux jours d’autrefois le Seigneur dit aujourd’hui à son peuple : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Ex 15:26). Chaque jour s’accroît le nombre de ceux qui ont éprouvé la vérité de ces mots : « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera » (Jas 5:15).
Partout se répand la joyeuse assurance que c’est là un signe irrécusable de la présence du Seigneur, un gage de sa bonne volonté toujours prête à combler ses enfants des grâces et des dons de son Esprit.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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