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24- La victoire assurée    -    25- Le Saint-Esprit et la prière

« Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai ». « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (Jn 14:13-14). « Que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom » (Jn 15:16). « En vérité, en vérité, je vous dis que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom, demandez et vous recevrez. En ce jour-là vous demanderez en mon nom » (Jn 16:23-24,26). Les disciples n’avaient encore rien demandé au Dom de Jésus-Christ, et lui-même n’avait jamais parlé de cette possibilité. Nous trouvons dans ces paroles: assemblés en mon nom, (Mt 18:20) ce qui s’en rapproche le plus.

Ici, dans ce discours d’adieu, Il répète ces mots: en mon nom, à la suite de trois promesses illimitées : Tout... quelque chose... ce que vous demanderez, (Jn 14:13-14) (Jn 15:16) pour enseigner à ses disciples et à nous en même temps, que ce n’est qu’en son nom seul que nous aurons la victoire. Mais cette victoire dépend de l’usage que nous ferons de ce nom. Qu’est-ce qu’un nom ?

Le nom est la personnification d’un individu, à tel point qu’il nous suffit de l’entendre prononcer pour que son image paraisse à nos yeux. Le nom éveille en nous immédiatement la personnalité qu’il évoque; il nous rappelle ce que nous en connaissons et renouvelle l’impression que nous en avons reçue. Le nom d’un roi, par exemple, nous suggère aussitôt l’idée de sa puissance, de sa grandeur, de son royaume même, parce qu’il en est le type.

De même, chacun des noms sous lesquels Dieu nous est révélé : l’Eternel, Jéhova, l’Admirable, le Tout-Puissant, le Prince de Paix, personnifie instantanément à nos yeux quelque attribut de Celui qui est invisible. Le nom de Christ nous dit tout ce qu’Il a fait pour nous et tout ce qu’Il fait en ce moment comme Intercesseur et Médiateur.

 

Qu’est-ce que faire quelque chose au nom d’un autre ?

C’est se présenter avec le pouvoir et l’autorité de cet autre, comme son représentant ou son envoyé. Et comment nous servir du nom d’un autre si nous n’avons pas avec lui une communauté de pensées ? Pourrions-nous consentir à ce que qui que ce soit se serve librement de notre nom, si nous ne sommes assurés que notre honneur et nos intérêts seront saufs et en bonnes mains. Voilà ce que Jésus nous offre lorsqu’Il nous permet de nous servir de son nom avec l’assurance que quoi que nous demandions, cela nous sera donné.

On ne peut établir ici de comparaison entre la permission accordée à quelqu’un de se servir d’un certain nom, dans une occasion particulière, et celle que Jésus donne solennellement à tous ses disciples d’user librement de son nom, en tout temps et pour tout ce qu’ils ont à demander. Il ne l’aurait pas fait s’Il n’avait pas su qu’Il pouvait leur confier ses intérêts, et que son honneur était en sûreté entre leurs mains.

L’usage autorisé du nom d’un autre est toujours le signe d’une grande intimité. En employant le nom d’un autre pour un but spécial, nous laissons le nôtre de côté comme n’ayant plus de valeur et comme si nous revêtons la personnalité de celui dont nous invoquons le nom. Faire usage d’un nom est un droit qui peut nous avoir été accordé en vertu d’une union légale.

Un négociant, obligé de s’éloigner et de quitter ses affaires, donne à son fondé de pouvoir une attestation au moyen de laquelle celui-ci peut tirer des centaines de mille francs en son nom. Le fondé de pouvoir s’en servira non pour lui-même mais dans l’intérêt de la maison. C’est parce que son patron le connaît pour être dévoué à ses affaires qu’il peut lui remettre ainsi, en toute confiance, le libre usage de son nom.

Lorsque le Seigneur Jésus-Christ est monté au ciel, Il a laissé son œuvre, le gouvernement de son royaume ici-bas, entre les mains de ses serviteurs. Il ne pouvait faire autrement que de les autoriser à se servir de son nom, pour obtenir du Père le secours dont ils auraient besoin pour la bonne réussite de ses affaires. Ses disciples ont donc le pouvoir de se servir du nom de Jésus dans la mesure où ils se consacrent aux intérêts et à l’œuvre du Maître. L’usage d’un nom suppose toujours l’abandon de nos intérêts propres pour prendre en main ceux de la personne que nous représentons.

Faire usage d’un nom est un droit qui peut encore nous avoir été accordé en vertu d’une union pour la vie. Dans le cas du négociant et de son fondé de pouvoir, l’union est temporaire. Mais nous savons comment l’union de la vie comporte l’unité du nom.

