Nous avons dit ce que fit Jésus pour ses disciples quand il leur communiqua sa vie de résurrection, le jour de la Pentecôte, en descendant lui-même du ciel pour venir habiter en eux. Il reçut la puissance d'agir ainsi en donnant sa vie.

La vie qu'il communiqua était une vie sortant de la mort et gagnée par la mort. Celui qui vint habiter en eux était lui-même quelqu'un qui avait été mort, mais qui maintenant vivait pour toujours. Sa vie, sa personne, sa présence, portent les marques de la mort, les marques d'une vie sortie, issue de la mort.

Dans ses disciples, cette vie porte toujours aussi les marques de la mort. C'est seulement quand l'Esprit de mort, l'Esprit du Mort habite et travaille dans l'âme, que la puissance de sa vie peut être connue. La première et principale marque de la mort du Seigneur Jésus, que montre le vrai disciple du Sauveur, c'est l'humilité.

L'humilité seule conduit à une mort complète ; la mort seule rend parfaite l'humilité. L'humilité et la mort sont, dans leur nature, une seule et même chose. L'humilité est le bouton ; dans la mort le fruit mûrit et devient parfait.

 

L'humilité conduit à une mort parfaite.

L’humilité signifie le renoncement à nous-mêmes pour nous anéantir devant Dieu en reconnaissant que nous ne sommes rien. Jésus s'est humilié et est devenu obéissant jusqu'à la mort. Dans la mort, il a donné la preuve la plus grande, la preuve parfaite qu'il avait abandonné sa volonté pour faire la volonté de Dieu.

Dans la mort, il renonça à lui-même, à sa répugnance naturelle à boire la coupe; il renonça à la vie qu'il avait revêtue en prenant notre nature ; il mourut à lui-même et fut vainqueur des tentations qui l'assaillaient. C'est ainsi qu'il put entrer comme homme dans la vie parfaite de Dieu. Si son humilité n'avait pas été sans bornes, s'il ne s'était pas compté uniquement comme un serviteur venu ici-bas pour faire la volonté de Dieu, il n'aurait jamais donné sa vie sur la croix.

 

Cela nous donne la réponse à la question si souvent posée : Comment pouvons-nous mourir à nous-mêmes ? La mort à vous-mêmes n'est pas votre œuvre, c'est l'œuvre de Dieu. En Christ, vous êtes morts au péché ; la vie que vous possédez a passé par la mort et la résurrection ; vous pouvez être sûrs que vous êtes vraiment morts au péché.

 

Mais la pleine manifestation de la puissance de cette mort dans vos sentiments et dans votre vie dépend de la mesure dans laquelle le Saint-Esprit vous communiquera la puissance de la mort de Christ. Ici vous avez besoin d'apprendre que si vous voulez entrer en pleine communion avec Christ dans sa mort, et connaître la pleine délivrance de votre vie propre, il faut vous humilier. C'est votre devoir par excellence.

 

Placez-vous devant Dieu dans le sentiment de votre complète impuissance ; reconnaissez sincèrement que vous ne pouvez vous faire mourir ou vous donner la vie ; courbez-vous en reconnaissant votre propre néant dans l'esprit de douceur, de patience et de fidèle soumission à Dieu.

 

Acceptez chaque humiliation, regardez chaque créature, qui pour vous est un sujet d'épreuves ou de difficultés, comme un moyen de grâce pour vous rendre humbles. Employez chaque occasion de vous humilier devant vos semblables comme un secours d'en haut pour demeurer humbles devant Dieu. Dieu acceptera une telle humiliation de vous-mêmes comme la preuve que votre cœur tout entier la désire, comme la meilleure prière pour l'obtenir, comme votre préparation pour Son œuvre de grâce, quand, par la puissante force de Son Saint-Esprit, Il révélera pleinement Christ en vous, de telle sorte que lui, Jésus, dans sa forme de serviteur, sera vraiment formé en vous et habitera dans vos cœurs.

 

C'est le sentier de l'humilité qui conduit à la mort parfaite, à la pleine et complète expérience que nous sommes morts en Christ.
Maintenant nous arrivons à cette conclusion : C'est que cette mort seule conduit à l'humilité parfaite. Oh ! Ici, prenons garde à l'erreur si souvent commise et qui consiste à bien vouloir être humble, mais à avoir peur d'être trop humble.

