L’Esprit par la foi (chapitre 25)

La vie d’Abraham nous montre ce qu’est la foi: c’est le sens spirituel par lequel l’homme reconnaît et reçoit la révélation de Dieu, tenons-nous-y, car alors le Saint-Esprit affaire avec la parole plutôt qu’avec le Dieu vivant. On a dit avec raison de la foi que c’est prendre Dieu au mot. Il ne suffit pas de croire que la parole soit de Dieu, c’est lui qu’il faut prendre au mot.

La foi qui prend possession des promesses s’attend à Dieu lui-même, croyant que c’est lui qui parle, que c’est lui encore qui accomplit ce qu’il a dit. La foi est une véritable communion avec Dieu; la foi est un entier abandon à Dieu; elle réalise son approche, elle sait qu’il prend possession de l’âme par sa parole, qu’il la garde et la prépare à travailler pour lui. Dès que la foi a été éveillée dans le cœur, elle est attentive à saisir la moindre indication de la volonté de Dieu, à accueillir toute manifestation de sa présence et à compter sur l’accomplissement de ses promesses.

Quand nous avons pris cette position devant Dieu, tenons-nous-y, car alors le Saint-Esprit, qui a déjà eu accès en nous, nous révèlera davantage encore tout ce que Dieu a préparé pour nous et nous serons maintenu dans un sentiment d’humble dépendance. Nous serons ainsi préservé de cette vie d’efforts répétés qui ne mène souvent qu’à des déceptions et des chutes, parce que tout en cherchant à servir Dieu en Esprit, on met encore sa confiance en la chair.

Cette foi là aura ses épreuves. Isaac, donné de Dieu à Abraham, et reçu de lui par la foi, dût être voué à la mort, afin de devenir un type de résurrection et de vie. C’est par la foi que nous recevons l’Esprit qui a été promis; et plus notre foi s’affermit et s’étend, plus aussi nous sommes rempli de l’Esprit.

A chaque nouvelle révélation de Dieu, Abraham recevait un redoublement de foi et de communion intime avec Dieu. Quand son Dieu venait à lui, il savait ce qu’il pouvait attendre de lui, il savait qu’il pouvait avoir toute confiance en lui, même au milieu des circonstances les plus contraires en apparence, même lorsque Dieu lui demandait la mort de son fils.

Amen.

 

La foi est « agréable à Dieu » (Heb 11:6). Et pourquoi ? Parce que la foi nous fait sortir du moi pour donner à Dieu seul la gloire, pour regarder au Fils de Dieu et recevoir l’Esprit de Dieu. La foi n’est pas seulement la conviction que la parole de Dieu ou ses promesses sont vraies, car cette foi-là est aussi au pouvoir de la chair.

 

La foi est la faculté spirituelle par laquelle on peut s’attendre au Dieu vivant, l’écouter, recevoir de Lui-même sa parole, et avoir communion avec lui. C’est quand nous cultivons cette faculté-là, quand nous vivons habituellement de cette foi-là que l’Esprit peut agir librement et se répandre abondamment. « Qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de lui ». (Jean 7:38).

 

 

Marcher par l’Esprit (chapitre 26)

« Marchez selon l’Esprit et n’accomplissez point les désirs de la chair. Ceux qui appartiennent à Christ, ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Gal 5:16, 24, 25.).

« Si nous vivons par l’Esprit, marchons par l’Esprit ». Le chrétien vivant n’a point de repos qu’il ne sache toute sa conduite sous le contrôle de l’Esprit. « Il marche par l’Esprit » et par conséquent « il n’accomplit point les désirs de la chair ».

Le chrétien qui s’efforce de marcher d’une manière digne de Dieu et de lui plaire en toutes choses, est souvent troublé par le pouvoir qu’a encore le péché sur lui, et il se demande pourquoi si souvent il est incapable de le vaincre. Il se dit que c’est sans doute parce qu’il manque de foi ou de fidélité et il en accuse tantôt sa faiblesse naturelle, tantôt la puissance de Satan.

