Les anciens.
sentiers
« En sorte que vous ne vous relâchiez point
Que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance
Héritent des promesses... »
Hébreux 13:7
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« Imitez leur foi... »

 

Charles G. Finney Aiden W.Tozer

William Bramwell Andrew Murray

T. Austin Sparks Walter H.Beuttler

Arthur Katz David Wilkerson

 Charles Spurgeon Oswald Chambers

 JohnGLake Dwight L Moody

watchman neeChristian Röckle 

 evan robertsE M Bounds

 John WesleyLeonard Ravenhill

 Ove FalgPierre Truschel

 Adolphe MonodRoy Hession

 

 sepa

 

« En sorte que vous ne vous relâchiez point
Que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance
Héritent des promesses... »
Hébreux 13:7

 

 

 

« C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de .... Au commencement, il n'en était pas ainsi. » Matthieu 19:8

 

 

Une tentation, une morsure, un serpent !

« Au commencement, il n’en était pas ainsi », une Parole toujours actuelle. Elle sous-entend que Dieu, à cause de la dureté de cœur de son peuple, a dû revenir sur certains éléments de Sa volonté, sur Ses intensions ; avec comme conséquences, des difficultés inévitables. Ce texte fait mention du contexte du divorce mais nous en retrouvons la pensée dans d’autres situations au cours des chapitres bibliques.

En 1 Samuel 8, les anciens d’Israël s’assemblèrent auprès de Samuel à Rama. Ils lui demandèrent un roi pour être comme toutes les nations. Deux choses sont clairement démontrées. La première c’est qu’en agissant ainsi, en imposant au Seigneur leur propre volonté, ils ont rejeté son entière autorité. La deuxième, c’est que ce genre d’attitude engendre inévitablement un prix à payer (1 Samuel 8:10).

Je suis convaincu que le monde chrétien est atteint par ce même phénomène spirituel aujourd’hui, par sa même dureté de cœur. « A cause de la dureté de votre cœur... », comme Moïse, Jésus doit supporter beaucoup d’attitudes et de décisions charnelles dans Son Église. Nous Lui demandons de consacrer nos systèmes religieux, nos théologies, sans nous poser la question de savoir s’Il est foncièrement d’accord avec tout. Cherchons-nous vraiment le Seigneur, nous sommes sauvé, mais avons-nous faim et soif de la vérité ? Ne sommes-nous pas prompt à nous satisfaire de nous contenter de peu ! « Comme une biche soupire après les courants d’eaux, ainsi mon âme soupire après toi, mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant (Psaume 42:2). »

La démangeaison d’avoir, nous aussi, « un roi », nous a fait installer entre Jésus-Christ et nous, toutes sortes de préceptes religieux. Le vieil Adam, chassé du « jardin » a détrôné le nouveau... C’est notre orgueilleux « moi religieux », l’ennemi mortel de toute croissance spirituelle, qui gouverne les choses spirituelles.
C’est lui qui est venu s’immiscer entre Dieu et Son Église. Il est devenu notre roi, mais un souverain qui a son prix. Son règne est facteur de deux phénomènes : L'absence de puissance spirituelle, et l'absence du repos de nos âmes.

La connaissance de soi, de l’Église, du monde, ne peut s'obtenir que par une connaissance croissante du Christ crucifié et ressuscité. Prendre conscience de sa situation spirituelle, de son état réel libère de toutes les chimères chrétiennes. Depuis que l’homme a été chassé du jardin d’Éden, il est coupé de Dieu et tente de retrouver une communion perdue.

 

desertTriste est de constater que l’Évangile présenté depuis maintenant quelques dizaines d'années n'a pas su en montrer le chemin. Nulle autorité ecclésiastique n'a eu assez de puissance pour permettre à l’Église de traverser entièrement le désert. Le peuple stagne sous le soleil, lassé, épuisé, l'âme insatisfaite. Il tourne en rond dans une redoutable sécheresse spirituelle, cherchant le repos de l'âme. Pourtant, n'ont-ils pas été délivrés de Pharaon ?

 

Nous sommes comme les disciples, juste avant la pêche miraculeuse, qui « avaient travaillé toute la nuit sans rien prendre ». Déçus, fatigués, épuisés, quoique hyper actifs, nous donnons une image fausse de la vie victorieuse en Christ. C'est comme si « une épée flamboyante » nous bloquait l’accès à la plénitude de l’Éden, l’accès au chemin de l’arbre de vie (Genèse 3:24).

