biblefoiAvez-vous remarqué quel plaisir nous avons et quel déploiement de ressources nous déployons lorsque nous avons la possibilité de nous installer quelque part ? Nous aimons notre confort routinier, nous aimons l’embellir, et nous apprécions la sécurité qu’il nous procure. Le grand danger spirituel que nous allons aborder dans cette pensée, c’est d’avoir ce même comportement avec notre vie religieuse, et de s’imaginer que l’œuvre de Dieu continuera à se développer en nous et à travers nous comme si de rien n’était. Notre marche avec Dieu est en péril lorsque nous nous persuadons que cette chose est possible tout en continuant nos activités pour le Seigneur croyant qu’il est possible d’imposer à Dieu une vie spirituelle à notre image, à deux vitesses. Cela porte un nom dans notre Bible, l’idolâtrie.

Les chrétiens d’aujourd’hui pensent être plus raffinés que ceux de l’antiquité, mais nous ne sommes pas moins idolâtres lorsque nous mettons nos pensées à la place des pensées du Seigneur. Le seul moyen d’arriver à y échapper sera d’aimer de tout notre cœur, de toute notre force, et de toute notre pensée le Dieu merveilleux et unique, qui réclame entièrement notre culte en Esprit et en vérité (Jean 4 :23/24).

Plus encore, cette situation de stagnation que nous défendons et justifions généralement avec ferveur, textes bibliques à l’appui, nous empêchera d’hériter d’autres bénédictions préparées d’avance pour notre plein épanouissement. C’est cette position d’esprit de bon nombre d’enfants de Dieu qui prédomine aujourd’hui, les empêchant de croître dans la grâce et la connaissance du Seigneur Jésus-Christ. Le Seigneur ne nous a pas créé pour stagner, mais pour évoluer, pour être un peuple constamment en marche, pour Le rechercher sans cesse. Seulement, la nature humaine n’aime pas le changement car la souffrance du renoncement y est attachée. Du temps de l’exode l’Éternel avait demandé à Moïse de conduire le peuple hébreu en Canaan, une terre où coulaient le lait et le miel, seulement, le cœur de ce peuple était dur et ne cessait de se plaindre, le renoncement demandé par Dieu pendant leur marche les poussait à regretter leur servitude et à s'installer, refusant même de rentrer dans les promesses de Dieu. « Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte, et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx (Nombres 11/5) ».

Le drame c’est d’être atteint par le syndrome de « Stockholm », c’est à dire aimer ce qui nous rend prisonnier et ainsi nous empêcher toute progression spirituelle et tout désir de vivre ce que Dieu a prévu pour nous de toute éternité: la Liberté glorieuse de ses fils et filles car unis à Christ ! C’est cela marcher selon les pensées du monde car l’esprit du monde est un esprit opposé à Christ. Dieu ne change pas les choses sans notre participation car Il nous veut ouvriers avec Lui pour tout changement. Cela contrarie les plans du Seigneur Jésus-Christ pour nos vies qui, Lui, veut élargir notre cœur et notre vision. « Je cours dans la voie de tes commandements, car tu élargis mon cœur (Psaumes 119/32)».

Cela peut devenir le danger de l’Eglise d’aujourd’hui, celui de stagner et de ne pas prendre en compte l’urgence du moment. Il y a une direction, un mouvement dans lequel nous devons nous insérer, nous couler, pour suivre le vent de l’Esprit qui veut nous conduire dans toute la vérité ; et particulièrement dans les vérités et bénédictions encore ignorées à nos cœurs. Laisser le Seigneur élargir son cœur, c’est Lui donner la capacité de se révéler à nos cœurs pour mieux Le connaître, pour mieux L’aimer et se préparer à la rencontre finale. Sinon nous faisons du sur-place, nous stagnons.

Pendant un temps, les disciples avaient une perception limitée de Jésus. Ils ne comprenaient pas le sens de Sa venue, de Son œuvre, notamment lorsqu’Il disait qu’Il devait mourir. Ils étaient limités dans leur compréhension. Puis ils ont reçu l’Esprit et ils l’ont laissé élargir leur vision, et là ils ont commencé à comprendre. Nous aussi nous avons l’Esprit et nous possédons toutes les Ecritures. A nous d’aller de l’avant en Lui ouvrant tout grand le chemin de notre cœur.

« Elargis l’espace de ta tente… Ne retiens pas ! Allonge tes cordages… (Essaie 54/2)». Notre tente, c’est notre foi. Nous avons à repousser les piquets de notre tente, de façon à laisser Jésus agrandir notre espace de compréhension, d’amour et de foi, envers autrui et envers Dieu et Ses desseins. C’est important si nous ne voulons pas avoir une vie chrétienne étriquée, vivre dans une conception amoindrie de la foi et une connaissance limitée de Dieu.

Citation de T. Austin-Sparks

sparks" Il est dit : « Ils marchent selon l'esprit. » Qu'est-ce donc que cela ? C'est la vie divine – non pas la vie du moi, mais la vie divine. Maintenant c'est : « Ce que Dieu veut, ce que Dieu désire, ce sont les pensées de Dieu que je veux. » Il n'y a pas de condamnation si nous marchons selon la vie divine.

