bibleFoi

 

 « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! »

 Jérémie 6:16

 

 

guerison19) Santé et salut par le nom de Jésus.

« C'est par la foi en son nom, que son nom a raffermi, celui que vous voyez. C'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison. C'est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth que cet homme se présente en pleine santé devant vous... Il n'y a de salut en aucun autre, car il n'y a sous le ciel aucun autre nom par lequel nous devions être sauvés (Act.3:16;4:10,12). » Après la Pentecôte, lorsque Pierre et Jean guérirent le paralytique à la porte du temple, ce fut « au nom de Jésus-Christ de Nazareth » qu'ils lui dirent : « Lève-toi et marche ; » et dès que la foule émerveillée courut à eux, Pierre déclara que c'était le nom de Jésus qui avait si bien guéri cet homme. À la suite de ce miracle et du discours de Pierre, « beaucoup d'entre les auditeurs crurent (Act.4:4). » Le lendemain, Pierre répéta les mêmes paroles devant le sanhédrin : « C'est par le nom de Jésus que cet homme se présente en pleine santé devant vous, » puis il ajouta encore : « Il n'y a sous le ciel aucun autre nom par lequel nous devions être sauvés. » Cette affirmation de Pierre nous déclare que c'est le nom de Jésus qui peut guérir et sauver. Nous avons là un enseignement de haute importance pour la guérison divine.

Nous voyons que la guérison et la santé font partie du salut par Christ. N'est-ce pas ce que Pierre nous dit clairement par son discours au sanhédrin, lorsque après avoir parlé de la guérison, il leur annonce immédiatement le salut par Christ ? (Act. 4 : 10, 12.) Dans le ciel, notre corps aussi participera au salut ; le salut ne sera complet pour nous que lorsque notre corps aussi jouira de la pleine rédemption de Jésus. Pourquoi donc ne pas croire à cette œuvre de rédemption pour ici-bas ? Déjà sur cette terre, la santé du corps résulte du salut que nous a acquis Jésus.

Nous voyons encore que la santé aussi bien que le salut ne s'obtiennent que par la foi. L'homme est naturellement porté à faire son salut par ses œuvres, et ce n'est qu'avec peine qu'il en vient à le recevoir par la foi ; mais quand il s'agit de la guérison du corps, il a bien plus de peine encore à la saisir. Pour le salut, il finit par l'accepter parce qu'il ne saurait s'ouvrir autrement la porte du ciel, tandis que pour le corps, il dispose de remèdes évidents. Pourquoi donc serait-il besoin de recourir à la guérison divine ?

 

Heureux celui qui en vient à comprendre que c'est là la volonté de Dieu, que Dieu veut ainsi manifester la puissance de Jésus, et aussi nous révéler son amour paternel, exercer et affermir notre foi et nous faire éprouver dans le corps aussi bien que dans l'âme la vertu efficace de la rédemption.

 

Le corps fait partie de notre être, le corps aussi a été sauvé par Christ, c'est donc dans notre corps que notre Père veut manifester l'efficace de la rédemption et faire voir à tous que Jésus est vivant. Oh ! croyons au nom de Jésus ; n'est-ce pas « par le nom de Jésus » que pleine santé fut rendue à l'impotent ? (Act. 3 : 6.) Et ces mots : « Ta foi t'a sauvée » ne furent-ils pas prononcés à l'occasion de la guérison du corps ? (Luc 7 : 50.) Cherchons donc à obtenir la guérison divine.

Partout où l'Esprit agit avec puissance, il opère aussi des guérisons divines. Ne semble-t-il pas que si jamais les miracles ont été superflus, c'est au moment de la Pentecôte, car alors la parole des apôtres agissait avec puissance, et l'effusion du Saint-Esprit était abondante. Eh bien, c'est précisément parce que l'Esprit agissait avec force, que son influence devait se faire voir dans le corps aussi.

 

Si la guérison divine ne se voit plus que rarement aujourd'hui, il faut donc l'attribuer à ce que l'Esprit n'agit plus avec puissance. L'incrédulité des mondains et le peu de ferveur des croyants arrêtent son action. Les guérisons que Dieu accorde çà et là sont des signes précurseurs de toutes les grâces spirituelles qui nous sont promises, et c'est le Saint-Esprit qui peut seul révéler la toute puissance du nom de Jésus pour opérer des guérisons de cet ordre-là.

 

Demandons avec ferveur le Saint-Esprit, plaçons-nous sans réserve sous sa direction et cherchons à être fermes dans la foi au nom de Jésus, soit pour prêcher le salut, soit pour opérer des guérisons.

