priere

20- Le but principal de la prière   -  21- La condition qui comprend toutes les autres

« Je m’en vais au Père, et tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié par le Fils (Jn 14:13). » «  Afin que le Père soit glorifié par le Fils.»  Voilà le but pour lequel Jésus, dans la gloire, à la droite de Dieu, fera tout ce que nous lui demanderons. Lorsqu’il n’y a aucune espérance que ce but puisse être atteint, Il ne répondra pas. De là il résulte tout naturellement que ce but doit être pour nous, comme pour Jésus, l’élément essentiel de nos prières. La gloire du Père doit être l’essence de l’âme, la vie de notre prière. N’était-ce pas la règle de conduite de Jésus lorsqu’Il était sur la terre? « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé» (Jn 5:30).

Nous avons là la note dominante de sa vie. Il l’exprime aussi dans les premières paroles de sa prière sacerdotale. « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie ».

« Pour moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donné à faire; maintenant, Père, glorifie-moi auprès de ta personne » (Jn 17:1-4).

Il s’appuie sur deux raisons pour demander que les siens soient admis à partager la gloire qu’Il a auprès du Père. Il l’a glorifié sur la terre, et Il le glorifiera encore dans le ciel. Son seul désir est que son Père soit glorifié de plus en plus par la fidélité des siens.

Rien n’est plus sûr que cette parole du Fils bien-aimé de Dieu: c’est que nous le glorifierons surtout en faisant ce qu’Il nous demande. Il ne laissera par conséquent échapper aucune occasion d’assurer l’accomplissement de sa promesse. Que notre but soit celui de Jésus: la gloire du Père, qu’elle nous préoccupe avant tout et que nous en fassions l’objet de nos requêtes, notre prière alors sera certainement exaucée.

Cette parole de Jésus est, à la vérité, une épée à deux tranchants qui, pénétrant l’âme de part en part, discerne les intentions et les pensées les plus intimes du cœur. Jésus, dans ses prières sur la terre, dans son intercession au ciel, et dans la promesse d’exaucement qu’Il nous a faite, a toujours comme première pensée et premier but la gloire du Père !

 

En est-il de même pour nous ? Souvent le mobile le plus puissant qui nous pousse à prier n’est-il pas notre intérêt personnel ou notre volonté propre ? Et si tel n’est pas le cas, ne devons-nous pas reconnaître que le désir ardent et persévérant de la gloire du, Père n’a pas souvent la première place dans nos prières ? Cependant il faut qu’il en soit ainsi.

 

Nous ne prétendons pas dire que le fidèle n’y songe pas par moments. Il déplore souvent d’obtenir si peu; il en connaît la raison:, C’est lorsqu’il n’y a pas harmonie entre l’esprit qui anime sa vie de chaque jour et la disposition de son âme à l’heure de la prière. Nous nous apercevons que le désir de glorifier le Père ne doit pas être un sentiment, intermittent qu’on n’éprouve qu’au moment où l’on prie. Non. Ce n’est que lorsque notre vie tout entière, dans tous ses détails, est consacrée à Dieu, que nous pourrons le glorifier par notre prière.

« Faites tout pour la gloire de Dieu » (1Co 10:31).

« Nous avons auprès de lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, Il nous écoute » (1Jn 5:14).

Ces deux paroles sont inséparables. L’obéissance à ce commandement est le gage de la bénédiction révélée dans ce second texte.

 

Pour qu’une prière soit exaucée, il faut qu’elle soit à la gloire de Dieu. Il n’y a pas d’autre gloire que la sienne et celle qu’Il veut bien faire reposer sur quelques-unes de ses créatures. La création proclame sa gloire. Tout ce qui n’est pas pour sa gloire est péché, ténèbres et mort. Ce n’est qu’en glorifiant Dieu que ses créatures peuvent réaliser sa gloire. Le simple devoir de tous les rachetés est de faire ce que le Fils de l’homme a fait. La récompense de Christ sera aussi la leur.

