bibleFoi

 

 « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! »

 Jérémie 6:16

 

 

guerison25) Le Seigneur est pour le corps.

« Le corps néanmoins n'est pas pour l'impudicité ; Il est pour le Seigneur et le Seigneur pour le corps » 1 Cor. 6 : 13. Dans les rapports de Dieu avec l'homme, il y a réciprocité. Ce que Dieu a été pour moi, je dois à mon tour l'être pour lui. Et ce que je suis pour lui, il veut de nouveau l'être pour moi. Si dans son amour il se donne tout à moi, c'est pour qu'avec amour je me donne tout à lui. C'est dans la mesure où je lui abandonne plus ou moins réellement tout mon être, qu'il se donne aussi plus réellement à moi. Dieu amène ainsi le croyant à comprendre que cet abandon de lui-même comprend aussi le corps et que plus notre vie témoigne que « le corps est pour le Seigneur, » plus aussi nous éprouvons que « le Seigneur est pour le corps. »

En disant : « Le corps est pour le Seigneur, nous exprimons le désir de voir notre corps entièrement consacré, offert en sacrifice au Seigneur, et sanctifié par lui. En disant : « Le Seigneur est pour le corps, » nous exprimons la douce certitude que notre offrande a été acceptée et que par son Esprit le Seigneur fera passer dans notre corps la force de sa vie et de sa sainteté, qu'il nous fortifiera et nous gardera désormais.

Ceci est affaire de foi. Notre corps est matériel, faible, chétif, pécheur, mortel ; aussi n'est-il pas facile de saisir d'emblée toute l'étendue de cette parole : « Le Seigneur est pour le corps. » C'est la parole de Dieu qui nous explique la manière de nous l'assimiler. Le corps a été créé par le Seigneur et pour le Seigneur. Jésus a revêtu le corps terrestre. En son corps il a porté nos péchés sur la croix, et par là il a affranchi notre corps de la puissance du péché. En Christ le corps a été ressuscité et admis sur le trône de Dieu. Le corps est la demeure du Saint-Esprit, il est appelé à être éternellement participant de la gloire céleste. C'est donc avec certitude et dans un sens étendu, universel, que nous pouvons dire : Oui, le Seigneur Jésus, notre Sauveur, « est pour le corps. »

Cette vérité peut avoir diverses applications. Tout d'abord elle est d'un grand secours pour la sanctification pratique. Il est plus d'un péché qui tire sa puissance d'une disposition physique. L'ivrogne converti a horreur des boissons alcooliques, et pourtant les appétits physiques lui sont parfois encore en piège, remportant la victoire sur ses convictions nouvelles.

Cependant, si dans la lutte il donne avec confiance son corps au Seigneur, tout appétit physique, tout désir de boire encore en sera diminué. Notre humeur aussi provient parfois de notre nature physique. Un système nerveux, irritable, produit des paroles vives, acerbes, peu charitables. Qu'on apporte alors son corps au Seigneur ; on éprouvera bientôt que le Saint-Esprit peut mortifier les mouvements d'irritation, qu'il peut sanctifier le corps et le rendre irrépréhensible.

Ces mots : « Le Seigneur est pour le corps » trouvent aussi leur application quant aux forces physiques que réclame le service du Seigneur. Lorsque David s'écrie - « C'est Dieu qui me ceint de force » il entend par là la force du corps, car il ajoute aussitôt : « Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et mes bras tendent l'arc d'airain. (Psa. 18: 33,35.) Dans ces mots aussi : « L'Eternel est la force de ma vie » (Psa. 27 : 1), il ne s'agit pas uniquement de l'homme spirituel, mais de l'homme tout entier. Un grand nombre de croyants ont éprouvé que la promesse : « Ceux qui se confient en l'Éternel, renouvellent leur force » (Esa. 40 : 31) s'adresse aussi au corps et que le baptême de l'Esprit redouble les forces du corps.

Mais c'est surtout par la guérison divine que nous voyons se vérifier ces mots : « Le Seigneur est pour le corps. » Oui, Jésus, le souverain et miséricordieux Guérisseur, est toujours prêt à sauver et guérir. Il y avait en Suisse, il y a quelques années, une jeune fille, atteinte de phtisie pulmonaire et malade à la mort. Le médecin avait conseillé un climat plus doux, mais sa faiblesse ne permettait pas de l'y transporter.