 

La Parole que nous nous efforçons de proclamer ne serait-elle pas pour nous devenue jugement pour nous-mêmes ? Ne serait- ce pas le Christ qui empêche le premier Adam, bien enfoui en nous-mêmes, de retourner pleinement dans Son repos ? De prendre entièrement possession du « Pays promis » ? Nous passons notre vie à courir après les honneurs, les richesses, la satisfaction de nos désirs charnels, nos ambitions spirituelles, et nous ne saisissons que du vide.

Que dire de ces frères et sœurs qui cherchent à plaire au Seigneur par leurs propres forces. Certain plie sous le poids de la culpabilité, d'autre s'effondre devant l’accusation du Diable. Ils témoignent en toute bonne foi du salut et de la grâce de Christ, mais n'y sont pas pleinement entrés eux-mêmes. Ils n'ont pas découvert la justification et la sanctification par la foi. Toute leur vie durant, ils cultivent un salut par les œuvres. Ce sont des âmes en grande souffrance intérieure, car Ils n’entrent pas dans les œuvres de Dieu, mais en fabrique.

Mais il y a plus, souillures et impuretés ont gagné un bon nombre de cœurs chrétiens. Beaucoup sont devenus comme le fils de la veuve de « Naïm (Luc 7:11-17) », un cadavre que l’on « portait dehors » car il sentait mauvais, un cadavre devenu insensible, aveugle, nu, sourd, muet. Comme les chrétiens de l’Église de Laodicé...

Le monde périt par manque de connaissance de Dieu et l'Église est affamée par le manque de sa présence. L’ennemi de nos vies et réel blocage de tout progrès spirituel, c'est la présence d'un voile dans nos vies. C'est le voile de notre nature charnelle déchue qui domine, non crucifié et non ressuscité. C'est elle qui nous empêche d'entrer dans Sa pleine lumière, et qui nous cache la face de Dieu.

 

Des vases d’honneur.

Tous ces hommes cités dans bible-foi.org ne sont rien par eux-mêmes. Ils n’auraient jamais accepté que je les mette à l’honneur de cette manière, parce qu’ils se savaient pécheurs, ils ne prêchaient pas seulement qu’ils n’étaient que des serviteurs inutiles ; mais le vivaient au quotidien : « ... nous sommes des serviteurs inutiles (Luc 17:10) » ; tout ce qui émanait de leur vie n’était qu’une manifestation formidable du Saint-Esprit.

 

Une œuvre de Dieu fantastique s’est faite à travers eux parce qu’elle avait pu se faire au préalable, en eux. Ils ont souhaité être remplis du Saint-Esprit, non pour être heureux, mais pour satisfaire le cœur de leur Dieu. Ils ont été remplis du Saint-Esprit parce qu’ils se sont d’abord laissés vider d’eux-mêmes.

 

Étudions ensemble la vie et l'enseignement des saints hommes et femmes présents sur ces anciens sentiers. Et nous constaterons un brulant désir pour Dieu. Pleurant, gémissant, priant, cherchant Dieu jour et nuit. Moïse a utilisé le fait qu'il connaissait Dieu comme argument pour mieux le connaître : « Maintenant donc, je te prie, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, montre-moi maintenant ton chemin, afin que je te connaisse, afin que je trouve grâce à tes yeux » ; et de là il se leva pour faire la demande audacieuse : « Je te prie, montre-moi ta gloire ». Dieu a été franchement heureux par cette démonstration d'ardeur, et le jour suivant a appelé Moïse dans la montagne, et dans la procession solennelle a fait passer toute sa gloire devant lui.

 

Leurs messages essentiels ?

Mourir à soi-même, renoncer à soi-même, perdre sa propre vie, découvrir la justification et la sanctification par la foi, et se consacrer corps et âmes à Jésus-Christ. Fuir le monde et ses convoitises et aimer participer aux souffrances de Christ. Christ avait pu opérer en eux une œuvre de circoncision précieuse, la séparation de l’âme de l’esprit ; œuvre permettant aux hommes de se dépouiller naturellement du vieil homme.

 

 

Leurs œuvres ?

Vivre l’enseignement avant de le donner, des réveils, des retours à Dieu inconditionnels, des âmes convaincues de justice et de péché, des vies sauvées de l’enfer. Ils ramènent aux « commencements » de Dieu, tous ceux et celles qui sont assoiffés de la vérité.