C'est pour glorifier le nom de Jésus que Dieu accorde la guérison. Que ce soit pour glorifier le nom de Jésus que nous cherchions à être guéris par lui ! Il est affligeant de voir que la vertu de ce nom soit si peu reconnue, qu'elle soit si peu le but de la prédication et de la prière. Le nom de Christ recèle pour nous des trésors de grâces divines dont les chrétiens se privent par manque de foi et de ferveur.

La volonté de Dieu est de glorifier son Fils dans l'Eglise et il le fera partout où il trouvera de la foi. Soit chez les croyants, soit chez les païens, il est urgent que la vertu d'en haut vienne réveiller les consciences et soumettre les cœurs à l'obéissance.

Dieu est prêt à manifester la toute puissance de son Fils et à le faire d'une manière éclatante dans le corps aussi bien que dans l'âme. Croyons-le pour nous-même, croyons-le pour les autres, pour le groupe de croyants qui nous entoure et aussi pour l'Eglise entière dans tout le monde. Appliquons-nous à croire d'une foi ferme à la vertu du nom de Jésus, à demander à Dieu de grandes choses en ce nom, comptant sur sa promesse ; et nous verrons Dieu faire encore des prodiges par le nom de son saint Fils.

 

 

20) Non pas par notre propre puissance ou notre piété.

« Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous comme si c'était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? (Act. 3 : 12). »

Aussitôt que le paralytique eut été guéri à la porte du temple par Pierre et Jean, « tout le peuple étonné accourut vers eux. » Pierre qui voit attribuer ce miracle à leur puissance et leur piété se hâte de rétablir la vérité en s'écriant que c'est à Jésus que revient toute la gloire de ce miracle, que c'est en lui qu'il faut croire.

Pierre et Jean étaient sans contredit pleins de foi et de piété, peut-être même étaient-ils les serviteurs de Dieu les plus saints et les plus fervents de leur temps, car sans cela, le Seigneur ne les aurait pas choisis pour opérer cette guérison .
Toutefois ils savent que cette sainteté ne vient pas d'eux-mêmes, qu'elle est le don de Dieu par le Saint-Esprit. Ils pensent si peu à eux-mêmes, qu'ils ignorent leur propre sainteté, et ne savent qu'une chose, c'est que toute force procède de leur Maître.

Ils se hâtent donc de déclarer qu'ils ne sont rien dans cette affaire, que c'est le Seigneur seul qui vient d'agir là. Voilà le but de la guérison divine ; elle doit être une preuve de la puissance de Jésus, témoigner aux yeux des hommes de ce qu'il est, proclamer sa divine intervention et attirer à lui les cœurs. « Ce n'est pas notre propre puissance ou notre piété. »

Ainsi doivent parler ceux que le Seigneur emploie à secourir leurs semblables par le moyen de leur foi.

 

Il n'est pas inutile d'insister là-dessus à cause de la disposition des croyants à se figurer parfois le contraire. Ceux qui ont recouvré la santé en réponse à « la prière de la foi, » à « la prière fervente du juste, » risquent de donner une trop grande attention à l'instrument employé par Dieu, à s'attacher à la pensée que c'est la piété de l'homme qui a été efficace. Sans doute la prière de la foi est le fruit d'une piété réelle, mais ceux qui la possèdent sont les premiers à dire qu'elle ne vient ni d'eux, ni d'aucun effort de leur part.

Ils redoutent de dérober au Seigneur la moindre parcelle de la gloire qui lui revient, car ils savent qu'en le faisant, ils obligeraient leur Dieu à les priver aussitôt de ses grâces. Tout leur désir est de voir les âmes bénies par leur moyen entrer en communion directe et toujours plus intime avec le Seigneur Jésus lui-même, puisque c'est là le résultat que doit amener leur guérison. Aussi répètent-ils avec conviction ces mots ; « non pas par notre propre puissance ou notre piété. »

Ce témoignage de leur part est nécessaire pour répondre aux accusations erronées des incrédules.

 

Il faut que l'Eglise de Christ entende prêcher clairement que c'est à cause de sa mondanité et de son incrédulité qu'elle a perdu ce don de l'Esprit et que c'est à ceux qui ont consacré leur vie à Dieu avec foi et obéissance, que le Seigneur le rend. Cette grâce ne peut reparaître au milieu de nous sans être précédée par un renouvellement de foi et de sainteté.