Elle apprit que Jésus est le Guérisseur des malades. Elle crut cette bonne nouvelle et une nuit qu'elle y pensait, il lui sembla que le corps du Seigneur s'approchait d'elle, qu'elle devait saisir à la lettre ces mots, Son corps pour notre corps. Depuis ce moment elle commença à se rétablir. Quelque temps après, elle put diriger des réunions bibliques et plus tard elle devint une ouvrière zélée et bénie dans l’œuvre du Seigneur parmi les femmes. Elle avait appris à comprendre que « le Seigneur est pour le corps. »

 

Cher malade ! Le Seigneur t'a montré par la maladie quelle puissance a le péché sur le corps. Par ta guérison, il veut t'apprendre aussi quelle est la puissance de la rédemption sur le corps. Il t'appelle à montrer ce que tu n'avais pas compris jusqu'ici, que « le corps est pour le Seigneur. »

 

Donne-lui donc ton corps. Donne-le lui avec ta maladie, avec le péché qui est la cause première de la maladie. Crois, sans varier, que le Seigneur se charge de ton corps, et il fera voir avec puissance qu'il est réellement « le Seigneur qui est pour le corps, » le Seigneur qui a lui-même revêtu et régénéré le corps ici-bas. Du haut du ciel, où il est à présent, revêtu de son corps glorifié, il nous envoie sa force divine, voulant ainsi manifester sa puissance dans notre corps.

 

 

26) Ne considérez point votre corps.

« Et sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé. Il ne douta point par incrédulité, mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet, il peut aussi l'accomplir » (Rom. 4 : 19-21).

Lorsque Dieu promit à Abraham de lui donner un fils, jamais le patriarche n'aurait pu croire à cette promesse s'il avait « considéré son corps déjà vieux et usé » ; » mais « il ne considéra point son corps, » il ne voulut voir que Dieu et sa promesse, que la puissance et la fidélité de Dieu qui lui assuraient l'accomplissement de sa promesse.

Ceci nous fait saisir toute la différence qu'il y a entre la guérison demandée aux remèdes terrestres et la guérison attendue de Dieu seul. Quand on recourt aux remèdes pour obtenir la guérison, toute l'attention du malade se porte sur le corps, considère le corps, tandis que la guérison divine nous appelle à détourner nos regards du corps et à nous abandonner, âme et corps, aux soins du Seigneur, ne nous occupant plus que de lui.

Cette vérité nous fait également saisir quelle différence il y a entre la maladie tenue pour bénédiction et la guérison reçue du Seigneur. On redoute parfois de prendre la promesse de saint Jacques dans son sens littéral, parce que, dit-on, la maladie est souvent plus profitable à l'âme que la santé. Il est vrai que lorsqu'il s'agit de la guérison obtenue par les remèdes terrestres, un grand nombre de personnes éprouveraient plus de bénédiction à rester malades qu'à recouvrer la santé ; mais il en est tout autrement lorsque la guérison vient directement de la main du Seigneur.

 

Pour recevoir la guérison divine, il faut confesser et délaisser si sincèrement le péché, il faut s'abandonner si complètement au Seigneur, renoncer si réellement à soi-même pour se placer dans sa main, et croire si fermement que Jésus veut prendre soin du corps, que la guérison obtenue ainsi ouvre au croyant une vie nouvelle de communion intime avec le Seigneur.

 

Il apprend par là à lui remettre entièrement le soin de sa santé, et le moindre indice de retour du mal est pour lui un avertissement à ne pas « considérer le corps, » mais à ne voir que le Seigneur.

Quel contraste entre cet état-là et celui de la plupart des malades qui demandent la guérison aux remèdes. Si quelques-uns d'entre eux ont été sanctifiés par la maladie, ayant appris à se perdre de vue eux-mêmes, combien d'autres sont portés par la maladie même à se préoccuper constamment d'eux et de l'état de leur corps. Que de soins ils apportent alors à observer le moindre symptôme favorable ou fâcheux !

Quelle préoccupation du manger et du boire, des précautions à prendre pour éviter ceci ou cela ! Quelle attention aussi à remarquer si on s'occupe assez d'eux, si on les soigne assez bien, si on les visite assez souvent ! Que de temps se passe ainsi à considérer le corps et ses exigences, plutôt que le Seigneur et les relations qu'il voulait avoir avec leur âme ! Et qu'ils sont nombreux ceux que la maladie préoccupe presque uniquement d'eux-mêmes !