Le Père l’a couronné de gloire et d’honneur, lui a remis le royaume entre les mains, lui a accordé le privilège de demander ce qu’Il voudrait et le droit, comme Intercesseur, d’exaucer nos prières. Si nous sommes un avec Christ, si notre prière fait partie d’une vie employée à glorifier Dieu, le Sauveur glorifiera le Père en accomplissant à notre égard la promesse:

« Tout ce que vous demanderez au Père eh mon nom, je le ferai » (Jn 14:13).

Par nous-mêmes nous ne pouvons parvenir à vivre de manière à ce que la gloire de Dieu soit notre but unique. Elle n’a été pleinement réalisée que par Jésus-Christ homme, et ce n’est qu’en lui qu’elle le sera pour nous. Oui, Dieu en soit béni, sa vie est notre vie, Il s’est donné lui-même pour nous.

Il est essentiel que nous cherchions ce qui usurpe en nous la place que Dieu doit occuper, que nous le confessions et que nous y renoncions. N’est-ce pas souvent l’amour du moi, notre confiance en nous-mêmes ? Ce n’est que par le secours de Christ habitant en nous, s’emparant de notre cœur, lui qui a glorifié le Père sur la terre, que nous parviendrons à glorifier le Père à notre tour.

Il tarde à Jésus de glorifier le Père par l’exaucement de nos prières et de nous enseigner à vivre et à prier à la gloire de Dieu. Quel motif assez puissant pourrait engager nos cœurs indifférents à s’abandonner au Seigneur pour qu’Il agisse de la sorte en nous ? Pas d’autre que celui-ci: c’est que le Père seul est digne de gloire. Que par la foi, nous l’adorions, en nous prosternant devant lui, lui attribuant le règne, la puissance et la gloire. Vivons dans la lumière du Dieu, trois fois saint, du Dieu d’amour, et bien certainement nous nous écrierons:

« À Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soit gloire » (Jude 1:25).

N’est-ce pas une pensée qui doive nous humilier, que si souvent nous avons prié pour un enfant, un ami, une œuvre avec plus de ferveur que lorsqu’il s’agit de la gloire de Dieu. Ne nous étonnons plus de ce que tant de prières ne sont pas exaucées. Là est le secret. Ne l’oublions pas, celui qui veut prier avec foi, doit consacrer sa vie à ce que son Père soit glorifié par lui eh toutes choses. Hors de là, point de prière efficace.

« Comment pouvez-vous croire », dit Jésus, « vous qui tirez votre gloire les uns des autres et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul » (Jn 5:44).

 

Toute recherche de notre propre gloire auprès des hommes rend la foi impossible. C’est le renoncement à nous-mêmes, c’est le sentiment de notre incapacité qui nous amènera à la foi. Celui-là seul qui recherche avant tout la gloire de Dieu, la verra dans la réponse à ses prières. Mais comment y arriver, demanderons-nous encore ?

 

Commençons par confesser que la gloire de. Dieu n’a pas été notre passion dominante et qu’elle a aussi peu rempli nos vies que nos prières! Que nous avons peu vécu selon la ressemblance du Fils, en sympathie avec lui ! Prenons notre temps Permettons au Saint-Esprit d’agir en nous. Il nous révélera nos lacunes, et nous verrons tout ce qui nous a manqué à cet égard. La connaissance du péché en nous, la confession que nous en ferons, sont le vrai chemin qui mène à la délivrance.

Regardons à Jésus. Mourons à nous-mêmes et vivons pour Dieu, comme Christ l’a fait. Que tout en nous travaille à la réalisation de, ce grand but: Vivre pour la gloire du Père.

Acceptons Jésus et la force qu’Il veut nous donner; possédons la joyeuse assurance que nous vivons à la gloire de Dieu, parce que Jésus habite en nous. Que ce soit là l’esprit qui anime notre vie tout entière. Jésus est le gage que nous pouvons vivre de la sorte. Le Saint-Esprit nous a été donné pour que nous puissions faire cette expérience, à la condition que nous nous confions en lui et que nous le laissions agir. Que notre incrédulité ne soit pas cause que nous restions en arrière et prenons avec confiance pour mot de passe: Tout à la gloire de Dieu.

