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 « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! »

 Jérémie 6:16

 

guerisonTexte de base : Nombres 21. L'un des sujets les plus connus de la plupart de ceux qui étudient la Bible est la guérison des Israélites dans le désert, lorsque Moïse éleva le serpent d'airain. Israël avait expérimenté une merveilleuse délivrance et remporté une grande victoire sur Arad, roi des Cananéens, que Dieu avait livrés entre leurs mains. « Alors Israël fit un voeu à l'Éternel, et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes par interdit. L'Éternel entendit la voix d'Israël, et livra les Cananéens. On les dévoua par interdit, eux et leurs villes ; et l'on nomma ce lieu Horma » (Nombres 21 : 2-3). Mais Israël oublia vite son voeu. Certains oublient Dieu trop vite. A propos des lépreux qu'Il avait guéris, et dont un seul était revenu rendre gloire à Dieu, Jésus a dit : « Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? » (Luc 17 : 17). Nous lisons au verset 5 de Nombres 21 que le peuple « parla contre Dieu et contre Moïse. » Moïse avait demandé de traverser le pays d'Edom, leur promettant qu'ils ne traverseraient pas leurs vignes et ne boiraient pas l'eau de leurs puits. Mais Edom leur avait répondu : « Tu ne passeras point chez moi, sinon je sortirai à ta rencontre avec l'épée » (Nombres 20 : 18). 

Le peuple fut donc obligé de contourner le pays d'Edom. Ce fut pour cette raison qu'ils murmurèrent contre Dieu et contre Moïse. On pourrait presque entendre murmurer les enfants d'Israël : « Pourquoi nous as-tu fait sortir d'Égypte pour mourir dans le désert ? » On croirait entendre parler certains chrétiens ! Quand ils ne sont pas en train de sauter de joie au sommet du toit de leur maison, ils sont plongés dans une profonde vallée où tout est terriblement sombre et triste.

Le peuple d'Israël venait de remporter un grand triomphe, mais il était à présent conduit sur un chemin difficile, et il commença à se plaindre : « Car il n'y a point de pain, et il n'y a point d'eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture. » Cette "misérable nourriture" était la manne. Eh bien, il s'est passé quelque chose : « Alors l'Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël » (verset 6). La version du Dr Young traduit ce verset dans le sens permissif : « Alors l'Éternel permit que des serpents brûlants soient envoyés contre le peuple. »

L'Éternel les avait protégés et avait écarté ces serpents brûlants en permanence, mais ils ne le savaient pas. Aussi le Seigneur laissa-t-Il ces serpents venir les attaquer. Quand avez-vous murmuré la dernière fois, ou quand avez-vous laissé tous les démons se déchaîner ? Il y a un stade de la vie chrétienne où nous en avons pour toujours fini avec ce genre d'histoires.

Après la confession, Dieu offre un remède « Le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l'Éternel et contre toi. Prie l'Éternel, afin qu'il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple » (verset 7). Une véritable confession devrait toujours précéder la prière pour la guérison. Confessez votre péché, puis priez. Heureusement que Moïse avait un peu grandi dans le Seigneur. Pensez à un homme qui a plus de deux millions de personnes en train de murmurer contre lui ! Il y a un moment où notre âme grandit.

Moïse pria pour les enfants d'Israël, et Dieu lui indiqua un remède : « L'Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie » (verset 8).

Dieu était en train de leur rappeler leur alliance originelle. Combien d'entre vous savent quelle était la première alliance faite par Dieu avec l'homme ? Dieu avait dit au serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3 : 15).

" Dans cette première alliance, Dieu avait promis que Quelqu'un viendrait écraser la tête du serpent. Il avait conclu cette alliance avec toute l'espèce humaine. C'est l'une de nos alliances universelles. Nous avons le droit d'y faire référence et de nous attendre à l'accomplissement de la promesse ".

La puissance des promesses de Dieu.

L'un de nos pasteurs était limité dans sa capacité à exprimer ses pensées par des paroles, mais il avait un merveilleux ministère de guérison. Un jour, je l'accompagnai dans ses visites. Après la première visite, je lui dis :

- « Je ne suis pas venu pour prier moi-même. Prie toi-même, je resterai silencieux. » Lorsqu'il commença à prier, je vis quel était le secret des prières de cet homme. Il s'appuyait sur la puissance des promesses de Dieu :

- « Seigneur, Tu l'as dit ! » Et il citait une autre promesse. En agissant ainsi, il stimulait non seulement sa propre foi en Dieu, mais aussi celle de la personne qui avait besoin d'être bénie. Ainsi, à l'occasion des serpents brûlants, Dieu a attiré l'attention de toute la nation sur la première promesse qu'Il avait faite en tant qu'Éternel Dieu. Vous rappelez-vous lorsque Jésus a voulu choisir un précédent sur lequel appuyer Son enseignement concernant le mariage et le divorce ? Il n'a pas fait référence à Moïse, mais directement au jardin d'Éden : « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2 : 24).