Bien des gens font beaucoup de raisonnements et posent de nombreuses questions pour savoir ce que la vraie humilité doit être et ce qu'elle doit faire, tellement qu'ils ne consentent jamais à renoncer à eux-mêmes sans faire des réserves. Prenez garde. Humiliez-vous jusqu'à la mort. C'est dans la mort à nous-mêmes que l'humilité est rendue parfaite.

Soyez sûrs qu'à la racine de toute réelle expérience d'une mesure de grâce plus abondante, de tout vrai progrès dans la consécration, de toute conformité croissante à la ressemblance de Jésus, il doit y avoir une mort à nous-mêmes dont nous donnons la preuve à Dieu et aux hommes par nos dispositions et nos habitudes. Il est malheureusement possible de parler de la vie qui est le fruit de la mort, et de la marche selon l'Esprit, tandis que l'amour — même le plus tendre — ne peut pas ne pas voir combien il y a en nous de vie propre.

 

La mort à nous-mêmes n'a pas de preuve plus évidente qu'une humilité qui ne songe plus à sa réputation, qui s'anéantit et prend la forme de serviteur. Il est possible de parler beaucoup de porter notre croix, de vivre en communion avec le Christ méprisé et rejeté, sans connaître l'humilité aimable et bonne de l'Agneau de Dieu, et sans éprouver le besoin de la posséder.

 

Le titre d'Agneau de Dieu a deux significations, douceur et mort. Cherchons à le recevoir sous ses deux formes. En lui, elles sont inséparables ; elles doivent l'être aussi en nous.
Quelle tâche désespérante si nous devions nous-mêmes faire mourir en nous l'orgueil !

 

La nature ne peut jamais vaincre la nature, pas même avec l'aide de la grâce. Le moi ne peut jamais chasser le moi, même dans l'homme régénéré.

 

Dieu soit loué ! L’œuvre a été faite, et achevée et rendue parfaite pour toujours. La mort de Jésus, une fois pour toutes, est notre mort à nous-mêmes. L'ascension de Jésus, son entrée une fois pour toutes dans le lieu très saint, nous a acquis le don et la puissance du Saint-Esprit, la puissance de la vie par la mort.

Lorsque l'âme, dans la poursuite et la pratique de l'humilité, marche sur les traces de son Sauveur, son sentiment du besoin de quelque chose de plus est éveillé, son désir et son espérance sont vivifiés, sa foi est fortifiée, et elle apprend à regarder en haut, à réclamer et à recevoir cette vraie plénitude de l'Esprit de Jésus, qui peut journellement maintenir notre mort au moi et au péché dans sa pleine puissance et faire de l'humilité l'esprit qui pénétrera toute notre vie ([3]).

« Ignorez-vous que nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés ?... Mettez-vous bien dans l'esprit que vous êtes morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus-Christ... Donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants, de morts que vous étiez » (Romains 6). Toute l'individualité du chrétien doit être pénétrée et caractérisée par l'esprit de la mort de Christ. Il doit toujours se présenter à Dieu comme quelqu'un qui est mort avec Christ et qui, en Christ, est vivant, de mort qu'il était, portant partout, dans son corps, la mort du Seigneur Jésus.

Sa vie porte toujours une double empreinte, les racines de cette vie vraiment humble plongent dans la tombe de Jésus, ainsi que dans la mort au péché et au moi ; la tête s'élève, dans la puissance de la résurrection de Christ, jusqu'au ciel où le Sauveur habite.

Croyant, réclame avec foi la mort et la vie de Jésus comme t'appartenant. Entre dans sa tombe, dans le repos de Jésus et de son œuvre. Avec Christ, qui a remis son esprit entre les mains de son Père, humilie-toi, efforce-toi de descendre et replace-toi chaque jour dans cette parfaite dépendance de Dieu.

Dieu te ressuscitera et t'élèvera. Plonge-toi chaque matin dans un anéantissement toujours plus profond dans la tombe de Jésus, et chaque jour, la vie de Jésus sera manifestée en toi.

Qu'une humilité voulue, constamment cherchée, soit l'empreinte que tu as vraiment réclamée comme ton héritage, en te faisant baptiser dans la mort de Christ. « Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés », dit l'épître aux Hébreux.