Le Père accepte le sacrifice de notre volonté, il lui est agréable. Le Saint-Esprit y apposera son sceau par la conviction que nous vivons pour Dieu et sa gloire. Quelle paix, quelle force, quelle puissance auront nos prières quand nous saurons, par la grâce de Dieu, que nous sommes en parfaite harmonie avec Celui qui nous a promis de faire ce que nous lui demandons, afin que le Père soit glorifié par le Fils !

Lorsque nous croirons sans réserve à l’inspiration des Écritures par l’Esprit, nos désirs ne seront plus les nôtres, mais ceux de l’Esprit en nous, et tout naturellement la gloire de Dieu sera notre but unique. Nous pourrons dire avec une liberté toujours croissante: Père ! tu le sais, nous ne demandons cela que pour ta gloire.

La condition attachée à l’exaucement de nos prières, au lieu d’être une montagne qui nous paraît inaccessible, nous deviendra facile et nous donnera la certitude que nous sommes écoutés, parce que la prière n’a pas de plus grande beauté et de bénédiction plus désirable que celle-ci, c’est qu’elle glorifie le Père. Le privilège de la prière nous deviendra doublement précieux, parce qu’il nous mettra en harmonie parfaite avec le Fils bien-aimé qui a dit:

« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié par le Fils » (Jn 14:13).

 

 SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

 

21- La condition qui comprend toutes les autres

« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé » (Jn 15:7).

Dans nos relations avec Dieu, la promesse et les conditions qui s’y rattachent sont inséparables. Si nous remplissons ces conditions, Dieu tiendra sa promesse. Ce qu’Il sera pour nous dépend de ce que nous voulons être pour lui. « Approchez-vous de Dieu et Il s’approchera de vous » (Jas 4:8).

Ainsi la promesse illimitée accordée à la prière: demandez ce que vous voudrez, dépend de cette condition simple, naturelle, mais positive : Si vous demeurez en moi. C’est Christ que le Père exauce toujours ; ÊTRE et DEMEURER EN LUI : c’est le moyen de faire accepter notre prière. Demeurer en lui entièrement et complètement, nous donne le droit de demander ce que nous voudrons, et la promesse se réalisera pour nous.

Si nous comparons cette promesse avec l’expérience faite par tant de chrétiens, nous ne pouvons qu’être frappés de la terrible différence qui existe entre elles. Qui peut compter le nombre infini de prières qui s’élèvent et n’obtiennent aucune réponse ? Il n’y a qu’une manière d’expliquer ce fait.

Ou nous ne remplissons pas les conditions requises, ou Dieu ne tient pas sa promesse.

Les chrétiens sont peu disposés à admettre l’un ou l’autre ; dès lors ils ont imaginé un moyen pour sortir de ce dilemme. Ils ajoutent à la promesse une clause qui la modifie, mais que le Seigneur n’y a point mise: « Si telle est la volonté de Dieu ! » Par là, ils conservent l’intégrité de Dieu et la leur, du même coup. Oh ! s’ils voulaient seulement accepter la promesse et la tenir ferme telle qu’elle est, s’en remettant à Christ du soin de défendre la vérité !

Le Saint-Esprit leur ferait voir que cette promesse n’a été faite qu’à ceux qui demeurent réellement en Christ, dans le sens où Il l’entend lui-même. Le même Esprit, les amenant à confesser que, de leur côté, ils n’ont pas rempli la condition requise, ils comprendraient qu’il est dès lors tout naturel que leur prière n’ait pas été exaucée.

Si le Saint-Esprit les éclaire, ils ne tarderont pas à être avertis de la faiblesse de leurs prières et en chercheront la raison. C’est alors qu’ils obtiendront la bénédiction de demeurer pleinement en Christ : « Si vous demeurez en moi ».