Tout ceci change totalement quand c'est du Dieu vivant qu'on attend avec confiance la guérison. La première chose qu'on apprend alors est celle-ci : Cessez de vous inquiéter de l'état de votre corps ; vous l'avez confié au Seigneur ; c'est lui qui en est responsable. Si vous ne voyez pas aussitôt d'amélioration rapide, mais qu'au contraire les symptômes du mal paraissent s'aggraver, souvenez-vous que vous êtes entré dans une voie de foi, que vous ne devez donc plus considérer le corps, mais vous attacher uniquement au Dieu vivant. Le commandement de Jésus : « Ne vous inquiétez pas pour votre corps » (Mat. 6 : 25) nous apparaît ici sous un jour nouveau.

Lorsque Dieu appela Abraham à ne point considérer son corps, c'était l'appeler au plus bel exercice de foi possible, lui apprendre à n'avoir d'attention que pour Dieu et sa promesse. Il fut soutenu par sa foi et donna gloire à Dieu, convaincu que Dieu ferait ce qu'Il avait promis. La guérison divine est un merveilleux lien pour nous attacher au Seigneur.

Au premier moment, on redoute de croire que le Seigneur veuille étendre sa main puissante et en toucher le corps ; mais en étudiant la Parole de Dieu, l'âme prend courage et confiance. Enfin on se décide à dire : J'abandonne mon corps entre les mains de Dieu ; je lui en laisse le soin. Le regard alors perd de vue le corps et ses sensations pour ne plus voir que le Seigneur et sa promesse.

Cher lecteur ! Veux-tu, toi aussi, entrer dans cette voie de foi, bien supérieure à ce qu'on est convenu d'appeler la voie naturelle ? Marche sur les traces d'Abraham. Apprends de lui à ne point considérer ton corps, à ne point douter par incrédulité. Considérer son corps fait aussitôt naître des doutes, tandis que s'attacher à la promesse de Dieu et s'occuper de Lui seul fait entrer dans la voie de la foi, la voie de la guérison divine, celle qui glorifie Dieu.

 

 

27) La maladie et la mort.

« Les jours de nos années s'élèvent à soixante-dix ans, et pour les plus robustes à quatre-vingts ans » Psa. 90 : 10. « C'est lui qui te délivre de la peste et de ses ravages, Tu ne craindras ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui frappe en plein midi. Je te rassasierai de longs jours » (Psa. 91 : 3, 6, 16). « Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, ils sont pleins de sève et verdoyants » (Psa. 92 : 15).

Voici ce qu'on objecte souvent à ces mots de saint Jacques : « La prière de la foi sauvera le malade » (Jac. 5 : 15.). S'il est promis d'être toujours guéri en réponse à la prière de la foi, comment la mort serait-elle encore possible ? Et on ajoute aussi : Comment le malade peut-il savoir que Dieu, qui fixe le terme de la vie, n'a pas décidé de le laisser mourir de telle maladie ? Dans ce cas-là la prière ne serait-elle pas inutile, et ne serait-ce même pas un péché de demander la guérison ?

Avant de répondre, nous remarquerons que cette objection s'adresse non à ceux qui croient en Jésus, comme au guérisseur des malades, mais tout directement à la Parole de Dieu, et à la promesse si clairement énoncée dans l'Épître de Jacques et ailleurs. Nous ne sommes pas libres de changer ou de limiter les promesses de Dieu chaque fois qu'elles nous présentent quelque difficulté ; nous ne pouvons pas non plus exiger qu'elles nous soient clairement expliquées avant que nous en venions à croire ce qu'elles nous disent. Nous devons commencer par les recevoir sans résistance ; alors seulement l'Esprit de Dieu nous trouve dans la disposition voulue pour nous enseigner et nous éclairer.

 

Remarquons en outre que lorsqu'il s'agit d'une vérité divine qui a été longtemps négligée dans l'Eglise, elle ne peut guère être comprise d'emblée. Ce n'est que peu à peu qu'on en discernera l'importance et la portée. À mesure qu'elle reprendra vie, après avoir été acceptée par la foi, le Saint-Esprit l'accompagnera de nouvelles lumières.

