biblefoiQuels mystères spirituels se cachent donc derrière nos épreuves en Christ ? Pourquoi la souffrance frappe t-elle si souvent à la porte de nos cœurs ? Et que dire alors de celles qui durent et persistent dans nos vies sans relâche, assaillant sans cesse notre cœur de ces « pourquoi » et de ces « comment ». "Quoi ! Nous recevrions de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leur âme au fidèle Créateur en faisant le bien (Job 2/10) (1Pierre 4/19) " Le Seigneur Jésus-Christ nous demandait notre avis avant de nous éprouver, quel serait-il ? Notre pouvoir de réflexion spirituelle nous permet-il d’analyser cette question avec sérénité afin d’en tirer quelques précieuses lumières pour nos vies ? Le sujet de l’épreuve fait-il parti de nos discutions, est-il traité avec objectivité et sans crainte ?  Les seules réponses que nous avons parfois ne sont elles pas noyées dans nos larmes d’incompréhension, avec ce sentiment d’injustice qui voudrait nous faire lever le poing vers le ciel ? Je prie qu’à travers cet écrit le Seigneur nous ouvre son cœur et nous dévoile quelques pensées apaisantes de son royaume.

Bien-aimés, dans l’affliction la plus extrême, Dieu comprend parfaitement nos réactions et son désir premier est que nous puissions trouver la force de lui pardonner, oui j’ai bien fait mention de pardonner à Dieu. J’ai remarqué ce fait à de nombreuses reprises dans la vie des uns et des autres, l’épreuve est très mal ressentie lorsqu’elle n’est pas sincèrement acceptée, lorsque nos cœurs ne pardonnent pas à Dieu de nous avoir blessé et humilié. Pourtant, « Avant d’avoir été humilié, je m’égarais ; Maintenant j’observe ta parole…/…il m’est bon d’être humilié, afin que j’apprenne tes prescriptions…/…c’est par fidélité que tu m’as humilié (Ps.119) ». Comment le Seigneur nous éprouve ? En nous humiliant. Comment il nous humilie ? En nous éprouvant. Nous constatons une très forte relation entre humiliation et épreuve. Les enfants de Dieu qui rejèttent ce fait avéré ne grandissent pas dans la connaissance de la personne de Jésus-Christ.

Nous demandons dans nos prières beaucoup de merveilles du royaume de Dieu, mais celle qui consiste à être éprouvé pour que notre foi grandisse, pour que notre observance de sa parole grandisse, pour que la connaissance de ses prescriptions et de sa fidélité grandisse figure t-elle sur notre liste ? Et pourtant, si nous pouvions saisir un instant la valeur spirituelle de l’épreuve, ce qu’elle construit comme réalités éternelles en nous aux yeux du Créateur, nous comprendrions la nécessité d’être éprouvés. Nous voyons nettement dans les écritures que tous ceux et celles qui ont été utilisés par Dieu ont connu ce chemin de ténèbre. Serait-il trop pénible à notre ego de reconnaître que les afflictions du Seigneur nous entraînent par moment dans un état d’esprit qui frise l’incorrection vis-à-vis de celui qui nous a tant aimé. Ne sommes-nous pas nous aussi tentés par Satan à travers la femme de Job (Job 2/9) de quitter notre fermeté dans notre intégrité et de « maudire (c'est-à-dire nous rebeller) » Dieu ? « Maudis Dieu, et meurs ! (Job2/9) ».

Telle est la réaction de ceux et celles qui expriment leur colère face aux évènements qu’ils prétendent injustes et inutiles. Comme la femme de Job, ils ne comprennent pas la pensée de Dieu et leur chair la refuse ; comme elle, demeurer ferme dans son intégrité devient alors pesant et de plus en plus irréalisable. Dans ces moments-là, notre vieille nature nous pousse à agir d’une façon que nous savons être contraire à la volonté du Seigneur.