Quelle est donc la signification de ce mot « marcher » ? Eh bien nous sommes dans un pèlerinage spirituel, cela est apparent un peu plus loin. Nous effectuons un pèlerinage d'une nouvelle nature, et pendant ce pèlerinage il y a une nouvelle discipline. Ce voyage n'est pas géographique, mais il est de ce que nous sommes en nous-mêmes vers ce que nous sommes en Christ. Vous savez, vous pouvez abréger ce pèlerinage, car vous parvenez au but tôt ou tard selon cette discipline. Quelle est la fin de ce voyage, de cette marche spirituelle ? Cela est déclaré par ces paroles : « Car ceux qu'il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l'image de son Fils ». Là, est la fin du voyage.

« … ne vous conformez pas à ce siècle ». Ceci déterminera le temps passé à accomplir ce voyage, et la rapidité avec laquelle nous parviendrons au but ! Ceux qui se conforment à ce monde, progressent très lentement, mais ceux qui ont leurs cœurs entièrement consacrés à devenir conformes à Christ, accomplissent un progrès spirituel très rapide.

Nous pouvons voir ces deux sortes de chrétiens. Nous pouvons voir aujourd'hui beaucoup de jeunes chrétiens qui ont commencé leur pèlerinage, mais soit ils sont arrivés à une stagnation, soit ils progressent très lentement ; et lorsque nous observons pour voir pourquoi il en est ainsi, c'est parce qu'ils adoptent les voies de ce monde. "

T.A-S

« L’Eternel dit à Abram : Va –t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai…/…je te bénirai…/…deviens donc une source de bénédiction (Genèse 12/1) ».

« Avance en eau profonde, et jetez vos filets pour pêcher…/…l’ayant fait, ils prirent une grande quantité de poissons (Luc 5/4) ».

« Jésus donna l’ordre de passer sur l’autre rive (Matthieu 8/18) ».

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ (Ephésiens 1/3) ».

« Va –t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai…/… Avance en eau profonde…/… Passer sur l’autre rive ». Chaque jour il nous faut entendre l’appel solennel de notre Dieu, celui de nous mettre ou de nous remettre en marche, et de placer notre espoir et notre seul plaisir à chercher les promesses et bénédictions qui nous sont encore réservées. Nous qui aimons enseigner les autres, nous devons apprendre par l’Esprit Saint comment quitter nos conforts religieux, nos costumes de chrétiens, autosuffisants. Comme les chrétiens de Laodicée nous nous croyons souvent riches en nous-mêmes, ayant de moins en moins conscience du besoin d’une vision renouvelée chaque jour pour croître dans la foi. C’est une dérive très orgueilleuse qui nous aveugle sur notre véritable condition, « tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu (Apocalypse 3/17) ». La vraie richesse, celle qui dure à jamais, se trouve en Christ et non pas dans les choses de ce monde en route vers le jugement, ni dans nos oeuvres. Jésus est en train de nous dire que nous avons besoin de commencer par nous convertir profondément à Lui pour ensuite recevoir « toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ! (Ephésiens 1/3) ». Car le véritable enfant de Dieu est quelqu’un qui a compris qu’il est étranger et voyageur sur cette terre, sans cesse en recherche du chemin de la vérité, et sans cesse affranchi par cette vérité. Il ne veut s’arrêter sous aucun prétexte de découvrir les richesses enfouies dans la Parole de Dieu afin de s’en repaître comme on peut se régaler d’un plat savoureux. Mais pour cela, notre autosuffisance doit être traitée par la croix jusqu’à sa mort.

Parmi tous les « appels de Dieu » qui pullulent dans nos milieux chrétiens, rares sont ceux qui vont dans ce sens. L’appel à se dépouiller de soi-même et de se revêtir de Jésus-Christ semble disparaître petit à petit au profit d’un évangile qui prône l’exaltation du « moi ». Je prie que nous comprenions l’importance de cette invitation céleste à avancer en pleine eau et que nous prenions à cœur de répondre au Seigneur favorablement par la foi. « Sur ta parole, je jetterai les filets (Luc 5/5) ».

" Bien aimés, Jésus-Christ a encore des trésors cachés et de grandes richesses enfouies pour nos vies, afin de nous rapprocher toujours plus de Son cœur. « Je te donnerai des trésors cachés, des richesses enfouies, afin que tu saches que je suis l'Eternel qui t'appelle par ton nom, le Dieu d'Israël (Esaïe 45/3) ». Il est encore temps de se les approprier dans une foi obéissante afin d’entrer dans une maturité spirituelle. Mais pour cela nous devons nous mettre à chercher. "

Bien sûr, il nous faudra retrouver l’inconfortable marche de la foi sans voir forcement tout de suite l’objet de nos désirs. Mais quel enjeu, celui d’être béni au delà de toute espérance et de devenir par Sa main puissante une source de bénédiction pour les autres. Il y a ici un rendez-vous merveilleux que nous ne voulons manquer sous aucun prétexte. « L’Eternel apparut à Abram et dit… (Genèse 12/7) ». Beaucoup d’enfants de Dieu font ce constat navrant aujourd’hui de ne plus voir le Seigneur leur apparaître à travers Sa Parole, comme au temps de leur premier amour. Comme Adam et Eve, ils ont connu des temps où leur Dieu venait les visiter pour passer du temps avec eux. Quel ravissement pour leur âme. Qu’en est-il aujourd’hui, le péché de l’incrédulité, le péché de désobéissance, le péché du désintéressement les a conduits inexorablement dans un sommeil et une stagnation spirituelle mortelle. Ils se sont arrêtés de chercher « le royaume de Dieu et sa justice » et se sont installés dans une sorte de religion à leur convenance, trompés par l’esprit du monde et par Satan.