 

Qu’il ne se contente pas de cette solution-là, mais qu’il cherche plutôt à comprendre comment il lui sera possible de surmonter tout ce dont Christ lui a acquis. Qu’il apprenne à reconnaître que le grand obstacle à l’action de l’Esprit de Dieu, que le dernier ennemi à terrasser, c’est la chair. C’est quand on sait ce qu’est la chair, quand on sait comment elle agit et comment il faut la traiter qu’on peut la vaincre.

 

C’est pour l’avoir ignoré que les Galates se fourvoyèrent d’une manière si fâcheuse, continuant par la chair ce qui avait été commencé par l’Esprit. (Gal 3:3). Ils ne savaient pas à quel point la chair est déchue et incorrigible.

Ils ne savaient pas qu’aussi longtemps que la chair, que l’effort et la volonté propre cherchent à s’initier dans le service de Dieu, on reste par là même au service du péché, et que le seul moyen d’empêcher la chair de faire le mal, est de l’empêcher de chercher à faire le bien.

 

Paul cherche à enseigner aux Galates que l’Esprit, et l’Esprit seul, est la force de la vie chrétienne et que cette force ne peut agir que si la chair lui est entièrement assujettie. Quand Paul nous dit de marcher par l’Esprit et qu’il ajoute : « ceux qui appartiennent à Christ, ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises », (Gal5:16-26) il nous enseigne là le seul moyen d’être affranchi de la chair.

Après la chute Dieu dit de l’homme: « il n’est que chair » (Ge 6:3). Toutes ses facultés, son intelligence, ses sentiments et sa volonté sont sous la domination de la chair.

« Ceux qui appartiennent à Christ ont crucifié la chair ». Ce que Christ a accompli sur la croix par l’Esprit éternel, il l’a accompli au nom de la nature humaine. Ceux donc qui reçoivent en Christ celui qui a été crucifié, reçoivent non seulement ce que leur mérite sa croix, mais la force même que leur acquiert cette croix.

Leur vie est donc la vie de Christ dans les cieux, qui les fait participer à l’essence même de la personne et du caractère de Christ : « ils ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises ».

Comment faut-il comprendre ces mots : « Ils ont crucifié la chair ? » Crucifier la chair, c’est la livrer à la malédiction. La croix et la malédiction sont inséparables : « Maudit est quiconque est pendu au bois » (De 21:23; Gal 3:13). C’est donc dire quelque chose de très sérieux et solennel que de dire: « Notre vieil homme a été crucifié avec lui », « je suis crucifié avec Christ ». C’est dire: J’ai reconnu que ma nature déchue, mon moi, mérite la malédiction. J’abandonne et place sur la croix mon « vieil homme », ma « chair », mon moi, avec sa volonté et ses œuvres, comme pécheur, souillé et maudit.

Pour que cette vérité devienne notre force, il faut la connaître, la recevoir et agir en conséquence. Si je ne vois dans la croix qu’un acte de substitution, sans voir là ce dont Paul se glorifiait, une participation à la croix (Gal 6:14), jamais je ne pourrai éprouver son action sanctifiante.

Cette communion spirituelle se maintient par la foi et me permet de dire : Je suis d’accord avec ce que pensait Jésus-Christ de la chair. Je la vois tout aussi souillée de péché qu’il la voyait et ne méritant que malédiction. J’accepte donc la croix et sa mort pour tout ce qui est chair, cette croix que Jésus m’offre comme le seul moyen d’être délivré de l’empire du moi et de vivre d’une vie nouvelle par l’Esprit de Christ.

Il faut voir la chair comme Dieu la voit.

Amen.