 

Un enfant porte le nom de son père parce qu’il en a reçu la vie. Et souvent le fils d’un père honorable a été respecté par le seul fait du nom qu’il portait. Mais si l’on arrive à découvrir qu’il n’a que le nom, sans avoir le caractère et les qualités de son père, ce nom même perdra de sa valeur. Tout doit être en harmonie, le nom, la vie et le caractère. Si tel est le cas, l’enfant aura un, double titre à l’affection et à l’estime des amis de son père.

 

Il en est de même pour Jésus et le chrétien. Nous devons être un avec lui. Nous avons une même vie avec lui, un même esprit, et, par là, nous avons le droit de nous approcher de Dieu en son nom.

 

Ce qui peut en autoriser l’usage est encore l’union de l’amour.

Si une jeune fille pauvre, dont la vie a été toute de privations, s’unit à un homme riche, elle renonce à son nom pour prendre celui de son mari, elle a le droit de s’en servir. Elle peut faire des emplettes, et, grâce au nom qu’elle porte, on ne refusera pas de les lui livrer. Pourquoi ? Parce que l’époux, l’ayant choisie pour sa compagne, lui a donné le droit de considérer sa richesse à lui comme devenant la sienne à elle, car ils ne font plus qu’un.

L’époux céleste ne pouvait faire moins, nous ayant aimés, nous ayant unis à lui. Dès lors, Il donne à ceux qui portent son nom le droit de tout demander en ce nom-là. Les exemples que nous venons de citer nous montrent que la manière habituelle d’envisager cette question est défectueuse. Trop souvent nous terminons nos prières par le nom de Jésus, comme une simple formule, ou en coupables qui s’en font une caution qui doit répondre pour eux.

Jésus est vivant, Il est auprès du Père, ne l’oublions pas. Si même c’est à lui que nous adressons nos supplications, il faut le faire en son nom. N’est-ce pas déclarer par là que nous sommes avec lui en communion de sentiments, d’intérêts et d’amour ? S’il en est ainsi, notre foi grandira dans l’assurance que rien de ce que nous demandons en son nom ne nous sera refusé, et nous verrons quelle puissance merveilleuse nous aurons dans nos prières auprès du Père. De l’influence de Christ dans notre vie dépend son influence dans nos prières. Bien des paroles dans l’Ecriture rendent clairement ce que nous venons de dire : « Faites tout au nom du Seigneur Jésus » (Col 3:17).

 Ce verset est la contre-partie de cet autre : « Demandez tout en mon nom ». Faire et demander au nom de Jésus sont inséparables. « Nous marcherons, nous, au nom de l’Eternel, notre Dieu à toujours et à perpétuité » (Mic 4:5).

Nous voyons que le nom du Seigneur doit exercer une influence dirigeante sur notre vie tout entière, et surtout dans la prière. Ce n’est pas à nos paroles seulement, mais à nos actes que Dieu regarde pour jugez ce que le trône de son Fils est réellement pour nous. Quand l’Ecriture parle de : « Ces hommes qui ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ », (Ac 15:26) ou de celui qui est : « Tout prêt, non seulement à être enchaîné, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus » (Ac 21:13), nous voyons ce que ce nom doit être pour nous. S’Il est tout pour nous, nous obtiendrons tout par lui. Si j’abandonne tout à Dieu, Il me fera part de tout ce qu’Il possède. « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » (Jn 14:13).

Jésus nous a fait cette promesse libéralement,  les chrétiens l’ont amoindrie, limitée, ils la trouvaient trop large. Qui oserait se fier à un homme sans condition ? Mais dans ce cas-ci, il ne s’agit pas d’un homme, et ces mots: en mon nom, portent en eux leur propre garantie. C’est une puissance spirituelle que nous pouvons revendiquer devant les hommes et devant Dieu.

Oh ! demandons à Dieu le secours de son Saint-Esprit, pour que nous comprenions la signification de ce nom et l’usage que nous en devons faire. C’est par l’Esprit seul que «le nom qui est au-dessus de tout nom», (Php 2:9) prendra la place prépondérante dans nos affections et dans notre vie. Disciples de Jésus! Que les leçons d’aujourd’hui pénètrent profondément dans notre coeur. Les cieux nous sont ouverts, les trésors du monde invisible sont mis à notre disposition, sachons en user au profit de ceux qui nous entourent. Apprenons à prier au nom de Jésus. Que chacun de nous exerce son sacerdoce royal et se prévale du droit dont il dispose dans le champ d’activité que le Seigneur lui a donné.

 

Que les chrétiens se réveillent, qu’ils écoutent ce message ! Notre prière obtiendra ce qui, sans elle, n’aurait jamais été fait. Servons-nous sans réserve du nom de Jésus, et soyons ainsi en bénédiction pour ceux qui nous entourent. « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » (Jn 14:13).

