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26- Christ, Intercesseur    -    27- Christ, souverain sacrificateur

« Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point » (Lu 22:32). « Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous » (Jn 16:26). « Etant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Heb 7:25). Nos progrès dans la vie spirituelle sont en rapport avec ce que Jésus est pour nous dans notre vie intérieure. Plus nous réaliserons que Christ doit être tout pour nous et en nous, plus nous vivrons de la véritable vie de la foi qui, renonçant à soi-même, ne vit plus que pour Christ. La vie ne sera plus une lutte vaine pour faire ce qui est bien, mais, ‘nous appuyant sur Christ, nous trouverons en lui la force de combattre le bon combat et de remporter la victoire de la foi.

 

C’est surtout vrai quand il s’agit de vie de prière. Lorsque par la foi nous croirons que Jésus-Christ a tout accompli pour nous, nous comprendrons aussi que le temps des soucis et des efforts inutiles est passé, que désormais nous pourrons participer à la vie de Christ soit sur la terre, soit dans les cieux. Nous prierons alors, nous appuyant non seulement sur les mérites de Jésus, qui rend acceptables aux yeux du Père nos misérables prières, mais encore sur l’union intime qui existe entre Christ et nous et sur sa prière en nous.

 

Le salut parfait est en Christ lui-même. Il s’est donné lui-même pour nous, Il vit lui-même en nous. Parce qu’Il prie, nous prions aussi. Comme ses disciples, quand ils le virent prier, lui demandèrent de leur enseigner à prier, ainsi participerons-nous à sa vie de prière, puisque nous savons qu’Il est sur le trône comme notre intercesseur. Cette vérité ressort clairement dans la dernière nuit de sa vie ici-bas.

Sa prière sacerdotale (Jn 17) n’est-elle pas un modèle ? Ne continuera-t-Il pas à plier ainsi pour nous, dans le ciel ? Dans ses dernières paroles, Il a annoncé à plusieurs reprises que la vie de prière de ses disciples était étroitement unie à son retour auprès du Père: son intercession éternelle était dès lors liée intimement à la vie de prière en son nom qui allait commencer pour eux.

La confiance en l’intercession de Jésus nous assure le droit de prier en son nom. Pour bien comprendre ceci, examinons d’abord son œuvre d’intercession. La vie de Christ sur la terre comme prêtre n’a été qu’un commencement. Ce fut comme sacrificateur et victime à la fois, qu’Il répandit son sang. Pareil à Melchisédec, Il vit encore au-dedans du voile pour continuer son œuvre. De même que Melchisédec a été supérieur à Aaron dans la hiérarchie sacerdotale, de même l’œuvre d’intercession de Jésus est supérieure en puissance et en gloire à son œuvre d’expiation. « Christ est mort ; bien plus, Il est ressuscité, Il est à la droite de Dieu, et Il intercède pour nous » (Ro 8:34).

Cette intercession est une réalité positive, absolument nécessaire, sans laquelle la rédemption n’aurait plus d’effet. La merveilleuse réconciliation entre Dieu et l’homme s’est faite par l’incarnation, l’expiation et la résurrection de Jésus, et c’est par elle que l’homme participe à la vie divine. Mais l’appropriation personnelle de cette réconciliation pour les membres du corps de Christ sur la terre, ne peut avoir lieu que par l’exercice constant de lai puissance divine du Chef de notre foi, vivant éternellement dans les cieux.

Aucune conversion, aucun travail de sanctification, aucune victoire sur le péché et le monde ne peut avoir lieu sans une manifestation directe de Celui qui est tout-puissant pour sauver. Cette révélation ne peut s’effectuer que par sa prière. Il la demande au Père et Il l’obtient du Père. « C’est aussi pour cela qu’Il peut sauver, parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Heb 7:25).

