biblefoiN’oublions jamais que, Dieu veut œuvrer à travers nos vies, il veut se révéler à nos cœurs, épurer l’or dans le creuset pour en éliminer toutes les scories. Nos épreuves sont effectivement des temps de détresses où nous avons l’impression d’être abandonnés de notre Seigneur, mais la réalité est tout autre. Dans sa souffrance Job reste dans le creux des mains de son Dieu, il n’en est jamais sorti, il n’en sortira jamais car rien ne pourra l’en ravir. Ce sont nos raisonnements amplement influencés par nos sentiments qui nous font croire le contraire et qui nous entraînent dans des spirales où se mélangent panique et rejet. Pour notre avancement spirituel, il est impératif que Jésus puisse établir en nous une foi qui expérimente la parole de Dieu en toute circonstance. Job a entendu, comme beaucoup d’entre-nous, l’appel du bon berger à le suivre partout où il va, même quand il faut descendre dans une fournaise contre notre gré.

Patience, notre libérateur a toujours le dernier mot, le mot de la délivrance, le mot de notre affranchissement de ce qui est terrestre. « Je lève les yeux vers les montagnes, d’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra pas que ton pied chancelle, celui qui te garde ne sommeillera pas. Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël (Ps.121/1, 2, 3,4) ».

En considérant toute l’opposition que vit aujourd’hui le peuple d’Israël, peut-on croire que son Dieu ne sommeille pas ? Et pourtant, en examinant attentivement ce qui se passe, il est évident que Dieu veille sur eux. L’opposition n’est pas forcément synonyme d’abandon de Dieu comme beaucoup le croient, l’opposition au contraire conduit souvent à la bénédiction. Nous devons être convaincus que le Seigneur règne en maître et qu’il a autorité sur nos vies. Dans le désert, l’enfant de Dieu ressent fortement le manque d’eau pour son corps, il est assoiffé et ne trouve rien pour se désaltérer ; dans les tempêtes, il voit la barque de sa vie se remplir d’eau et être menacée de sombrer, il est détrempé par les vagues et le froid glacial le saisit ; dans la fournaise, les flammes viennent brûler son cœur au point de perdre tout repos ; ses sentiments ne lui font pas apprécier la réalité avec objectivité, l’affliction qu’il ressent à ce moment-là lui rappelle sans cesse qu’il est dominé par le mal et ne peut entrevoir de délivrance.

Combien d’entre nous avons eu cette impression d’avoir été battus à mort après une période difficile, d’être tombés dans un piège comme cet homme qui, dans l’évangile de Luc, descendait de Jérusalem à Jéricho et qui tomba au milieu des brigands, « qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à demi-mort (Luc 10/) ». Il nous faut voir la vérité en face, souvent, pour vivre les sollicitudes et bienfaits de Jésus, nous prenant dans ses bras pour nous soigner et surtout nous oindre de son « huile », Dieu peut permettre à certains brigands (nos épreuves), de nous assaillir, nous rouer de coups et de nous laisser à "demi-mort".

Généralement, nous avons du mal à associer leur souffrance avec l’œuvre de Dieu et tombons petit à petit dans la tentation de demander au Seigneur de tout arrêter et de les délivrer. Au plus fort de leur souffrance un cri commence à les envahir, au bout d’un temps ils arriveront à mettre des mots sur ce qu’ils vivent. Ces mots troublent car nous ne les comprenons pas, mais après avoir bien cherché, ce sont les seuls qui se rapprochent le plus de notre expérience, « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Mat.27/46) ». Mais après que notre Sauveur, qui nous garde et qui ne sommeille, nous aura porté dans son hôtellerie, nous aura fortifié par son huile céleste et redonné du courage, la vie reprendra comme s’il ne s’était rien passé. Rien ou presque, car dans notre vie la souffrance de l’épreuve aura fait son œuvre, soyons-en convaincus.