Fut un temps où le peuple d’Israël traduisait cette idolâtrie par des images ramenées d’Egypte comme le « veau d’or ». Aujourd’hui ces images sont dans notre cœur, produisant un Evangile tronqué et déformé, un évangile qui prend de plus en plus l’image de la pensée humaine. Ils ne sont donc plus en marche vers cette terre inconnue ce qui empêche Dieu de se révéler et de leur accorder les bénédictions cachées. « Tu écouteras, Israël, et tu veilleras à les mettre en pratique : ainsi tu seras heureux, et vous deviendrez très nombreux, comme te l'a promis le Seigneur, le Dieu de tes pères, dans un pays ruisselant de lait et de miel (Deutéronome 6/3) ». Le lait et le miel représentent pour les chrétiens de maintenant toutes les vertus du Christ et toute la somme de notre héritage en Lui. Hériter les promesses c’est accepter d’être animé d’un esprit de conquête nous introduisant sans cesse dans le mouvement et la dynamique du Seigneur. L’Esprit de Dieu est toujours en progression, Il refuse de tourner en rond dans le désert de la somnolence et du confort intellectuel. Il a un dessein à accomplir et cherchera des hommes et des femmes forts de cette même énergie pour l’accomplir à travers eux.  

« Avance en eau profonde, et jetez vos filets pour pêcher…/…l’ayant fait, ils prirent une grande quantité de poissons (Luc 5/4) ».

Avant que Simon ne soit au bénéfice de cette grande bénédiction, il lui a fallu rester aux pieds de Jésus tout un temps et écouter Son enseignement. « Il s’assit, et de la barque il enseignait les foules (Luc 5/3) », c’est comme si l’écriture nous disait en fait, que ceux et celles qui acceptent de renoncer définitivement à leur propre théologie et de ne plus imposer à Christ leurs propres pensées pour L’écouter Lui, sont munis d’une grande sagesse. Par leur comportement, ils laissent tout simplement la possibilité au Seigneur d’orchestrer toutes choses en vue de leur offrir une progression dans leur perception du « Royaume », une « grande quantité de poissons », « des trésors cachés, des richesses enfouies ». Simon dut attendre et faire preuve de patience, subissant la fatigue et la frustration de sa pêche nocturne infructueuse. S’il a été testé de la sorte, nous le serons également, alors dans notre recherche des bénédictions promises, persévérons sans contrarier le « Maître ».

Simon ne se doute pas que Jésus a déjà vu l’emplacement des poissons, qu’Il sait déjà où les filets devront être jetés. Simon lui, est comme un aveugle cherchant tant bien que mal le bon chemin. Pourtant, tous ces poissons ne lui appartiennent-ils pas déjà ? Tout va se déclencher lorsqu’il obéira par la foi à l’ordre de se déplacer et d’avancer plus loin. Il faut que nous prenions le même genre de décision si nous voulons récolter une moisson de grâces, et grâce sur grâce. Mais attention, nous ne devons avancer uniquement à Sa parole révélée à notre cœur, d’où l’importance de ne pas nous essouffler dans notre recherche de la volonté Divine, « Sur ta parole je jetterai le filet (Luc 5:1/11)». Les bénédictions nous appartiennent déjà, mais il nous faut nous les approprier ; et c’est ici que beaucoup échouent. Ils possèdent mais n’en jouissent pas. Le Seigneur sait où sont les grâces dont nous avons vraiment besoin, c’est Lui qui les détient, seulement il nous faut le même acte de foi persévérant, sans jamais renoncer.

Nous pouvons stagner dans notre vision de Christ, même en exerçant un service porteur de fruits. Stagner nous prive de nous désaltérer de l’eau de la vie et de grandir. « Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (Hébreux 11/6) ». « Toutes les nations seront bénies en toi ! De sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant (Galates 3/9) ». Abraham a montré sa foi à travers sa résolution d’aller vers…« Sur ta parole, je jetterai les filets (Luc 5/5) ». Abraham partit sans savoir où il allait, la foi c’est donc d’abord la réponse à une parole entendue. « C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu'il devait recevoir en héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait (Hébreux 11:8) ». L’ordre est surprenant, notre mentalité moderne est prise à rebrousse poils. Pour partir il faut savoir où l’on va, c’est l'ère du GPS. Or ici, c’est l’inverse, nous partons… le chemin et la destination nous seront révélés ensuite.

