Frères et sœurs, les nouvelles techniques religieuses font disparaître progressivement la puissance de Dieu au profit d'un activisme à la spiritualité fade et sans vie. Dieu est lumière et il n'y a pas en Lui de ténèbres, le relativisme dans nos vies  est un brouillard mortel qui apporte la confusion entre le bien et le mal, le blanc et le noir, entre les ténèbres et la lumière.

Il nous faut reprendre tout à nouveau le chemin de la prière, retrouver le gouvernement Divin  sur nos vies et vivre la puissance de résurrection du Seigneur Jésus-Christ pour marcher tout à nouveau en vainqueur. Nous vivons une époque où l'orthodoxie chrétienne et les précieuses vérités de la Bible sont battues en brèche. Sous l'effet de l'apostasie ambiante, beaucoup de chrétiens conforment leur vie selon les courants de notre monde et s'éloignent de la vraie Vie du Christ. Le ministère prophétique, ou de sentinelle, n'est généralement plus recherché ni accepté, même dans les milieux évangéliques.

 

Un mouvement, une assemblée, qui ne demande pas au Seigneur de tout son cœur d'établir des prophètes (des sentinelles) en son sein est un mouvement qui ne veut plus discerner la différence  entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres. Les scribes prennent alors le « pouvoir » dans les églises, et sortent à grands pas du modèle apostolique. Ils démontrent par ce fait leur désobéissance et leur manque de maturité. Nous privons le Seigneur de la possibilité de rappeler les fondements de l'Église à son peuple et de dénoncer toute forme de mondanité.  Le mal qui n'est plus identifié, ni condamné, ni abandonné, donne naissance à une religion où l'homme prend le pouvoir sur Dieu. La croix ne trouve plus sa place  et ne peut plus apporter de véritable affranchissement spirituel dans la vie des chrétiens.

 

La puissance de la croix.

Vivre la puissance, la majesté et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ passe immanquablement par une révélation de Ses pensées, mais pas sans l’œuvre de la croix dans nos vies. Dieu cherche des hommes et des femmes qui accepteront de souffrir en portant l'arche de l'alliance sur leurs épaules, c'est à dire le poids du Seigneur (car même si son joug est doux et léger, et il l'est ; il y a certainement un poids de renoncement, d'obéissance, et de consécration), en se mouillant les pieds en descendant dans le lit du fleuve pour que l'eau du Jourdain puisse se stopper, et pour que le reste du peuple puisse à son tour le traverser à pieds secs, et profiter ainsi de la victoire finale.

C'est cela aussi « porter sa croix », cela signifie une vie spirituelle d'une intensité de pureté et de fécondité bien plus grande que la vie chrétienne moyenne. Elle implique une séparation complète d'avec le monde, non seulement pratique mais aussi en esprit, ainsi qu'une consécration par la plénitude du Saint-Esprit entière et sans réserve.

 

Nous devons être résolus à prendre cette affaire très au sérieux et ne pas porter notre salut un peu comme un badge qui nous permettrait d'entrer dans un « club chrétien ». Sommes-nous prêts à tout céder jusqu'à la mort notre réputation, toutes nos ambitions, tous nos projets, même ceux qui concernent l’œuvre de Dieu, pour nous satisfaire d'un abandon total au Seigneur et le laisser conduire nos vies ? Une sanctification sans réserve, sans retour en arrière, sans négociation avec l'Esprit-Saint.

 

La mort réelle est quelque chose de douloureux qui tend à rabaisser l'homme à ses propres yeux et à l'humilier jusqu'à la poussière. Ce n'est malheureusement plus un message recherché aujourd'hui et beaucoup de croyants préfèrent égoïstement « se faire plaisir » en laissant s'installer dans l’Église l'esprit de l'anti-Christ et en cohabitant avec lui comme Israël avec le veau d'or. Nous vivons des temps où se manifeste le même désir de puissance et d'exaltation spirituelle qu'à l'époque où le peuple de Dieu  s'auto persuadait  que ce veau d'or (c'est à dire leurs propres critères de la religion), était ce que Dieu voulait.

