bibleFoi

 

 « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! »

 Jérémie 6:16

 

 

guerison22) Le chemin de la foi.

« Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité. » (Marc 9 : 24). Pour des milliers d'âmes ces mots ont été secours et force dans la recherche du salut et de telle autre grâce de Dieu. Remarquons que c'est à l'occasion d'un enfant malade qu'ils furent prononcés, qu'ils étaient le cri de la foi, recourant à Jésus pour obtenir la guérison. Ils nous font voir que dans une même âme peuvent se trouver en lutte la foi et l'incrédulité et que ce n'est pas sans avoir à combattre que l'on en vient à croire en Jésus, en sa toute-puissance pour guérir les malades. Chacun pourra trouver là l'encouragement nécessaire pour réaliser la puissance du Seigneur.

Je m'adresse ici à ceux qui ne doutent pas de la volonté de Jésus de guérir les malades sans l'emploi des remèdes terrestres, mais qui manquent de hardiesse pour saisir eux-mêmes la guérison. Ils croient à la puissance divine de Jésus, ils croient d'une manière générale à sa bonne volonté de guérir, ils ont acquis, soit par les Écritures, soit par l'exemple de diverses guérisons opérées de nos jours, la conviction intellectuelle que le Seigneur pourrait les secourir, eux aussi ; mais ils reculent aussitôt qu'il s'agit de saisir la guérison et de dire avec foi :

Le Seigneur m'a exaucé, je sais que je suis guéri. C'est pour eux que l'étude de ce récit sera d'un grand secours.

 

Remarquez d'abord que sans la foi, nul ne peut être guéri. Lorsque le père de l'enfant malade dit à Jésus : « Si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous, » que lui répond Jésus : « Si tu peux croire. » Jésus avait la puissance de le guérir et il était prêt à le faire, toutefois c'est sur cet homme qu'il rejette la responsabilité : « Si tu peux... tout est possible à celui qui croit. »

Pour obtenir de Jésus votre guérison, il ne suffit pas de prier. La prière sans la foi est aussi sans efficace. C'est « la prière de la foi » qui relèvera le malade. Si vous avez déjà demandé au Seigneur votre guérison, ou si d'autres l'ont demandée pour vous, il faut, avant de sentir aucun changement, que vous puissiez dire avec foi : Sur l'autorité de la Parole de Dieu, j'ai l'assurance d'être exaucé et de recevoir la guérison.

 

Avoir la foi, c'est dans votre cas abandonner votre corps entre les mains du Seigneur et le lui remettre entièrement. La foi reçoit la guérison comme une grâce spirituelle qui vient du Seigneur lors même que le corps n'en éprouverait encore aucun changement; elle en rend témoignage et glorifie Dieu. « Mon âme, bénis l'Éternel ! C'est lui qui guérit toutes tes maladies. » (Psa. 103 : 3.) Pour guérir, c'est cette foi-là que Jésus demande.

 

Comment obtenir ce degré de foi ? Exposez à Dieu l'incrédulité qui se trouve encore en vous et comptez sur lui pour en être délivré. La foi n'est pas une monnaie qui doive acheter du Seigneur votre guérison. C'est lui-même qui veut éveiller et développer en vous la foi nécessaire. « Viens au secours de mon incrédulité, » s'écrie le père de l'enfant. Son désir ardent était de ne pas manquer de foi. Vous aussi, avouez au Seigneur toute la peine que vous avez encore à le croire sur parole, dites-lui que vous ne voulez plus de cette incrédulité, que vous vous remettez à lui, ne voulant écouter que sa parole. Ne perdez pas de temps à déplorer votre incrédulité, mais regardez à Jésus.

 

« La lumière de sa face » vous fera trouver la faculté de croire en lui. (Psa. 44 : 4.) Il vous appelle à vous confier en lui ; écoutez-le, et par sa grâce la foi triomphera en vous. Dites-lui : Seigneur, je sens encore de l'incrédulité en moi, j'ai de la peine à réaliser que je suis assuré de ma guérison parce que je possède celui qui l'opère ! Et pourtant je veux vaincre cette incrédulité. Toi, Seigneur, tu me donneras la victoire. Je veux croire ! Oui, Seigneur, je crois, car « tu viens au secours de mon incrédulité. » C'est quand nous sommes en communion intime avec Jésus, et que notre cœur répond à son cœur, que l'incrédulité est domptée, vaincue.