 

Mais alors, s'écrie le monde, et avec lui un trop grand nombre de chrétiens - Vous prétendez donc posséder une foi et une sainteté d'un ordre supérieur, vous vous croyez plus saints que les autres ! À de telles accusations, il n'est d'autre réponse à donner que la parole de Pierre. C'est là ce qu'il faut répéter devant Dieu et devant les hommes et confirmer par une vie de profonde et réelle humilité. « Non pas par notre propre puissance ou notre piété. » « Non point à nous, ô Éternel ! non point à nous, mais à ton nom, donne gloire à cause de ta bonté, à cause de ta fidélité (Psa. 115:1). »

Ce témoignage est encore nécessaire en face de notre propre cœur et des ruses de Satan. Tant que, par suite de l'infidélité de l'Eglise, le don de guérison n'est accordé que rarement, les enfants de Dieu qui ont reçu cette grâce courent le risque de s'enorgueillir, de se figurer avoir en eux quelque chose d'exceptionnellement méritoire. L'ennemi n'oublie pas de les poursuivre de ses attaques, et malheur a eux s'ils l'écoutent !

Ils connaissent ses ruses diaboliques, voilà pourquoi ils doivent prier sans cesse le Seigneur de les garder dans l'humilité, véritable moyen d'obtenir toujours plus de grâces. S'ils persévèrent dans l'humilité, ils reconnaîtront que plus Dieu bénira leur intervention, plus aussi ils seront pénétrés de la conviction que c'est Dieu seul qui agit par eux, et qu'à lui seul revient toute la gloire. « Non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi (1 Cor.15:10). » Tel est leur mot d'ordre.

Enfin ce témoignage a son utilité pour les âmes, faibles et avides de salut qui voudraient voir en Christ leur Guérisseur. Elles entendent parler de pleine consécration et d'obéissance entière, mais elles s'en font une fausse idée. Elles pensent qu'il s'agit d'acquérir un haut degré de connaissance et de perfection et elles deviennent la proie du découragement. Non, non.

Ce n'est point « par sa propre puissance ou par sa piété, » qu'on obtient de telles grâces, c'est par une foi toute simple, une foi d'enfant qui sait ne posséder ni puissance, ni sainteté propres, et qui s'abandonne de tout son cœur à celui qui est fidèle et dont la toute puissance peut accomplir sa promesse. Oh ! ne cherchons pas à être, à faire quoi que ce soit par nous-mêmes. C'est seulement quand on sent son incapacité et qu'on s'attend uniquement à Dieu et à sa Parole qu'on réalise la manière glorieuse dont le Seigneur guérit la maladie « par la foi en son nom. »

 

 

21) Selon la mesure de la foi.

« Qu'il te soit fait selon ta foi (Mat.8:13). »

Ce texte biblique nous présente une des principales lois du royaume des cieux. Pour comprendre les voies de Dieu à l'égard de son peuple, ainsi que nos relations avec le Seigneur, il importe de bien comprendre cette loi et de ne pas s'en écarter. Non seulement les grâces de Dieu sont données ou retirées selon la foi ou l'incrédulité de chacun, mais elles ne sont accordées en plus ou moins grande mesure qu'à proportion de la foi qui les reçoit.

Le Seigneur respecte la liberté de décision qu'il a placée en l'homme. Il ne peut donc nous bénir que dans la mesure où chacun s'abandonne à son action divine, lui ouvrant tout son cœur. La foi en Dieu n'est autre que le cœur qui s'ouvre pour tout recevoir de Dieu ; l'homme ne peut donc recevoir les grâces divines que selon sa foi ; et ceci est vrai de la guérison divine comme des autres grâces du Seigneur.

 

Cette vérité nous est confirmée par les bénédictions spirituelles qui résultent de la maladie. Voici deux questions qu'on entend souvent faire :

N'est-ce pas par la volonté de Dieu que parfois ses enfants demeurent dans un état maladif prolongé ? Puisqu'il est reconnu que la guérison divine apporte avec elle plus de bénédiction spirituelle que la maladie même, pourquoi Dieu permet-il que tel de ses enfants continue à être malade pendant des années, et qu'il en reçoive d'insignes bénédictions quant à la sanctification et la communion avec Dieu ?

À ces deux questions, il faut répondre que Dieu donne à ses enfants selon la mesure de leur foi. Nous avons déjà eu lieu de remarquer que plus l'Eglise s'était mondanisée, plus aussi sa foi à la guérison divine avait diminué, puis enfin qu'elle avait tout à fait disparu. Les croyants en étaient venus à ne plus savoir qu'ils pouvaient demander à Dieu la guérison de la maladie et que ce serait là un moyen d'être sanctifié et préparé à son service. Ils ne cherchaient plus qu'à se soumettre à la volonté de Dieu et à voir dans la maladie un moyen de se séparer du monde.