Lorsque son père l’a placé dans une situation très inconfortable, Esaü s’est précipité dans une action qu’il savait être en abomination à son père. Lorsqu’il perdit son droit d’aînesse, il se rendit auprès d’Ismaël et prit pour femme une cananéenne, Mahalath, chose que son père ne voulait pas qu’il fasse. Il est aisé de le montrer du doigt et de lui jeter la première pierre, mais en décantant cet événement, il est facile de s’appliquer cette leçon spirituelle. Ne sommes-nous pas, nous aussi, sujet à des réactions négatives de notre caractère lorsque les décisions de notre Père céleste nous conduisent sur des chemins qui bousculent notre petite tranquillité ? Ne sommes-nous pas assaillis par ce sentiment d’injustice, ce sentiment d’avoir été trompés quelque part ? La bénédiction devait, selon toute logique, revenir à Esaü, c’est ce qui était « juste » à vue humaine. Mais voilà, son père en avait décidé autrement.

Lorsque nous sommes conduits par les évènements dans une épreuve, et que la bénédiction de notre repos semble nous échapper, ne sommes-nous pas tentés nous aussi de réagir envers notre Père céleste d’une manière négative ? De lui exprimer notre désaccord à travers un acte qui se trouve être en fait une forme de rébellion ? C’est une preuve incontournable de notre besoin d’obéissance. Nous savons par expérience qu’un enfant de Dieu peut facilement agir de la sorte, sans s’en rendre compte, parce qu’il aura subi une contrariété dans sa vie. L’épreuve peut l’amener à se placer en situation de rebelle à l’œuvre de Dieu et à trouver refuge dans des occupations qui déplaisent au Seigneur.

Au sein de la souffrance, croyant être abandonné de son Sauveur, le chrétien charnel ira repérer un réconfort terrestre et s’y adonnera. Peu importe la forme, pourvu que cela nous éloigne des difficultés ; dans les plaisirs du monde, dans les raisonnements du monde, de toute manière quelque chose qui viendra du pays des cananéens, du pays d’Ismaël. La fuite n’apportera jamais ce que seul le Seigneur peut nous donner au cœur de notre souffrance. Attention au « Maudis Dieu, et meurs », soyons sur nos gardes pour ne pas nous laisser emporter par le vent de l’irritation, ça serait mal faire. Demandons tout le secours d’en haut pour ne pas succomber à la résistance qui vaut l’injustice (1Sam.15/23).

Job ne va pas se laisser séduire par de telles paroles insensées, il ne va pas donner à Satan ce qu’il demande. C’est par la foi qu’il répondra au « Dieu a-t-il réellement dit ? » qui l’agresse au sein de son épreuve.
Si notre Epoux glorieux et majestueux nous emmène en territoire hostile, là où nous ne voulons pas forcément aller, trouvera-t-il un « OUI » de notre part ? Et sans condition ? Job nous montre clairement le chemin de notre victoire : « Tu parles comme une femme insensée ! Quoi ! Nous recevrions de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela, Job ne pécha point par ses lèvres (Job 2/10) »

« Seigneur, en cet instant donne nous ta lumière, afin que nous distinguions que notre victoire se trouve dans l’acceptation sincère et totale de nos épreuves sans vouloir obstinément en sortir, pardonnant au Seigneur de nous humilier et nous repentant si nos lèvres ont laissé passer un léger souffle d’amertume. »
N’avons-nous jamais remarqué que l’épreuve frappe souvent après des temps forts que nous passons avec le Seigneur. Nous pouvons très bien vivre un week-end au ciel avec l’Esprit Saint nous conduisant dans une consécration ou un abandon plus profond et quelques heures plus tard nous sommes brûlés par les flammes d’une terrible fournaise et nous avons le sentiment d’avoir perdu toute spiritualité. Jésus nous assure que les deux ne sont absolument pas incompatibles mais complémentaires, l’un et l’autre sont orchestrés par la puissante providence divine, Alléluia « Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire, amen (Mt 6/13) »

Il nous faut absolument rejeter la pensée qui consiste à nous faire croire que les épreuves qui frappent notre vie sont les conséquences de nos dérives en terme de châtiment hostile, comme un père qui trouverait un certain plaisir à frapper son enfant. Non, notre Dieu n’est pas charnel. Pour un enfant de Dieu qui, comme Job et tant d’autres, cherchent l’Eternel de tout leur cœur, cherchant premièrement son royaume et sa justice, les épreuves leur sont données justement pour répondre à leur attente, celle de vivre plus proche de celui que leur cœur aime. Oui, je le répète, le Seigneur peut permettre à Satan de nous toucher « afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt soit guéri (Heb.12/13) ».