Le serpent a été privé de son crochet venimeux.

Il y a un autre enseignement que je voudrais que vous compreniez. Jésus a privé le serpent de son crochet venimeux. Dieu avait promis que Christ écraserait la tête du serpent. Mais, ce faisant, Il aurait le talon blessé par le serpent. C'est-à-dire qu'en écrasant la tête du serpent, Jésus allait être blessé dans Son effort. La blessure du talon s'est produite lorsque Jésus-Christ est mort à la croix.

Mais, en même temps que Son talon a été blessé, Il a écrasé le serpent pour toujours. Le serpent doit être entièrement éliminé du monde, avec tout ce qu'il représente.
Le serpent représente tout ce qui est maudit par Dieu. Le péché entraîne la malédiction sur toutes choses. Le péché du monde a rendu Jésus Lui-même maudit. Mis au rang des maudits et des criminels, Il a été cloué à la croix, S'étant Lui-même chargé de notre malédiction et de nos crimes. « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3 : 13). Lorsque Paul expose le sujet, il éclate d'une grande joie : « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? » (1 Corinthiens 15 : 55).

L'aiguillon de la mort, c'est le péché, mais Christ est venu, le péché a été aboli, et le crochet venimeux du serpent a été détruit.
Parmi tous les merveilleux symboles de la Parole de Dieu, je pense qu'aucun ne souligne d'une manière aussi éclatante la victoire de Jésus-Christ que ce symbole du serpent, qui avait mordu et maudit Israël, et que Dieu a fait dresser devant le peuple, en disant : « Regardez-le maintenant, et vous vivrez ! » Pourquoi ? À cause de la puissance de la promesse, à cause de l'alliance, à cause de la blessure de Jésus, et parce qu'Il est devenu malédiction pour nous. Que Dieu soit béni d'éternité en éternité !

La complète défaite du diable.

Le Nouveau Testament nous révèle le caractère absolu de la défaite du serpent. La Parole dit : « Résistez au diable, et il fuira loin de vous. » Il est devenu, pour l'âme revêtue de l'onction de Dieu, le symbole de la défaite. Jésus est venu pour détruire le diable. C'est Son but. « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il (Jésus) y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable » (Hébreux 2 : 14). Combien la Parole de Dieu révèle, non seulement le propre triomphe de Jésus-Christ sur le diable et les puissances des ténèbres, mais aussi le triomphe du Chrétien qui devient uni à Christ ! Que Dieu soit béni, l'achèvement de cette victoire nous est révélée par l'apôtre Jean dans Apocalypse 1 : 18, lorsque Jésus, debout dans l'exaltation de Sa gloire, déclare : « J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. » Oui monsieur, les clefs du royaume des ténèbres se trouvent entre les mains du Fils de Dieu ! C'est Lui qui les tient ! Il a payé pour cela à la croix. C'est ce principe que Jésus a établi lorsqu'Il a dit à Ses disciples : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 19). Hier soir, une chère soeur de l'Église nous a appelés pour nous dire que son mari venait juste de rentrer de son bureau des chemins de fer, violemment malade, dans des souffrances terribles. Elle pleurait et me dit :

- « M. Lake, il faut faire quelque chose ! » Combien de sous-entendus pourrions-nous prêter à ce « quelque chose » ! Je lui dis :

- « Chère Soeur, quelque chose va se passer si vous et moi nous avons foi en Dieu ! » Je prévins les autres membres de la famille, et nous avons courbé nos têtes. Personne n'a parlé, mais nous avons eu foi en Dieu. Près d'une demi-heure plus tard, le téléphone sonna, et elle nous dit :

- « Frère, c'est merveilleux, ses souffrances sont complètement parties ! Le Seigneur les a fait disparaître ! »

L'une des recherches scientifiques auxquelles je me suis intéressé dernièrement concerne le pouvoir qu'ont les yeux d'attirer à eux ce qu'ils regardent. Comprenez le principe qui est derrière cela. Le pouvoir qu'ont les yeux d'attirer à eux ce qu'ils regardent. On peut aussitôt comprendre qu'il y a une action derrière les yeux. Il y a quelque chose dans notre nature qui attire et prend possession de ce que notre âme admire et désire.

Nous attirons à nous-mêmes ce que nous contemplons. « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit » (2 Corinthiens 3 : 18). Que Dieu soit béni ! Êtes-vous pécheur ? Regardez à Jésus et soyez sauvé ! Êtes-vous malade ? Regardez à Jésus et soyez guéri ! Revenons à notre sujet et au serpent. Le serpent était leur ennemi particulier. Il était devenu le symbole des ennemis de l'espèce humaine dès le commencement.

L'Écriture emploie cette phrase pour le décrire : « Le serpent ancien, le diable, et Satan. » Mais le caractère absolu de sa défaite, le triomphe merveilleux de la rédemption, sont établis et décrits dans le fait que lui, le symbole des ténèbres, a été dressé et fixé sur une perche. Dieu a dit :

- « Venez et regardez-le ! Ne soyez pas effrayés par lui ! La puissance de la promesse l'a vaincu ! » Que Dieu soit béni, quiconque le regardait vivait. Ils pouvaient voir le serpent vaincu, et Christ le vainqueur.