Cette exaltation, que je nommerai  plus communément de folklore évangélique,  est de plus en plus recherché, non pour mieux obéir aux commandements Divins dans l'humilité et la repentance, mais pour « faire la fête ». Une fête qui exalte le « moi » à travers toutes sortes d'extravagances, de distractions et de pratiques inutiles dans nos cultes. [ C'est ainsi qu'il peut être dit avec vérité de nous, chrétiens évangéliques : « Le peuple s'assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir (Exode 32:6). » (Aiden Wilson Tozer - Article: « Ne priez pas pour le réveil ») ].

Attention, nos « Hosanna au Fils de David » du dimanche matin peuvent très vite se transformer en « crucifie-Le » le reste du temps, et le Seigneur n'est pas dupe.

Certes nous sommes bien exhortés à vivre de Sa puissance, mais je suis convaincu qu'elle ne nous rempliera uniquement lorsque nous nous serons abaissés dans l'humilité et la vérité par l’œuvre de Celui qui est la puissance de Dieu incarné : Le Saint-Esprit. Tout don excellent descend du ciel à l'attention de ceux qui ont l'humilité de le recevoir. Si nous attendons patiemment, servant fidèlement notre Maître dans les occupations banales de la vie quotidienne, attachés comme cet ânon près du chemin qui mène à la croix, Jésus saura où nous trouver, et le moment venu, Il nous appellera, nous détachera de ce qui nous lie encore à nos illusions, et entrera dans son règne sur nous, en nous, avec nous !

Cet article pourra vous sembler trop catégorique, je le classifierai même de fondamentalement radical, mais pourrait-on l'être moins dans ces périodes où l’Église du Seigneur Jésus-Christ est agressée d'une manière phénoménale dans ses fondements. Beaucoup d'enfants de Dieu ne semblent plus distinguer leur gauche de leur droite, beaucoup de conducteurs spirituels ne savent plus comment réagir devant l'invasion de nouveautés dites spirituelles, mais qui laissent le peuple sans force devant l'ennemi.

Faute de véritables révélations de Dieu sur la personne de son Fils bien-aimé, le peuple se divise et périt, au profit d'une spiritualité qui écarte les réalités de la croix, et oublie dans la pratique, la victoire qui en découle. Nous sommes très capables aujourd'hui, de démontrer beaucoup d’œuvres dans le champ de Dieu, mais qu'en est-il de notre victoire sur nous-mêmes, sur le péché, sur Satan ? Nous sommes prompts et habiles à démontrer notre consécration par nos activités, mais reconnaissons-nous cette même habilité pour nous conduire tous ensemble dans cette consécration de cœur que le Seigneur demande ?

Nous sommes capables d'enseigner la circoncision du cœur, je souhaiterai que nous soyons tout aussi capable de nous l'appliquer à nous-mêmes et capable de le transmettre en terme d'expérience aux autres. J'ai de grandes craintes qu'aujourd'hui la vie de résurrection que le Seigneur veut produire en chacun ne soit pour beaucoup qu'un rêve, une espérance inaccessible, un pays inconnu pourtant promis laissant la place à un état d'apostasie.

 

L’œuvre de la croix dans la vie des chrétiens doit revenir dans la bouche de tous les prédicateurs de l'évangile, c'est ce chemin et aucun autre qui  nous apportera  une véritable fraîcheur et liberté spirituelle. Nous pouvons promouvoir une saine doctrine et demander l'adhésion de tous, mais si la Vie de Christ n'est pas aux commandes de toutes choses, il nous manquera quelque chose de vital. Comme le soulignait Tozer, l'arbre de la bonne doctrine ne parvient pas à porter du fruit par lui-même, si notre enseignement n'est qu'une répétition de choses entendues nous tomberons rapidement dans un « textualisme » sec n'attirant que les adeptes de l'intellectualisme.