" Par ce geste, Simon démontre sa foi et son obéissance, lui le professionnel de la pêche, un homme qui, de par son expérience, pourrait écrire des livres et des livres sur l’art de la pêche. Aurait-on pu le blâmer d’opposer à Christ son savoir et de débattre la pertinence de cet ordre ? Combien souvent nous avons cette réaction incrédule, nous sommes si souvent prompts à donner des leçons à Celui qui voit les choses jusqu’aux plus profonds des océans. Notre « professionnalisme » biblique ne nous pousse t’il pas généralement à débattre avec la simplicité de la Parole et de Christ, concernant Ses doux appels à venir nous servir à Sa table très largement de ses mets. Nous argumentons pour ne prendre que ce qui nous intéresse, le strict nécessaire, parce que nos véritables intérêts sont ailleurs. Et nos journées défilent comme cela les unes derrière les autres. "

Ce genre de conduite nous fermera toujours les portes du progrès et de la maturité spirituelle. Ce genre de conduite nous empêchera d’expérimenter les « pêches miraculeuses » prévues pour nos vies. Faisons bien attention à notre sagesse, il ne faudrait pas qu’elle nous prive des bienfaits de Dieu, « Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi (Luc 15/31) ». Le fils aîné était toujours avec son père, mais ne se servait pas ; Nous nous comportons souvent comme cela, nous suivons fidèlement Jésus, mais sans nous réjouir des biens de notre héritage, parce que nous ne nous « bougeons » pas, nous ne tendons pas la main pour « prendre ». Nous accumulons travaux sur travaux dans l’église locale mais nous ne connaissons que trop peu « la bénédiction qui enrichie » notre homme intérieur. « C'est la bénédiction de l'Eternel qui enrichit, Et il ne la fait suivre d'aucun chagrin (Proverbes 10/22) ».

« Mais ils lui dirent : Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons. Et il dit : Apportez-les-moi. Il fit asseoir la foule sur l'herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel et dit la bénédiction. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule. Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants (Matthieu 14) ».

« Apportez-les-moi…/…et dit la bénédiction ». « Apportez-les moi », nous retrouvons ici très fortement cette indispensable démarche de foi obéissante. Il nous faut bien comprendre que Jésus-Christ désire plus que nous, nous accorder Ses bénédictions. Pour cela, nous devons Lui apporter le peu que nous avons, c'est-à-dire nos vies. Rien de plus, rien de moins. C’est une autre manière de se mettre en marche vers un pays inconnu, vers une bénédiction inconnue. La consécration totale et définitive en toute simplicité nous ouvre les portes de la multiplication miraculeuse. C’est dans notre faiblesse qu’Il veut se glorifier, faut-il encore en être conscient et la Lui apporter sans rien Lui cacher.

Quel enfant de Dieu, soucieux de servir ses frères et sœurs, ne s’est jamais retrouvé confronté à ses incapacités et à ses limites. Désireux de nourrir les affamés de justice et de vérité autour de nous, nous nous sommes retrouvés devant un constat implacable: «Je n’ai que cinq pains et deux poissons à offrir, à peine la nourriture qu’il me faut pour moi ». C'est-à-dire pas grand-chose pour les autres. Et nous en sommes là, animés à la fois d’un étrange sentiment d’impuissance, et d’une interrogation quant à une bénédiction inconnue qui pourrait faire de nous une source de bénédiction pour les autres : «  Je te bénirai…/…deviens donc une source de bénédiction (Genèse 12/1) ».

«Levant les yeux vers le ciel et dit la bénédiction. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule ». Bien aimés, si nous nous mettons en marche vers des bénédictions inexplorées avec Jésus, en Lui offrant toute notre « misérable » vie comme un sacrifice vivant, Il prononcera alors une bénédiction nouvelle, exactement celle dont nous avons besoin. Je devrais dire, celle que Lui veut nous donner. Cette bénédiction va nous emmener nous aussi à être « rompus » (c'est-à-dire à voir notre moi être brisé) entre Ses mains douces et expertes. Nous ne serons pas déchiquetés ou méprisé, mais libérés de nous-mêmes afin de devenir cette source de bénédiction que nous espérions tant devenir. Nous ne serons plus animés par nos désirs et nos ambitions spirituels personnels qui conduisent généralement à sortir de la volonté de Dieu, mais animés par Sa Vie de Résurrection entièrement tournés vers Lui et pour Lui marchant dans Ses voies de progrès en progrès.

Nous serons morts à nous-mêmes, «  La mort m'est un gain (Philippiens 1:21) ». Mourir à soi-même, c’est accepter la mort de notre « identité charnelle », pour que notre identité spirituelle qui est en Christ puisse naître et se développer (Phil.3; 21 2 Pier.1; 4). Pas seulement d’une manière intellectuelle mais aussi dans une pleine révélation du sujet. Nombreux sont ceux qui connaissent l’enseignement de la « mort à soi-même », peu la vivent. Lorsque Jésus aura brisé notre moi orgueilleux, Il nous rendra notre vie et c’est à ce moment précis que nous serons en capacité d’apporter la bénédiction aux autres. Nous serons délivrés de la stérilité de nos « pas grand-chose ». «Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants ». Oui, nous avons besoin de oindre nos yeux avec le collyre du Seigneur afin de recouvrer la vue. C’est à ce prix là que les « affamés de vérité » qui nous entourent seront enfin rassasiés.

Maintenant me direz-vous, nous pouvons aussi être dans un tel état d’infirmité spirituel que nous n’avons même plus la possibilité de nous lever pour Christ. Quelles que soient les raisons, la volonté et l’action nous manquent tellement qu’il nous est impossible de nous hisser par nous-mêmes à un niveau de foi qui nous permettra de nous mettre en marche vers Ses promesses. « Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu'il demandât l'aumône à ceux qui entraient dans le temple.../...Alors Pierre lui dit: Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche. 7 Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes (Actes 3)». Quelles sont les raisons de notre paralysie religieuse, qu’est ce qui nous fait boiter à longueur de temps au point de croire que nous sommes « condamnés » à faire l’aumône spirituelle toute notre vie et faire partie des misérables du peuple de Dieu ? Qu’est ce qui nous fige, qui nous impose cette léthargie spirituelle ? Le péché, les soucis de la vie, les épreuves, l’incrédulité, la culpabilité, l’expression de notre moi, la tiédeur ?