N’oublions jamais que, Dieu veut œuvrer à travers nos vies, il veut se révéler à nos cœurs, épurer l’or dans le creuset pour en éliminer toutes les scories. Nos épreuves sont effectivement des temps de détresses où nous avons l’impression d’être abandonnés de notre Seigneur, mais la réalité est tout autre et ne peut être aperçue que par les yeux de la foi. Notre foi devra s’appuyer sur la Parole vivante qui seule nous révélera les modalités de son œuvre glorieuse accomplie en nous, et cela à travers la mort et la résurrection de son Fils bien-aimé : la circoncision du cœur.

« En lui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas faite par la main de l’homme ; c’est-à-dire le dépouillement du corps de la chair ; la circoncision du Christ. Ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts (Col.2/11,12) ».

"Nous comprenons mieux maintenant pourquoi il ne faut surtout pas considérer l’épreuve comme une ennemie à éviter. C’est une grande erreur de stratégie spirituelle que de fuir les difficultés au lieu de les affronter avec la grâce de Dieu. Ce désir naturel nous portera préjudice tant que nous le laisserons nous dominer. Nous serons conduits de victoire en victoire en acceptant de traverser toutes nos tempêtes par la foi. Nous devons accepter sans aimer, accepter ce qui nous fait mal, accepter la souffrance qui s’impose à nous, sans tomber dans l’incrédulité et les pièges diaboliques. Il nous faut accepter nos épreuves comme une marque d’amour profond de notre Père pour nous rapprocher de lui, sinon, c’est la voix de l’adversaire qui triomphera en nous et nous propulsera sur les chemins de la rébellion et de la résistance au plan Divin : « Maudis Dieu, et meurs ! (Job2/9) »."

Dans ces moments d’intenses tourments, il devient très facile de tout rejeter en bloc et de rejeter le Seigneur. Cette étape franchie, le mécontentement et la colère peuvent nous envahir face à « l’injustice » de la souffrance que nous traversons. Bien-sûr, nous ne nous adressons pas au Seigneur directement dans nos reproches, mais aux circonstances désagréables, ce qui revient au même. Peut-être que notre irritation se portera sur ces flammes qui nous lèchent et nous brûlent, occultant volontairement ou non que ces flammes soient permises par notre Dieu et correspondent parfaitement à sa volonté. Toutes résistances bloquent notre marche spirituelle car c’est à Dieu que nous résistons car « le Seigneur corrige celui qu’il aime et frappe de verges tout fils qu’il agrée », alors « mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur (Héb.12/6,5) ».

Oui, ne prenons pas à la légère les détails de nos vies, même les plus désagréables, ils sont dans la main de Dieu de formidables outils et sont pour nous source de vie, ils nous entraînent merveilleusement bien dans la révélation de sa parole ; par la souffrance certes, mais dans la révélation de sa personne.
« Heureux l’homme que tu corriges, ô Eternel ! Que tu instruits par ta loi (Ps.94/12) ». « Il a appris (Jésus), bien qu’il fût Fils, l’obéissance par ce qu’il a souffert (Héb.5/8) ». Et notre Dieu utiliserait une autre pédagogie pour nous ?



Citation de Charles Spurgeon

spurgeonBien qu’Il fût fils, Il apprit l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes. (Hébreux 5:8).
Il nous est dit que le Capitaine de notre Salut a été rendu parfait par la souffrance, c’est pourquoi nous qui sommes pécheurs, coupables, et qui sommes loin d’être parfaits, ne devons pas nous étonner si nous sommes appelés à passer à travers la souffrance aussi. La tête serait-t-elle couronnée d’épines et le reste du corps pourrait-il se prélasser d’un vêtement doux et soyeux? Christ doit-il traverser les mers de son propre sang pour gagner la couronne, alors que nous irions vers le ciel à pied sec, dans des souliers vernis? Non, l’expérience de notre Maître nous enseigne que la souffrance est nécessaire, et le vrai enfant de Dieu ne doit pas, ne devrait pas y échapper.