Il n’est pas un besoin de son peuple qu’Il ne puisse satisfaire. Sa médiation sur le trône est aussi indispensable, aussi efficace que sur la croix, et c’est son œuvre incessante à la droite de Dieu. Non seulement nous participons aux bénéfices de cette œuvre, mais à l’œuvre elle-même. Pourquoi ? Parce que nous sommes son corps et que le corps et ses membres ne font qu’un. « La tête ne peut pas dire aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous » (1Co 12:21). Faisant un avec Jésus, nous partageons avec lui ce qu’Il est et ce qu’Il a. « Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée » (Jn 17:22).

Nous partageons sa vie, sa justice, son œuvre, nous devons aussi partager son intercession. Il n’est pas une œuvre qu’Il accomplisse sans que nous en ayons notre part. « Christ est ma vie » (Php 1:21). « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Ga 2:20).

La vie en lui et en nous est absolument identique. La vie de Jésus dans les cieux est une vie de prière constante; et si nous vivons eh lui, notre prière sera aussi un échange continuel de demandes et d’exaucements. Ne pensons pas qu’il y ait deux courants distincts de prières qui s’élèvent séparés l’un de l’autre, l’un venant de Christ et l’autre de son peuple. Non, s’ils vivent de sa vie, l’union entre lui et les siens est complète.

C’est lui qui nous inspire ce que nous avons à demander; et, à son tour, Il s’empare de notre prière pour la présenter au Père. Il est l’ange qui tient l’encensoir d’or. « On Lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône » (Ap 8:3). Voilà le secret de l’exaucement de toute prière. Il faut que ce soit Christ qui les offre au Père.

Le Fils unique du Père a seul le droit de prier; la plénitude de la divinité habite en lui, et cette plénitude lui donne une puissance entière et complète dans l’exercice de la prière, puissance qu’il accorde aux siens. La croissance dans la vie spirituelle consiste à découvrir de plus en plus tous les trésors renfermés en lui, les liens qui nous unissent à lui et à faire l’expérience que nous sommes en lui. Plus nous le posséderons, plus nous recevrons de grâces dans la vie de la prière comme dans la vie spirituelle.

 

Ne croyons pas que l’intercession de Jésus se borne à prier à notre place, lorsque pour une raison ou pour une autre, nous ne prions pas. Non. Elle va plus loin. C’est elle qui nous amène à prier à l’unisson avec Christ, de qui procède notre vie et notre foi. Dès lors, notre prière sera un acte de foi.

 

C’est une nouvelle époque dans la vie de plus d’un croyant, que le moment où Christ lui est révélé comme vivant en lui et lui en Christ. Il comprend alors que le Sauveur est son garant, afin qu’il lui reste fidèle et obéissant. C’est là le premier pas dans la vie de la foi. La découverte que Christ est aussi notre garant dans notre vie de prière ne sera pas moins bénie. Il est le centre de toute prière.

Il est le guide dans la voie de supplications qu’Il a inaugurée lui-même, Il est le chef et le consommateur de notre foi. Il communique son propre Esprit de prière à tous les siens. En donnant sa vie pour ses rachetés, Il a fourni à tous leurs besoins. Il s’associe donc à leur vie de prière, Il y pourvoit en les unissant à la sienne et en la maintenant en eux.

« Mais j’ai prié pour toi », non pour rendre ta foi superflue ou inutile, mais « pour que ta foi ne défaille point » (Lu 22:32). Cela revient à dire : « Si vous demeurez en moi », L’INTERCESSEUR, qui vis aux siècles des siècles, « demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé » (Jn 15:7).

La pensée de cette communion intime avec Jésus dans son œuvre d’intercession nous rappelle ce qu’Il nous a enseigné plus d’une fois. Les magnifiques promesses faites à la prière ont comme but et justification la gloire de Dieu dans la manifestation de son royaume et le salut des pécheurs. Tant que nous ne prions que pour nous-mêmes, les promesses faites par Jésus-Christ dans sa dernière nuit ici-bas, restent un livre fermé pour nous.

