bibleFoi

 

 « Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! »

 Jérémie 6:16

 

 

guerison28) Le Saint-Esprit, l'Esprit de guérison.

« Il y a diversité de dons, mais le même Esprit. À l'un est donné la foi par le même Esprit, à un autre le don des guérisons par le même Esprit. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. » 1 Cor. 12 : 4, 9, 11. Ce qui distingue les enfants de Dieu, ce qui fait leur gloire c'est que Dieu demeure « au milieu d'eux » et se révèle à eux avec puissance. (Exo. 33 : 16 ; 34 : 9, 10.) Depuis la nouvelle Alliance, cette habitation de Dieu dans le croyant est plus manifeste encore que dans les temps anciens. Dieu envoie le Saint-Esprit à son Église, qui est le corps de Christ, afin qu'il agisse avec puissance en elle ; c'est donc de lui que dépend sa vie et sa prospérité. Pour qu'on puisse reconnaître en elle le corps de Christ, il faut que l'Eglise laisse l'Esprit agir en elle sans réserve et avec pleine liberté. Alors les membres du corps entier pourront s'attendre aux manifestations de l'Esprit, car ils forment un ensemble indissolublement uni selon ces mots : « un seul corps et un seul Esprit. » (Eph. 4 : 4.)

L'Esprit agit diversement dans tel ou tel membre de l’Église. On peut être rempli de l'Esprit pour accomplir telle œuvre et non telle autre. Il est aussi des temps, dans l'histoire de l'Eglise, où certains dons de l'Esprit sont accordés avec puissance, tandis que d'autres dons sont arrêtés par l'ignorance ou l'incrédulité. Partout où abonde la vie de l'Esprit, on peut s'attendre à voir reparaître aussi tous ses dons.

Le don de guérison est l'une des plus belles manifestations de l'Esprit. Il est dit de Jésus : « Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du diable » (Act. 10 : 38.). Le Saint-Esprit était en lui Esprit guérisseur, et c'est ce qu'il fut aussi pour ses disciples après la Pentecôte.

Les paroles de notre texte expriment donc ce qui était l'expérience continuelle des premières Églises. (Comparez avec attention Act. 3:7 ; 4:30 ;5: 12, 15, 16 ;6 : 8 ;8:7 ; 9 - 41 ; 14 : 9, 10 ; 16. 18 ; 19. 11, 12 ; 28 : 8, 9.)

L'abondante effusion du Saint-Esprit avait produit abondance de guérisons. Quel enseignement pour l’Église actuelle !

 

La guérison divine est l’œuvre du Saint-Esprit. La rédemption par Christ étend au corps aussi son action puissante et c'est le Saint-Esprit qui est chargé de nous la transmettre, puis de la maintenir en nous. Notre corps participe donc au bienfait de la rédemption et dès à présent il peut en recevoir le gage par la guérison divine. C'est Jésus qui guérit, Jésus oint et baptisé du Saint-Esprit, Jésus qui a baptisé ensuite ses disciples du même Esprit ; c'est lui qui nous envoie le Saint-Esprit ici-bas, soit pour éloigner de nous la maladie, soit pour rendre la santé à notre corps quand la maladie l'a atteint.

La guérison divine accompagne la sanctification par l'Esprit. C'est pour nous sanctifier, que le Saint-Esprit nous fait participer à la rédemption de Christ. De là son nom de Saint. La guérison qu'il opère est donc partie intrinsèque de son œuvre divine, et il l'accorde soit pour amener le malade à se convertir et à croire (Act. 4 : 29, 30 ; 5 : 12, 14 ; 6 : 7, 8 ; 8: 6, 8 ; 9: 42.), soit pour affermir sa foi, s'il est déjà converti ; il le presse, ainsi de renoncer au péché, et de se consacrer entièrement à Dieu et à son service. (l Cor. 11 : 31 ; Jac. 5 - 15, 16 ; Héb. 12: 10.)

La guérison divine contribue à glorifier Jésus. La volonté de Dieu est que son Fils soit glorifié, et c'est là ce que fait le Saint-Esprit quand il vient nous montrer ce qu'opère là rédemption par Christ. La rédemption du corps mortel paraît presque plus merveilleuse encore que celle de l'âme immortelle. C'est de ces deux manières que Dieu veut habiter en nous par Christ et triompher ainsi de la chair. Aussitôt que notre corps devient le temple de Dieu par l'Esprit, Jésus en est glorifié.