 

Il importe aussi de témoigner de la foi qu'on a. Soyez résolu à croire ce que le Seigneur vous dit, à croire surtout ce qu'il est. Appuyez-vous avec force sur ces promesses : « La prière de la foi sauvera le malade. » (Jac. 5 : 15.) « Je suis l'Éternel qui te guérit. » (Exo. 15 : 26.) Regardez à Jésus qui « a porté nos langueurs » (Esa. 53 : 4.), et qui a guéri tous ceux qui allaient à lui ; comptez sur le Saint-Esprit pour manifester dans votre cœur la présence de Jésus qui est actuellement dans le ciel, et pour faire passer dans votre corps aussi la puissance de sa grâce.

Louez le Seigneur, sans attendre de vous sentir mieux ou d'avoir plus de foi. Louez-le, disant avec David : « Éternel, mon Dieu, J'ai crié à toi et tu m'as guéri » (Psa. 30 : 2.). La guérison divine est une grâce spirituelle qu'il faut saisir spirituellement et par la foi avant d'en éprouver l'effet dans le corps. Saisissez-la donc et rendez grâce à Dieu. Quand le Seigneur Jésus eut commandé au démon de sortir de l'enfant, il l'agita avec violence, si bien qu'on crut qu'il était mort. Si donc votre maladie ne cédait pas tout de suite, si votre incrédulité et Satan cherchaient à reprendre le dessus, ne les écoutez pas, mais attachez-vous à Jésus le Guérisseur, et certainement il vous guérira.

 

 

23) Votre Corps est le temple du Saint-Esprit.

« Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous ? Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu » (1 Cor. 6 : 15, 19, 20).
La Bible nous dit que les croyants sont ensemble « le corps de Christ. » Généralement on prend ces mots dans leur sens spirituel, tandis que la Bible nous demande positivement si nous ne savons pas que nos corps sont les membres de Christ.

De même, quand la Bible nous parle de l'habitation en nous du Saint-Esprit ou de Christ, nous limitons leur présence à la partie spirituelle de notre être, à notre âme ou à notre cœur. Toutefois la Bible dit expressément : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ? » Quand l'Eglise comprendra que le corps aussi a part à la rédemption par Christ, et qu'il doit être ramené par là à sa destination première, c'est-à-dire à être la demeure de l'Esprit, à lui servir d'instrument, et à être sanctifié par sa présence, elle reconnaîtra aussi toute la place que tient la guérison divine dans la Bible et dans le conseil de Dieu.

Le récit de la création nous dit que l'homme est composé de trois parties : Dieu tira d'abord le corps de la poussière de la terre, après quoi « il souffla en lui un souffle de vie, » il fit passer en lui sa propre vie, son Esprit. Par l'union de l'esprit à la matière, l'âme devint « âme vivante. » L'âme, qui est proprement l'homme, se trouve donc placée entre le corps et l'esprit servant à les relier ensemble.

Par le corps, l'âme se trouve en rapport avec le monde extérieur, par l'esprit avec le monde invisible et avec Dieu. Par le moyen de l'âme, l'esprit pouvait soumettre le corps à l'action des puissances célestes et par là le spiritualiser ; par le moyen de l'âme, le corps aussi pouvait agir sur l'esprit et l'attirer vers la terre. L'âme, sollicitée par l'un et l'autre, devait donc choisir entre la voix de Dieu, lui parlant par l'esprit, ou la voix du monde lui parlant par les sens.

Cette union de l'esprit et du corps offrait un ensemble merveilleux et unique dans la création ; l'homme était par là même le joyau de l’œuvre de Dieu. Il existait déjà d'autres créatures, dont les unes étaient, comme les anges, tout esprit, sans corps matériel, et les autres, comme les animaux, n'étaient que chair, possédant un corps animé d'âme vivante, mais dépourvu d'esprit. L'homme était destiné à montrer que le corps matériel, gouverné par l'esprit était susceptible d'être transformé par la vertu de l'Esprit de Dieu et d'être ainsi amené à participer à la gloire céleste.