 

Plusieurs personnes trouveront qu’il est dur d’entendre dire de notre homme naturel, de notre chair, de notre moi qu’il est maudit. Oh ! Il est facile de décorer la croix de fleurs et d’en dire mille belles choses; mais Dieu dit de la croix qu’elle est malédiction. Le Fils de Dieu sur la croix a été fait malédiction. (Gal3:13). Si ma chair est crucifiée, ce ne peut être que parce qu’elle est maudite. Dans la vie d’un homme, le moment où il voit clairement que le péché est maudit, est un moment heureux, mais il en est un plus béni encore et plus humiliant aussi, c’est celui où Dieu lui fait comprendre quelle malédiction pèse sur la chair, où il découvre combien il a aimé la chair, combien, pour lui complaire, il a attristé le Saint-Esprit de Dieu.

 

La chair et l’Esprit sont deux puissances. Tout acte de notre part vient de la prépondérance en nous de l’une ou de l’autre. Que chacun de nos pas soit conduit par l’Esprit.

 

 

L’Esprit d’amour (chapitre 27)

« Le fruit de l’esprit est l’amour » (Gal 5:22). « Dieu est esprit », « Dieu est amour ». (Jean 4:24; 1Jn 4:8). Par ces deux mots l’Écriture cherche à nous donner ce que le langage humain appellerait une définition de Dieu. Comme esprit, Dieu a la vie en lui-même, il est indépendant de tout ce qui l’entoure, et il possède le pouvoir de faire pénétrer partout sa vie, de la communiquer à qui il veut.

C’est parce que Dieu est esprit, qu’Il est le Père des esprits, qu’Il est le Dieu de la création, et qu’Il est aussi le Dieu et le Rédempteur de l’homme. Toute vie doit son existence à l’Esprit de Dieu, et il en est ainsi parce que Dieu est amour. Aussi quand l’Esprit vient à nous, il nous vient tout chargé de l’amour de Dieu et de Jésus, car l’Esprit est l’amour même de Dieu.

 

Aussitôt que l’Esprit entre en nous, il nous fait connaître « l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit » (Rom 5:5). Il ne saurait en être autrement puisque l’amour de Dieu est la vie même de l’Esprit. L’effusion de l’Esprit est donc l’effusion de l’amour divin, et dès que nous recevons le Saint-Esprit, cet amour prend possession de notre cœur. C’est le même amour dont Dieu aime Jésus, et dont il nous aime, qui vient habiter en nous. Dès que nous le savons, que nous le croyons, et que nous nous livrons à lui, il devient en nous la force divine qui nous fait vivre de sa vie.

 

Nous avons vu que l’âme, siège de la conscience humaine, devait être assujettie à l’esprit, siège de la présence divine. Le moi qui avait refusé de reconnaître les droits de Dieu refusa aussi de reconnaître ce qu’il devait à ses semblables, et depuis ce moment la déplorable histoire du péché dans le monde retrace l’origine, le développement, la puissance et le règne du moi.

C’est quand l’homme régénéré laisse le Saint-Esprit avoir libre cours, que l’amour peut de nouveau devenir notre vie et notre joie. A tout disciple le Maître dit encore aujourd’hui: « Si quelqu’un veut venir après moi qu’il renonce à soi-même » (Mat 16:24).

Oh ! Apprenons chacun de nous, et demandons à Dieu de l’enseigner à tous, que tout chrétien qui dit avoir reçu le Saint-Esprit doit en donner aussitôt la preuve par sa vie, en se montrant animé de l’amour de Christ. Soit par sa douceur à supporter les offenses, soit par son dévouement à surmonter le mal par le bien et à sauver tous ceux qu’il peut atteindre, il faut que chaque membre de Christ continue et reproduise ici-bas la vie même de Christ. Oui, l’Esprit de Dieu est bien l’amour de Dieu qui vient à nous.

L’Esprit est l’amour de Dieu descendu jusqu’à nous. Cet amour est donc à notre portée ; il demeure en nous. Depuis le jour où après avoir cru, nous avons été scellé du Saint-Esprit, « l’amour de Dieu a été répandu dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné ». (Rom 5:5). Quoiqu’il n’ait guère produit de fruits visibles dans notre vie, quoique nous ayons à peine senti sa présence en nous et que nous ayons trop méconnu cette grâce de Dieu, cependant il était là: et avec lui était descendu l’amour de Dieu dans notre cœur, car l’un ne peut être séparé de l’autre.

