priere

22- La parole et la prière    -    23- Obéissances

« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et cela sera accordé » (Jn 15:7). La relation essentielle qui existe entre la Parole et la prière est l’une des leçons les plus simples en même temps qu’elle est une de celles qu’on apprend au début de la vie chrétienne. Un païen nouvellement converti l’a dit: « Je prie: je parle à mon Père; je lis: mon Père me parle ». Avant que nous arrivions à prier, n’est-ce pas la Parole de Dieu qui nous prépare à la prière en nous révélant ce que nous devons demander ? C’est elle qui nous fortifie en donnant à notre foi une base certaine.

C’est encore cette Parole qui nous apporte la réponse qui nous est nécessaire, et c’est par elle que l’Esprit nous donne d’entendre la voix du Père. La prière n’est pas un monologue, mais un dialogue dans lequel la voix de Dieu, répondant à la nôtre, est la partie la plus importante. Ecouter la voix de Dieu est le secret de la certitude qu’Il écoutera la nôtre.

« Eternel,  incline ton oreille et écoute » (2Ro 19:16). « Prête l’oreille à mes paroles » (Ps 5:2). « Ecoutez ma voix » (Jer 7:23).

Voilà des paroles que l’homme dit à Dieu et celles que Dieu lui répond. Dieu nous écoutera dans la mesure où nous l’aurons écouté. Le degré d’importance que nous attachons à ce que Dieu nous dit sera la véritable pierre de touche de ce qu’Il est réellement pour nous, de notre droiture et de notre sincérité dans la prière.

C’est à cette relation entre sa parole et notre prière que Jésus fait allusion dans notre texte. La grande importance de cette vérité deviendra claire pour nous, si nous la comparons avec celle qui a fait l’objet de notre précédente leçon. Si vous demeurez en moi (Jn 15:7).

Plus d’une fois, Jésus a dit: Demeurez en moi et moi en vous. Sa demeure eh nous sera le complément de notre demeure en lui, mais ici ce n’est plus: Vous en moi et moi en vous c’est: Vous en moi et mes paroles en vous. L’idée est la même, sous une forme différente.

Un horizon nouveau s’ouvre devant nous; nous discernons mieux la place que doivent occuper dans notre vie spirituelle et surtout dans notre prière, les paroles que Dieu nous a révélées par Christ. Un homme se fait connaître par ses paroles, par ses promesses il se donne et il se lie à celui auquel il a fait ses promesses. Il fait connaître sa volonté en donnant ses ordres à ceux dont il réclame l’obéissance, non seulement dans le but de les diriger, mais aussi pour les employer à son service.

C’est par nos paroles que nous entrons en communion avec nos semblables. C’est par nos paroles entendues, acceptées, comprises, obéies, que nous pouvons exercer une influence sur les autres, influence naturellement toujours très limitée. Mais lorsque c’est Dieu, l’Être infini, en qui réside la vie, la puissance, la vérité dans l’acception la plus élevée du mot, lorsque c’est Dieu, disons-nous, qui parle, il y a plus encore, car Il se donne lui-même à ceux qui, recevant ses paroles, font l’expérience de la réalité de ses promesses.

En nous faisant la promesse, Il nous donne en même temps la puissance de la saisir et de la posséder. En nous donnant ses ordres, Il nous donne en même temps la capacité de partager avec lui sa volonté, sa sainteté, sa perfection.

La Parole de Dieu n’est rien autre que son Fils, Jésus-Christ. C’est pour cela que les paroles de Christ sont les paroles de Dieu, toutes empreintes d’une puissance divine et d’une force vivifiante : « La Parole était Dieu » (Jn 1:1). « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie » (Jn 6:63).

Nous savons par les sourds-muets que la faculté de la parole dépend de celle de l’ouïe ; c’est pour cela que la perte de l’ouïe chez l’enfant entraîne celle de la parole. Nous retrouvons cette vérité dans un champ plus vaste. Nos paroles dépendent de ce que nous entendons. C’est vrai aussi dans le sens le plus élevé de nos relations avec Dieu.

Offrir une prière, exprimer nos désirs, faire appel à certaines promesses, n’est pas difficile, et l’homme peut aller jusque-là par son intelligence naturelle. Mais prier par l’Esprit, faire entendre à Dieu de ces paroles destinées à exercer une influence sur les puissances du monde invisible, c’est autre chose; prier de la sorte dépend entièrement de la manière dont nous écoutons la voix de Dieu.

Ce n’est que par notre éducation à l’école du Maître que nous apprendrons à parler à Dieu aussi bien qu’à l’homme. « Le Seigneur, l’Eternel m’a donné une langue exercée. Pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu. Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, pour que j’écoute comme écoutent des disciples. Le Seigneur, l’Eternel m’a ouvert l’oreille, et je n’ai point résisté » (Esa 50:4-5).