La guérison divine a lieu partout où l'Esprit de Dieu agit avec force. Soit la vie des réformateurs, soit celle de certains Moraves du meilleur temps nous en sont la preuve ; mais il y a encore d'autres promesses touchant l'effusion du Saint-Esprit qui n'ont pas été accomplies jusqu'à présent. Vivons dans une sainte attente, priant le Seigneur de les accomplir au milieu de nous.

Abandonnons-nous sans réserve à l'action sanctifiante de l'Esprit pour qu'il nous fasse marcher comme des croyants qui appartiennent exclusivement au Seigneur. Croyons que la volonté de Dieu est de nous voir en bonne santé, et alors la guérison divine nous sera accordée par l'Esprit.

 

 

29) Que le malade guéri glorifie Dieu.

« À l'instant, il recouvra la vue et suivit Jésus en glorifiant Dieu. » Luc. 18 : 43. « D'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant et louant Dieu » (Act. 3 : 8).

On pense généralement que la piété est plus, facile dans la maladie que dans la santé ; que le silence et la souffrance disposent l'âme à chercher le Seigneur, à se mettre en communion avec lui bien mieux que les distractions de la vie active ; qu'enfin la maladie rend plus directement dépendant de Dieu. Toutes ces raisons font hésiter le malade à demander au Seigneur sa guérison ; car, se dit-il, comment savoir, si la maladie n'est pas plus salutaire à mon âme que la santé ?

Penser ainsi, c'est méconnaître ce qu'est la guérison divine et ses fruits. Cherchons à comprendre que si la guérison par les voies ordinaires risque parfois de faire lâcher la main de Dieu, la guérison divine au contraire unit à lui plus étroitement. Il en résulte que de nos jours, aussi bien qu'au temps du ministère terrestre de Jésus-Christ, le croyant qui a été guéri pourra glorifier le Seigneur bien mieux que celui qui reste malade. La maladie ne peut glorifier Dieu qu'autant qu'elle lui donne l'occasion de manifester sa puissance (Jean 9 : 3 ; 11 : 4.).

Le malade amené par ses maux à glorifier Dieu, le fait pour ainsi dire par contrainte. S'il avait la santé et la liberté du choix, il est très possible que son cœur retournerait au monde. Dans ce cas le Seigneur doit le retenir à l'écart ; sa piété dépend de son état maladif. Voilà pourquoi le monde pense que la religion n'est guère bonne que dans les chambres de malades, auprès des lits de mort, et pour ceux qui n'ont pas à se mêler au mouvement et au bruit de la vie ordinaire.

Pour être convaincu de l'efficace de la religion contre les tentations, il faut que le monde voit le croyant en bonne santé marcher avec calme et sainteté au milieu même de l'activité et du travail. Sans doute un grand nombre de malades ont glorifié Dieu par leur patience dans la souffrance, mais on le glorifie encore mieux en le servant avec une santé sanctifiée par lui.

Pourquoi donc, demande-t-on, ceux qui ont été guéris en réponse à la prière de la foi glorifieraient-ils mieux le Seigneur que ceux qui l'ont été en usant des remèdes terrestres ?

Le voici : La guérison par le moyen des remèdes nous montre la puissance de Dieu dans la nature, mais ne nous met pas toujours en contact vivant et direct avec lui, tandis que la guérison divine est un acte venant de Dieu sans autre intermédiaire que le Saint-Esprit. C'est donc ici le contact direct avec Dieu qui est l'essentiel ; et c'est pour cela que l'examen de conscience et la confession des péchés doivent y préparer le malade. (1 Cor. 11 : 30-32, Jac. 5 : 15, 16.)

Celui-ci est appelé à se consacrer tout de nouveau et tout entier au Seigneur. (1 Cor. 6 : 13. 19). Tout ici dépend de l'acte de foi qui saisit la promesse du Seigneur en se donnant à lui, et qui ne doute pas que le Seigneur ne prenne aussitôt possession de ce qu'on lui consacre. Ceci explique pourquoi la prolongation de la santé reçue dépend de la sanctification de la vie, de l'obéissance à chercher toujours le bon plaisir du divin Guérisseur. (Exo. 15 : 26.)