Mais il y a une pensée qui est réconfortante dans le fait que Christ étant rendu parfait à travers la souffrance, il peut avoir pour nous une parfaite compassion. Il n’est pas un souverain sacrificateur qui ne peut pas compatir à nos faiblesses, nos infirmités. Dans cette sympathie de Christ nous trouvons un puissant encouragement. Un des premiers martyres dit: "Je puis tout" car Jésus a souffert, et il souffre en moi maintenant; il m’est compatissant, et ceci me rend fort.

Croyant, tiens bon dans cette pensée au moment de l’agonie, laisse la pensée de Jésus te fortifier toi qui marches dans l’empreinte de ses pas. Trouve un doux encouragement dans cette compassion; et souviens-toi que si souffrir est une chose honorable, souffrir pour Christ c’est la gloire. Les apôtres se réjouirent d’avoir été jugés dignes de souffrir ainsi, et le Seigneur nous accordera la grâce de souffrir "pour" Christ, de souffrir "avec" Christ. Les joyaux d’un chrétien sont ses afflictions. Puissions-nous ne pas nous détourner de cette souffrance. Les peines nous exaltent, et les afflictions nous élèvent. Si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui.

Charles Spurgeon

« En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu attachais toi-même ton vêtement et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te l’attachera et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Après avoir ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi. (Jean21/18,19) ».

Quelle belle invitation à abandonner ce désir d’enfant, de toujours vouloir se satisfaire, et de se revêtir une spiritualité adulte qui consiste à accepter par la foi de porter tous les jours notre croix, par amour pour notre Maître. Que la lumière céleste nous aide à comprendre que nos épreuves nous indiquent par quelle « mort » nous pourrons glorifier Dieu, par la mort à nous-mêmes. Ne plus vivre selon notre propre volonté, pour soi-même, ramenant tout à soi, même le Seigneur, mais laisser Christ vivre et régner en nous pour atteindre ses objectifs à lui. Cela ne peut venir de nous et doit être créé par le St Esprit dans nos vies. C’est seulement après avoir été disciplinés de la sorte que nous pourrons suivre le Christ partout où il va, nous ne l’invoquerons plus pour satisfaire nos ambitions mais uniquement pour entrer dans les œuvres préparées d’avance afin que lui seul soit éternellement glorifié. Le mobile de nos actions sera peu à peu sanctifié pour la plus grande satisfaction de notre Maître.

« Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu. (Job42/5) ».

Pour que Job s’exprime de la sorte pendant son épreuve, c’est que l’œuvre de Dieu a pu se faire pleinement dans son cœur. On ne parle pas comme cela dans la souffrance si Dieu n’y a pas été agissant. Job a été percuté dans tout son être durant des jours et des jours et quoiqu’il fût l’homme dont l’intégrité était reconnue des cieux, il devait progresser et acquérir une élévation supplémentaire dans sa vie spirituelle. Il a appris à travers la souffrance qu’un enfant de Dieu ne doit jamais se reposer sur « ses lauriers » et qu’il doit être en constante recherche de la vérité et que celle-ci ne sera atteinte que dans l’éternité où nous connaîtrons comme nous avons été connus. Les chrétiens éprouvés devraient d’avantage se tenir comme Marie aux pieds de leur Seigneur pour se mettre vraiment dans une position de cœur, d’écoute et de réceptivité ; agir promptement de manière à se rendre disponible à l’Esprit Saint pour recevoir les merveilleuses leçons qu’il a à nous transmettre.

Trop aujourd’hui se trouvent dans la position que dénonce le Seigneur dans le livre de l’apocalypse : « tu dis : Je suis riche (de Jésus-Christ), je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien (en terme de connaissance du Seigneur), et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre (de vraie révélation du Seigneur), aveugle (du vrai visage du Seigneur) et nu (du revêtement du Seigneur) (Ap.3/17) ». Mais le Seigneur ne nous laisse pas sans solution, et la plus efficace que je connaisse est bien celle de sa parole : « Je te conseille d’acheter chez moi…/…un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu (me) voies. Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle et repens-toi ! (Ap.3/19) ».