Croyons donc que le Saint-Esprit, chargé de nous apporter l’amour de Dieu, a été dans notre cœur avec tout cet amour divin depuis le moment même où nous sommes devenu l’enfant de Dieu.

Quand nous saisissons par la foi que l’Esprit porteur de l’amour divin est en nous, regardons au Père, lui demandant avec instance d’agir puissamment dans notre homme intérieur, lui demandant que Christ demeure dans notre cœur, et que notre vie tout entière reçoive force et accroissement de son amour.

L’amour de Dieu est en vous par son Saint-Esprit ; croyez-le, ayez-en de la joie, livrez-vous à son influence comme au feu divin qui vient consumer le sacrifice et le faire monter aux cieux. Usez pratiquement de cet amour divin dans vos rapports avec chacun de vos semblables sur la terre, et vous comprendrez, vous témoignerez que l’Esprit de Dieu est l’amour de Dieu.

Seigneur Jésus ! Avec respect je me prosterne devant Toi, l’amour incarné. Ta vie a été une mission d’amour à laquelle ta mort a mis le sceau. Le commandement que tu as laissé à tes disciples est celui de s’aimer les uns les autres, ta prière devant le trône de Dieu est que tes disciples soient un entre eux comme tu es un avec le Père (Jean 17:11, 22), et que son amour soit en eux.

Amen.

 

 

Rempli de l’Esprit (chapitre 28)

« Soyez remplis de l’Esprit » (Eph 5:13).

Nous avons là un commandement. Être rempli de l’Esprit: c’est le privilège que tout enfant de Dieu peut réclamer de son Père, car il ne lui faut rien de moins pour vivre de la vie de racheté, pour demeurer en Christ, garder ses commandements et porter beaucoup de fruits.

Aujourd’hui le but de ces pages est de faire connaître que ce commandement s’adresse à tout croyant et que la promesse de Dieu est, aussi bien que sa puissance, à la hauteur de l’ordre donné.

Comment est-il possible d’être rempli du Saint-Esprit ? La parole de Dieu répond : C’est par la foi. C’est la foi qui vous a fait voir ce qu’était le péché, le sang de Christ et l’amour de Dieu et qui vous a amené à recevoir la purification du péché, ainsi que la volonté d’obéir à Dieu. A présent je m’adresse à vous, croyants, qui pensez avoir fait à cet égard ce que Dieu vous demandait et qui n’avez pourtant pas encore reçu la grâce promise.

 

Examinez avec foi s’il n’y a plus rien en vous à expulser. Pour être rempli, il faut commencer par être vidé. Qu’est-ce qu’un réservoir, sinon un grand creux vide, préparé à recevoir de l’eau. « Pendant longtemps, a dit un croyant, j’avais sérieusement cherché à être rempli du Saint-Esprit, et je m’étonnais de ne rien obtenir, lorsque enfin je découvris qu’il n’y avait pas de place en moi pour le recevoir ». Ce travail d’expulsion c’est l’abandon volontaire de tout ce qu’on reconnaît avoir voulu garder en main sous la domination du moi, de tout ce qu’on ne croyait ni nécessaire, ni possible de placer sous le regard de Jésus. C’est aussi une profonde conviction de totale incapacité à saisir la grâce offerte.

 

C’est enfin une aspiration, une soif, une attente croissante avec larmes et prières incessantes, suppliant le Père d’accomplir Sa promesse en nous, de prendre entièrement possession de nous. Quand le vide se fait de cette manière-là, on est en bonne voie pour être enfin rempli de l’Esprit.

C’est à la foi qui a cru au Fils et au Père qu’est accordé le don du Saint-Esprit. Quand Paul transmet aux Éphésiens le commandement d’être « remplis de l’Esprit », il commence par leur dire. « Ayant cru en lui, vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis ». (Eph 1:13). Ils avaient déjà reçu l’Esprit ; la source était déjà en eux.