Ecouter la voix de Dieu, c’est quelque chose de plus qu’une étude attentive de sa Parole. On peut étudier et connaître à fond la Parole de Dieu sans être pour cela dans une communion réelle avec le Dieu vivant. Mais il y a aussi dans la lecture régulière de la Parole, faite sous le regard du Père et la direction de l’Esprit, une puissance qui vient directement de Dieu lui-même : C’est la voix de Dieu qui pénètre dans nos cœurs, qui y apporte force et bénédiction, qui y éveille cette foi vivante, laquelle, à son tour, atteint le cœur de Dieu.

 

Notre force de croire et notre force d’obéir dépendront de la manière dont nous aurons écouté cette voix. La chose essentielle pour nous est de reconnaître la voix de Dieu dans ce qu’Il a à nous dire.

 

Ce n’est pas la loi, ce n’est pas la Bible, ce n’est pas la connaissance de ce qui est bien qui engendrent l’obéissance, mais c’est l’influence personnelle de Dieu et sa communion intime. Dans la présence réalisée de Dieu, nous découvrirons que la désobéissance et l’incrédulité sont impossibles. Nous voyons dans notre texte l’explication de ce que nous venons de dire.

Il faut que les paroles du Seigneur s’emparent tellement de notre cœur et de notre vie, que notre conduite et nos dispositions en soient le reflet. S’il en est ainsi, notre prière deviendra efficace, car elle sera la conséquence de notre vie; si nous faisons ce que Dieu nous ordonne, Dieu, à son tour, aura égard à ce que nous lui demandons.

Les saints de l’Ancien Testament ont bien compris cette relation intime entre les paroles de Dieu et les nôtres. Pour eux la prière était réellement l’effusion d’un cœur qui a entendu la voix de Dieu. Si la parole était une promesse, ils comptaient sur Dieu pour faire ce qu’il avait dit. « Ce que Dieu a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’Il a déclaré, ne l’exécutera-t-Il pas ? » (No 23:19).

La parole était-elle un commandement? Nous voyons qu’ils obéissaient simplement à ce que Dieu leur avait ordonné. « Abram partit comme l’Eternel le lui avait dit » (Ge 12:4).

Leur vie en communion avec Dieu était un libre échange de paroles et de pensées. Ils écoutaient et faisaient ce que Dieu leur commandait; Dieu, de son côté, les écoutait et leur accordait ce qu’ils demandaient. Non seulement Christ nous parle, mais, se donnant tout entier à nous, Il fait suivre sa promesse de l’accomplissement. En retour, Il demande que nous fassions de même, c’est-à-dire que nous nous abandonnions complètement à lui.

« Si mes paroles demeurent en vous » (Jn 15:7). Cette condition est claire et simple. Elle nous révèle la volonté de Christ; si ses paroles demeurent en nous, sa volonté deviendra la nôtre; et nous deviendrons l’instrument docile qu’Il maniera à son gré. Christ remplira notre être intérieur dans l’exercice de l’obéissance et de la foi. Notre volonté s’affermira et sera toujours plus en harmonie avec lui et Il le saura.

Il ne craindra pas alors de nous faire cette promesse : « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé » (Jn 15:7). Cette promesse se réalisera littéralement pour tous ceux qui y ajouteront foi et qui vivront d’après elle.

 

Disciples de Christ ! Ne nous devient-il pas de plus eh plus évident que pendant que nous cherchions à nous expliquer pourquoi nos prières restaient sans réponse, essayant de nous persuader que cela tenait à notre soi-disant soumission à la volonté de Dieu, la vraie raison était que notre vie sans énergie était la cause de nos prières sans force ?

 

Qu’est-ce qui nous rendra forts si ce n’est la parole sortant de la bouche même de Dieu ? C’est la parole de Christ, aimée, respectée, agissant en nous par l’obéissance, c’est elle qui nous fera devenir un avec lui, et qui nous rendra capables de nous approcher de Dieu et de le comprendre.

Tout ce qui est de ce monde passera, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeurera éternellement. Abandonnons notre vie à Christ. Que nos cœurs s’ouvrent à sa parole. Quelles expériences pleines de bénédictions ne ferons-nous pas alors, et ne réaliserons-nous pas de sa présence en nous !

 

SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

23- Obéissance

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne » (Jn 15:16).  « La prière fervente du juste a une grande efficace » (Jas 5:16).

Le Père renouvelle ici la promesse de nous donner ce que nous demanderons, mais à une condition qui nous montre à qui sera accordée cette merveilleuse influence auprès du Tout-Puissant. Le Maître dit : « Je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez et que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure ». Puis Il ajoute :  « Afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom », vous qui portez du fruit, « Il vous le donne ».