Pour progresser dans la révélation du Seigneur Jésus-Christ nous devons acquérir l’état d’esprit indispensable à cela, nous devons être animés de l’esprit qui animait Caleb, un état d’esprit qui ne se lasse jamais de conquérir notre pays de la promesse : Jésus-Christ. Que les circonstances soient favorables ou non, que le soleil soit au zénith ou non, que nous en ayons envie ou non, que nous nous en sentions capables ou non, que nous soyons d’accord ou non. Le Divin Créateur sera toujours en recherche d’hommes et de femmes qui accepteront de s’offrir à lui comme un sacrifice vivant pour qu’il puisse installer le règne de son Fils dans nos vies, tout le reste n’est que « vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, tout est vanité (Ecc.12/10) », « Quand je parlerais…/…si je n’ai pas l’amour, je suis du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit. Et quand j’aurai…/…si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Et quand je distribuerais…/…si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien. (1Cor.13) ».

« Le discutailleur va-t-il faire un procès au tout-Puissant ? (Job40/2) ». « Oui, j’ai fait part, sans les comprendre de merveilles qui me dépassent et que je ne connaissais pas. (Job42/3) ».

Voilà encore le fruit de l’épreuve, la connaissance de soi-même. Afin que nous ne soyons plus leurrés par notre propre interprétation de la parole et de la vie en Jésus-Christ en général, nous avons extrêmement besoin de nous connaître nous-mêmes. Pour cela le Seigneur va nous le dire et si notre amour de la vérité le lui permet, il nous fera un schéma exact de ce que nous ne sommes pas et que nous croyons être, et de ce que nous sommes en réalité à ses yeux ; encore une fois, non pas pour nous rabaisser méchamment, mais bien pour nous délivrer de nos fausses conceptions de nous-mêmes.

C’est exactement pour cette précieuse raison qu’il a permis que son disciple Pierre le renie par trois fois. Pour que Pierre apprenne à se connaître et à ne plus se croire un héros de la foi par lui-même, le Seigneur va permettre que l’épreuve vienne le frapper là où cela fait mal, là où il en a le plus besoin, pour qu’il devienne un héros de la foi par la foi en Dieu et uniquement par la foi en Dieu. Souvenons-nous de son attitude lorsque Jésus annonce à ses disciples qu’il sera pour eux tous, cette fameuse nuit, une occasion de chute. Que va lui répondre Pierre : « Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi. (Mat.26/) ».

Pierre ne sait pas encore de quoi il est fait, qu’il est et restera toujours sur cette terre un « pêcheur » sauvé par grâce. Il ne se rend pas compte qu’il parle de choses qui le dépassent complètement, des réalités qu’il ne vit pas mais qu’il exprime en maître. Quelle va être la stratégie de son Dieu pour que ses yeux puissent s’ouvrir ? L’épreuve…

Avons-nous remarqué comment les circonstances vont d’une certaine manière le « piéger » ? Lorsqu’il renie Jésus, Pierre ne se rend pas compte à ce moment précis tous les tenants et aboutissants de la situation, son cœur est dans le trouble, son discernement spirituel est comme éteint tant la tempête fait rage, il voudrait se réveiller d’un mauvais rêve mais ne le peut, il ne comprend pas qu’une telle chose puisse lui arriver lui qui a fait confiance au Fils de Dieu pour sa vie. Et pourtant, pour le Seigneur, Pierre doit absolument comprendre cette leçon, elle est incontournable pour qu’il puisse entrer dans sa vocation de témoin. Si nous ne ressentons pas la brûlure du feu de la fournaise alors ce n’est pas une vraie fournaise ; Pierre va boire la coupe jusqu’au bout, il faut qu’il soit en osmose avec l’expérience pour que le but soit atteint, c’est primordial. Dans le plus fort de son reniement, Pierre va croiser le regard de son Maître, et là se produit ce qui doit arriver, l’humiliation accomplit son œuvre libératrice.