 

Les âmes qui entrent dans son humiliation trouveront en lui la puissance de se voir et de se compter comme mortes à elles-mêmes, et comme elles ont appris de lui à marcher en toute humilité et douceur, elles se supporteront les unes les autres dans l'amour. La vie qui sort de la mort porte l'empreinte d'une douceur et d'une humilité semblables à celle de Christ.

 

NOTE 3.

Par nos forces naturelles, nous sommes incapables de mourir à nous-mêmes. Nous luttons vainement et désespérément en faisant l'expérience de Romains 7 : « Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas... Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » La réponse, c'est : Jésus-Christ.

En regardant à Lui avec confiance, j'entre dans le vrai chemin de la mort à moi-même, dans le chemin de la patience, de la douceur, de l'humilité, de l'abandon à Dieu. C'est ainsi que se réalise dans toute sa vérité et sa perfection la mort au moi...

Si je vous demande, en effet, ce qu'est l'Agneau de Dieu, ne me direz-vous pas qu'il est la perfection de la patience, de la douceur, de l'humilité, de la soumission à Dieu ? Ne me direz-vous pas que désirer ces vertus et en prendre possession par la foi, c'est se donner à Christ avec confiance ? Et alors, parce que ce penchant de votre cœur à vivre une vie de patience, de douceur, d'humilité, de pleine soumission à Dieu est réellement un acte de renoncement à tout ce que vous êtes et à tout ce que vous avez reçu par la chute d'Adam, il est donc un acte de parfait renoncement à vous-mêmes pour suivre Christ ; c'est votre acte suprême de foi en lui.

 

Christ n'est que dans ces vertus et il n'est nulle part ailleurs. Quand elles existent en nous, son royaume est établi au-dedans de nous. Suivons donc avec foi le Christ patient, doux, humble, fidèle à Dieu.

 

L'esprit d'amour divin ne peut naître dans une créature déchue jusqu'à ce que celle-ci ait choisi de mourir à elle-même, en voulant s'abandonner à la puissance et à la grâce de Dieu pour revêtir Jésus-Christ.

Je me confie pour tout mon salut aux mérites et à l'intercession de l'Agneau de Dieu. Il a donné sa vie pour moi afin que j'aie la vie. Lui seul peut reproduire en moi ce qu'il est lui-même. S'il ne naît dans nos âmes, et s'il n'y apporte ses vertus, sa douceur, sa patience, son humilité, nous demeurons dans la mort.

Mais, lorsqu'il plaît à Dieu de révéler en nous son Fils, en nous faisant naître à la vie de l'Esprit, alors une vie nouvelle de paix, de joie, d'humilité commence. Jésus-Christ fait briller en nous sa lumière, il y établit son royaume et il nous remplit de son amour et de son humilité.

(Tout entier à Dieu, par W. Law.)

 

 

Andrew Murray

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « L'humilité » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

livre2Nous ne pouvons pas grandir en tant que chrétiens sans comprendre et mesurer l’importance de l’humilité. Lorsque Jésus s’est abaissé en prenant la forme d’un serviteur, il a été pour nous le modèle d’humilité par excellence. Dans ce livre, Andrew Murray nous montre que l’humilité est le trait distinctif et la vraie noblesse du disciple de Jésus-Christ. Il présente l’humilité comme la vertu principale à acquérir, mais aussi comme une source abondante de bénédictions spirituelles.

« Quiconque s’abaisse sera élevé » (Lc 14.11). L’exemple de Jésus n’est-il pas la preuve de la vérité de ces paroles ? N’est-il pas le gage de la certitude qu’elles s’accompliront pour nous ? Prenons son joug sur nous et apprenons de lui, car il est « doux et humble de cœur » (Mt 11.29).

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Préface du livre

 

L'humilité se justifie à un triple point de vue. Elle nous convient en tant que créatures, ensuite comme pécheurs, enfin parce que nous sommes appelés à la sainteté. Nous voyons la preuve du premier point de vue dans les armées célestes, chez le premier homme, innocent en Eden, et chez Jésus, le créateur de l'humanité nouvelle. Le second point de vue, en nous rappelant notre état de déchéance, nous montre que c'est par l'humilité seule que l'homme pourra réoccuper sa place légitime et normale dans le rang des créatures de Dieu. Enfin, lorsque nous marchons dans la voie de la sainteté, il nous est donné de contempler le mystère de l'amour rédempteur, et l'humilité devient alors en nous l'ornement et la condition de toutes les bénédictions spirituelles.