C’est aux sarments du vrai cep, qui produisent du fruit, c’est aux disciples envoyés dans le monde pour annoncer la vérité aux âmes qui périssent, c’est aux serviteurs fidèles qui continuent et poursuivent le travail qu’Il a laissé inachevé derrière lui, c’est à ceux qui, comme le Maître, sont devenus la semence de vie, semence qui doit mourir pour produire au centuple, c’est à tous ceux-là, disons-nous, que la promesse a été donnée.

Que chacun de nous cherche quelle est l’œuvre qu’il a à faire, quelles sont les âmes qui lui ont été confiées, et que notre intercession pour elles devienne notre lien d’intimité avec Dieu. Nous réaliserons non seulement pour nous les promesses faites à la prière, mais nous ferons encore l’expérience que demeurer en Christ et lui en nous nous rend participants à son propre bonheur. Ce bonheur ne consiste-t-il pas à être en bénédiction aux hommes et à les sauver ?

Merveilleuse intercession de notre bien-aimé Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, à laquelle nous devons toutes choses et à laquelle Il nous associe comme ses compagnons, de travail. Oh ! prions en son nom, en son Esprit, en lui-même, en union parfaite avec, lui ! Oh ! merveilleuse intercession toujours, active, toujours efficace de Jésus-Christ, quand y participerons-nous complètement ? Quand nos prières feront-elles partie intégrante de son intercession ?

 

SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

 

27- Christ, souverain sacrificateur

« Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi » (Jn 17:24).

Dans son discours d’adieu, Jésus révèle à ses disciples ce que sera la vie future lorsque le règne de Dieu sera venu avec puissance. Dans la communion du Saint-Esprit, dans l’union avec le cep céleste, dans le témoignage et les souffrances, les disciples trouveront leur vocation et leur félicité. En déroulant à leurs yeux les perspectives de cette vie-là, le Seigneur fait, à plusieurs reprises, aux apôtres, les promesses les plus illimitées à la force et à la puissance de leurs prières.

En terminant ses enseignements, lui-même se dispose à prier. Voulant laisser à ses disciples la joie de savoir ce que sera pour eux son intercession dans le ciel comme leur souverain sacrificateur, Il leur fait le précieux legs de sa prière sacerdotale. Et cela autant parce qu’ils doivent partager son œuvre d’intercession que pour qu’ils sachent, et nous avec eux, comment ils peuvent accomplir leur sainte mission.

Dans l’enseignement du Seigneur, pendant cette dernière nuit, nous avons appris que ses étonnantes promesses faites à la prière ne sont pas accordées en notre faveur seulement, mais en faveur des intérêts du Seigneur et de son royaume. C’est du Seigneur lui-même que nous pouvons apprendre ce que la prière en son nom doit être et ce qu’elle peut obtenir. La prière sacerdotale nous enseigne ce que la prière faite, au nom de Jésus peut demander, espérer et attendre.

Elle se divise en trois parties. Dans la première, du verset 1 à 5 le Seigneur prie pour lui-même; dans la seconde, du verset 6 à 19 Il prie pour ses disciples, et dans la dernière du verset 20 à 26 Il prie pour le peuple des fidèles dans tous les âges.

Le disciple de Jésus qui se voue à l’œuvre d’intercession et qui veut faire l’épreuve de la mesure de bénédictions qu’il peut faire descendre sur ceux qui l’entourent, par la prière au nom de Jésus, étudiera par l’Esprit en toute humilité, ce beau chapitre dix-septième de Jean, comme l’une des leçons les plus importantes de l’école à laquelle nous sommes.

Jésus prie avant tout pour lui-même, afin qu’étant glorifié, Il puisse glorifier le Père. « Père... glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie ». « Maintenant toi, Père, glorifie-moi ».

Il expose les raisons pour lesquelles Il prie de la sorte. Le Père et le Fils ont conclu une sainte alliance dans les cieux, Le Père, comme récompense de l’œuvre du Fils ici-bas, lui a donné toute puissance sur les hommes. Le Fils a accompli sa mission ; Il a glorifié le Père. Son but est de le glorifier toujours plus. C’est avec une. sainte hardiesse qu’Il demande au Père de le glorifier, parce qu’alors Il sera eh état de faire pour son peuple tout ce qu’Il a entrepris.