« Comme il parlait encore, le coq chanta. Le Seigneur se retourna et regarda Pierre. (luc22/61) ». « Il sortit, et dehors il pleura amèrement (Mat.26/75) ». Il comprend, il se rend compte, dans le regard de Jésus il se voit tel qu’il est vraiment, il comprend que dans son épreuve douloureuse le regard du Seigneur n’est pas un regard accusateur mais libérateur.

Pierre, à ce moment précis, va expérimenter une des plus grande victoire qu’il est possible à un chrétien de vivre : « En effet quand je suis faible, c’est alors que je suis fort (2Cor.12/10) ».

Alors qu’à vu humaine nous pourrions croire à une cuisante défaite, comme Jacob, Pierre va être victorieux dans la mesure où il sera corrigé, frappé, et vaincu par Dieu. Frappé par la lumière qui va lui montrer qui il est vraiment ; vainqueur parce que maintenant, avant d’agir ou de parler de quelque manière que ce soit, il va être vrai. Dieu lui enlève tout l’espoir qu’il avait encore dans la force de son bras ce qui va l’aider à se tourner résolument plus tard vers la force de son Dieu. Il va s’oublier lui-même et donner toute la place à celui qui vivra bientôt en lui par le St Esprit. Alléluia, ce n’est plus lui qui va vivre, mais Christ en lui et à travers lui. Un peu plus tard, après sa résurrection, Jésus se manifeste à ses disciples, il s’adresse à Simon Pierre en lui demandant par trois fois :

« Pierre, m’aimes-tu ? (Jean21) », et à la réponse finale de Pierre nous admirons l’œuvre que cette épreuve a accomplie : « Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. » Nous remarquons que dans sa réponse, même ses mots ont perdu de leur superbe, Pierre a perdu sa confiance en lui-même et c’est une bonne chose pour le plan de Dieu. Pierre s’est manifestement assoupli et le Seigneur qui va pouvoir prendre la suite et aura la possibilité de le « mener là où il ne voudra pas aller. (Jean21/18) ». Pierre meure à lui-même ce qui entraîne automatiquement Jésus à l'établir dans sa vocation : « Prends soin de mes brebis (Jean21/17) ». Il nous paraît évident que plus un enfant de Dieu acceptera le brisement plus le Seigneur aura la possibilité d’accomplir sa volonté dans sa vie.

"Le fait que Job passe par cette « épuration » nous montre l’importance que Dieu attache à cette œuvre de dépouillement dans la vie de ses enfants, nous montre aussi avec force que la progression spirituelle est intimement liée avec la mise à l’épreuve. C’est pour ces raisons que nous pouvons réaffirmer sans crainte que nos déserts se trouvent être une des bénédictions les plus importantes du royaume de Dieu, sinon la plus grande. A travers nos déserts, nous sommes rendus capables, par la puissante main de Dieu, de rentrer dans le pays de la promesse et de le conquérir. Nous le répétons encore une fois, être rendu capable veut dire : NE PLUS RIEN FAIRE PAR SOI MEME, MAIS TOUT FAIRE EN DIEU, c’est la condition sine qua non du succès dans le monde spirituel. Gloire à son nom."

« C’est pourquoi je me condamne et je me repens (Job42/6) ».
Autre fruit d’une vie éprouvée : un cœur qui a bien saisi la valeur de la repentance, et qui la pratique en harmonie avec l’Esprit, inspiré par lui. Nous avons déjà vu que dans sa lettre à l’église de Laodicée le Seigneur invite vraiment à accepter sa correction par amour, et de cette correction devra découler logiquement un zèle certain pour la repentance. Se voir à la lumière d’en haut nous entraîne à pratiquer la repentance sans que cela soit un fardeau pour nous, c’est une attitude qui coule de source et que le Seigneur accepte. Nous ne parlons pas ici d’une accusation qui nous pousse à nous repentir, mais bien d’une démarche voulue et consommée par notre Sauveur. L’accusation en tant que telle ne doit pas être acceptée, Dieu n’accuse jamais, il convint de péché et nous en délivre. L’accusation qui nous courbe violemment dans la poussière et qui n’affranchit pas l’enfant de Dieu ne peut trouver sa source en celui qui pardonne parfaitement nos iniquités et qui nous relève avec beaucoup de tact et d’amour.

« Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu. (Job 42/5) ».
Quelle leçon d’humilité de la part de Job, homme de la même nature que nous. Nous en avons parlé au début de cette pensée, voilà dans toute sa splendeur, le résultat de l’épreuve dans la vie d’un enfant de Dieu : La réalisation d’une connaissance accrue de Dieu par la souffrance dans les difficultés. L’épreuve a pour objectif de nous ouvrir les yeux. A nous de nous laisser charmer et attirer par notre Sauveur et à nous d’implorer sa grâce plus que tout, de crier vers celui seul qui peut nous affranchir de notre manque de connaissance de sa divine personne. Si la souffrance n’était pas présente il n’y aurait pas de cri de détresse donc pas besoin d’un libérateur. Un chrétien qui essaye de se « sauver » lui-même, c’est à dire de trouver par lui-même toutes les solutions à ses problèmes, ne peut progresser dans la connaissance de Jésus et reste un enfant en Christ, aveugle sur les choses spirituelles.

L’aveugle qui s’est approché du Seigneur avait aussi entendu parler de Jésus, mais il avait besoin d’une intervention miraculeuse de Dieu pour pouvoir le voir, et ainsi ce fût. C’est ainsi que le Seigneur veut procéder avec nous. Le drame, c’est lorsque l’enfant de Dieu ne reconnaît pas sa cécité, qu’il croit avoir une vision complète de son Dieu et de ses œuvres, il ne peut pas crier vers Jésus parce qu’il n’en ressent pas le besoin, ce sont ses pensées qui le gouvernent et cela ne peut l’amener à la vraie révélation du Seigneur. Notre salut réside en fait dans une volonté incontournable d’aimer et de chercher la vérité plus que nos propres raisonnements.

Le peuple de Dieu a soif de retrouver la puissance de jadis, et cherche la puissance pour la puissance à travers diverses méthodes, il ne la trouvera pas par ce chemin. La puissance est Christ, lui-seul est notre force ; la puissance spirituelle ne peut se détacher de sa personne comme d’aucun le voudrait, découvrir par révélation la personne de notre Christ et nous découvrirons en nous et à travers nous un Dieu puissant.

Frères et sœurs, bien aimés du Seigneur, ne soyons pas surpris de la fournaise de nos épreuves, comme s’il nous arrivait quelque chose d’étrange. Ne nous laissons pas gagner par l’incompréhension et l’incrédulité lorsque les circonstances de nos vies nous sont très défavorables. Nous participons premièrement, par ce principe, aux souffrances de Christ, ce qui représente le côté négatif de nos épreuves ; et deuxièmement à une forte allégresse car nous sommes au bénéfice de la révélation de sa gloire, ce qui est le côté positif de nos épreuves.

« Bien-aimés, ne soyez pas surpris de la fournaise qui sévit parmi vous pour vous éprouver(cela peut toucher tous les compartiments de nos vies, la santé, les finances, la famille, la vie professionnelle, notre service pour Dieu, nos biens, nos amis etc.), comme s’il vous arrivait quelque chose d’étrange. Au contraire, réjouissez-vous de participer aux souffrances du Christ, afin de vous réjouir aussi avec allégresse, lors de la révélation de sa gloire…/…Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leur âme au fidèle Créateur en faisant le bien (1Pierre 4) ».

Soyez richement bénis !

Frédéric Gabelle

  • Aucun commentaire trouvé

Ajouter vos commentaires

Vous pouvez commenter cet article

0 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir plus de 25 caractères
conditions d'utilisation.
X

Copie

Vous souhaitez copier cet article pour votre blog ? N’hésitez pas à nous contacter !