Jésus a dit: « Qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de lui » (Jean 7:38). Pour que la source cachée au dedans puisse jaillir et se répandre au dehors, il faut qu’elle soit sans cesse alimentée d’en haut par Jésus; c’est en lui que se trouve source de Vie; c’est de lui qu’il faut la recevoir en étant en communion intime et continuelle avec lui; c’est de lui, le Cep vivant que la sève passe dans les sarments dès que ceux-ci sont prêts à la recevoir avec une foi simple. C’est par la foi en Christ que ce baptême de l’Esprit commencera, continuera, se renouvellera, et que même il débordera.

Croyez que la source jaillissante prête à se répandre en « fleuves d’eau vive » est déjà au-dedans de vous, croyez-le lorsque tout encore vous paraît sec. Prenez le temps de rester tranquille et de laisser le Saint-Esprit lui-même remplir votre esprit de l’assurance divine qu’il demeure en vous.

Ce n’est pas dans les pensées et les sentiments qu’il fixe d’abord sa demeure, c’est dans votre vie même qu’est son temple, au-delà des régions abordables à l’œil ou à la pensée. Quand la foi reconnaît qu’elle possède déjà ce qu’elle a demandé, elle donne gloire à celui qui « peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons ».

Amen.

 

Si vous voulez savoir ce que c’est que d’être rempli de l’Esprit, voyez ce qu’a été Jésus ici-bas, voyez ce qu’il fut le dernier soir de sa vie terrestre, lavant les pieds de ses disciples.

« N’attristez point le Saint-Esprit de Dieu » (Eph 4:30). Cette recommandation précède le commandement : « Soyez remplis de l’Esprit ». Nous ne pouvons pas produire vie et croissance, mais nous pouvons éviter ce qui ferait obstacle.

A nous de vouloir obéir, de nous détourner de la chair pour nous attendre à Dieu; à nous de nous soumettre à l’Esprit dans tout ce que nous connaissons de la volonté de Dieu, tandis que c’est d’en haut que nous serons remplis de sa présence. Attendez-le donc de Dieu, vous tenant en prières au pied de son trône. Et pendant que vous priez, regardez au-dedans de vous, et croyez que cette puissance invisible a réellement pris possession de votre être tout entier.

« Soyez remplis de l’Esprit ». C’est là le devoir et le privilège de tout croyant. Et puisque Dieu le commande, il faut que ce soit possible et certain, il faut que ce soit au pouvoir de la foi. Veuille notre Dieu hâter le jour où aucun croyant n’en doutera plus.

 

 

Andrew Murray

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « L'Esprit du Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1933

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Si vous voulez savoir ce que c’est que d’être rempli de l’Esprit, voyez ce qu’a été Jésus ici-bas, voyez ce qu’il fut le dernier soir de sa vie terrestre, lavant les pieds de ses disciples.

« N’attristez point le Saint-Esprit de Dieu ». (Eph 4:30). Cette recommandation précède le commandement: « Soyez remplis de l’Esprit ». Nous ne pouvons pas produire vie et croissance, mais nous pouvons éviter ce qui ferait obstacle. A nous de vouloir obéir, de nous détourner de la chair pour nous attendre à Dieu; à nous de nous soumettre à l’Esprit dans tout ce que nous connaissons de la volonté de Dieu, tandis que c’est d’en haut que nous serons remplis de sa présence. Attendez-le donc de Dieu, vous tenant en prières au pied de son trône. Et pendant que vous priez, regardez au-dedans de vous, et croyez que cette puissance invisible a réellement pris possession de votre être tout entier.

« Soyez remplis de l’Esprit ». C’est là le devoir et le privilège de tout croyant. Et puisque Dieu le commande, il faut que ce soit possible et certain, il faut que ce soit au pouvoir de la foi. Veuille notre Dieu hâter le jour où aucun croyant n’en doutera plus.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

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