Afin que tous ces messages soient reçus de manière appropriée et portent les meilleurs fruits, je vous encourage à les lire dans un esprit de prière. Il vous sera très profitable de prier-lire tous les versets cités au cours de chaque article et de prier tout en progressant dans votre lecture. Lors de vos lectures, insistez auprès du Seigneur pour qu'Il vous révèle ce dont vous avez besoin spirituellement.

 

 

Revenir aux anciens sentiers : Le réveil !

C’est revenir à la pensée de Dieu originelle, revenir aux origines. C’est laisser l’Esprit Saint soigner la dureté de notre cœur et retrouver ce qui était « au commencement. » Les anciens sentiers nous ramènent au centre du cœur de Dieu, ils nous réveillent de nos torpeurs spirituelles. Ils nous guérissent de la morsure du serpent et nous font entrer dans une véritable croissance spirituelle.

Retrouver son premier amour, pratiquer ses premières œuvres, être renouvelé dans l'esprit de notre intelligence, et revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. Si nous pouvions saisir que les seules nouveautés dignes d’intérêt sont celles inspirées par l’Église apostolique des apôtres.

 

Parmi les paroles célèbres des pères de l'Église, aucune n'est mieux connue que celle d'Augustin pour les chrétiens et non chrétien : « Tu nous as formés pour Toi, et nos cœurs sont agités jusqu'à ce qu'ils trouvent du repos en toi. Dieu nous a formés pour Lui. Le Catéchisme pose la question et explique pourquoi en une phrase courte.
Question: Quelle est le but principale de l'homme ?
Réponse: le but principal de l'homme est de glorifier Dieu et de l'aimer pour toujours.


Les quatre-vingt anciens qui tombent sur leurs faces pour adorer Celui qui vit aux siècles des siècles, disent : « Tu es digne, Seigneur, de recevoir gloire, honneur et puissance, car tu as créé toutes choses, pour ton plaisir ils sont et ont été créés. »

 

De nombreuses œuvres nouvelles sont apparues au fil du temps, certaines excellentes d’autres charnelles. Ces œuvres sont peut-être évangéliques, spirituelles, nombreuses, bonnes en apparence, mais le Seigneur souhaite nous voir revenir à nos premières œuvres, celles du commencement : « Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes (Apocalypse 2:4). »

C’est enfin porter du fruit à la gloire de Dieu ; revenir « au commencement » de l’Église, à son fondement véritable, authentique : Le puissant feu purificateur de la pentecôte.

C’est revenir à la pensée de Dieu originelle, revenir aux origines. C’est laisser l’Esprit Saint soigner la dureté de notre cœur et retrouver ce qui était « au commencement. » Les anciens sentiers nous ramènent au centre du cœur de Dieu, ils nous réveillent de nos torpeurs spirituelles. Ils nous guérissent de la morsure du serpent et nous font entrer dans une véritable croissance spirituelle.

Retrouver son premier amour, pratiquer ses premières œuvres, être renouvelé dans l'esprit de notre intelligence, et revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. Si nous pouvions saisir que les seules nouveautés dignes d’intérêt sont celles inspirées par l’Église apostolique des apôtres.

« Va, et crie aux oreilles de Jérusalem : Ainsi parle l’Éternel : Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, de ton affection lorsque tu étais fiancée, quand tu me suivais au désert, dans une terre inculte (Jérémie 2:2 ). »

 

Être réveillé par le Seigneur n’implique pas nécessairement une vie remplie de guérisons ou de miracles. Je ne dis pas que rien ne se passe, mais devant l’exemple de Jean-Baptiste, nous constatons un homme réveillé par le Saint-Esprit. C’est Dieu qui attirait les hommes à travers son serviteur : « Beaucoup de gens vinrent à lui, et ils disaient: Jean n'a fait aucun miracle ; mais tout ce que Jean a dit de cet homme était vrai (Jean 10:41). »

Nous ne prêtons généralement attention qu’aux signes extérieurs. Mais une personne réveillée, sauvée, pardonnée, ressent un ardent désir de chercher premièrement la justice et le royaume de Dieu dans sa propre vie. Elle espère une relation beaucoup plus personnelle et profonde avec Jésus-Christ.
Ce réveil lui fait prendre conscience qu’elle vit une relation superficielle, et que ce n’est qu’à de rares moments qu’elle jouie d’un cœur à cœur avec Lui. Sa foi ne supporte pas longtemps l’épreuve, et elle croit que, pour retrouver la paix, il faut que Dieu bouleverse les éléments extérieurs. A l’instar des disciples dans la tempête, c’est lorsque cette dernière se calme qu’ils ont retrouvé la paix. Nous avons affaire ici à une foi immature, enfantine : « Il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme (Matthieu 8:26). »