"DIEU NOUS EPROUVE POUR NOUS FAIRE GRANDIR DANS LA CONNAISSANCE DE SA PERSONNE, ET NON PAS POUR NOUS PUNIR DE NOS FAUTES SANS NOUS EN DELIVRER. IL NOUS FRAPPE PAR DES EPREUVES QUI SONT EN FAIT SES VERGES, CELA NOUS PERMET DE CROÎTRE!
« Quoi ! Nous recevrions de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela, Job ne pécha point par ses lèvres (Job2/10) »."

Ne croyons pas pénétrer une terre interdite en échangeant sur ces choses, nous ne pêchons point par nos lèvres ; le Seigneur n’est absolument pas dérangé par la vérité, bien au contraire, et pour nous ce discours doit plutôt être libérateur. En regardant nos épreuves avec le regard de Jésus, toute dissertation sur le bien et le mal disparaît pour laisser place à la foi. Notre foi va s’élever au-dessus de tout et considérer les tempêtes que nous traversons comme des bienfaits de L’Eternel et nous apprendrons que notre Dieu est le Dieu des détails, fidèle à l’alliance passée avec nous. Notre foi s’exclame avec force : Tout est bien dans les mains de notre Créateur.

Bien sûr, loin de nous de cautionner toute l’activité diabolique dans nos vies, ce message n’a pas pour but de justifier tous les assauts de notre ennemi sans réagir. Il est des attaques, des tentations, qui proviennent d’une activité marginale de Satan à notre encontre, comme par exemple faire naître l’incrédulité dans notre cœur pendant une épreuve. Eve n’aurait pas pu empêcher le serpent de venir l’éprouver sur son obéissance à la parole de Dieu, mais elle aurait pu l’empêcher d’empoisonner sa foi avec le fameux « Dieu a-t-il réellement dit. (Gen.3/1) ».

Quelqu’un a dit un jour avec beaucoup de lucidité, « on ne peut empêcher un oiseau de voler au-dessus de nos têtes, mais on peut l’empêcher d’y faire son nid ». C’est dans une attitude constante de veille et de prière que nous discernerons, avec l’aide puissante du St Esprit, le comportement approprié à avoir au moment le plus important de nos épreuves. La victoire poindra et augmentera d’intensité au fur et à mesure que nous nous emploierons à bien distinguer les choses que nous devons accepter et celles que nous devons immédiatement rejeter au nom du Seigneur Jésus-Christ.

C’est une gymnastique spirituelle qui peut paraître rébarbative au premier abord, peut-être même inaccessible, certainement impossible par nous-mêmes ; mais lorsque nous laissons le Seigneur la réaliser en nous par sa force nous nous émerveillons alors de son autorité sur les éléments en furie qui peuvent ébranler nos cœurs. C’est en acceptant nos épreuves, en nous y soumettant comme nous nous soumettons à Dieu, que nous expérimenterons la vie de résurrection du Seigneur vivant en nous.

« Il a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par ce qu’il a souffert (Hé 5/8) » S’il pouvait se passer de cette éducation croyons bien qu’il le ferait mais si même son Fils a dû s’y conformer, à combien plus forte raison devrons-nous l’accepter. Mais rassurons-nous dans la foi : « le Seigneur ne rejette pas à toujours. Mais, lorsqu’il afflige, il a compassion selon sa grande bienveillance ; Car ce n’est pas volontiers qu’il humilie et qu’il afflige les fils d’homme. (Lam.3/31, 32,33) ».
« L’Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? (Job 1/8) ». Si Dieu n’avait pas posé cette question à Satan, y aurait-il eu le livre de Job ? Y aurait-il eu cette longue et douloureuse épreuve dans la vie de cet enfant de Dieu ? Job ne demandait rien, il était étranger à ce qui se tissait contre lui. Personne ne lui a demandé son avis sur une certaine action de son Dieu dans son corps pour progresser dans sa marche spirituelle. Avait-il seulement la compréhension de ces choses ? Avait-il déjà été enseigné par Dieu sur ce fait terriblement tabou dans nos milieux chrétiens ? A savoir, que le Créateur de toutes choses peut très bien utiliser notre pire ennemi, Satan, pour faire son œuvre dans notre vie, pour nous faire comprendre une nouvelle réalité spirituelle, pour nous faire progresser dans la connaissance de sa personne à travers son Fils bien aimé ?