 

La santé obtenue dans ces conditions-là assure des grâces spirituelles bien plus grandes que le retour de la santé par les voies ordinaires. Quand le Seigneur guérit le corps, c'est pour en prendre possession, pour s'en faire un temple qu'il puisse habiter. La joie qui remplit alors l'âme ne saurait se décrire ; ce n'est pas seulement la joie d'être guéri, c'est la joie mêlée d'humilité et de saint enthousiasme qui réalise l'attouchement du Seigneur, et qui reçoit de lui une vie nouvelle. Dans l'effusion de sa joie, le malade guéri exalte le Seigneur, il le glorifie par ses paroles et ses actes, et toute sa vie est consacrée au service de Dieu.

 

l est évident que ces fruits de la guérison ne sont pas les mêmes pour tous, et que parfois il y a des pas rétrogrades. La vie du malade guéri est solidaire de la vie de ceux qui l'entourent. Leurs doutes, leurs inconséquences pourront plus tard le faire dévier, néanmoins c'est presque toujours ainsi qu'il débute dans sa vie nouvelle. Chaque jour il découvre et reconnaît mieux que sa vie est celle du Seigneur ; il entre en communion plus intime et plus joyeuse avec lui, il apprend à vivre dans la dépendance habituelle de Jésus, et il reçoit de lui la force qui résulte d'une consécration plus complète.

Oh ! Que ne deviendra pas l'Eglise quand elle vivra de cette foi-là, quand chaque malade verra dans la maladie un appel à être sanctifié, à attendre du Seigneur la manifestation de sa présence, quand les guérisons se multiplieront, produisant tout autant de témoins de la puissance de Dieu, tous prêts à s'écrier avec le psalmiste : « Mon âme, bénis l'Éternel qui guérit toutes tes maladies. »

 

 

30) La prière persévérante.

« Jésus leur adressa une parabole pour montrer qu'il faut toujours prier et ne point se relâcher... Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice » (Luc. 18 : 1-8).

La nécessité de prier avec persévérance est le secret de toute vie spirituelle. Quel bonheur de pouvoir demander à Dieu telle ou telle grâce jusqu'à ce qu'il la donne, et de savoir avec certitude qu'il veut exaucer la prière ! Mais quel mystère aussi pour nous que l'appel à persévérer dans la prière, à heurter à la porte du Seigneur avec foi, à lui rappeler ses promesses, à ne pas nous lasser de le faire jusqu'à ce qu'il nous accorde notre demande.

L'assurance que notre prière doit obtenir du Seigneur ce que sans elle il ne donnerait pas, n'est-elle pas la preuve évidente que l'homme a été créé à l'image de Dieu, qu'il est son ami, qu'il est ouvrier avec lui, et que les croyants qui forment ensemble le corps de Christ, participent ainsi à son œuvre d'intercession ? car c'est à cette intercession de Christ que le Père répond, qu'il accorde ses grâces divines.

Plus d'une fois la Bible nous explique la nécessité de la prière incessante. Elle a plusieurs raisons d'être, et tout d'abord elle est motivée par la justice de Dieu. Dieu a déclaré que le péché doit porter sa peine ; le péché a donc des droits sur un monde qui l'accueille et lui reste asservi. Lorsque l'enfant de Dieu veut sortir de cet ordre de choses, il faut que la justice de Dieu y consente ; il faut donc le temps voulu pour faire valoir devant le tribunal de Dieu les privilèges que Christ a acquis au croyant. En outre la prière persévérante est motivée par l'opposition de Satan qui cherche toujours à empêcher l'exaucement de la prière. (Dan. 10 : 12, 13.)

Le seul moyen capable de vaincre cet ennemi invisible, c'est la foi. Ferme et fondée sur la promesse de Dieu, la foi refuse de céder et continue à prier, à attendre l'exaucement, lors même qu'il tarde à venir, sachant qu'elle finira par avoir la victoire. (Eph. 6 : 12, 18.) Enfin c'est pour nous-mêmes que la persévérance à prier est nécessaire.

Le retard apporté à l'exaucement est destiné à éprouver notre foi et à l'affermir ; il doit développer en nous la volonté inébranlable qui ne lâche plus les promesses de Dieu, mais qui renonce à ses propres appréciations pour ne compter que sur Dieu. C'est alors que Dieu, voyant ce qu'est notre foi, nous trouve prêts à recevoir ses grâces et nous les accorde. Il nous fera promptement justice lors même qu'il tarde. Oui, malgré tous les délais nécessaires, il ne nous fera pas attendre un instant de trop ; si nous crions à lui jour et nuit, « il nous fera promptement justice. »

Cette persévérance à prier nous devient facile dès que nous comprenons bien ce qu'est la foi. Jésus nous l'enseigne par ces mots : « Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. » (Mat. 21 : 22.) Quand la Parole de Dieu nous autorise à demander quelque chose, nous devons croire que nous le recevons aussitôt. Dieu nous le donne ; nous le savons par la foi, et nous pouvons dire que dans le ciel nous l'avons reçu, quoique ce ne soit que plus tard seulement que nous devions en réaliser ici-bas les effets.