 

Ceux qui recherchent la Vie libératrice du Seigneur seront floués et resteront désespérément assoiffés. Si la « Divine Colombe » n'apporte pas elle-même, à travers tous les prédicateurs, la saine doctrine, inutile d'espérer goûter aux fruits de « l'arbre de la vie ». Le travail religieux peut être accompli par des hommes aux talents naturels sans les dons de l'Esprit avec une mesure de succès comme dans l'affaire « d'Ismaël ». Mais une œuvre conçue pour l'éternité ne peut être réalisée que par l'Esprit éternel.

Le Seigneur Jésus nous invite, dans les quatre évangiles, à renier la vie de nos âmes (notre vie psychique), à la livrer à la mort et ensuite à Le suivre. « Celui qui ne prend pas sa croix n'est pas digne de moi; celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie (son âme) la retrouvera (Matthieu 10:38). » Le désir de Dieu ne doit pas entrer en compétition avec celui de ses enfants, la croix y remédie en nous délivrant de nous-mêmes. Tant que subsiste notre vie naturelle, Satan trouve l'occasion d'agir par ce moyen et le dessein de Dieu ne s'accomplit que dans une faible mesure. Le reniement de soi n'est pas une affaire accomplie et terminée ; c'est une expérience qui doit rester quotidienne.

 

Citation de Chip Brogden

Chip BrogdenNous devons devenir fous afin d'être sages. Nous devons être prêts à tout abandonner afin de recevoir tout à nouveau. Nous devons devenir faibles afin d'être forts. Nous devons mourir afin de vivre.

Nous pouvons citer les enseignements de Jésus, chercher à L'imiter comme Notre Exemple, s'appliquer à marcher sur le chemin étroit, et même accomplir beaucoup de bonnes œuvres en Son Nom. Mais indépendamment de la Croix, ces activités sont du bois, de la paille et du chaume. Au moment même où nous serons éprouvés ou confrontés à l'opposition, nous chuterons. Nous pouvons peut-être sembler patients, mais un jour viendra où nous perdrons notre patience. Nous pouvons peut-être paraître doux, mais un jour viendra où notre rugosité sera révélée. Nous pouvons peut-être avoir une apparence d'humilité, mais un jour viendra où notre fierté sera découverte et nous chuterons. Nous pouvons peut-être obéir à la lettre de la loi et paraître justes extérieurement aux yeux des autres, mais quand nous sommes seuls et confrontés aux secrets de notre cœur et de notre esprit, nous découvrons que l'intérieur de la tasse est plein de saleté.

La religion cherche à réformer l'homme ; la Croix cherche à le crucifier. La religion peut échouer par rapport au résultat désiré, mais la Croix ne manque jamais d'atteindre son but. Les êtres humains poursuivront la moralité, la vertu, la spiritualité, et même l'accomplissement d'activités religieuses et de bonnes œuvres, plutôt que de mourir sur une Croix. Mais ils ne présentent aucune blessure, aucune cicatrice, aucune évidence d'être un jour morts et ramenés à la vie par Dieu. Ou bien un homme n'est jamais mort, ou bien il est mort et ressuscité. Vous ne pouvez pas contrefaire la résurrection.

La Croix est le moyen par lequel Dieu nous réduit à Christ, pour que nous puissions être ressuscités à une vie nouvelle. Ce qui ne peut pas être accompli par toute une vie d'efforts est facilement accompli par Dieu au moyen de la Croix. Nous pouvons prendre beaucoup de raccourcis le long du chemin et tenter d'échapper à l'inévitable, mais le jour où nous cessons d'essayer et acceptons la Croix avec docilité, nous remarquons que tout a déjà été fait pour nous. En fait la mort par crucifixion ne peut pas être accomplie par un suicide.