Disciples de. Jésus ! Nous avons ici la première leçon dans l’intercession sacerdotale. Suivons l’exemple de notre grand souverain sacrificateur. Le Fils a commencé sa prière en affirmant sa position vis-à-vis du Père. Il a mis, en avant son œuvre, son obéissance, son ardent désir que le Père soit glorifié. Faisons comme lui. Approchons-nous de notre Père, par Christ, sachons nous prévaloir auprès de lui de l’œuvre que Jésus a accomplie.

 

Ne faisons plus qu’un avec elle, confions-nous en elle, vivons pour elle ; déclarons que nous sommes prêts à nous consacrer jusqu’à la fin au travail que le Père nous a donné à faire et à ne vivre que pour sa gloire. Demandons alors avec confiance que le Père soit glorifié eh nous. Voilà ce qu’est la prière faite dans l’Esprit de Jésus, en son nom et en parfaite union avec lui. Cette prière aura force et puissance.

 

Si, avec Jésus, nous glorifions le Père, le Père, à son tour, glorifiera le Fils, en nous accordant ce que nous demandons en son nom et, en particulier, nos requêtes d’intercession pour ceux qui nous entourent.

Notre Seigneur prie ensuite pour ses disciples: Il parle d’eux comme de ceux que le Père lui a donnés. Le signe qui les caractérise, c’est qu’ils ont reçu la parole de Christ. Il déclare les envoyer désormais dans le monde à sa place, comme le Père l’avait envoyé lui-même. Il réclame deux choses en leur faveur: Que le Père les préserve du.mal, et qu’Il les sanctifie par sa parole qui est la vérité, parce que Jésus se sanctifie lui-même pour eux.

Tout intercesseur croyant et fidèle a, comme le Seigneur, un cercle intime pour lequel il faut qu’il prie tout d’abord. Les parents ont leurs enfants, les instituteurs leurs élèves, les pasteurs leurs troupeaux, les moniteurs des écoles du dimanche leurs groupes, tout travailleur dans le champ de Dieu a sa charge spéciale et doit porter dans son cœur ceux qui lui sont confiés.

Il est de toute importance que la prière d’intercession soit personnelle, définie, qu’elle ait un but bien déterminé. Notre première demande en faveur de ceux pour lesquels nous Intercédons doit être qu’ils reçoivent la Parole, mais cette prière n’aura aucune efficace si nous ne pouvons dire avec le Seigneur : « Je leur ai donné ta parole » (Jn 17:14).

Voilà ce qui nous donne la liberté et la force dans notre œuvre d’intercession pour les âmes. Il faut non seulement prier pour elles, mais nous adresser à elles directement. Quand elles auront accepté la Parole, prions beaucoup pour qu’elles soient préservées du mal et sanctifiées par la Parole.

Au lieu de nous désespérer, de juger ceux qui tombent et de les abandonner, prions pour eux avec ardeur. « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés » (Jn 17:11). « Sanctifie-les par ta vérité » (Jn 17:17). La prière au nom de Jésus est d’une grande efficace. « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » (Jn 14:13).

Enfin, la prière du Seigneur embrasse un champ plus vaste. « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole » (Jn 17:20).

Son cœur de sacrificateur s’ouvre et s’élargit pour renfermer tous les lieux et tous les temps Il prie pour que tous ceux qui lui appartiennent ne forment partout qu’un seul corps, donnant ainsi la preuve que sa mission est bien réellement divine et que les siens seront admis avec lui à une gloire éternelle. « Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et que je sois en eux » (Jn 17:26).