« Sonde-moi, Eternel ! Eprouve-moi, fais passer au creuset mes reins et mon cœur ; car ta bienveillance est devant mes yeux, et je marche dans ta vérité. (Ps.26/2,3) ». Preuve irréfutable, s’il y en avait besoin d’une, que l’épreuve n’est pas une punition ou un châtiment pour nos vies, mais plutôt un moyen pour Dieu de nous révéler sa bonté. Un moyen d’être conduit assurément sur la voie de l’éternité de progrès en progrès. Nous connaissons et aimons sa bienveillance ? Nous aimons marcher dans la vérité ? L’épreuve nous entraînera plus profondément dans cette voie royale, elle nous fera entrer dans une révélation plus intense de Dieu. « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes préoccupations ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité. (Ps.139/23,24) ».

Dieu veut rapprocher son enfant de lui-même, lui faire découvrir un peu plus son royaume, le faire progresser dans sa conquête du pays (Jésus-Christ) de la promesse. Pour bien construire quelque chose de nouveau en Job il va falloir d’abord démolir en lui les tours de « Babel », c’est à dire les constructions humaines dans ses raisonnements encore présents ; Dieu va alors l’humilier en le plaçant dans une position de faiblesse. Seul le contexte de l’épreuve peut permettre au concepteur de l’univers de créer dans sa vie ce qu’il veut y voir ; mais pour cela il a besoin d’y enlever au préalable ce qui prend de la place inutilement, de renverser ses forteresses de pensées.

N’oublions jamais que le meilleur terrain pour accueillir la Parole de Dieu est et sera toujours un cœur dont la terre est bien labourée, un cœur rendu « informe et vide » par l’œuvre de l’Eternel. Sinon, le mélange entre le terrestre et le céleste sera toujours au rendez-vous et polluera notre marche avec le Seigneur. Comment faire comprendre à un chrétien qu’il a besoin d’améliorer sa communion avec son Dieu lorsque celui-ci est persuadé « d’être riche, de s’être enrichi et de n’avoir besoin de rien (Apo.3/17) » ? De lui faire comprendre qu’il est tiède alors qu’il se croit bouillant et que cela le conduit inexorablement à être vomi de la propre bouche du Seigneur ? De l’aider à retrouver une vie spirituelle bouillante alors qu’elle est froide et que la victoire du Christ n’est plus agissante et glorieuse dans sa vie ? De l’aider à se détourner de ses plaisirs et idoles du pays d’Egypte, alors que ce chrétien est persuadé d’avoir fait le tour de la question ?

Comment ? « Avant d’avoir été humilié, je m’égarais ; Maintenant j’observe ta parole…/…il m’est bon d’être humilié, afin que j’apprenne tes prescriptions…/…c’est par fidélité que tu m’as humilié (Ps.119) ». Le Seigneur nous démontre sa fidélité, son amour, sa bonté dans sa pédagogie : « Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle et repends-toi (Apo.3/19) ».

« Heureux, l’homme qui endure l’épreuve, car après avoir été mis à l’épreuve, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promis à ceux qui l’aiment (Jac.1/12) ».

En laissant le Seigneur nous former et nous « apprendre l’obéissance par la souffrance », nous confesserons et proclamerons comme le psalmiste les merveilles de Dieu. A travers nos épreuves nos yeux s’ouvriront sur la personne même du Christ, notre connaissance de l’époux augmentera et prendra dans notre cœur de plus en plus de place, la place qui lui revient. Pour notre bien spirituel et favoriser la réalisation de sa volonté, notre Père traitera en nous toutes les parties qui ne sont pas soumises au règne de son Fils. Si nous sommes volontaires et persévérants comme l’a été Abraham en marchant vers « Moriya » pour nous offrir comme un sacrifice vivant, notre Père permettra certainement à Satan de nous éprouver.