Lorsqu’un chrétien grandit dans la grâce, et la connaissance du Seigneur Jésus, il lui arrive souvent de voir les paroles de Dieu grandir en même temps et se révéler à lui d’une manière toute nouvelle et plus profonde. Il peut se reporter au jour où telle parole de Dieu s’est illuminée pour lui et se réjouir de la bénédiction qu’elle lui a apportée.

Plus tard, dans des circonstances différentes, ayant acquis une plus grande expérience, il y découvre un sens qu’il n’y avait jamais vu auparavant. Plus tard, en avançant dans la vie chrétienne, il se peut que cette même parole qui lui paraît encore mystérieuse, soit éclairée du Saint-Esprit, qui lui en révèle le sens le plus caché et le plus profond. L’une de ces paroles dont le sens se découvre graduellement et qui nous amène, pas à pas, dans la plénitude de la vie divine est celle qui nous occupe : « Demeurez en moi ».

De même que la croissance du sarment attaché au cep est constante, de même notre union avec Christ doit grandir et durer pendant notre vie entière; ce n’est qu’alors que la vie divine prendra une possession complète de nous. Le chrétien faible encore en la foi peut cependant demeurer en Christ dans la mesure de lumière qui lui est accordée, mais plus il demeurera en Christ, dans le sens parfait du mot, tel que le Maître l’entend, plus il héritera des promesses qui s’y rattachent.

Dans la vie chrétienne, la première étape est la foi. Quand l’enfant de Dieu découvrira que le commandement est fait pour lui malgré sa faiblesse, il fera l’expérience qu’en dépit de nombreuses chutes et de beaucoup d’infidélités, son devoir le plus impérieux est d’y obéir, et il en retirera une bénédiction. Il ne verra plus que l’amour, la puissance et la fidélité du Sauveur, et il sentira un besoin croissant de foi.

 

Il ne se passera pas longtemps avant qu’il ne découvre qu’il lui faut encore autre chose. L’obéissance et la foi sont inséparables. La foi n’est pas autre chose qu’une obéissance passive qui regarde au Maître. L’obéissance n’est autre chose qu’une foi active qui fait la volonté de Dieu.

Il peut arriver que le chrétien pense davantage aux privilèges et aux bénédictions attachés à cette parole : Demeurer en Christ, qu’aux devoirs qui en découlent et aux fruits qu’elle doit porter. Il s’apercevra qu’il y a eu en lui beaucoup de volonté propre et d’amour de soi-même, plus même qu’il ne s’en est douté, et que la paix dont il avait joui dans la première ferveur de sa foi n’est plus son partage.

C’est par l’obéissance pratique que la demeure en Christ pourra être réalisée. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime. Si vous m’aimez, gardez mes commandements ». « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (Jn 14:21:15,23). « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour » (Jn 15:10).

Au début de la vie chrétienne, le fidèle a cru plus par l’intelligence et par les vérités que cette intelligence avait saisies, que par le cœur. Plus tard, il lui semble qu’il lui manque encore quelque chose. La volonté, le cœur du chrétien appartiennent au Seigneur. Il lui obéit et il l’aime. Mais alors pourquoi la nature charnelle a-t-elle encore tant de puissance ? Pourquoi les mouvements spontanés, les émotions subites de l’homme intérieur sont-ils si loin de ce qu’ils devraient être ?

La volonté sanctifiée ne peut ni approuver, ni tolérer cet état de choses, mais on dirait qu’il y a là une région qui semble n’être pas soumise au contrôle de notre volonté. Pourquoi même lorsqu’il n’y a pas beaucoup de péchés de commission à condamner, y a-t-il un si grand nombre de péchés d’omission ? Pourquoi si peu de sainteté, si peu d’amour, si peu de conformité dans notre vie à celle de Jésus ?

Pourquoi notre vie ne se confond-elle pas avec la sienne ? N’est-ce pas là ce que le Maître a voulu dire par cette parole : « Demeurez en moi ». Il faut qu’il y ait quelque chose dans notre vie en Christ et dans la vie de Christ en nous, dont nous n’ayons pas encore fait l’expérience.

Oui, en effet: La foi et l’obéissance sont le seul chemin qui mène à la bénédiction.