 

Souvenons-nous que c'est à cause de l'incrédulité de l'Eglise que la guérison divine lui a été retirée, et ajoutons aussi qu'il ne faut pas attendre d'un petit livre comme celui-ci tous les éclaircissements qui seront donnés plus tard, lorsque cette vérité sera devenue réalité vivante pour le peuple de Dieu. Ce n'est donc pas de la réponse de tel ou tel que chacun doit faire dépendre sa foi aux vérités bibliques ; c'est « pour les hommes droits, » prêts à se soumettre à la Parole de Dieu, que « la lumière se lève dans les ténèbres. » (Psa. 112: 4.)

Quant à la première objection, il est facile d'y répondre. L'Écriture fixe à soixante-dix ou quatre-vingts ans la mesure ordinaire de la vie humaine. Le croyant qui reçoit Jésus comme le Guérisseur des malades s'en tient donc à cette déclaration de la Parole de Dieu. Il se sent toute liberté de souhaiter une vie de soixante-dix ans, mais non pas au delà.

En outre, l'homme de foi se place sous la direction de l'Esprit qui lui fera discerner quelle est la volonté de Dieu à son égard si quelque chose devait s'opposer à ce qu'il atteignît l'âge de soixante-dix ans. Toute règle a ses exceptions, aussi bien dans les choses du ciel que dans celles de la terre.

Ce dont nous sommes certains selon la Bible, soit par les paroles mêmes de Jésus, soit par celles de Jacques, c'est que notre Père céleste veut, comme règle générale, voir ses enfants en bonne santé, afin qu'ils puissent travailler à son service. Par la même raison, il veut les affranchir de la maladie aussitôt qu'ils ont confessé leur péché et demandé la guérison avec foi.

Pour le croyant qui a marché avec son Sauveur, fort de la force qui résulte de la guérison divine, et dont le corps est par conséquent sous l'influence du Saint-Esprit, il n'est point nécessaire, quand viendra le moment de mourir, qu'il meure de maladie. S'endormir en Christ, telle est la mort du croyant lorsque le terme de sa vie est venu. La mort n'est pour lui que le sommeil après la fatigue, l'entrée dans le repos.

La promesse ; « afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre » (Eph. 6 : 3) s'adresse encore à nous qui vivons sous la nouvelle Alliance. Aussi plus le croyant a appris à voir dans le Sauveur « celui qui guérit les infirmités, » plus il a de liberté à réclamer l'accomplissement littéral de cette promesse : « je le rassasierai de longs jours. Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, ils sont pleins de sève et verdoyants. »

Ce même texte répond aussi à la seconde objection. Le malade voit dans la Parole de Dieu que sa volonté est de guérir ses enfants après la confession des péchés et en réponse à la prière de la foi. Ce n'est pas à dire qu'ils doivent être exempts d'autres épreuves, mais pour la maladie, ils en sont guéris parce qu'elle s'attache au corps qui est devenu la demeure du Saint-Esprit.

Le malade doit donc désirer la guérison pour qu'elle manifeste la puissance de Dieu et pour que lui-même puisse le servir en accomplissant sa volonté. Il s'en tient en ceci à la volonté révélée de Dieu, et pour les choses non révélées, il sait que Dieu les fera connaître à ceux de ses serviteurs qui marchent avec lui.

Établissons bien ici que la foi n'est pas un raisonnement logique qui doive en quelque sorte obliger Dieu a agir conformément à ses promesses. Elle est bien plutôt la disposition confiante de l'enfant qui honore son Père, qui compte sur son amour pour le voir accomplir ses promesses, et qui le sait fidèle à communiquer au corps aussi bien qu'à l'âme une force nouvelle. Cette force est celle qui résulte de la rédemption et nous devons compter sur sa présence en nous jusqu'à ce que vienne le moment du délogement.

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « La guérison selon la Parole de Dieu »

 livre9Quelle bonne nouvelle a retenti ! Comme aux jours d’autrefois le Seigneur dit aujourd’hui à son peuple : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Ex 15:26). Chaque jour s’accroît le nombre de ceux qui ont éprouvé la vérité de ces mots : « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera » (Jas 5:15).
Partout se répand la joyeuse assurance que c’est là un signe irrécusable de la présence du Seigneur, un gage de sa bonne volonté toujours prête à combler ses enfants des grâces et des dons de son Esprit.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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