Jésus est à la porte de notre cœur, Lui le fidèle malgré nos infidélités, Lui qui est riche en bonté et en miséricorde. Permettons-Lui d’accéder à notre esprit sans le limiter d’aucune manière, « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi (Apocalypse 3/20) ». Lui, le puissant face à notre immense faiblesse, face à toutes nos incapacités et nos impossibilités, Il se propose de manger avec nous une nourriture nouvelle. Il nous vivifiera de la Parole de résurrection dont celle-ci ; « lève-toi et marche ». Et la chose s’accomplira car ce que sa bouche dit sa main l'accomplit toujours. Mais il nous faut une véritable parole de Dieu, et surtout pas un effet de notre imagination.

Avez-vous compris ? Puissions-nous simplement le croire et Lui demander son intervention. « J’ai compassion de qui j’ai compassion, et je fais miséricorde à qui je fais miséricorde (Ex 33/19) ». N’oublions jamais que le Seigneur Jésus-Christ peut faire infiniment plus que ce que nous espérons, et cela sans reproche et sans nous faire payer quoique ce soit. Nos pieds et nos chevilles redeviendront alors à nouveau fermes comme au premier jour de notre amour pour Lui. Il a triomphé de tous nos ennemis ; la mort, notre vieille nature, la maladie, nos souffrances, le monde, Satan, le péché. Jésus veut diffuser Sa Parole victorieuse dans nos vies pour avoir la joie de nous voir renaître de nos cendres.

« Sur ta parole, je jetterai les filets (Luc 5/5) ». « Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi (Luc 15/31) ». « L’ayant fait, ils prirent une grande quantité de poissons (Luc 5/4) ». Dans ces exemples bibliques, j’entends le Seigneur nous dire à tous : « Laissez-moi vous aider, permettez-moi de vous fortifier, recevez ma Parole avec foi et la chose s’accomplira. « Au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche ». Et mettez-vous en marche.

" Bien aimés, Jésus-Christ a encore des trésors cachés et de grandes richesses enfouies pour nos vies, afin de nous rapprocher toujours plus de Son cœur. « Je te donnerai des trésors cachés, des richesses enfouies, afin que tu saches que je suis l'Eternel qui t'appelle par ton nom, le Dieu d'Israël (Esaïe 45/3) ». Il est encore temps de se les approprier dans une foi obéissante afin d’entrer dans une maturité spirituelle. Mais pour cela nous devons nous mettre à chercher. "

« Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Voyant qu'il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l'emboîture de la hanche ; et l'emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu'il luttait avec lui. Il dit : Laisse-moi aller, car l'aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni. Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob. Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur (Genèse 32) ».

« Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni », voilà quelle doit être notre position spirituelle si nous désirons expérimenter les bénédictions encore inexplorées du royaume de Dieu. Voilà quelle doit être notre attitude d’esprit dans nos prières jusqu’à ce que nous contemplions distinctement les « trésors cachés, des richesses enfouies », la « grande quantité de poissons ». Paul dit qu’il court, pour tâcher de saisir le prix, puisque lui aussi a été saisi par Jésus-Christ. Lorsque Paul s’est engagé à suivre Christ, il était imprégné d’un ardent désir de connaître toutes les bénédictions de son Sauveur. Depuis lors, sa vie pourrait être décrite comme étant une course dans cette nouvelle direction. Il allait de découverte en découverte, de révélation en révélation, toujours en harmonie avec la volonté de Dieu, se dépouillant de tout ce qui pouvait l’empêcher d’aller jusqu’au bout de sa résolution. « Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve; Invoquez-le, tandis qu’il est près (Esaïe 55/6) ». Paul est ainsi devenu un modèle pour nous de ce que la grâce de Dieu peut faire dans la vie d’un homme. Inconverti, c’était un violent contre le Christ, une fois sauvé il est devenu un « violent » selon le cœur de Christ, comme Jacob : « Depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est soumis à la violence, et ce sont les violents qui le ravissent (Matthieu 11/12) ». Il nous faut absolument être animés de cette sainte violence pour ravir toutes les bénédictions qui nous sont destinées.

Nous avons aussi un bel exemple de détermination en la personne d’Elisée. Lorsque l'Éternel fit monter Élie au ciel dans un tourbillon (2 Rois 2), Elisée ne l’a plus quitté une seconde, en aucun cas il ne voulait passer à côté de la bénédiction qu’il espérait. Il savait qu’il était à ce moment précis testé par le Dieu de qui il attendait la bénédiction. Lui aussi « partit sans savoir où il allait », Il s’est accroché à Elie contre vents et marées, insistant de toute sa personne pour le suivre, malgré les ordres d’Elie pour qu’il ne le suive pas. Non décidément, Elisée ne voulait pas manquer ce grand rendez-vous. « Élisée répondit: L'Éternel est vivant et ton âme est vivante! Je ne te quitterai point ». Dois-je nous rappeler que le Seigneur n’a pas en vu pour nous une double part de Son Esprit, mais bien la plénitude, aussi incroyable que cela puisse paraître. Notre héritage en Christ c’est la plénitude de Son Esprit, pas une demi-mesure ; la plénitude.