Nous ne pouvons pas nous crucifier nous-mêmes. L'instrument de notre mort est choisi pour nous, ainsi que le mode opératoire, le moment et la durée de l'exécution - tout est contrôlé par Quelqu'un d'autre. Il n'y a rien à faire, parce que nous devons nous soumettre à la Main Invisible et nous reposer complètement sur Lui. Si nous voulons suivre Jésus, nous devons renoncer à nous-mêmes, nous charger chaque jour de notre Croix, et le suivre (Luc 9:23).

Extrait de l'article: « Retour à la croix »

 

La mort de notre Seigneur était apparemment un échec, Il fut discrédité par les chefs religieux en place, il fallut la résurrection pour manifester le glorieux triomphe du Christ et la déroute de ces hommes. Je pense, comme certains autres d'ailleurs, que l’Église d'aujourd'hui a oublié cette précieuse leçon en regardant tout à nouveau les choses spirituelles avec un regard d'homme, en jugeant selon un jugement humain. Une grande partie de l'activité religieuse fervente n'est que l'expression du désir charnel de bien faire. Des heures et des heures sont, à mon sens, gaspillées dans la prière à supplier Dieu de bénir des « sacrifices de Caïn » (nos sacrifices religieux), c'est à dire des projets personnels pour Dieu qui n'ont d'autre but que de glorifier les hommes, consciemment ou non.

Aucun chrétien ne saurait vivre une pleine victoire sans connaître le principe de la mort et le principe de la résurrection. Le Seigneur Jésus Lui-même a servi sur cette base et c'est pour cette unique raison qu'Il a pu s'exprimer : « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé (Jean 6:38). »

Pour moi, il est certain que c'est un ennemi qui a fait cela et qui usera toutes ses forces, dans le peu de temps qui lui reste encore, à vouloir entraîner l’Église à l'adorer lui, à travers tous les veaux d'or que nous nous fabriquons. Attention, la patience du Père fait que le retour de son Fils se fait attendre, beaucoup tombent ici dans la tentation de réaliser des œuvres qui ne proviennent pas du Saint-Esprit; des œuvres pour Dieu, mais qui ne viennent pas de Dieu, mais de la chair. Le feu d'en haut ne viendra jamais confirmer ce genre de constructions; Et même s'il peut s'y trouver une certaine bénédiction comme celle qui a été donnée sur Ismaël, ce n'est pas celle qui revient de droit à l'enfant de la promesse: Jésus-Christ.

 

Mais la fidélité de Dieu est sans borne.

Dans son amour, au cœur de toutes les apostasies de son peuple, Il a toujours trouvé le moyen d'apporter son Salut. Alors malgré la réticence d'un grand nombre pour explorer et conquérir le pays de la promesse, Il saura accomplir sa volonté de délivrance pour l'ensemble. Il mettra en place des « Josué, des Caleb, des Gédéon », qui auront, par une foi vivante, cette soif de conquête du pays de la promesse, de la personne de Jésus-Christ.

 

Dieu saura établir Lui-même des hommes et des femmes qui accepteront de perdre leur vie pour gagner celle du Christ; quitter leur état de bébés spirituels pour être animés d'une foi adulte, pleine de victoires et de conquêtes spirituelles pour eux-mêmes mais également pour l'ensemble des enfants de Dieu. Il m'a été montré que cette pensée est très importante dans le cœur de notre Père, en Jésus-Christ.

 

Je suis convaincu que les lévites ont été établis spécialement pour palier au manque de cette volonté de consécration totale au Créateur. Nous sommes maintenant sous la nouvelle alliance, mais l'esprit des lévites est toujours présent et toujours suscité par le Sauveur pour marcher comme Il a marché, et se consacrer comme Il s'est consacré.

