priere1) Le seul Maître    -   2) Les vrais adorateurs

Jésus priait un jour dans un certain lieu. Lorsqu’Il eut achevé, un de ces disciples lui dit: « Seigneur, enseigne-nous à prier (Lu 11:1) ». Les disciples avaient vécu avec Christ et l’avaient vu prier. Ils avaient saisi jusqu’à un certain point qu’il existait un rapport intime entre sa vie publique si admirable et sa vie de prière secrète et cachée. Ils avaient appris à reconnaître en lui le Maître par excellence dans l’exercice de la prière, nul ne pouvait, nul ne savait prier comme lui. Aussi est-ce à Jésus qu’ils adressent cette requête: « Seigneur, enseigne-nous à prier ». Dans l’enseignement du Seigneur peu de choses ont été plus profitables à ses disciples, que ses leçons sur la prière. Ils le voient prier en un certain lieu et ils se sentent pressés de répéter leur demande: « Seigneur! enseigne-nous à prier ».

 

À mesure que nous grandissons dans la vie chrétienne, la loi du Maître bien-aimé en son œuvre d’intercession continuelle, nous devient plus précieuse. L’espérance de devenir semblables à Christ dans la prière d’intercession prend, pour nous, une puissance nouvelle. Comme nous comprenons mieux cette requête des disciples, lorsque, comme eux, nous avons vu le Maître à l’œuvre !

Comme eux aussi, nous nous écrions alors: « Seigneur! enseigne-nous à prier ». Si nous acceptons Jésus pour notre bien suprême, notre vie, notre tout, nous aurons l’assurance que si nous le lui demandons, son bonheur sera de nous mettre en rapport direct et intime avec lui en nous enseignant à prier.

Frères n’irons-nous pas auprès du Maître, lui demander d’inscrire nos noms sur les registres de cette école toujours ouverte à ceux qui ont soif d’apprendre l’art divin de la prière? Aujourd’hui même disons comme autrefois les disciples: « Seigneur! enseigne-nous à prier ». Méditons ensemble ces paroles qui renferment chacune un sens particulier: « Seigneur, enseigne-nous à PRIER ».

Oui, à prier. Voilà ce que nous avons à apprendre. Il semble au premier abord que la prière soit chose si simple que le plus faible enfant peut prier. Mais c’est en même temps l’action la plus sainte et la plus élevée que l’homme puisse accomplir. C’est la communion intime et directe de l’âme avec le Dieu invisible et trois fois saint.
La prière dispose des puissances du monde éternel, elle est l’essence même de la vraie religion, la source de toutes les bénédictions, le secret de la force et de la vie. Cette puissance nous la possédons non seulement pour nous, mais pour les autres, pour l’Eglise, pour le monde entier; c’est à la prière que Dieu a donné le droit de Le posséder, Lui et sa force. C’est à la prière qu’est accordé l’accomplissement des promesses que Dieu nous a faites, concernant le royaume à venir et la gloire de Dieu pleinement révélée.

 

Que nous nous sentons faibles, paresseux, incapables en face de cette œuvre magnifique ! L’Esprit de Dieu, seul, nous met en état de l’accomplir. Nous nous trompons facilement, avouons-le, en nous contentant de la forme tandis que souvent le fond nous fait défaut.

 

Notre éducation première, les enseignements religieux que nous avons reçus, l’influence de l’habitude, certaines émotions même, tout cela est cause que nos prières n’ont parfois aucune force spirituelle et par conséquent ne servent presque à rien. La vraie prière s’empare de la force de Dieu, elle accomplit de grandes choses et devant elle, les portes du ciel s’ouvrent toutes grandes.

Qui ne voudrait apprendre à faire monter cette prière-là vers le trône du Père et qui ne s’écriera avec nous: « Qui m’enseignera à prier de la sorte ? » Jésus seul le peut, n’irons-nous pas jour après jour nous asseoir sur les bancs de son école en lui répétant: « Seigneur, enseigne-nous à prier ».

Oui, nous, Seigneur. Nous avons lu dans ta Parole avec quelle puissance et quelle foi tes serviteurs d’autrefois savaient prier et avec quelle fidélité tu leur as répondu. Si ces merveilleux exaucements ont eu lieu sous l’Ancienne Alliance temps de préparation, n’accorderas-tu pas bien davantage aujourd’hui que les temps s’accomplissent ? Ne donneras-tu pas à ton peuple ce signe certain de ta présence au milieu de lui: la réponse à ses prières ?