Il n’en fut pas de même de Thomas, appelé Didyme, l'un des douze qui n'était pas avec eux lorsque Jésus vint (Jean 20). Ce soir là il y avait un rendez-vous extrêmement important pour les douze disciples, « Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d'eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint (Jean 20:19/24) ». Thomas avait autre chose à faire, il avait des affaires à régler, ou alors il ne croyait pas que Jésus avait encore des bénédictions à lui accorder. Frères et sœurs, vous qui lisez ces quelques lignes, je vous en conjure, Dieu nous a fixé des rendez-vous. Ne soyons pas incrédules et orgueilleux au point de croire que nous avons tout compris et tout reçu des cieux.

Cherchons à le connaître, Lui, sa personne, sa nature, ses pensées, ses voies. Nous sommes obligés de reconnaître notre négligence dans la recherche de la connaissance de Dieu. Nous nous contentons de choses élémentaires, souvent des idées reçues, sans chercher à établir notre propre expérience dans ce domaine, selon ce qui est écrit : « Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu (Romains 3/11) ». Ne nous laissons pas endormir par les soucis de la vie, méfions-nous de nous-mêmes, mais croyons et invoquons notre Christ de tout notre cœur avec une grande persévérance. « Invoque-moi, et je te répondrai ; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, que tu ne connaissais pas (Jérémie 33/3)». « L’Eternel, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui cherche Dieu (Psaumes 14/2) ».

Croyons, fortifions nous dans la foi, travaillons à ne pas laisser Satan nous dérober notre espérance et à nous berner quant à notre conquête des bénédictions promises. Crions et crions encore à Dieu et si la foule de nos activités religieuses et professionnelles ou Satan veulent nous faire taire, et bien comme l’aveugle Bartimée, crions encore plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi (Marc 10/48) ». « N’abandonnez donc pas votre assurance qui comporte une grande récompense ! Vous avez en effet besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Car encore un peu de temps bien peu ! Et celui qui doit venir viendra, il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi. Mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui (Hébreux 10 :35/38)».

Citation d'Arthur Katz

katz" C’est par la foi qu’Abraham obéit à l’appel de Dieu en partant vers un pays qu’il devait recevoir en héritage; et il partit sans savoir où il allait. C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme en un pays étranger, habitant sous des tentes. (Hébr. 11: 8-9). " Les tentes sont des demeures temporaires, parce qu’Abraham était étranger sur la terre. C’était lui l’héritier, et Isaac et Jacob étaient cohéritiers avec lui de la même promesse. "Il attendait... la ville... dont Dieu est l’architecte et le constructeur." (Verset 10). Tout est à venir. Il y a un héritage à venir. Qu’est-ce que cela fait de vous à présent? Un étranger, un voyageur, demeurant sous une tente. Voilà un des traits les plus caractéristiques de la personne d’Abraham et de cette vocation abrahamique qui est aussi la nôtre.

 Pourtant, notre monde actuel s’oppose à cette vocation de A jusqu’à Z. Loin de rechercher ce qui est à venir, il veut obtenir satisfaction tout de suite. Même sur le plan religieux ou spirituel, nous désirons une gratification immédiate. Nous voulons être reconnus, obtenir satisfaction sur le champ: nous ne savons plus ce que cela signifie que d’attendre ce qui est à venir: il faut pour cela une mentalité toute autre, des dispositions toutes autres, celles qui caractérisent le royaume des sacrificateurs et qui requièrent une foi plus profonde, plus radicale. Dans cette existence-ci, en effet, nous avons appris à attendre une récompense, une gratification immédiate, comme on reçoit son grade universitaire, son diplôme de séminaire immédiatement après avoir suivi le cours.

Nous sommes prisonniers du temps, prisonniers de notre culture, prisonniers du visible, du temporel. C’est ce qui empêche l’Église d’être une affirmation des choses éternelles; et pourtant c’est bien là ce qui devrait être au cœur de notre témoignage. Alors que Dieu nous soit en aide, tandis que nous relisons ces versets. "

Arthur Katz

« L'aveugle jeta son manteau, et, se levant d'un bond, vint vers Jésus. Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l'aveugle, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : Va, ta foi t'a sauvé (Marc 10/50) ».

Bartimée sait qu’il est aveugle et surtout que les hommes ne peuvent rien pour lui. Il est dans la présence de Jésus mais cela ne lui suffit pas, il veut plus, il veut maintenant le contempler. Comprenons-nous la différence qu’il y a entre, être dans sa présence et le contempler. Il y a beaucoup de chrétiens qui jouissent de la présence du Seigneur Jésus-Christ mais peu ont découvert la grâce de le contempler vraiment. Etre dans la présence du Christ n’est pas une fin en soit et ne peut apporter la véritable satisfaction du cœur, c’est quelque chose d’éphémère que l’on ne peut retenir. C’est pour cela aussi que nous voyons certains enfants de Dieu courir d’une mission à une autre, d’un spectacle à un autre, d’un serviteur de Dieu à un autre, d’un ouvrage à un autre, ils cherchent mais ne trouvent pas parce qu’ils cherchent mal. Ils vivent malheureusement leurs vies chrétiennes uniquement dans le ressenti et n’expérimentent Christ qu’à travers leurs sentiments. Dans de pareilles conditions, ils ne savent pas comment s’abreuver à la source d’eau vive, ils ne savent pas se rassasier par eux-mêmes de la manne céleste : Ce sont des chrétiens qui vivent quelque chose avec Dieu, mais sans maturité car aveugles tout en ayant une haute opinion d’eux mêmes, et c’est très dommageable pour l’œuvre de Dieu. « Ainsi parle l’Eternel: Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le fort ne se glorifie pas de sa force, que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Eternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Eternel (Jérémie 9:23/24) ».