Au fond, ces paroles ne sont que l’expression plus complète de celles-ci : « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé » (Jn 15:7).

Porter du fruit et toujours plus de fruit est donc le but de notre demeure en Christ. « Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié et que vous serez mes disciples » (Jn 15:8). Dès lors il n’est pas étonnant qu’Il ajoute que des fruits abondants et durables seront la preuve de notre vie en Christ. Répondre à l’appel qui nous a été adressé est la condition de toute prière efficace, c’est la clef qui nous ouvre le trésor des bénédictions de Dieu.

Il y a des chrétiens qui craignent que cette assertion ne soit en désaccord avec la doctrine du salut gratuit. Il n’en est rien si nous comprenons cette doctrine comme nous devons la saisir, et comme elle nous est donnée à plusieurs reprises dans la Parole de Dieu.

Ecoutez ces paroles de Jean : « Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité et nous rassurerons nos cœurs devant lui... Quoique ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable » (1Jn 3:18,19,22).

 Et encore celles-ci de Jacques : « La prière fervente du juste a une grande efficace » (Jas 5:16). Le juste est celui dont on peut dire, selon la définition du Saint-Esprit : « Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste » (1Jn 3:7).

Remarquez aussi l’esprit qui anime plusieurs Psaumes avec leurs appels à l’intégrité et à la justice de celui qui prie : « L’Eternel m’a traité selon ma droiture. Il m’a rendu selon la pureté de mes mains... J’ai été sans reproche envers lui, et je me suis tenu en garde contre mon iniquité. Aussi le Seigneur m’a rendu selon ma droiture, selon la pureté de mes mains devant ses yeux. Avec celui qui est bon, tu te montres bon, avec l’homme droit, tu agis selon la droiture » (Ps 18:21,24,26). « Mon bouclier est en Dieu, qui sauve ceux dont le cœur est droit » (Ps 7:11). « O Eternel ! qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ? Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice, et qui dit la vérité selon son cœur » (Ps 15:1-2).

Si nous considérons attentivement ces déclarations à la lumière du Nouveau Testament, vous les trouvons en parfait accord avec l’enseignement du Sauveur dans son discours d’adieu. « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour » (Jn 15:10). « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » (Jn 15:14). Ces mots veulent dire littéralement : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez et que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne » (Jn 15:16).

Cherchons à entrer dans l’esprit de ce que le Seigneur nous enseigne. Ne courons-nous pas le danger de ne voir quelquefois qu’un des côtés de la question et qu’une seule expérience à faire de la prière et de la foi ? Mais il est un autre côté que la Parole de Dieu met fortement en relief, c’est celui de l’obéissance comme seul chemin menant à la bénédiction. Nous avons à réaliser dans nos relations avec l’Être Infini que nous appelons Dieu, Celui qui nous a créés et rachetés, que notre premier devoir envers lui c’est la soumission.

L’assujettissement de notre être tout entier à sa suprématie, à sa gloire, à sa volonté et à son bon plaisir, devrait être le grand objet de notre vie. La question n’est pas de savoir comment nous pourrons obtenir la faveur de Dieu et en jouir parce que même en cela notre moi peut dominer; c’est Dieu qui doit l’emporter sur tout. Une soumission complète, n’est-ce pas ce qui fera la beauté du ciel ?

Obéir et servir, voilà les mobiles qui ont fait agir le Fils pendant qu’Il était sur la terre. Savoir et obéir, voilà ce que doit être notre but principal bien plus encore que le repos, la lumière, la joie ou la force.

Remarquons quelle place éminente le Maître donne à ce but, non seulement dans le chapitre quinzième, mais dans le quatorzième, où Il parle de l’habitation de Dieu en nous, en trois personnes. « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jn 14:15). Et l’Esprit vous sera alors donné par le Père. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai et je me ferai connaître à lui » (Jn 14:21).

Enfin au verset 23 nous trouvons l’une des plus grandes et des plus précieuses promesses : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui ». Est-il possible d’exprimer plus clairement que c’est par l’obéissance que l’Esprit habitera en nous, qu’il révélera le Fils en nous et nous préparera à être la demeure du Père ?

L’obéissance et la foi ne sont que les deux faces d’un même acte, celui par lequel nous acceptons la volonté de Dieu. De même que la foi fortifie l’obéissance, l’obéissance, à son tour, fortifie la foi. La foi se perfectionne par les œuvres : souvent ce que nous avons pris pour la foi est resté sans résultat; n’est-ce pas parce que nous n’avions pas compris que la seule foi efficace est celle qui est accompagnée d’une entière soumission à la volonté ide, Dieu. C’est alors seulement que nous aurons force et puissance pour réclamez de Dieu tout ce qu’Il nous a promis.