Nous connaissons les promesses que tu as faites à tes apôtres touchant la prière faite en ton nom. Nous savons que nous aussi pouvons faire les mêmes magnifiques expériences. Seigneur, réalise ces promesses aussi pour nous ! De nos jours, nous sommes entourés d’exemples et de témoignages que tu donnes à ceux qui se confient en toi de tout leur cœur.

Seigneur, ils étaient hommes comme nous, sujets aux mêmes passions, aux mêmes infirmités, enseigne-nous à prier comme eux. Tes promesses, tes dons excellents, ta force même, tout est pour nous, donne-nous de les demander de manière à les recevoir en abondance. C’est à nous aussi que tu as confié ton œuvre ; de nos prières dépend l’avènement de ton règne, par elles tu peux glorifier ton nom. Fais-nous comprendre de plus en plus la responsabilité que nous, avons vis-à-vis de toi : « Seigneur, enseigne-nous à prier ».

Maintenant nous sentons la nécessité de cet enseignement. Au premier abord, nous l’avons dit, rien ne nous paraît plus simple que la prière; plus tard, rien d’aussi difficile. Confessons-le humblement, nous ne savons pas prier comme il le faudrait. Nous possédons, il est vrai, la Parole de Dieu avec ses promesses claires et positives, mais le péché a tellement obscurci notre intelligence que souvent nous ne savons le comprendre ni l’appliquer; ce n’est pas toujours le plus essentiel dans le domaine spirituel que nous cherchons tout d’abord à obtenir. Nous n’apportons pas dans la prière l’esprit d’adoration nécessaire.

Dans le domaine temporel nous profitons encore moins de la magnifique liberté que le Père nous a accordée, de lui demander tout ce dont nous avons besoin. Lors même que nous savons ce qui doit faire l’objet de notre prière, il nous manque encore bien des choses pour la rendre acceptable. Prions à la gloire de Dieu, nous soumettant à sa volonté; prions avec persévérance, ayant la conviction que lorsqu’Il le jugera bon, Il nous exaucera, si nous demandons, tout au nom de Jésus.

Voilà ce que nous avons à apprendre. Ce n’est qu’en priant que nous apprendrons à prier. C’est en ayant conscience de notre ignorance et de notre indignité, en passant par la lutte entre la foi et l’incrédulité, que nous acquerrons l’art de la prière. Rappelons-nous que ceux-là qui se confient en Dieu de cette façon atteindront la perfection à l’école de la prière. Soyons-en assurés, dans ces conditions-là, le Seigneur nous enseignera à prier. Et qui saurait le faire comme lui ?

C’est pourquoi redisons avec ses disciples « SEIGNEUR, enseigne-nous à prier ». Il faut à l’élève la conviction que son Maître sait enseigner, qu’Il en a le don, et qu’avec patience et amour Il sait aussi se mettre à son niveau.

Que Dieu soit béni ! Jésus sait tout cela et plus encore. Ses prières elles-mêmes sont nos meilleures leçons; Il sait ce que c’est que prier; Il l’a appris pendant les épreuves de sa vie terrestre et ses prières commencées sur la terre, se continuent dans le ciel. Rien ne lui cause plus de joie que d’amener en la présence du Père ceux qui sont encore ici-bas, pour les revêtir de sa force et faire descendre sur eux les bénédictions de Dieu, afin qu’à leur tour ils deviennent ses compagnons dans l’œuvre d’intercession sans laquelle le royaume des cieux ne saurait être révélé sur la terre.

Il sait enseigner! il se sert tour à tour de la douleur d’une âme en détresse et de la vie que donne la réconciliation avec Dieu. Jésus, par sa parole, par le témoignage d’une foi qui sait ce qu’est l’exaucement, nous donne le meilleur enseignement.

C’est par le Saint-Esprit qu’Il a accès dans nos cœurs en nous dévoilant le péché qui nous empêche de prier, et c’est par l’Esprit que nous avons que nous faisons réellement ce qui plaît à Dieu. L’Esprit nous enseigne ce qu’il faut demander et comment le demander. Qu’en pensez-vous, mes chers amis ? Si nous demandions à notre Maître de nous donner pendant un mois une série de leçons sur la prière ? Ne serait-ce pas précisément ce qu’il nous faudrait ?

Sachons prendre le temps, non seulement de méditer et de prier, mais de nous arrêter au pied du trône de l’Agneau pour être formés au travail d’intercession. Avec Jésus pour Maître nous ferons de réels progrès. Soyons assurés que malgré nos hésitations, nos tâtonnements, nos bégaiements, nos craintes, Jésus poursuivra son œuvre en nous de la façon la plus merveilleuse. Il nous communiquera sa propre vie, qui est l’essence même de la prière.

De même que nous participons à sa justice nous participerons aussi à son œuvre d’intercession, en plaidant avec lui, devant Dieu, la cause de l’humanité.