C'est avant d'avoir vu, éprouvé quoi que ce soit, que la foi se réjouit d'avoir reçu, et qu'elle persévère à prier à attendre jusqu'à ce que la réponse soit manifeste. C'est donc précisément pour en venir à compter sur l'exaucement, qu'il est parfois utile de continuer à prier ; et qu'il sera bon, après avoir cru à l'exaucement, de persévérer encore jusqu'à ce que celui-ci devienne un fait acquis.

Tout ceci est d'une grande importance pour obtenir la guérison divine. Parfois il est vrai la guérison est immédiate et complète ; mais il peut arriver aussi qu'elle se fasse attendre, même dans le cas où le malade aurait pu la demander avec foi. Parfois aussi les premiers symptômes de guérison se montrent aussitôt, mais ensuite les progrès sont lents et entravés par des moments d'arrêt ou des retours du mal.

Dans l'un et l'autre cas, il importe soit pour le malade, soit pour ceux qui prient avec lui, de croire à l'efficacité de la prière persévérante, bien qu'ils ne puissent pas en expliquer le mystère. Ce que Dieu parait d'abord refuser, il l'accorde plus tard à la prière de « la cananéenne, » à celle de « la veuve, » à celle de « l'ami qui heurte à la porte à minuit ». (Mat. 15: 22. Luc 18 : 3 ; 11 : 5.) Sans voir ni changement, ni réponse, la foi qui se fonde sur la Parole de Dieu, et qui continue à prier avec importunité, finira par avoir la victoire.

« Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice, quand même il tarde à leur égard. » Dieu sait donc tarder tout le temps nécessaire et pourtant agir promptement sans attendre plus qu'il ne faut. Voilà les deux choses que doit aussi présenter notre foi.

Avec une sainte promptitude saisissons les grâces promises comme si nous les avions déjà reçues ; avec patience attendons sans nous lasser l'exaucement qui tarde à venir. Cette foi-là s'attache à vivre en lui. C'est pour faire naître en nous cette foi-là, que la maladie nous est envoyée et qu'ensuite la guérison nous est accordée, car plus que toutes choses cette foi-là glorifie notre Dieu.

 

 

31) Étendant ta main pour qu'il se fasse des guérisons.

« Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces et donne à tes serviteurs d'annoncer ta Parole avec une pleine assurance, en étendant ta main pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles, des prodiges par le nom de ton saint Fils Jésus » (Act. 4 ; 29-31).

Nous serait-il permis aujourd'hui de prier ainsi, de demander au Seigneur : Donne à tes serviteurs d'annoncer ta Parole avec une pleine assurance, en étendant ta main pour qu'il se fasse des guérisons. » Examinons cette question.

L’œuvre de Dieu ne présente-t-elle pas aujourd'hui tout autant de difficultés qu'alors, et les besoins ne sont-ils pas aussi pressants ? Qu'on se représente les apôtres au milieu de Jérusalem et de son incrédulité ; d'un côté les principaux du peuple et leurs menaces ; de l'autre la foule aveuglée, refusant de croire au Crucifié ! À présent le monde n'est plus si ouvertement hostile à l’Église, parce qu'il ne la craint pas, mais ses paroles flatteuses sont plus redoutables encore que sa haine.

La dissimulation est parfois pire que la violence. Un christianisme tout de vaines formes et qui dort dans son indifférence n'est-il pas tout aussi peu accessible à la vérité qu'un judaïsme qui lui résiste ouvertement. Encore à présent les serviteurs de Dieu ont besoin, pour « annoncer sa Parole avec une pleine assurance », que la puissance de Dieu se manifeste au milieu d'eux d'une manière évidente.

Aujourd'hui comme alors, le secours de Dieu n'est-il pas tout aussi nécessaire ? Les apôtres savaient bien que ce n'était pas l'éloquence de leur prédication qui ferait triompher la vérité, mais qu'il fallait là le témoignage de l'Esprit manifestant sa présence par des miracles. Il fallait que le Dieu vivant « étendit la main pour qu'il se fit des guérisons, des miracles et des prodiges par le nom de son saint Fils Jésus. » Alors seulement ses serviteurs, joyeux et forts de sa présence, pourraient annoncer sa Parole avec l'assurance de la foi et apprendre au monde à craindre son nom.