 

 

SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

 

25- Le Saint-Esprit et la prière

« En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien : En vérité, en vérité, je vous dis que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom; demandez et vous recevrez afin que votre joie soit parfaite. En ce jour-là, vous demanderez en mon nom et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime » (Jn 16:23,24,26).

« Priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu » (Jude 1:20-21).

« Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. Je vous écris, pères, parce que vous avez connu Celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin » (1Jn 2:12-18).

Ces paroles de Jean adressées aux petits enfants, aux jeunes gens et aux pères, ne nous indiquent-elles pas qu’il y a dans la vie chrétienne trois époques distinctes d’expériences ? La première est celle de l’enfance ; l’âme naît à la joie du pardon et de l’assurance du salut. La seconde est celle de l’adolescence ; époque de transition et de lutte où la foi grandit et s’affermit ; la Parole de Dieu agit et donne à la jeunesse les armes par lesquelles elle peut remporter la victoire sur le malin. La troisième est celle de l’âge mûr ; les pères ont approfondi toutes choses et sont entrés dans une communion intime avec le Tout-Puissant.

Dans le sermon sur la montagne, tel que nous venons de l’étudier au point de vue de l’enseignement de Christ sur la prière, nous retrouvons aussi trois divisions distinctes analogues. En premier lieu, l’époque d’initiation où l’enseignement se résume en ce mot Père : « Priez votre Père ». « Votre Père voit, entend, sait, récompensera, beaucoup plus qu’aucun père terrestre ». Ayez seulement en lui une foi enfantine.

Plus tard, vient l’époque de luttes, de transition et de victoire, résumées par ces paroles : « Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne » (Mt 17:21). « Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-Il à leur égard ? » (Lu 18:7).

Enfin, dans ses paroles d’adieu, nous atteignons un degré plus élevé encore. Les enfants sont devenus hommes faits, ils sont les amis du Maître pour lesquels Il n’a point de secrets et auxquels Il dit : « Je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jn 15:15).

En nous répétant si souvent quoi que vous demandiez, Jésus nous remet pour ainsi dire les clefs du royaume des cieux. Le moment est venu de prouver la puissance de la prière en son nom. Le contraste entre le premier et le dernier degré de cette marche ascendante est marqué de la manière la plus positive dans les paroles que nous méditons aujourd’hui.

« Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. En ce jour-là vous demanderez en mon nom » (Jn 16:24,26).

Nous savons maintenant ce que veut dire ce mot « en ce jour-là ». C’est le jour de l’effusion du Saint-Esprit. L’œuvre de Christ sur la croix, sa victoire complète sur la mort révélée par sa résurrection et son ascension devaient recevoir leur couronnement, par la descente du Saint-Esprit sur les disciples pour animer leur vie, manifestation visible de la gloire de Dieu sur la terre.

 

L’un des merveilleux résultats de la dispensation de l’Esprit, c’est la force toute-puissante qu’Il donne à la prière, puissance inconnue jusqu’à la Pentecôte. La prière adressée au nom de Jésus et exaucée n’est-elle pas la preuve que l’Esprit habite en nous ? Pour comprendre comment le don du Saint-Esprit a été le commencement d’une ère nouvelle dans l’exercice de la prière, rappelons-nous quelle est son œuvre et pourquoi Il n’a pas été donné avant que Jésus eût été glorifié.

 

L’Esprit est l’essence même de Dieu, car Dieu est Esprit. C’est par l’Esprit que le Fils a été engendré du Père, c’est par la communion du Saint-Esprit que le Père et le Fils sont un. La prérogative éternelle du Père est d’accorder sans cesse au Fils ce qu’il demande. Le privilège béni du Fils est de demander et de recevoir sans cesse, parce que par l’Esprit, Ils sont tous deux unis en une même vie et un même amour. Il en a été ainsi de toute éternité, il en est de même maintenant encore parce que le Fils agit comme médiateur entre nous et le Père.

Jésus, sur la terre, a commencé l’œuvre de réconciliation de l’homme avec Dieu, en unissant dans son corps la nature humaine et la nature divine. Il la poursuit dans le ciel. Il a réuni en lui ce qui était inconciliable la justice de Dieu et notre péché; il a terminé la lutte, une fois pour toutes, quant à lui, en son propre corps attaché sur la croix. Puis Il est monté au ciel pour agir avec puissance, en chacun des membres de son corps, les délivrant du péché et manifestant ainsi la victoire qu’il a remportée.

Par son intercession incessante, Il vit dans une communion vivante avec ceux de ses rachetés qui prient sans cesse. Cette intercession même leur donne une force et une puissance qu’ils n’auraient pu avoir sans elle. C’est par le Saint-Esprit que cette œuvre s’accomplit. Le Saint-Esprit n’avait pas été accordé aux hommes avant que Jésus-Christ eût été glorifié.

« Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui, car l’Esprit n’était pas encore répandu, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (Jn 7:39).

Ce don du Père était nouveau et entièrement différent de ce que les Saints de l’Ancien Testament avaient reçu. L’œuvre de la rédemption par le sang de Christ était si complète que l’humanité sous cette économie nouvelle pouvait recevoir une manifestation du Saint-Esprit qu’il n’aurait pas été possible à Dieu d’accorder sous l’économie de l’Ancien Testament. Ces paroles de Jn 7:39, étaient littéralement vraies.

Au moment où Jésus, glorifié, remonta au ciel, Il reçut du Père le droit de répandre le Saint-Esprit sur ses disciples et sur nous, ses enfants, ce qu’il n’aurait pas pu faire auparavant. « Élevé par la droite de Dieu, Il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis et Il l’a répandu, comme vous le voyez, et l’entendez » (Ac 2:33). Sous l’ancienne Alliance, Il était invoqué comme, l’esprit de Dieu. À la Pentecôte, Il descendit comme l’Esprit de Jésus glorifié, nous, apportant les fruits que la Rédemption accomplie devait produire en nous.

C’est dans l’intercession continue de Christ en notre faveur que l’œuvre de la Rédemption trouve son complément. Par le Saint-Esprit qui est en nous, nos prières s’élèvent au trône de grâce où elles se mêlent et se confondent avec celles de Jésus pour nous. L’Esprit prie, pour nous, sans paroles ; dans les profondeurs de notre cœur souvent nos pensées revêtent à peine une forme, et l’Esprit s’en empare alors pour les mettre en communication avec le Dieu-saint. Par le Saint-Esprit les prières de Christ deviennent nôtres et les nôtres deviennent siennes. Nous comprenons alors par une expérience personnelle ces paroles : « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom; demandez et vous recevrez... En ce jour-là, vous demanderez en mon nom » (Jn 16:24-26).

Frères ! Ce qu’il faut que nous demandions au nom de Christ pour que notre joie soit parfaite, c’est le baptême du Saint-Esprit. Il y a ici plus que l’Esprit de Dieu sous l’ancienne Alliance. C’est le Saint-Esprit, l’Esprit de Jésus glorifié dans sa Toute-Puissance, descendant en nous, habitant en nous, pour nous révéler le Père et le Fils. « Et moi, je prierai le Père, et Il vous donnera un autre Consolateur afin qu’Il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir parce qu’il. ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car Il demeure avec vous et Il sera en vous. En ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi et que je suis en vous ». « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera, nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (Jn 14:16-17,20,23).

 

Lorsque cet Esprit n’est pas seulement celui de nos heures de prières mais de notre vie tout entière, nous rendant semblables à Jésus, Il nous donne le moyen d’avoir cet accès immédiat auprès du Père, dont Jésus parle ici : « Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime » (Jn 16:26). Oui, comprenons et croyons qu’être rempli de l’Esprit de Jésus glorifié est indispensable au peuple de Dieu. Nous réaliserons alors ce que c’est que : « Faire en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications » (Eph 6:18), et « prier par le Saint-Esprit, se maintenant dans l’amour de Dieu » (Jude 1:20-21).

 

L’efficacité de nos prières dépend de ce que nous sommes et de ce qu’est notre vie. Le secret de prier au nom de Christ, c’est de vivre au nom de Christ. C’est en demeurant en lui que nous acquérons le droit de demander ce que nous voulons. La mesure dans laquelle nous vivons en Christ sera l’exacte mesure de notre puissance dans la prière. C’est l’Esprit qui est eh nous qui prie, lion pas toujours en paroles et en pensées, mais par des soupirs, qui ne se peuvent exprimer.

Que nos vies soient remplies de Christ, de son Esprit, et ses promesses si magnifiques ne nous paraîtront plus si extraordinaires. « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite ». « En ce jour, vous demanderez en mon nom ». « En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera » (Jn 16:24,26).

 

SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « Avec Christ à l'école de la prière » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1933

 murreyLe volume excellent que nous publions a déjà eu en français une première édition il y a 42 ans. Elle est épuisée depuis longtemps Nous croyons très utile d’en donner une seconde édition. Sans doute nous avons depuis vingt ans en français l’excellent ouvrage de S. D. Gordon: « Les simples entretiens sur la prière », dont je ne saurais; dire trop de bien et par le moyen duquel j’ai reçu d’inexprimables bénédictions, mais Andrew Murray et S. D. Gordon se complètent. Murray met en lumière certaines vérités que Gordon ne mentionne pas. De là notre vif désir de publier le présent volume tout en bénissant Dieu des cinq mille exemplaires du livre de Gordon qui circulent dans nos pays de langue française.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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