Dans ces conditions-là, le Seigneur leur donnait ce qu'ils lui demandaient. Il aurait été tout prêt à leur donner plus encore, à leur accorder la guérison en réponse à la prière de la foi, mais ils manquaient de foi pour la recevoir. Toujours le Seigneur se met à la portée de ses enfants, quelle que soit leur faiblesse. Les malades donc qui désiraient le recevoir de tout leur cœur, auront reçu de lui le fruit de la maladie dans leur désir de conformer leur volonté à celle de Dieu. Ils auraient pu recevoir en outre la guérison, venant leur prouver que Dieu acceptait leur soumission ; si elle n'a pas eu lieu, c'est parce qu'ils manquaient de foi pour la lui demander.

« Qu'il te soit fait selon ta foi. » Ces mots répondent encore à cette question-ci : Comment dire que la guérison divine apporte avec elle tant de bénédictions spirituelles quand on voit que le plus grand nombre des malades guéris autrefois par Jésus n'en retirèrent qu'un affranchissement temporel de leurs maux, sans donner aucune preuve d'en avoir reçu quelque grâce spirituelle. Ici encore « il leur a été fait selon leur foi. » Bon nombre de malades après avoir vu la guérison de tant d'autres, prenaient confiance en Jésus justement assez pour être guéris, et Jésus leur accordait leur demande sans y ajouter d'autres grâces pour leur âme.

Avant l'Ascension, le Seigneur n'avait pas aussi libre entrée qu'à présent dans le cœur de l'homme, parce que « le Saint-Esprit n'avait pas encore été donné (Jean 7:39). » La guérison des malades n'était guère alors qu'une grâce pour le corps. Ce ne fut que plus tard, dans l'économie de l'Esprit, que la conviction de péché suivie de la confession des péchés devint pour le croyant la première grâce à recevoir, la condition essentielle pour obtenir la guérison, comme nous le dit clairement Paul dans son Épître aux Corinthiens, ainsi que Jacques dans son Épître aux douze tribus dispersées. (I Cor. 11 : 31, 32. Jac. 5 : 16.) De la mesure de notre foi dépend donc le degré de grâce spirituelle qu'il nous sera possible de recevoir soit pour sa manifestation extérieure, soit surtout pour la portée qu'elle aura sur notre vie intime.

Nous recommandons donc à tout malade qui voudrait recevoir la guérison et connaître ainsi Jésus comme le divin Guérisseur, de ne pas se laisser arrêter par son incrédulité, de ne pas douter des promesses de Dieu, mais d'être ferme dans la foi, rendant à Dieu la gloire qui lui est due. « Il vous sera fait selon votre foi. » Si de tout votre cœur, vous vous confiez au Dieu vivant, vous serez abondamment béni, n'en ayez aucun doute. Toujours le rôle de la foi est de saisir précisément ce qui parait impossible ou étrange, considéré au point de vue humain. Consentons à devenir « fous à cause de Christ (1 Cor. 4 : 10). »

Ne craignons pas de passer pour des esprits faibles aux yeux du monde et des chrétiens encore ignorants de ces choses, parce que sur l'autorité de la Bible nous croyons ce que d'autres trouvent encore inadmissible. Ne vous laissez donc point ébranler dans votre attente lors même que Dieu tarderait à vous exaucer, ou que la maladie viendrait à s'aggraver.

Une fois que vous avez posé le pied sur le roc inébranlable de la Parole de Dieu et que vous avez prié Jésus de manifester sa toute puissance dans votre corps parce que vous êtes un des membres de son corps et le temple du Saint-Esprit, persévérez à croire en lui avec la ferme assurance qu'il s'est chargé de vous, qu'il est responsable de votre corps, et que sa vertu de guérison viendra le glorifier en vous.

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « La guérison selon la Parole de Dieu »

 livre9Quelle bonne nouvelle a retenti ! Comme aux jours d’autrefois le Seigneur dit aujourd’hui à son peuple : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Ex 15:26). Chaque jour s’accroît le nombre de ceux qui ont éprouvé la vérité de ces mots : « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera » (Jas 5:15).
Partout se répand la joyeuse assurance que c’est là un signe irrécusable de la présence du Seigneur, un gage de sa bonne volonté toujours prête à combler ses enfants des grâces et des dons de son Esprit.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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