Il va le manifester dans la vie de certains et les amener petit à petit à comprendre que leur vocation n'est pas de se réaliser un héritage sur terre mais bien d'accepter, quelque soit le prix, celui que le Père a laissé au monde, son Fils bien-aimé le Seigneur Jésus-Christ. La sacrificature, tous les enfants de Dieu sont appelés à être des sacrificateurs pour leur Père.

C'est pour cela que nous ne devons pas craindre de présenter l’Église du Seigneur avec, en son sein, deux états d'esprit. L'un qui, comme Israël dans le désert, vit en compagnie du Sauveur en bénéficiant des dons de Sa grâce, mais qui n'iront pas plus loin; et l'autre état d'esprit, qui veut absolument progresser dans la révélation des pensées et des chemins de Dieu.

Le premier se retire de Jésus, (je n'ai pas dit de l’Église, mais de la personne de Jésus), dès que la Parole de Sa bouche devient trop dure à écouter, et l'autre sait que de la bouche du Seigneur sortent les Paroles de la vie éternelle, et va donc chercher par tous les moyens à continuer à le suivre et à l'écouter, par la foi.

 

L’Esprit du Seigneur a un message pour son Église : « Beaucoup de ses enfants se sont arrêtés sur le chemin de la révélation, sur le chemin de la conquête de Jésus-Christ. Ils se satisfont de leur pauvre acquis concernant ses dons de toutes sortes et ne s’imaginent pas les trésors qu’Il a encore à leur offrir concernant sa propre personne, ses pensées et ses voies. Leur connaissance intime de Jésus-Christ et de son œuvre est pauvre, alors leur bonheur l’est aussi !

 

Dieu nous appelle à nous remettre en marche !

A « cherchez l’Éternel pendant qu’Il se trouve ; invoquez-le tandis qu’Il est près (Ésaïe 55:6) ». Il nous fera quitter nos déserts spirituels, Il nous délivrera du joug de notre chair, Il nous transportera dans le lieu très saint en nous révélant le « voile déchiré » ; tout cela parce que sa volonté suprême est et sera éternellement de nous faire entrer dans une connaissance plus accrue de notre héritage : Son Fils bien aimé, le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Notre âme doit soupirer après Dieu, le Dieu vivant, et notre cœur aride et assoiffé désespérer de parvenir à vivre une vie chrétienne victorieuse. Si nous sommes attentifs, je crois que nous entendrons le Seigneur nous dire ce qu'Il dit un jour à Josué: « Maintenant, lève-toi, traverse le Jourdain que voici, toi et tout ce peuple, en direction du pays que je donne aux Israélites (Josué 1:2). »

« Comme il était en chemin et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tomba par terre et entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul…/… Il répondit : Qui es-tu seigneur ?.../… Que veux-tu que je fasse ? (Actes 9:3-5) ». C'est là aussi notre témoignage, un jour sur notre chemin une lumière venant du ciel a également resplendi autour de nous. Dieu a lui-même suscité des circonstances pour que nous puissions venir à sa lumière et commencer à comprendre que Dieu était vivant. Mais notre témoignage ne doit pas s'arrêter là, tous les jours que le Seigneur nous donne encore doit servir à lui poser ces deux questions : Qui es-tu Seigneur ? Et que veux-tu que je fasse ? C’est la condition sine qua non pour une marche dans une connaissance croissante du Seigneur Jésus-Christ.

Ceux et celles qui ont soif de vérité et qui s'aventurent sur le chemin de cette conquête du Seigneur peuvent être assurés que Dieu n'aura de cesse de mettre tout en œuvre pour se révéler à eux. Pour cela Il leur donnera un esprit de sagesse et de révélation qui le leur fera connaître, Il illuminera les yeux de leurs cœurs afin qu'ils sachent quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est sa glorieuse richesse de son héritage au milieu des siens, et quelle est la grandeur surabondante de sa puissance envers nous qui croyons selon l'action souveraine de sa force. Cet esprit de sagesse et de révélation nous fera comprendre qui nous sommes vraiment en Christ et où nous allons vraiment en lui.

