tozer2Articles tirés du livre: "Ce monde : aire de jeux ou champ de bataille" ? Nous devons posséder une vraie foi (chapitre 4), "Lorsque toutes tes miséricordes, O mon Dieu" (chapitre 5), Lutter dans la prière (chapitre 6), Les hommes, notre besoin le plus critique (chapitre 7). Pour beaucoup de chrétiens, Christ n'est guère plus qu'une idée, ou au mieux un idéal – Il n'est pas une réalité. Des millions de croyants parlent comme s'Il existait, mais agissent comme s'Il n'existait pas. Notre vraie position se voit toujours par ce que nous faisons, et non pas par ce que nous disons. La preuve de notre foi c'est notre dévouement à celle-ci, et rien d'autre.

 

Nous devons posséder une vraie foi (chapitre 4)

Une croyance qui n'a pas autorité sur celui qui la professe n'est pas une réelle croyance – c'est une pseudo-croyance. Certains d'entre nous seraient sans doute très choqués s'il leur fallait faire face à leur croyances et les mettre à l'épreuve dans le feu de la vie quotidienne.

Beaucoup d'entre nous sommes devenus très habiles à arranger notre vie de façon à confesser verbalement les vérités du christianisme sans être embarrassés par leurs implications pratiques. Nous faisons en sorte de pouvoir se débrouiller sans l'aide divine, tout en déclarant que nous la recherchons. Nous nous glorifions dans le Seigneur mais faisons attention de ne jamais se trouver dans une situation ou nous sommes totalement dépendants de Dieu. "Le coeur est tortueux par dessus tout et il est méchant. Qui peut le comprendre ?"

La pseudo-foi s'arrange toujours pour avoir une voie de secours au cas où Dieu faillirait. La réelle foi ne connaît qu'une seule voie, et renonce volontiers à toute voie secondaire ou issue de secours. Pour la vraie foi, c'est Dieu ou c'est l'effondrement total. Et depuis qu'Adam s'est tenu sur la terre, Dieu n'a fait défaut à aucun homme qui s'en est remis à Lui.

Ceux qui ont la pseudo-foi se battront pour leur doctrines mais refuseront catégoriquement de se mettre dans une position où leur avenir dépend de la fiabilité de cette même doctrine. Ils prévoient toujours une voie de secours pour qu'ils puissent sauver la face si les choses tournent mal.

Ce qu'il nous faut aujourd'hui c'est un groupe de chrétiens qui sont prêts à faire confiance à Dieu autant maintenant qu'ils devront le faire au jugement dernier. Car pour chacun de nous, il vient un jour où nous n'aurons rien d'autre que Dieu. La santé, les richesses, les amis et les refuges seront tous évacués et il ne nous restera plus que Dieu. Pour ceux qui ont une pseudo-foi cela est une pensée terrifiante, mais pour ceux qui ont une vraie foi, c'est là une des pensées les plus réconfortantes que le coeur puisse entretenir.

Ce serait en effet tragique d'en venir au point où nous n'avons rien d'autre que Dieu et de nous apercevoir que durant tout notre séjour terrestre nous n'avions jamais réellement confié notre vie à Lui. Ce serait mieux de demander à Dieu aujourd'hui de retirer de notre vie toute fausse assurance, de dégager notre coeur de tous les refuges, et de nous amener à voir ouvertement pour nous-mêmes si nous nous croyons réellement en Lui ou non. C'est un remède radical pour nos maux, mais c'en est un sûr. Un remède plus doux risque de ne pas être efficace, et nous n'avons plus beaucoup de temps.


"Lorsque toutes tes miséricordes, O mon Dieu" (chapitre 5)

Parmi les grands de la litérature, peu ont acquis une place de prominence dans l'Eglise du Premier Né. Il y a cependant quelques exceptions. Parmi ceux-là nous pouvons retenir John Milton, George Herbert et Joseph Addison.

Parmi les perles qui nous ont été laissées par Addison est un hymne de remerciement, "Lorsque Toutes Tes Miséricordes, O Mon Dieu". Cet hymne apparaît dans tous les meilleurs recueils et il est chanté partout où les hommes et les femmes aiment amener la poésie exquise au service de la louange.

Lorsque toutes tes miséricordes, O mon Dieu
Se dressent devant mon âme,
Transporté par cette scene, je suis,
En amour et louange perdu.

L'image qui représente toutes les miséricordes de Dieu étendues sur un vaste paysage est en elle-même suffisamment belle, mais quand nous ajoutons à cela la merveilleuse image de l'âme qui se lève de son sommeil comme coupable pour regarder avec émerveillement vers les spacieuses étendues, et qu'on la voit enlevée et transportée dans les délices de ce qu'elle voit pour enfin redescendre dans la béatitude, "en amour et louange perdu" -- nous avons alors une image mentale qu'il nous faut la musique pour exprimer.