Avant de nous donner la parabole du cep et des sarments, Jésus nous a fait entendre très clairement quelle merveilleuse bénédiction sera le prix de notre foi et de notre obéissance. Par trois fois, Il répète ces paroles: Si vous m’aimez et gardez mes commandements, en les faisant suivre chaque fois d’une promesse différente: l’Esprit qui viendra du Père, le Fils qui sera manifesté, enfin le Père et le Fils qui feront leur demeure dans le cœur obéissant.

Plus notre foi grandira dans l’obéissance et l’amour, plus notre vie intérieure s’épanouira et nous deviendrons capables de recevoir l’esprit de Christ glorifié. « En ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous » (Jn 14:20), de la même manière que Christ est en Dieu, et Dieu en Christ, unis dans une identité absolue de vie et de nature, de même serons-nous unis en Christ et Christ en nous dans une même vie.

C’est lorsque Jésus nous a parlé de la connaissance que nous avons acquise par le Saint-Esprit, de sa vie en Dieu, de notre vie en lui et de lui en nous, qu’Il a pu dire : « Demeurez en moi et moi en vous ». Acceptons cette vie unie à Christ.

 

C’est là la vraie vie ! Christ pouvant venir habiter en nous, de telle sorte que notre âme ayant renoncé à elle-même, a laissé la place à Celui qui n’aspire qu’à devenir l’essence même de notre vie. Pour cela, redevenons petit enfant, qui, ne se faisant aucun souci, trouve son bonheur à se confier et à obéir à celui qui a tout fait pour lui.

Pour ceux qui demeurent ainsi en Christ, la promesse : « Demandez ce que vous voudrez », aura son accomplissement certain. Il ne peut en être autrement. Christ est devenu leur Maître. Il règne en souverain sur leur vie, leur volonté, leur cœur. Non seulement ils n’ont plus de volonté propre, mais Christ y a substitué la sienne par son Esprit et prie en eux.

Chers frères en la foi, confessons que c’est parce que nous ne demeurons pas en Christ comme Il nous l’a commandé que l’Eglise est impuissante en présence de l’infidélité, de la mondanité et du paganisme au milieu desquels le Seigneur pourrait la rendre plus que victorieuse. Acceptons la condamnation que cette confession implique et croyons à sa fidélité pour accomplir sa promesse.

Mais ne nous décourageons pas. La vie du sarment attaché au cep grandit toujours. Demeurer en Christ comme Il nous y invite est à notre portée, car sa volonté est de nous y aider. Soyons prêts à compter pour rien tout ce qui n’est pas lui, et à dire : « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix... mais je cours pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ » (Php 3:12).

Ainsi demeurant en lui, grandissant dans notre union avec lui, exerçons notre droit et notre volonté en nous conformant à la volonté de Dieu et réclamons ce qu’Il nous a promis. Laissons-nous enseigner par le Saint-Esprit qui, à mesure que nous avancerons, nous dévoilera mieux ce qu’est la volonté de Dieu, afin que nous en puissions réclamer, l’exécution par la prière.

Et surtout ne nous contentons de rien moins que de faire l’expérience personnelle de ce que Jésus nous a promis quand Il a dit: « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé » (Jn 15:7).

 

SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « Avec Christ à l'école de la prière » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1933

 murreyLe volume excellent que nous publions a déjà eu en français une première édition il y a 42 ans. Elle est épuisée depuis longtemps Nous croyons très utile d’en donner une seconde édition. Sans doute nous avons depuis vingt ans en français l’excellent ouvrage de S. D. Gordon: « Les simples entretiens sur la prière », dont je ne saurais; dire trop de bien et par le moyen duquel j’ai reçu d’inexprimables bénédictions, mais Andrew Murray et S. D. Gordon se complètent. Murray met en lumière certaines vérités que Gordon ne mentionne pas. De là notre vif désir de publier le présent volume tout en bénissant Dieu des cinq mille exemplaires du livre de Gordon qui circulent dans nos pays de langue française.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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