Nous savons ce que le péché et Satan ont fait de cette possibilité de transformation graduelle. Par le moyen du corps, l'esprit fut tenté, séduit, et devint l'esclave des sens. Nous savons aussi ce qu'a fait Dieu pour annuler l’œuvre de Satan et atteindre le but de la création. « Le Fils de Dieu a paru, afin de détruire les œuvres du diable. » (l Jean 3 : 8.) Dieu « a formé un corps à son Fils » (Héb. 10 : 5.) « La Parole a été faite chair. » (Jean 1 : 14.) « En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. » (Col. 2 : 9.) « Il a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois. » (1 Pier. 2: 4.) Et maintenant Jésus, ressuscité d'entre les morts avec un corps aussi franc de péché que son esprit et son âme, communique à notre corps la vertu de son corps glorifié. La sainte-cène est la « communion au corps de Christ » et « nos corps sont les membres de Christ. » (I Cor. 1 : 9 ; 6 : 15 ; 12: 27.)

La foi nous met en possession de tout ce que nous a acquis la mort de Christ et sa résurrection, et ce n'est pas seulement dans notre âme et notre esprit que la vie de Jésus ressuscité manifeste dès ici-bas sa présence, c'est aussi dans le corps qu'elle veut agir selon la mesure de notre foi.

 

« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ? » Un grand nombre de croyants se figurent que le Saint-Esprit vient habiter notre corps comme nous habitons une maison. Rien de pareil. Je puis habiter une maison sans que pour cela elle fasse partie de mon être ; je puis la quitter sans avoir à en souffrir ; il n'existe aucun lien vital entre moi et ma maison.

Il n'en est pas de même quant à la présence de notre âme et de notre esprit dans notre corps. La vie de la plante habite et anime chacune de ses parties ; et notre âme, notre esprit ne se bornent pas à habiter telle partie du corps, le cœur, la tête, ou telle autre, mais ils pénètrent partout, jusqu'à l'extrémité des membres les plus infimes. L'âme remplit de sa vie le corps tout entier, si bien que dans chaque molécule du corps la vie atteste la présence de l'âme.

C'est ainsi pareillement que le Saint-Esprit vient habiter notre corps. Il le pénètre tout entier. Il nous anime et nous possède infiniment plus que nous ne pouvons nous le figurer.

Comme le Saint-Esprit apporte à notre âme et à notre esprit la vie de Jésus avec sa sainteté, sa joie et sa force, de même il vient aussi communiquer au corps malade toute la vitalité de Christ aussitôt que la foi étend la main pour la saisir. C'est quand le corps est entièrement soumis à Christ, « crucifié avec lui, » et qu'il renonce à toute propre volonté et indépendance pour ne plus vouloir être que le temple du Seigneur, c'est alors que l'Esprit-Saint manifeste dans le corps la puissance du Sauveur ressuscité.

Alors seulement nous pouvons « glorifier Dieu dans notre corps, » en lui laissant toute liberté de montrer sa puissance en nous, de faire voir comment il sait affranchir son temple de la domination de la maladie, du péché et de Satan.

 

 

24) Le corps pour le Seigneur.

« Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments, mais Dieu détruira l'un comme les autres ; le corps néanmoins n'est pas pour l'impudicité, il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps » (1 Cor. 6 : 13).

Un des théologiens les plus savants a dit que la copropriété est le but que Dieu s'est proposé. Comme nous l'avons vu, c'est là en effet ce que Dieu a réalisé en créant l'homme. C'est là ce qui fait l'étonnement et l'admiration des habitants du ciel lorsqu'ils contemplent la gloire du Fils. Revêtu d'un corps d'homme, Jésus est pour toujours monté sur le trône de Dieu, pour partager la gloire de Dieu.

C'était là ce que Dieu voulait ; on finira par le reconnaître quand l'humanité régénérée formera le corps de Christ, sera réellement « le temple du Dieu vivant » (2 Cor. 6 : 16), et que toute la création, dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, aura part à la gloire des enfants de Dieu. Le corps matériel sera alors entièrement sanctifié, glorifié par l'Esprit, et ce corps ainsi spiritualisé sera la plus haute gloire du Seigneur Jésus et de ses rachetés.

C'est en prévision de cet état nouveau que le Seigneur attache une grande importance à voir notre corps habité et sanctifié dès ici-bas par son Esprit. Les croyants comprennent si peu cette vérité qu'ils ne s'en occupent guère et cherchent encore moins à obtenir l'action de l'Esprit-Saint dans leur corps. Aussi beaucoup d'entre eux, croyant que ce corps leur appartient, s'en servent à leur gré. Sans comprendre combien la sanctification de l'âme et de l'Esprit dépendent du corps, ils ne saisissent pas toute la force que contiennent ces mots « le corps est pour le Seigneur » aussitôt qu'on les reçoit avec obéissance.