 

 SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

2) Les vrais adorateurs

« Mais l’heure vient et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité (Jn 4:23-24) ». Ces paroles de Jésus à la Samaritaine sont les premiers enseignements du Sauveur sur la prière, qui nous aient été conservés. Quels horizons nouveaux ils ouvrent à notre esprit !

Le Père demande des adorateurs. Notre adoration est donc une satisfaction et une joie pour son cœur plein d’amour. Il y a beaucoup d’adorateurs qui ne sont pas les vrais, tels qu’Il les réclame. Ce qu’Il veut, c’est être adoré en esprit et en vérité. Le Fils est venu frayer la voie à ce nouveau culte et nous l’enseigner. Cherchons à comprendre ce que signifient ces paroles et le moyen de parvenir à ce culte vrai.

Jésus a parlé à la Samaritaine d’une adoration qui peut se manifester sous trois termes différents: Premièrement, l’adoration ignorante des Samaritains : « Vous adorez ce que vous ne connaissez pas  (Jn 4:22) ». Secondement, l’adoration intelligente des Juifs connaissant le vrai Dieu : « Nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs (Jn 4:22) ». Enfin, cette adoration nouvelle et spirituelle que Jésus lui-même est venu apporter. « Mais l’heure vient et elle est déjà venue où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité (Jn 4:23) ».

 

En examinant de près ces trois passages, il deviendra évident pour nous que les mots : « en esprit et en vérité » ne veulent pas dire, comme on le croit souvent, sincèrement, du fond du cœur, avec ardeur.

 

Les Samaritains possédaient les cinq livres de Moïse et connaissaient le vrai Dieu jusqu’à un certain point. Sans doute plus d’un parmi eux recherchaient Dieu par la prière avec droiture et sincérité. Les Juifs, eux, avaient reçu la révélation complète de Dieu dans sa Parole, telle qu’elle avait été donnée jusqu’alors. Que d’hommes pieux, au milieu d’eux, se confiaient en l’Eternel de tout leur cœur !

Mais ce n’était pas encore, « en esprit et en vérité ». Jésus le dit: « L’heure vient et elle est déjà venue ». Ce n’est que par lui et en lui que l’adoration sera celle que le Père demande. Chez les chrétiens nous retrouvons ces trois classes d’adorateurs.

Quelques-uns, dans leur ignorance, savent à peine ce qu’ils doivent demander, encore moins comment, le demander. Ils prient avec ferveur, mais ne reçoivent que peu. D’autres ont une connaissance plus complète des choses de Dieu, ils apportent à leurs prières leur cœur, leur esprit, leur attention, mais ils n’obtiennent pas les bénédictions accordées à la prière faite en esprit et en vérité.

C’est donc à une autre école que nous demanderons au Maître de nous amener. Lui seul peut nous enseigner cette véritable adoration, celle que réclame le Père et qui est toute spirituelle. « Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité ». Une première condition est l’harmonie indispensable entre Dieu et ses adorateurs c’est-à-dire il faut que l’adorateur soit en rapport intime avec celui qui est l’objet de son adoration.

Tout dans la nature nous rappelle ce principe. Il nous faut le lien qui rattache l’objet à l’organe par lequel il se révèle à nous. L’œil est fait pour percevoir la lumière, l’oreille pour le son. L’homme qui veut sincèrement adorer Dieu, qui désire se rencontrer avec lui, le posséder et le connaître doit se mettre tout d’abord en harmonie avec lui, pour être en état de le recevoir. C’est parce que Dieu est ESPRIT que nous devons l’adorer EN ESPRIT. Tel est Dieu, tel doit être son, adorateur.

La Samaritaine avait demandé au Seigneur si c’était à Samarie ou à Jérusalem qu’il fallait adorer. Jésus répondit que désormais le culte et l’adoration ne seraient limités par aucun lieu déterminé. « Femme, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père ». Dieu est esprit, Il n’est limité ni par le lieu, ni par le temps, ni par l’espace; en vertu de sa perfection même, Il est toujours et partout le même; par conséquent le culte qui doit lui être rendu ne sera désormais renfermé dans aucun lieu spécial, ni dans aucune forme arrêtée. Il sera spirituel comme Dieu est spirituel.

Quel enseignement profond et important. Notre christianisme souffre lorsqu’il est limité à certains lieux, certains jours, certaines heures. Un homme pourra prier avec ferveur et sérieux à l’église, ou dans le silence du cabinet, et cependant passer une bonne partie de la journée et de la semaine dans une disposition d’esprit toute différente de celle qu’il avait apportée à l’acte de la prière.