L’application de cette vérité est simple, mais très solennelle. Le Maître a dit : « Je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez et que vous portiez du fruit », « beaucoup de fruit », « et que votre fruit demeure » (Jn 15:16). Ce qui revient à dire qu’il faut que notre vie soit utile et d’une utilité continuelle. Que de fois nous avons prié avec ferveur pour obtenir la grâce de porter du fruit, et nous avons été étonnés de ne recevoir aucune réponse !

C’est parce que nous avions interverti l’ordre du Maître. Nous avions voulu recevoir d’abord la joie, la force, la consolation afin de pouvoir accomplir facilement notre œuvre, sans difficulté et sans renoncement à nous-mêmes. Et le Maître veut que par la foi, sans nous préoccuper de notre tâche, de ses côtés faciles ou de ses difficultés, de nos forces ou de notre faiblesse, nous fassions ce qu’Il nous demande, dans une parfaite obéissance.

En suivant ce chemin, nous serions arrivés à prier avec efficace, et à tout faire pour la gloire de Dieu. Non pas que l’obéissance tienne lieu de foi, ni y supplée si elle manque; non, l’obéissance qui vient de la foi est la clef qui ouvre les trésors que Dieu tient en réserve pour nous. Le baptême de l’Esprit, l’habitation du Fils et du Père en nous, la foi en un exaucement constant de la prière, voilà ce qui attend celui qui obéit.

 

Acceptons cette leçon.

Voilà donc encore une des causes pour lesquelles nos prières peuvent n’être pas efficaces: notre vie n’est pas ce qu’elle doit être. Une obéissance simple et droite n’en est pas le signe caractéristique. Et cependant nous approuvons pleinement cette loi divine de la Providence : c’est que l’homme à qui Dieu a accordé une si grande influence dans le gouvernement du monde, jusqu’à lui donner des choses qu’Il n’aurait pas données sans la prière, doit apprendre, à se soumettre loyalement et sans restriction à l’autorité supérieure du Maître de toutes choses.

Reconnaissons, à notre honte, combien nos vies ont été et sont peu fidèles à cet égard. Consentons enfin à obéir à l’ordre que le Seigneur nous donne. Etudions ses relations avec nous en tant que Maître. Ne recherchons plus en premier lieu, jour après jour, notre consolation, notre joie et nos bénédictions personnelles. Que notre première pensée soit : J’appartiens au Maître.

Qu’en toutes circonstances nous agissions comme faisant partie de lui-même, ne nous préoccupant plus que de connaître et de faire sa volonté. Être le serviteur, l’esclave de Jésus-Christ, que ce soit là l’esprit qui nous anime. S’Il a dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs... mais je vous ai appelés amis » (Jn 15:15), c’est qu’Il avait défini plus haut cette qualité d’amis : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande ».

La seule chose qu’Il nous ordonne, comme aux sarments attachés au cep, c’est de porter du fruit. Vivons pour être en bénédiction aux autres, pour rendre témoignage de l’amour et de la vie qui sont en Jésus. Consacrons-nous entièrement à, vivre dans la foi et l’obéissance, c’est là ce que Jésus veut de nous, appliquons-nous à faire sa volonté: c’est-à-dire, à porter du fruit. Réalisons que c’est à cela qu’Il nous appelle, que nous n’avons d’ordre à recevoir que de Celui qui obtient tout de soli Père, et qu’une vie utile et féconde en fruits, toute consacrée à Dieu est à notre portée. Nous comprendrons alors comment et pourquoi porter du fruit peut seul nous ouvrir le chemin de la prière efficace.

Celui qui, par l’obéissance à Christ, prouve qu’il accomplit la volonté de Dieu, obtiendra tout ce qu’il demandera au Père, parce que le Père le lui a promis. « Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que, nous faisons ce qui lui est agréable » (1Jn 3:22).

 

SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « Avec Christ à l'école de la prière » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1933

 murreyLe volume excellent que nous publions a déjà eu en français une première édition il y a 42 ans. Elle est épuisée depuis longtemps Nous croyons très utile d’en donner une seconde édition. Sans doute nous avons depuis vingt ans en français l’excellent ouvrage de S. D. Gordon: « Les simples entretiens sur la prière », dont je ne saurais; dire trop de bien et par le moyen duquel j’ai reçu d’inexprimables bénédictions, mais Andrew Murray et S. D. Gordon se complètent. Murray met en lumière certaines vérités que Gordon ne mentionne pas. De là notre vif désir de publier le présent volume tout en bénissant Dieu des cinq mille exemplaires du livre de Gordon qui circulent dans nos pays de langue française.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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