Ce qui est terrestre et inutile dans nos vies doit mourir et disparaître, et pour cela, rien ne pourra mieux accomplir cette œuvre que la souffrance. Voulons-nous être disciplinés pour que ce « Dieu » vivant en nous, puisse s’exprimer librement en paroles et en actes. Quelle belle œuvre de libération le Seigneur se propose de faire alors ! Il va traiter en nous les points qui en ont besoin par des moyens qui changeront en fonction de ses enfants ; peut-être un trait de caractère, une habitude idolâtre, une forteresse de pensées, une incompréhension spirituelle, une séduction de démons.

Il veut nous délivrer et son ouvrage est remarquable ; comme Job, peut-être donnera-t-il l’ordre à Satan de toucher nos biens, nos corps, nos enfants, s’il le fait, c’est certainement parce qu’il a ses raisons.
« L’Eternel a donné, et l’Eternel a ôté ; que le nom de l’Eternel soit béni ! En tout cela, Job ne pécha pas et n’attribua rien de scandaleux à Dieu. (Job1/21,22) ».

« Qui est celui qui a dit, et cela fut ? Le Seigneur n’est-il pas celui qui commande ? N’est-ce pas de la bouche du Très-Haut que sortent les MAUX et les biens ? Pourquoi l’homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propres péchés (Lam.3) ». (Synonymes de MAUX : Douleurs, souffrances, afflictions, difficultés, épreuves, calamités).

"Pourquoi l’homme se plaint-il de ses maux, de ses épreuves ? Tout simplement parce qu’il ne les comprend pas, parce qu’il ne comprend pas la souffrance qu’il rencontre et qui le heurte, parce qu’il n’arrive pas à y discerner l’amour de Dieu pour sa vie, parce qu’il fuit l’humiliation au lieu de l’accueillir comme un don de Dieu. Ce chrétien n’a pas encore reçu dans son cœur la révélation nécessaire et libératrice, du bien fondé de l’épreuve dans la pensée de Jésus. Il est impératif qu’il la lui demande, sans tarder, s’il veut expérimenter le vrai repos de la foi dans la tempête."

Nous sommes avides de satisfaire les désirs de leur chair et cherchant plus leur volonté que celle de Jésus, ne supportent que difficilement les diverses épreuves qu’ils rencontrent. Ils sont vite découragés et tombent rapidement dans le défaitisme par incrédulité. Ils ne grandissent que très difficilement dans les choses spirituelles et dans la connaissance du Seigneur Jésus-Christ et de son œuvre à la croix. Ils n’acceptent pas leur « fournaise » et ont la démangeaison de vouloir en sortir à tous prix ; ils ne peuvent apprécier au cœur de leur désert l’éducation Divine qui leur est proposée par Dieu. Fuir, fuir, fuir la souffrance, voilà le mot d’ordre, prétextant par négligence que le poids de leur croix est trop lourd à porter.

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine ; Dieu est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il donnera aussi le moyen d’en sortir, pour que vous puissiez la supporter (1Cor.10/13) ».

« Seigneur, en cet instant donne nous ta lumière, afin que nous distinguions que notre victoire se trouve dans l’acceptation sincère et totale de nos épreuves sans vouloir obstinément en sortir, pardonnant au Seigneur de nous humilier et nous repentant si nos lèvres ont laissé passer un léger souffle d’amertume. »

« Heureux, l’homme qui endure l’épreuve, car après avoir été mis à l’épreuve, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promis à ceux qui l’aiment (Jac.1/12) ».

Le Seigneur Jésus-Christ nous promet une récompense céleste, Job confirme magistralement une récompense terrestre : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu (Job 42/5) ». La couronne de vie et une connaissance de Jésus-Christ accrue seront le lot pour tous les enfants de Dieu qui accepteront et qui se courberont devant la volonté de leur Père céleste, alors prenons courage et soumettons nous à Dieu dans une foi ferme, la victoire lui appartient !

Soyez richement bénis !

Frédéric Gabelle

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