 

Parce que c’était un culte d’habitude, fixé à une certaine heure et à un certain lieu, mais non un acte de son être tout entier. L’adoration, pour plaire à Dieu, doit être l’œuvre de notre vie, la vie de notre vie, et ce culte-là ne peut procéder que de Dieu lui-même. Dieu seul peut nous donner l’Esprit car lui seul le possède en entier. Il nous a donné son Fils pour nous enseigner à l’adorer lui, le Père, en esprit.

 

C’est de son œuvre ici-bas que Jésus parle en disant à deux reprises: « L’heure vient... Elle est déjà venue ». Le baptême du Saint-Esprit ne pouvait avoir lieu avant que le Christ fût glorifié. « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit: Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est celui qui baptisera du Saint-Esprit  (Jn 1:32-33) ».

« Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui, car l’Esprit n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié (Jn 7:38,39) ». «Cependant je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous, mais si je m’en vais, je vous l’enverrai  (Jn 16:7) ».

Après avoir vaincu définitivement le péché et être entré dans le lieu Très-Saint avec son sang, Jésus reçut le Saint-Esprit pour nous le communiquer de la part du Père. « Elevé à la droite de Dieu Il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis et Il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez (Ac 2:33) ». Par son sacrifice, Christ nous a rendu, dans la maison du Père, la place d’enfants que nous avions perdue, et par l’Esprit qu’Il nous communique nous pouvons crier « Abba, Père (Ro 8:15) ».

Jésus emploie ici le nom: Père. Aucun des saints de l’Ancienne Alliance, ni des patriarches, n’a jamais pris le nom d’enfant de Dieu, ni appelé Dieu son Père. L’adoration en esprit n’est possible qu’à celui qui a reçu du Fils, l’Esprit d’adoption. « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, sous la loi, afin qu’Il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : « Abba! Père! (Ga 4:5,6) ».

En esprit et en VERITE. Cela ne veut pas dire, en sincérité, d’accord avec la vérité de la Parole de Dieu. Cette expression a une signification plus profonde. « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous pleine de grâce et de vérité... la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ (Jn 1:14,17) ». « Je suis le chemin, la vérité la vie (Jn 14:6) ».

Sous l’Ancienne Alliance tout n’était que promesse et ombre des choses à venir. Jésus a apporté la réalité de tout ce qu’on espérait. En lui nous possédons réellement et dès à présent les bénédictions que donne la vie éternelle; nous pouvons en faire journellement l’expérience. Le Saint-Esprit est vérité; par lui la grâce qui est en Jésus-Christ devient notre propriété, elle est une communication de la vie divine.

En adorant en esprit, nous adorerons en vérité. Là est la communion vivante avec Dieu, l’harmonie réelle entre le Père qui écoute et l’enfant qui prie.

La Samaritaine ne comprit pas tout de suite la portée des paroles de Jésus. Il fallait la Pentecôte pour en révéler toute la signification. Nous ne saurions guère non plus en saisir complètement le sens, à notre début à l’école de la prière. Nous le comprendrons mieux plus tard, mais pour le moment, acceptons cet enseignement tel qu’il nous est donné. Que la disposition dans laquelle nous nous mettons à prier, soit conforme aux enseignements de Christ. Confessons humblement que nous sommes incapables par nous-mêmes de rendre à Dieu le culte qui lui plaît et qu’Il réclame de nous.

Soyons dociles à recevoir l’instruction nécessaire, et abandonnons-nous avec foi à l’inspiration de l’Esprit. Soyons surtout fermement convaincus que mieux nous écouterons, plus le Seigneur aura à nous dire. La révélation de l’amour paternel de Dieu, la foi en sa miséricorde infinie donnée par son Fils et son Esprit sont véritablement le secret de la prière en esprit et en vérité.

 

 SEIGNEUR, ENSEIGNE-NOUS À PRIER.

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « Avec Christ à l'école de la prière » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1933

 murreyLe volume excellent que nous publions a déjà eu en français une première édition il y a 42 ans. Elle est épuisée depuis longtemps Nous croyons très utile d’en donner une seconde édition. Sans doute nous avons depuis vingt ans en français l’excellent ouvrage de S. D. Gordon: « Les simples entretiens sur la prière », dont je ne saurais; dire trop de bien et par le moyen duquel j’ai reçu d’inexprimables bénédictions, mais Andrew Murray et S. D. Gordon se complètent. Murray met en lumière certaines vérités que Gordon ne mentionne pas. De là notre vif désir de publier le présent volume tout en bénissant Dieu des cinq mille exemplaires du livre de Gordon qui circulent dans nos pays de langue française.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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