Le chrétien réveillé est animé d’une soif intense de plus de Dieu. C’est cette envie qui déclenche tout processus de progrès et de croissance spirituelle. La faim et la soif de vérité sont véritablement les moteurs d’une plus grande intimité avec le Seigneur.
Aimer Dieu, oui, mais pas seulement pour Ses dons, pour Son salut, pour Sa présence, mais pour Lui-même. Si nous pouvions seulement admettre que cela est impossible aux chrétiens de le vivre par eux-mêmes. Car il se trouve un voile dans leur cœur qui les empêche de pénétrer le lieu très saint. Seule la grâce de Dieu nous y fait entrer, seule sa grâce peut nous en révéler le chemin...

Notre recherche du Seigneur nous fait passer d’une position à une autre. Au début de notre marche nous le voyons comme notre Roi, c’est la rencontre avec un Dieu puissant. Après des années de consécration où l’on apprend à communier avec Lui, suit le temps de l’amour où Christ devient notre « Bien aimé ».

 

Un renouveau, une résurrection, l'espoir !

Ami lecteur, n’oublie pas que tout commence à la croix. La révélation de l’œuvre de Christ te donnera le véritable repos de ton âme. C’est Lui le commencement et la fin. Tu dois comprendre qu'Il est le deuxième Adam, seul capable de revenir dans le jardin, seul capable de nous transmettre tout l'héritage du pays promis. Le seul qui a la puissance de résurrection pour relever tous les fils de « Naïm (Luc 7:11-17)».

tick En nous appelant à revenir à la croix, Dieu nous demande de renoncer à nos vies et d’embrasser la sagesse de la mort, de l’ensevelissement, de la résurrection, et de l'ascension afin de vivre comme fils et filles dans le royaume de Dieu. Indépendamment de la croix nous ne pouvons ni entrer dans le royaume ni vivre dans l'Esprit, qu'importe la profondeur de notre désir.

Car indépendamment de la croix, nous ne savons pas ce que c'est que de tourner l'autre joue, de faire le kilomètre supplémentaire, d’aimer nos ennemis, et de prier pour ceux qui nous persécutent. Indépendamment de la croix, nous ne savons pas ce que c’est que de se soumettre à la volonté de Dieu, d’accepter la souffrance, et de se reposer sur lui !

- (Chip Brogden).

 

« Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler... (Luc 7:11-17). »

 

espoirLa réalité pleine et entière de la rédemption est devenue comme un « jardin » oublié. La vraie repentance est celle d’un cœur touché en profondeur, qui a vraiment faim et soif d'un salut complet. Emprunter cet ancien sentier, c’est vivre les états d’âme du péager au fond de sa synagogue, qui se frappe la poitrine en reconnaissant sa misère spirituelle.

La nouvelle naissance, cela se voit, s’entend, se vit, comme la naissance physique, dans la souffrance et la joie. Comme j'aime cette parole que quelqu'un a prononcée : « Avoir trouvé Dieu et le poursuivre encore par amour, c'est le paradoxe de l'amour de l'âme, méprisé en effet par le religieux trop facilement satisfait. »

 

La plénitude de celui qui remplit tout en tous également. La vraie communion naît d’une position retrouvée en Éden, avec le Père, c’est d’abord un cri plein d’angoisse et de larmes, puis un cri de confiance rempli d’affection, de victoire.

 

 

 

Nous devons devenir fous afin d'être sages.

Nous devons être prêts à tout abandonner afin de recevoir tout à nouveau.

Nous devons devenir faibles afin d'être forts.

Nous devons mourir afin de vivre.

 

Le réveil, c’est cela. Et il est bon d’insister sur cette réalité de l’expérience, sur un christianisme qui ne se contente pas de toucher, même profondément, l’intellect ou la socialisation, mais qui s’intègre aussi au plus profond de l’être humain : Sentiments, volonté, vie quotidienne : Le cœur de la personne.

Jean-Frédéric Nardin

 

 Bonne lecture, et si vous avez des questions concernant votre foi, n’hésitez pas, contactez-nous !

 

Frédéric Gabelle