L'idée du pays de la promesse, du pays de la plénitude et du lieu très saint ne sera plus pour nous un rêve mais une réalité croissante. Comme la femme à la perte de sang, nous toucherons du doigt l'arche de la nouvelle alliance en la personne du Seigneur Jésus-Christ lui-même ; alors la vie de résurrection nous vivifiera également nous guérissant de notre aveuglement, c'est cela le collyre de Dieu que nous devons absolument nous procurer.

Nos préoccupations premières ne seront plus de faire absolument des œuvres pour Dieu mais bien de Le laisser se révéler à nos cœurs afin qu'Il y installe son règne et qu'Il nous montre  Ses bonnes œuvres à accomplir. Nul homme ne peut nous donner cela, nuls prédicateurs fussent-ils les plus inspirés ne pourront installer cette réalité dans nos vies. Mais que Dieu en suscite beaucoup qui ont expérimenté ces choses afin de nous en montrer le chemin.

Paul répondait aux sollicitations de la chair en disant : « Mon but est de Le connaître » (et non pas de diriger des églises ou des œuvres chrétiennes seulement), et courait vers la perfection. Il considérait tout comme une perte à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ. L'esprit de Paul était celui d'un explorateur passionné, il était comme un prospecteur à la recherche de l'or de l'intimité spirituelle personnelle dans les montagnes de Dieu.

Il était tellement transporté dans la contemplation de la face de Dieu, qu'il n'avait plus le temps de regarder à lui-même et à ses petits intérêts. Comme tous les vainqueurs, il avait conscience de sa pureté par le sang de l'Agneau et d'autre part le sentiment qu'il ne méritait que la mort et l'enfer comme juste récompense.

 

L’Église se trouve à un âge spirituel où une foule d’hérésies de perdition y sont insidieusement introduites suscitant dérèglements et calomnies sur la voie de la vérité. 

 

Je suis également convaincu que nous vivons à cent pour cent ces temps d’apostasie prédits par Paul à Timothée (2Timothée 4) où les hommes (beaucoup d’enfants de Dieu) ne supportent plus la saine doctrine ; mais au gré de leurs propres désirs, avec la démangeaison d’écouter, ils se donnent actuellement maître sur maître, prédicateur sur prédicatrice, conducteur de louange sur faux docteur, prophète charnel sur prophète à la mode « Balaam », ils détournent leurs oreilles des priorités bibliques, de la vérité et se tournent vers des fables.

Il y a, en effet, beaucoup d’indisciplinés, de vains discoureurs et des séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, en enseignant ce qu’il ne faut pas, en les détournant d’une foi saine, en les encourageant à s’attacher à des commandements d’hommes qui les éloignent de la vérité. Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, odieux et rebelles.

 

Par cupidité, des loups par légions exploitent de nombreuses âmes au moyen de paroles trompeuses. Connaître la puissance, la majesté et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ passe immanquablement par une obéissance sans condition aux commandements de la Parole de Dieu et par une abdication totale au désir Divin de sainteté au milieu de nous.

Aimer la vérité c’est aimer la Parole de Dieu et la pratiquer de tout son cœur et de toute son âme, de toutes ses forces. Alors l’ordre du Seigneur sur mon cœur est sans appel : « Vous n’agirez donc pas conformément à tout ce que nous faisons maintenant ici, où chacun fait ce qui lui semble bon, parce que vous n’êtes pas encore arrivés dans le lieu de repos et dans l’héritage que l’Eternel, ton Dieu, te donne (Deutéronome12:8-9). »

 

Citation de A.W Tozer

tozer2Sans avertir et presque inaperçue, une nouvelle croix s’est introduite dans les milieux évangéliques populaires de notre époque. Elle ressemble à l’ancienne, mais elle est différente : Les similitudes sont superficielles, les différences fondamentales. De cette nouvelle croix a germé une nouvelle philosophie de la vie chrétienne, et de cette philosophie une nouvelle technique évangélique : Un nouveau style de réunion et un nouveau genre de prédication. Cette nouvelle évangélisation emploie le même langage que l’ancienne, mais son contenu n’est pas le même et sa puissance n’est plus comme auparavant. La vieille croix n’avait aucun rapport avec le monde.