Dans notre enseignement religieux habituel, le second point de vue a été trop exclusivement mis au premier plan, de sorte que quelques personnes ont même été jusqu'à dire que nous devons conserver du péché si nous voulons réellement rester humbles.

 

D'autres encore ont pensé que la force de se condamner soi-même est le secret de l'humilité. C'est une erreur. La vie chrétienne a diminué là où les croyants n'ont pas été distinctement conduits à voir que, même dans nos relations entre créatures, il n'y a rien de plus naturel, ni de plus magnifique, ni qui apporte à l'âme plus de bonheur, que de n'être rien afin que Dieu puisse être tout.

 

livre2La vie spirituelle ne peut grandir là où l'on n'a pas clairement enseigné et compris que ce n'est pas le péché qui humilie le plus, mais la grâce, et que c'est l'âme amenée à travers sa culpabilité à se détourner d'elle-même pour ne s'occuper que de Dieu, dans sa gloire merveilleuse comme Dieu, comme Créateur et Rédempteur, qui prendra véritablement la place la plus basse devant Lui. Dans ces méditations j'ai, pour plusieurs raisons, presque exclusivement appelé l'attention sur l'humilité qui nous convient comme créatures.

Je l'ai fait non seulement parce que le rapport qui existe entre l'humilité et le péché est abondamment mis en relief dans tout notre enseignement religieux, mais surtout parce que l'autre face de la vérité concernant l'humilité est beaucoup plus importante. Nous ne pouvons, en effet, posséder la vie spirituelle avec abondance sans comprendre et mesurer l'importance de l'humilité. Si le Sauveur doit vraiment être notre modèle dans son abaissement, nous avons besoin de posséder l'intelligence des principes dans lesquels cet état d'abaissement avait ses racines.

Nous trouverons là le terrain sur lequel nous pourrons tenir ferme pour arriver à une ressemblance de plus en plus grande avec Jésus. S'il nous convient d'être humbles, non seulement devant Dieu, mais aussi envers nos semblables, si l'humilité doit être notre joie, il importe que nous comprenions bien qu'elle n'est pas la conséquence de notre état de déchéance, mais notre gloire, puisqu'elle est la beauté et la félicité du ciel, des anges et de Jésus.

Imitons notre Maître. Jésus trouva sa gloire en prenant la forme d'un serviteur. Quand il nous dit : « Quiconque voudra être le premier parmi vous, qu'il soit votre serviteur », il nous enseigne simplement la vérité bénie qu'il n'y a rien de si divin et de si céleste que de servir les autres. Le fidèle serviteur, qui comprend ce qu'est sa vraie place, trouve un réel plaisir à pourvoir à tous les besoins de son maître ou de ses invités. Quand nous verrons que l'humilité est quelque chose d'infiniment plus profond que la contrition, et que nous nous en revêtirons pour pénétrer toujours plus avant dans la vie de Jésus, nous commencerons à apprendre qu'elle est notre vraie noblesse et nous le prouverons en servant, ce qui est la réalisation la plus parfaite de notre destinée de créatures faites à l'image de Dieu.

Quand je regarde en arrière, à mes propres expériences religieuses ou à celles de l'Eglise de Christ dans le monde, je suis étonné de voir à quel point l'humilité est peu recherchée comme le trait distinctif du disciple de Jésus. Dans la prédication, dans la vie ordinaire, dans la vie familiale ou dans la vie sociale, dans nos relations spirituelles avec nos frères et nos sœurs dans le travail d'évangélisation, combien n'avons-nous pas de preuves, hélas ! Que l'humilité n'est pas regardée comme la vertu cardinale.

Pourtant elle est l'unique racine sur laquelle les grâces peuvent se développer, et la condition indispensable de la vraie communion avec Jésus.

Il est fâcheux d'entendre des mondains affirmer que ceux qui font profession de marcher dans la sainteté ne marchent malheureusement pas dans l'humilité. Quelle que soit la part de vérité renfermée dans cette accusation, elle est un appel sérieux à tous les chrétiens de prouver que la douceur et l'humilité de cœur sont les principaux traits de caractère auxquels on reconnaît ceux qui suivent l'Agneau doux et humble de cœur.

 

Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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