Combien le Seigneur, dans cette merveilleuse leçon symbolique, a enseigné à l'humanité à ne pas avoir peur du diable ! Il a gravé ce jour-là dans tous les coeurs de Son peuple que la Toute-Puissance de Dieu avait réduit leur ennemi à la captivité, et qu'aucune puissance des ténèbres ne pouvait tenir devant le Dieu Tout-Puissant. Notre difficulté réside dans le fait que nous sommes trop conscients de notre péché et de notre maladie, et que nous ne regardons pas au Seigneur avec foi et espérance.

Il me semble que les enfants d'Israël ont appris une profonde leçon, en matière de santé. Dieu les préparait à franchir le Jourdain. Il fallait qu'il soit très clair dans leur esprit que le prince des ténèbres avait été totalement vaincu. Après avoir franchi le Jourdain, ils ont continuellement fait confiance à Dieu pendant des centaines d'années, comme ils Lui avaient déjà fait confiance pendant quarante ans dans le désert. C'est une leçon pour les chrétiens de longue date. Nous sommes sur le chemin depuis un bon moment. Dieu nous a enseigné toutes sortes de leçons tout au long de ce chemin. Dieu avait été Celui qui les avait guéris pendant ces quarante années dans le désert. Maintenant qu'ils parvenaient à la fin de cette période, Dieu voulait confirmer leur formation dans la foi, afin qu'ils restent pour toujours établis dans leur foi, lorsqu'ils auraient franchi le Jourdain pour entrer dans la terre de Canaan.

Afin de les aider à bien comprendre le caractère absolu de la défaite de Satan, Dieu les avait conduits, quelques jours auparavant, à demander au roi Arad qu'il leur accorde le privilège de traverser son territoire. Il avait refusé. « Alors Israël fit un voeu à l'Éternel, et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes par interdit. L'Éternel entendit la voix d'Israël, et livra les Cananéens. On les dévoua par interdit, eux et leurs villes » (Nombres 20 : 2-3).

Ce fut une défaite complète et totale de l'ennemi. Israël anéantit cette nation, et prit possession de son territoire. Ils habitèrent dans leurs maisons et cultivèrent leurs terres. Ils ne pouvaient pas aller plus loin dans la démonstration du caractère absolu de la défaite de l'ennemi, et de la victoire et du triomphe du peuple de Dieu. Puis, pour couronner le tout, Dieu introduit le symbole du serpent et le place sous leurs yeux, afin de démontrer, sur le plan spirituel, le caractère absolu de la victoire de Dieu sur l'ennemi de l'homme.

Je ne sais pas quel effet ces vérités produisent dans l'âme des autres, mais lorsque je compris pour la première fois, par la Parole de Dieu, que la maladie n'était pas la volonté de Dieu, mais qu'elle était une oeuvre des ténèbres, qu'elle appartenait au royaume des ténèbres, et que Jésus-Christ avait dit que Satan en était l'auteur, toute ma nature s'est soulevée pour détruire la volonté du diable.

Il se peut, bien-aimés, que vous ayez toléré dans votre âme quelque chose qui n'est pas en harmonie avec Dieu. Votre problème n'est peut-être pas cette maladie, mais le fait que vous tolériez quelque chose qui n'est pas en harmonie avec Dieu. L'autre jour, j'étais assis près du lit d'un pauvre homme qui était complètement rongé par la maladie. J'ai parlé avec lui quelques minutes, en lui disant que Christ était venu pour détruire les oeuvres du diable. Je lui ai demandé :

- « Frère, comment votre maladie a-t-elle commencé ? »
Il répondit :

- « Elle a commencé par ma désobéissance aux lois de Dieu et des hommes. »

- « Bien, qui en est l'auteur, et à quel royaume appartient-elle ? »

Il répondit :
- « Il ne faut pas beaucoup réfléchir pour répondre ! »

Je lui dis :

- « Si cela est vrai, Dieu a promis sa complète destruction. »

Il me supplia :
- « Oh ! Priez pour moi, pour que cette souffrance s'en aille ! »

Je répliquai :

- « Non, jamais ! Je ne peux pas faire cela. Mais je veux prier que le Dieu vivant l'anéantisse complètement ! » Oui, mon frère, quand tu es venu à Dieu avec le coeur chargé de ton péché, la première chose qu'Il a faite fut de l'effacer complètement, que Dieu soit béni ! Il a rempli ton âme de la conscience et de la présence de sa gloire. Depuis ce moment, Il oeuvre à reproduire en toi l'image du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ !

John G. Lake

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* Original : « The John G. Lake Sermons on Dominion over Demons, Disease and Death »
* Edité par : Gordon Lindsay
* Traduction : Henry Viaud-Murat
* Titre : « Victoire sur les démons, la maladie et la mort »
* Edition : « Parole de Vie »

 

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