Pour la chair orgueilleuse d’Adam, elle signifiait la mort. Elle mettait à exécution la sentence imposée par la loi du Sinaï. La nouvelle croix, elle, n’est pas opposée à la race humaine ; elle en est, au contraire, une partenaire amicale et, si je comprends bien, elle alimente un flot d’amusements légitimes et bons, et d’innocentes réjouissances. Elle laisse Adam vivre sans entraves, avec une motivation inchangée ; il peut continuer à vivre pour son plaisir et, maintenant, au lieu de se réjouir à chanter des chansons douteuses en buvant des boissons fortes, il se réjouit à chanter des cantiques et à regarder des films religieux. L’accent reste toujours sur la jouissance qui se tient sur un plan plus élevé !

La nouvelle croix encourage, dans l’évangélisation, une approche toute nouvelle et entièrement différente. L’évangéliste ne réclame plus le renoncement à l’ancienne vie pour que la vie nouvelle puisse s’installer. Il ne prêche pas des contrastes, mais des similitudes. Il cherche à se mettre au diapason de l’intérêt général en montrant que le christianisme n’a pas d’exigences désagréables, mais qu’au contraire il offre tout ce que le monde offre, mais à un niveau supérieur.

Tout ce après quoi le monde, corrompu par le péché, aspire de nos jours est très habilement présenté comme étant justement ce qu’apporte l’Évangile, le produit religieux étant, bien entendu, meilleur. En venant à Christ, nous ne haussons pas notre vieille nature à un niveau supérieur, nous l’abandonnons à la croix. Le grain de blé doit tomber dans le sol et mourir.

Nous qui prêchons l’Évangile, nous ne devons pas nous considérer comme des agents de relations publiques, envoyés pour établir de bons rapports entre Christ et le monde. Nous ne devons pas nous imaginer chargés de mission pour rendre Christ acceptable auprès du grand commerce, de la presse, du monde du sport, ou de l’enseignement moderne. Nous ne sommes pas des diplomates, mais des prophètes, et notre message n’est pas un compromis, mais un ultimatum. Dieu offre la vie, mais pas la vie ancienne améliorée. La vie qu’il offre est une vie qui renaît de la mort. Elle se tient toujours à côté de la croix. Celui qui veut la posséder doit passer « sous la toise » : Il doit renoncer à lui-même et approuver la juste sentence de Dieu envers lui.

A.W Tozer

 

Bible-foi.org

Voici donc différents articles, enseignements et témoignages inspirés, sur des thèmes très précis qui éclaireront j’en suis sûr les cœurs qui aiment et qui cherchent vraiment toute la vérité. Je prie que ce service réponde à un besoin précis dans le Corps de Christ, le besoin d’un contrepoison, le besoin de retrouver les réalités de l’œuvre de la croix dans nos vies. Ces écrits ont pour mission de nous aider à nous tourner vers le Dieu de la révélation pour recevoir une réponse vivifiante et personnelle à chacune de nos questions. Ils sont à méditer dans un esprit de prière afin que l'onction Divine nous soit largement accordée avec Son amour !

Je désire ardemment que l'amour de Dieu ne s'éloigne pas de Bible et Foi, il est toujours important de garder un bon état d'esprit envers les autres, plus important que de parvenir à les amener à penser comme nous, même si nous avons raison.