Il continue à chanter ainsi :

Dix mille milliers de dons précieux,
Occupent mes prières quotidiennes,
L'un des plus grands : un coeur heureux
Pour goûter ces dons avec joie

Nous avons là le véritable esprit de remerciement. Nous comprenons par cela ce qui plait à Dieu dans l'acceptation et l'utilisation de ses dons. "Un coeur heureux pour goûter ces dons avec joie" est le seul coeur qui peut goûter ces dons en sécurité. On relève aussi l'idée que notre dette envers Dieu est si grande que rien d'autre que nos "prières quotidiennes" ne peuvent combler nos coeurs ni plaire à Dieu.

Addison pensait principalement aux dons que Dieu nous confère ici-bas, mais il était suffisamment bon chrétien pour savoir que les dons de Dieu ne s'arrêtent pas au moment de la mort. C'est pour cela qu'il pouvait chanter,

Dans toutes les périodes de ma vie,
Je poursuivrai Ta bonté,
Et après la mort, dans un monde lointain,
Reprendrai ce thème glorieux.

C'est en accord avec un tel esprit que ce poète a pu dire à son gendre sur son lit de mort, "Regarde quelle paix un chrétien possède lorsqu'il est en train de mourir".


Lutter dans la prière (chapitre 6)

Il existe une idée très répandue que lutter dans la prière est invariablement une bonne chose, mais cela n'est pas du tout vrai. D'importants exercices spirituels peuvent être entrepris sans avoir de motif plus noble que l'obtention de notre propre volonté.

La valeur spirituelle de la prière n'est pas déterminée par son intensité, mais par son origine. "En évaluant la prière, nous devrions nous poser la question suivante : qui est-ce qui prie? Est-ce notre coeur déterminé, ou est-ce le Saint Esprit? Si la prière trouve son origine dans le Saint Esprit, alors notre lutte sera belle et merveilleuse; mais si nous sommes victimes de nos désirs passionnés, notre prière sera aussi charnelle que n'importe quel acte."

Deux exemples nous sont donnés dans l'Ancien Testament, Jacob et les prophètes de Baal. La lutte de Jacob était un véritable exercice, et elle n'était pas due à Jacob en lui-même. "Alors Jacob fut laissé seul, et un homme lutta avec lui jusqu'au matin". Manifestement "l'homme" était l'agresseur, et non pas Jacob, mais lorsque Jacob avait reçu des coups, il devint lui-même l'agresseur et cria, "Je ne te laisserai pas partir sans me bénir". La lutte était d'origine divine et les résultats merveilleux sont connus de tout étudiant de la Bible.

Le second exemple ne se termine pas si bien. Les prophètes de Baal ont également beaucoup lutté, beaucoup plus violemment d'ailleurs que Jacob, mais ils ont lutté dans la chair. Tous leurs efforts provenaient de l'ignorance et de la superstition et ne leur ont rien apporté. Ils étaient complètement dans l'erreur -- leur zèle, leur prière, leur détermination. Ils avaient tort, malgré leurs prières zélées. Et ce genre d'erreur est encore présent aujourd'hui.

Seul l'Esprit peut prier avec efficacité. "De même aussi l'Esprit nous est en aide dans notre infirmité; car nous ne savons pas ce qu'il faut demander comme il convient; mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables" (Romains 8:26).


Les hommes, notre besoin le plus critique (chapitre 7)

Le besoin le plus critique de l'église actuelle ce sont des hommes -- des hommes courageux. On dit que nous avons besoin de réveil, que nous avons besoin d'un nouveau baptême du Saint Esprit -- et Dieu sait que nous en avons besoin! -- mais Dieu n'enverra pas un réveil à des souris. Le Seigneur ne remplira pas des lapins avec le Saint Esprit.

Nous languissons après des hommes qui soient prêts à se livrer à la bataille spirituelle, étant déjà morts aux attirances de ce monde. De tels hommes seront libérés des obligations qui dirigent des hommes plus faibles. Ils ne seront pas contraints de faire des choses par les circonstances de la vie. Leur seule obligation leur viendra de l'intérieur -- ou d'en haut.

Cette sorte de liberté est nécessaire si nous voulons retrouver dans nos pupitres des prophètes au lieu de mascottes. Ces hommes libres serviront Dieu et l'humanité avec des motifs bien trop élevés pour être compris par la plupart des gérants religieux qui transitent tous les jours par le sanctuaire. Ils ne seront pas motivés par la peur pour prendre une quelconque décision, ils ne prendront aucun chemin dans l'intérêt de plaire aux hommes, ils n'accepteront aucun service pour des considérations pécunières, ils ne rempliront aucun acte religieux par simple coutume, et ne se permettront pas d'être influencés par l'amour de la renommée ou le désir de la réputation.