« Le corps est pour le Seigneur. » Que signifie cette parole ? L'apôtre venait de dire : « les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments, mais Dieu détruira l'un comme les autres. » Le manger et le boire offrent au chrétien l'occasion de réaliser cette vérité : « le corps est pour le Seigneur. » Il faut en effet qu'il apprenne à manger et à boire à la gloire de Dieu. C'est par le manger que furent amenés le péché et la chute.

C'est aussi par le manger que le diable chercha à tenter notre Seigneur. Jésus lui-même sanctifia alors son corps en ne mangeant qu'à l'invitation de son Père. (Mat. 4 - 11.) Un grand nombre de croyants négligent de veiller sur leur corps, d'observer une sainte sobriété, de peur qu'il ne devienne impropre à servir Dieu. Jamais le manger et le boire ne devraient entraver la communion avec Dieu ; leur but est au contraire de la faciliter en maintenant le corps dans son état normal.

L'apôtre parle aussi de la fornication, ce péché qui souille le corps et qui se trouve en opposition directe avec ces mots : « Le corps est pour le Seigneur. » Il ne s'agit pas là seulement de l'impudicité en dehors du mariage, mais dans le mariage même, de toute volupté, de tout défaut de sobriété en tous genres, de tout ce que condamnent ces mots : « Votre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Cor. 6 : 19.) « le corps est pour le Seigneur. »

De même tout ce qui concourt à l'entretien du corps, à le vêtir, à le fortifier, à le délasser par le sommeil, ou à lui offrir quelque jouissance, tout doit être placé sous le contrôle du Saint-Esprit. Ainsi que le temple de l'ancienne Alliance avait été construit uniquement pour Dieu et son service, notre corps aussi a été créé pour le Seigneur et pour lui seul.

L'un des principaux bienfaits de la guérison divine sera donc de nous apprendre que notre corps doit être affranchi du joug de notre volonté propre pour devenir la propriété du Seigneur. Dieu n'accorde pas la guérison à nos prières avant d'avoir atteint le but pour lequel il avait permis la maladie. Il veut que cette discipline nous amène à une communion plus intime avec lui ; il nous fait comprendre que nous avons considéré notre corps comme notre propriété, tandis qu'il appartient au Seigneur et que le Saint-Esprit veut en sanctifier tous les actes.

Il nous porte à saisir que si nous soumettons sans réserve notre corps à l'influence du Saint-Esprit, nous éprouverons en nous sa puissance, et qu'il nous guérira en faisant passer dans notre corps la vie même de Jésus. Il nous amène enfin à dire avec conviction : « Le corps est pour le Seigneur. »

Il est des croyants qui recherchent la sanctification, mais seulement pour l'âme et l'esprit ; dans leur ignorance, ils oublient que le corps et tout son système nerveux, que la main, l'oreille, les yeux, la bouche sont directement appelés à témoigner de la présence et de la grâce de Dieu en eux. Ils n'ont pas accordé assez d'attention à ces mots : « Vos corps sont les membres de Christ. » « Si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (1 Cor. 6 : 15. Rom. 8 : 13.). « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entier, et que tout votre être, esprit, âme et corps, soit conservé irrépréhensible » (1 Thes. 5: 23.).

Oh ! quel renouvellement s'opère en nous quand par son attouchement le Seigneur guérit notre corps, qu'il en prend possession, qu'il en devient par son Esprit la vie et la santé. C'est avec un sentiment inexprimable de sainteté, de crainte et de joie, que le croyant peut alors offrir son corps en sacrifice vivant pour en recevoir la guérison, et qu'il prend pour devise ces mots : « Le corps est pour le Seigneur. »

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « La guérison selon la Parole de Dieu »

 livre9Quelle bonne nouvelle a retenti ! Comme aux jours d’autrefois le Seigneur dit aujourd’hui à son peuple : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Ex 15:26). Chaque jour s’accroît le nombre de ceux qui ont éprouvé la vérité de ces mots : « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera » (Jas 5:15).
Partout se répand la joyeuse assurance que c’est là un signe irrécusable de la présence du Seigneur, un gage de sa bonne volonté toujours prête à combler ses enfants des grâces et des dons de son Esprit.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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