Le disciple de Christ qui a éprouvé dans son entourage immédiat quelle a été la puissance de sa prière, ne pourra plus se renfermer dans un cercle aussi limité. Il faut qu’il prie pour l’Eglise universelle et les branches qui s’y rattachent. Il priera surtout pour, obtenir l’amour fraternel et l’unité de l’Esprit. Il priera pour que l’Eglise soit une en Christ et pour qu’elle témoigne au milieu du monde que Christ a accompli cette œuvre merveilleuse: l’amour triomphant de l’égoïsme. Quel autre, sinon le Fils de Dieu, envoyé du ciel, aurait pu la réaliser ?

Les chrétiens devraient prier beaucoup pour que l’unité de l’Eglise, non dans sa forme extérieure, mais en esprit et en vérité, soit rendue manifeste. Voilà pour la prière en elle-même.

 

Voyons le mode à employer.

Jésus dit : « Père, JE VEUX ! » Lui, le Fils, lui qui a reçu les promesses du Père, lui qui, a accompli son œuvre jusqu’au bout, Il a le droit de le dire. La promesse du Père est positive : « Demande-moi et je te donnerai ». Il s’en prévaut, Il nous fait, à son tour, une promesse analogue. « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai » (Jn 14:13).

Il nous adresse cette demande : « Que veux-tu ? » À nous de répondre : « Père, JE VEUX tout ce que tu as promis ». Au fond, c’est là la foi véritable, celle qui honore Dieu. La conviction que nous obtiendrons ce que nous demandons avec foi est agréable au Père. Au premier abord, notre cœur hésite à employer cette expression : je veux ; nous ne nous sentons ni le droit, ni la force de nous en servir.

La grâce de pouvoir dire: «je veux» ne nous sera accordée que lorsque nous aurons fait une entière abnégation de nous-mêmes; soyons certains alors que tous ceux qui auront soumis leur volonté à celle du Maître la recevront. Celui qui renonce à sa volonté la retrouvera, et il la retrouvera renouvelée et fortifiée d’une puissance toute divine.

 

« PÈRE JE VEUX ». Voilà la note dominante de l’intercession, constante, active, efficace de notre Sauveur dans le ciel. Par notre union avec lui, notre prière aura la même efficacité. Mais à une condition, c’est que nous marchions avec lui, que nous demeurions en lui et que nous fassions toutes choses en son nom. Allons à lui avec confiance. Apportons-lui chacune de nos requêtes. Mettons-les à l’épreuve de sa Parole et du Saint-Esprit, puis jetons-les dans le torrent d’intercession qui s’échappe du cœur de notre Seigneur pour s’élancer vers le Père. Alors nous pourrons avoir pleine confiance que nous recevrons ce que nous demandons.

 

L’Esprit lui-même nous inspirera ce : « Père, je veux » qui nous apportera l’exaucement. Vivre en lui et pour lui seul, là sera le secret de notre force et de notre influence.

Disciples de Jésus ! Appelés à être semblables à notre Seigneur dans son intercession sacerdotale, quand arriverons-nous à réaliser notre glorieuse destinée, qui est de prier, de plaider la cause des âmes qui périssent et d’acquérir de l’influence en leur faveur auprès de Dieu ? Quand secouerons-nous notre nonchalance qui se revêt de fausse humilité et nous rendrons-nous à l’Esprit de Dieu, afin qu’Il revête notre volonté de force et de lumière? Quand arriverons-nous à saisir et à posséder les merveilleuses promesses que Dieu nous a faites ?

 

 

SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « Avec Christ à l'école de la prière » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1933

 murreyLe volume excellent que nous publions a déjà eu en français une première édition il y a 42 ans. Elle est épuisée depuis longtemps Nous croyons très utile d’en donner une seconde édition. Sans doute nous avons depuis vingt ans en français l’excellent ouvrage de S. D. Gordon: « Les simples entretiens sur la prière », dont je ne saurais; dire trop de bien et par le moyen duquel j’ai reçu d’inexprimables bénédictions, mais Andrew Murray et S. D. Gordon se complètent. Murray met en lumière certaines vérités que Gordon ne mentionne pas. De là notre vif désir de publier le présent volume tout en bénissant Dieu des cinq mille exemplaires du livre de Gordon qui circulent dans nos pays de langue française.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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