Une grande partie de ce que fait l'église évangélique aujourd'hui, elle le fait parce qu'elle a peur de ne pas le faire. Les associations de ministères prennent en main des projets simplement parce qu'ils ont peur de ne pas le faire. Tout ce que leur ouï-dire et leur invesitgations craintives les amènent à penser -- ou à craindre -- que le monde attend de leur part, c'est cela qu'ils s'efforceront, dès lundi matin, d'accomplir avec toute apparence de zèle et de consécration. Ce qui dirige ces prophètes, c'est la pression de l'opinion publique, et non pas la voix de l'Eternel.

La véritable église n'a jamais consulté l'opinion publique avant de lancer ses croisades. Ses dirigeants étaient à l'écoute de Dieu et avançaient avec lui, totalement indépendants de l'appobation ou de la critique du monde. Ils connaissaient la volonté du Seigneur, et ils s'efforçaient de l'accomplir, et le peuple les suivaient -- parfois dans le triomphe, mais plus souvent dans les insultes et la persécution publique -- et leur récompense suffisante était la satisfaction d'avoir raison dans un monde qui avait tort.

Une autre caractéristique d'un véritable prophète, c'est l'amour. L'homme libre qui a appris à écouter la voix de Dieu et qui a osé Lui obéir ressent tout le fardeau moral qui brisait les coeurs des prophètes de l'Ancien Testament, écrasait l'âme de notre Seigneur Jésus Christ et faisait pleurer amèrement les apôtres.

"L'homme libre n'a jamais été un tyran religieux, et il n'a jamais cherché à présider sur l'héritage de Dieu. C'est la crainte et le manque d'assurance qui a poussé certains hommes à en mettre d'autres sous leurs pieds. Ils avaient un intérêt à protéger, une position à atteindre ou à maintenir, et ils ont donc demandé la soumission de leurs adeptes pour garantir leur propre sécurité. Mais l'homme libre -- jamais. Il n'a rien à protéger, aucune ambition à poursuivre ni aucun ennemi à redouter. C'est pour cette raison qu'il est complètement indifférent quant à sa réputation parmi les hommes. S'ils le suivent, tant mieux. Mais sinon, il ne perd rien qu'il comptait cher. Mais qu'il soit accepté ou rejeté, il continuera à aimer son peuple avec un sincère dévouement, et seule la mort pourra faire taire sa tendre intercession pour eux."

Oui, si le christianisme évangélique doit subsister, il doit y avoir à nouveau des hommes de ce genre. Nous devons répudier les poules mouillées qui n'ont pas le courage de s'exprimer, et rechercher dans la prière et l'humilité que Dieu suscite parmi nous des hommes qui sont faits de l'étoffe des prophètes et des martyrs. Dieu entendra les cris de Son peuple de la même façon qu'Il a entendu les cris des enfants d'Israël en Egypte, et il enverra ses délivreurs. C'est comme cela que Dieu opère.

Et quand les délivreurs viendront -- réformateurs, réveillistes, prophètes -- ce seront des hommes de Dieu et des hommes courageux. Ils auront Dieu de leur côté, et cela parce qu'ils seront attentifs de rester du côté de Dieu. Ils seront compagnons d'oeuvre du Seigneur et seront des instruments dans la main du Saint Esprit. De tels hommes seront baptisés de l'Esprit et par leurs oeuvres le Saint Esprit pourra en baptiser d'autres et envoyer le réveil tant attendu.

Aiden Wilson Tozer

 

Source

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 *** Transcrit, traduit et mis en ligne par : www.eglisedemaison.com

Compilé par Harry Verploegh
Publié en 1989 par Christian Publications / ISBN: 0-87509-420-1

 

 

 

Aiden Wilson Tozer

012Mais Aiden Wilson Tozer n'était pas un prophète de désespoir. Ses écrits sont des messages dignes011l d'intérêt. Ils exposent la faiblesse de l'Eglise et dénoncent les compromis. Ils avertissent et exhortent. Mais ce sont aussi des messages d'espérance, car Dieu est toujours présent, toujours fidèle pour restaurer et accomplir Sa Parole envers ceux qui entendent et obéissent. Tozer laissa un vaste trésor de richesses spirituelles à lire, digérer et mettre en pratique. "SES ECRITS SONT AUSSI FRAIS AUJOURD'HUI que lorsqu'il les rédigea la première fois. Dans ses écrits, il laissait aux autres le soin de discutailler des choses superficielles, évidentes et triviales, pour se consacrer à la discipline de l'étude et de la prière qui donna lieu à des articles et des livres qui atteignaient en profondeur les cœurs des hommes." (Dr. Nathan Bailey, Président de l'Alliance Chrétienne Missionnaire).

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