Notre vie de prière a besoin de passer par le feu de l’épuration, elle doit être purifiée de toutes nos demandes charnelles et ne laisser la place qu’à la volonté de Dieu. Le Saint-Esprit nous amènera plus loin en pleine eau et nous fera connaître des « trésors cachés, des richesses enfouies »   à la seule condition que notre bouche ne contienne que les supplications qui souffrent la volonté du Seigneur.

" Les bénédictions promises correspondent au plan de Dieu pour nos vies et à travers nos vies. Elles nous sont données pour deux raisons, pas une ni trois, mais deux raisons : Entrer et faire entrer les autres dans une connaissance plus accrue du Seigneur Jésus-Christ. Et cela entraîne ensuite chaque vie chrétienne dans des chemins tout tracés. Toute autre motivation, tout mobile, toute ambition, ou désir sont voués à l’échec et trouveront les portes des cieux closes. "

Jacques nous donne une indication extrêmement importante dans son épître, « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions (Jacques 4/3) ». Vouloir se satisfaire soi-même équivaut à imposer sa propre volonté au Seigneur, surtout dans les choses spirituelles. Il nous faut mourir à nos passions personnelles et laisser le Saint-Esprit nous revêtir des passions de Christ, alors les portes des cieux s’ouvriront, alors les miracles s’accompliront, alors les bénédictions rempliront nos filets. La prière qu’Il veut entendre est la suivante : « Seigneur ouvre mes yeux car je suis aveugle, j’ai besoin d’aller plus loin en toi, je veux te connaître d’avantage et vivre pour toi et ainsi m’épanouir en Toi. Aide-moi à détourner les yeux des convoitises de ma chair, et accorde-moi les bénédictions qui iront dans le sens de ta volonté afin que tu puisses t’épanouir en moi. Je veux arrêter de me servir de toi pour me satisfaire et accepte maintenant que tu te serves de moi pour ta propre satisfaction ». «Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l'aveugle, que je recouvre la vue ».

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par dessus (Matthieu 6/33) » (ces choses = le manger, le boire et le vêtement) ». La Bible nous indique le chemin de la bénédiction, il nous faut chercher la personne du Seigneur Jésus-Christ avant toute chose. Il est le Royaume et la Justice du Père. Il est Lui en tant que personne, la réalisation complète des bénédictions divines. Il nous accordera la guérison de notre cécité et nous le verrons Lui, tel qu’Il est avec les yeux de notre cœur. « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ (Ephésiens 1) ». Tout ce que nous cherchons, tout ce que nous espérons, tout ce que nous souhaitons des cieux se trouve en Christ, comprendre cela est la première bénédiction à recevoir. Rien n’a de plus grande valeur que la perle de grand prix. S’éloigner ne serait-ce qu’un iota de ce grand principe biblique revient à nous éloigner de la lumière. Les bénédictions qui se trouvent en pleine eau et en pleine lumière, les choses spirituelles secrètes et cachées, ne peuvent nous amener vers quelque chose d’autre que vers l’œuvre de Christ. « En lui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance (Colossiens 2:3) ». Avant de prier pour les sujets qui nous passent par la tête, notamment ceux concernant « les choses qui nous seront données en plus » ; prions sans relâche pour un renouvellement de notre vision de Christ. Cherchons premièrement à connaître le Fils de Dieu selon Ses critères et Sa volonté. « Mon cœur dit de ta part: Cherchez ma face! Je cherche ta face, ô Eternel (Psaumes 27/8) ».

Bien aimés, « Va –t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai…/… Avance en eau profonde…/… Passer sur l’autre rive ». Et remplissons nos cœurs des plus grandes bénédictions cachées que Dieu a pour chacun d’entre nous.

« En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu'il nous a accordée en son bien-aimé.

En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.

En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté, afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d'avance avons espéré en Christ.

En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire (Ephésiens 1) ».

Dieu veut nous faire abondamment grâce et opérer des choses nouvelles dans nos vies, nous faire connaître des réalités inexplorées, sommes-nous intéressés et disponibles ? « Ne vous souvenez pas des choses précédentes, et ne considérez pas les choses anciennes. Voici, je fais une chose nouvelle ; maintenant elle va germer, ne la connaîtrez vous pas ? Oui, je mettrai un chemin dans le désert, des rivières dans le lieu désolé (Esaie 43:18/19) ». Sommes-nous prêts à en payer le prix, répondrons-nous présents, notre place restera-t-elle encore longtemps vacante ? Désirons-nous plus que tout connaître une chose nouvelle ? Puissions-nous comprendre que la conversion est une expérience insuffisante et reconnaître notre immense besoin d’une révélation toujours plus grande de Jésus-Christ.

« Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, nous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance (Éphésiens 1/17) ». Dans Josué 1:3-4, il est dit : « Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse : Vos frontières s’étendront depuis le désert et le Liban que voici, jusqu’au grand fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Hittites et jusqu’à la grande mer, au soleil couchant ».

Nous pouvons sans crainte avoir une vie familiale et professionnelle, l’importance sera pour nous d’être toujours en mouvement avec le Seigneur, c’est capital pour nos vies, et en mouvement dans le bon sens. Il veut étendre les frontières de notre compréhension de son œuvre, des réalités de Son royaume, et de Ses projets. Tout nous sera accordé sans mesure pourvu que la plante de notre pied ne s’arrête de fouler des terres nouvelles. Il nous faut marcher et marcher encore, renouvelés tous les jours par Sa vie et animés constamment du même souci : Chercher la « face de Dieu ». « Jésus leur dit une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier et ne pas se lasser (Luc 18 :1) », et le verset 7 nous dit encore : « Et Dieu ne ferait-il point justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tarderait-il à leur égard ? » Quelles belles Paroles ! Lorsque nous crions à Dieu jour et nuit, et que nous lui disons l’espérance de notre cœur, il nous exaucera. La prière rare ne peut pas nous faire occuper le royaume des cieux. Cependant la prière répétée, ardente et patiente nous permet de détruire la stratégie du diable et enfin d’entrer dans le royaume des cieux.

« L’Eternel dit à Abram, après que Loth se fut séparé de lui : Lève donc les yeux et, de l’endroit où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’est et l’ouest ; car tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance, pour toujours (Genèse 13 :14/17) ». Lorsque Dieu a appelé Abram, il travaillait à la réalisation de son plan d’envoyer le Rédempteur dans le monde. Obéissons à Dieu et quittons notre confort pour les choses éternelles, ne sachant pas où Dieu nous conduira. En tout cas, Il ne nous conduira pas vers la région pleine de péchés de Sodome à l'instar de tous les "Loth" du monde chrétien du 21ème siècle. Comme ces deux hommes, chacun de nous doit choisir entre sa propre volonté et celle de Dieu. Remettant tout entre Ses mains nous serons abondamment bénis parce que nous aurons compris que la finalité de notre vie est la même que celle d’Abraham : la réalisation du plan de Dieu en envoyant Son rédempteur dans le monde à travers nous. Quelle glorieuse espérance !

Dans ces choses humainement impossibles, croyons le Seigneur qui a fait ces promesses. Écoutez ce que disent les Écritures : « Abram crut en l’Éternel qui le lui compta comme justice ». Comme c’est merveilleux ! Dieu avait promis à Abram quelque chose qui, humainement parlant, ne pouvait pas arriver. Et pourtant, comment Abram a-t-il réagi ? Il a cru ce que Dieu lui avait promis ! Et Dieu, qu’a-t-il fait ? Il a considéré Abram comme juste, à cause de sa foi et tout s’est réalisé parfaitement.

« Abram crut à Dieu, et cela lui fut compté comme justice ; et il fut appelé ami de Dieu ». Qu’en est-il de nous ? Désirons-nous devenir l’ami de Dieu ? Cela est possible, le choix nous appartient avec toutes ses conséquences. Bien aimés, nous qui croyons sans faiblir, nous qui sommes comme lui, des chrétiens qui nous interdisons de nous installer, nous sommes alors la descendance d’Abraham. Levons les yeux de la foi et regardons à l’horizon des promesses et des bénédictions du Seigneur Jésus-Christ, tout ce que nous regarderons avec avidité Il nous le donnera. Alléluia.

Soyez richement béni!

Frédéric Gabelle

Commentaires (4)

  • Invité - Roseline Monnier

    Merci cher frère Frédéric, ce message m'a fait du bien.... j'en avais besoin car il me permet de reprendre "mon souffle" en LUI. Je connais mes faiblesses et mes manquements mais le Seigneur les connaît avant moi et IL est celui qui me soutient dans cette marche.... bien que je ne sache pas où je vais.
    Combien son aide m'est précieuse car sans LUI je ne peux rien faire et je le remercie. Que le Seigneur vous bénisse et vous accorde Sa grâce en tout temps.
    avec toute mon affection en LUI
    Roseline

    il y a environ 6 ans
  • Invité - sonia C

    Ce message est une véritable bénédiction dans tout son ensemble. Vous me direz que c'est la Parole de Dieu oui, mais remplie de grâce et d'onction. Vous avez été une bénédiction pour moi; Soyez récompensé en retour par notre Seigneur pour votre obéissance à partager ce que vous avez reçu.
    Sonia

    il y a environ 5 ans
  • Invité - Sylviane

    Un tel message fait un grand bien et remet de l'ordre dans les pensées. c'est un souffle nouveau pour celui qui aspire à Celui qui est, qui était et qui vient, notre Seigneur Jésus-Christ.
    Un tel homme est inspiré par Dieu afin que ceux qui sont dans l'erreur se remettre en question afin de devenir celui ou celle que Dieu veut.
    Demeure béni frère Frédéric.

    il y a environ 5 ans
  • Invité - Serge c.

    Merci très cher frère en Christ pour ces écrits que le Saint-Esprit inspire à ton coeur, comme les Soeurs qui ont laissé un commentaire ci dessus, le Seigneur vient de recadrer ma vie à travers cette lecture dans la recherche de ses priorités.
    Soit béni.

    il y a environ 5 ans

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