[Satan remporte une grande victoire quand il parvient à nous faire réagir de façon non spirituelle face aux péchés ou aux manquements de nos frères. Nous ne pouvons pas combattre le péché par le péché ni attirer les hommes à Dieu en les bousculant dans une colère charnelle  « Car la colère des hommes n'accomplit pas la justice de Dieu ». Des actes commis dans un esprit d'irritation religieuse ont souvent des conséquences bien plus lourdes que nous n'aurions pu imaginer. Lorsque Moïse se laissa aller à l'irritation à l'encontre d'Israël et frappa le rocher avec colère, c'est ce geste même qui lui ferma la porte du pays de la promesse à tout jamais. (Aiden Wilson Tozer - Livre : « LA VIE PLUS PROFONDE »)].

Attention donc à notre amour de la vérité, qu'elle ne soit pas une occasion de chute pour les autres dans nos familles, dans nos églises, dans nos vies professionnelles.

« Informez-vous des antiques sentiers, marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! (Jérémie 6:16) ... Mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon (1 Thessaloniciens 5:21). »

Bien-aimés, le Seigneur revient bientôt pour enlever son Église et nos efforts ne doivent plus se compromettre dans des guerres de religion ou des alliances de vitrines pseudo chrétiennes mais bien de se mettre à la conquête d'un pays où coule le lait et le miel, un pays de plénitude qui seul satisfera nos cœurs.

J'aimerais que le site de Bible-foi.org soit, avec beaucoup d'autres, ce buisson ardent qui attirera tous les Moïse qui cherchent Dieu dans leur désert; qui accepteront de laisser le Seigneur leur faire faire un détour dans leur vie quotidienne pour venir voir, recevoir, et partager la vision céleste de leur propre vie.

Pour cela, nous prions, prions, et prions encore, pour que le feu d'en haut descende et embrase ce petit buisson insignifiant et qu'en son sein, la Parole Vivante puisse apporter Sa vie de résurrection à tous ceux et celles qui ont soif de l'eau de la vie. Je veux qu'Il nous sauve, qu'Il nous rassemble du milieu des nations, afin que nous célébrions son saint nom et que nous mettions notre gloire à le louer !

L'Épouse de l'Agneau n'a ni tâche ni ride. Elle est sans détour, elle est humble et vraie chaque jour que Dieu Lui donne, elle est lumière pour les nations. Voilà ce que Dieu prépare, pierre après pierre, Il continuera, jusqu'à ce qu'Il puisse abaisser son regard sur nous et se réjouir de voir ses enfants marcher dans la vérité. Notre vocation n'est pas simplement d'être sans faute, mais d'être remplis de Sa lumière afin de voir cette ville qui descend du ciel. Notre belle vocation sera de devenir des enfants de lumière, des pierres transparentes qui rayonneront la lumière, la gloire et la vérité de Dieu.

Puisse l'appel de notre Sauveur et Seigneur trouver un écho au fond de notre cœur. Les temps sont courts, son retour est proche, laissons-Le faire de nous des vierges sages, remplies d'huile, attendant sa venue avec une pleine assurance. Ne prenons pas le risque d'être des vierges folles qui ne seront pas enlevées ! 

 

« Moïse se plaça à la porte du camp, et dit : A moi ceux qui sont pour l'Éternel !

Et tous les enfants de Lévi s'assemblèrent auprès de lui (Exode 32:26). »

 

C'est l'appel de Christ, tellement actuel

Soyez richement bénis !

 

Frédéric Gabelle

 

 

 

 

Commentaires (1)

  • Invité - Baudoin

    Je remercie notre Seigneur, d'avoir connu ce blog.
    Depuis quelque temps je me suis remis en question et je me suis aperçu avec tristesse. Que je suis plus attaché à ce monde qu'a Christ, alors la lecture de cet article qui j'en suis certain est inspiré de la parole de notre père,ma redonné espoir et courage afin de demander pardon à notre Seigneur pour ma légèreté au niveau de mon engagement envers lui.
    Soyez bénis en Christ

    il y a environ 6 ans

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