Les promesses divines ne nous concernent elles pas aussi ? Les apôtres s'appuyaient sur ces mots du Seigneur avant son ascension : « Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute créature Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : En mon nom, ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. » (Marc 16 : 17, 18.)

 

Ce commandement nous indique la vocation divine de l’Église ; la promesse qui le suit nous montre quelles sont ses armes, et nous prouve que le Seigneur agit de concert avec elle. C'est parce que les apôtres comptaient sur cette promesse, qu'ils priaient le Seigneur de leur accorder la preuve de sa présence. Le jour de la Pentecôte, ils avaient été remplis du Saint-Esprit, mais il leur fallait encore les signes surnaturels qu'opère sa puissance.

 

La même promesse s'adresse également à nous, car l'ordre de prêcher l'Évangile ne saurait se détacher de la promesse de guérison divine qui l'accompagne. Nulle part dans la Bible, nous ne voyons que cette promesse ne fut pas aussi pour les âges futurs. En tout temps le peuple de Dieu a grand besoin de savoir que le Seigneur est avec lui et d'en posséder la preuve irréfutable.
Cette promesse est donc pour nous aussi ; demandons-en l'accomplissement.

Devons-nous compter sur la même grâce ? Nous lisons dans les Actes « qu'après avoir prié, les apôtres furent tous remplis du Saint-Esprit et qu'ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance ; que beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple et que le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur s'augmentait de plus en plus. » (Act. 4 : 31 ; 5 : 12-15.)

Oh ! quelle joie et quelle force nouvelle recevrait aujourd'hui le peuple de Dieu si de nouveau le Seigneur étendait ainsi sa main ! Que d'ouvriers fatigués et découragés s'affligent de ne voir guère de bénédiction sur leur travail ! Comme leur foi reprendrait vie si des signes de ce genre venaient leur prouver que Dieu est à l’œuvre avec eux ! Maint indifférent serait amené à réfléchir, plus d'un douteur à prendre confiance, et tout incrédule en serait réduit au silence.

Et le pauvre païen ! Comme il se réveillerait s'il voyait par des faits ce que les paroles ne peuvent lui faire saisir, s'il devait forcément reconnaître que le Dieu du chrétien est « le Dieu vivant » qui fait des prodiges, « le Dieu d'amour » qui bénit !

 

« Réveille-toi, réveille-toi, revêts-toi de force, » Église du Seigneur ! Quoique tu aies perdu par ton infidélité la joie de voir s'allier à la prédication « la main de l'Éternel étendue pour guérir, » le Seigneur est prêt à t'accorder de nouveau cette grâce. Reconnais que c'est ton incrédulité qui t'en a privée longtemps, demande pardon et ne tarde plus à t'écrier : « Réveille-toi, réveille-toi, revêts-toi de force, bras de l'Éternel ! Réveille-toi comme aux jours d'autrefois ! » (Esa. 51 : 9.)

 

Église du Seigneur ne te lasse pas de prier jusqu'à ce que Dieu te réponde de son sanctuaire et manifeste sa gloire à son peuple. Comme ses premiers témoins, sois animée, toi aussi, du seul désir d'annoncer l'Évangile avec une pleine assurance, de le prêcher à toute créature. Dieu répondra alors à ta requête en te remplissant du Saint-Esprit, et de nouveau il étendra sa main pour « qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges par le nom de son saint Fils Jésus. »

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « La guérison selon la Parole de Dieu »

 livre9Quelle bonne nouvelle a retenti ! Comme aux jours d’autrefois le Seigneur dit aujourd’hui à son peuple : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Ex 15:26). Chaque jour s’accroît le nombre de ceux qui ont éprouvé la vérité de ces mots : « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera » (Jas 5:15).
Partout se répand la joyeuse assurance que c’est là un signe irrécusable de la présence du Seigneur, un gage de sa bonne volonté toujours prête à combler ses enfants des grâces et des dons de son Esprit.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

folder download   Livres d'Andrew Murray en PDF et EPUB !

 

Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

  • Aucun commentaire trouvé

Ajouter vos commentaires

Vous pouvez commenter cet article

0 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir plus de 25 caractères
conditions d'utilisation.