tozer2Articles tirés du livre: "Ce monde : aire de jeux ou champ de bataille" ? Méditation parmi des feuilles d'automne (chapitre 18), Nous ne devons pas nous défendre, mais attaquer (chapitre 19), Méditations pascales (chapitre 20), L'importance de la direction (chapitre 21), La « Bonne confession » de Faber (chapitre 22). Ici dans le nord les champs virent au marron et les érables avec leur rouge éclatant parsèment le paysage. L'air parfumé de l'encens de feuilles brûlées a une douceur subtile tandis que l'homme et la nature s'unissent pour célébrer le passage de l'été et l'arrivée des « jours mélancoliques. » Le ciel est d'un bleu décidé et le soleil brille courageusement, même si son éclat est terni par la fumée de mille feux alimentés par les guirlandes fanées qui hier couronnaient les fiers sommets des arbres. Oui, il faut se rendre à l'évidence -- l'été indien est parmi nous à nouveau et un ce jours il y aura la gelée, voire même quelques flocons expérimentaux, prémices trompeurs des profondes congères qui nous attendent.

Méditation parmi des feuilles d'automne (chapitre 18)

Il fait encore chaud et les signes de l'été ne sont pas tous disparus, et pourtant il manque quelque chose -- le chant des oiseaux qu'on entendait encore il n'y a pas si longtemps dans les villages et à la campagne et parfois même jusque dans le coeur des villes. Les forêts sont étrangement silencieuses maintenant, alors qu'il y a seulement quelques semaines le chant mélodieux de mille oiseaux annonçait le lever et le coucher du soleil.

Où sont-ils ces chantres rustiques de l'arbre et de la haie, ces Asaph du champ et du buisson ? C'est dommage, mais ils sont partis quand nous en avions le plus besoin. Ils ont pris la fuite vers le midi pour s'échapper à l'haleine glaciale de l'hiver. Ils ont fait leur nid dans nos arbres, et se sont nourris dans nos champs de blé pendant que l'été était avec nous, mais tout cela ils l'ont oublié et ils ont pris la route sans même nous saluer du bout de l'aile. Et nous sommes un peu déçus car nous les aimions bien et malgré les expériences passées nous leur faisions confiance. Un être avec tant de mélodie dans la gorge ne pourrait être infidèle, pensions-nous, mais une fois de plus nous avions tort -- ils ont trahi notre confiance. Ils sont déjà loin et pendant que nous frissonnons sous nos cols retournés ils planeront au dessus de prairies vivantes de chaleur et de fleurs et d'insectes multicolores.

Eh bien, nous pouvons leur pardonner car apparemment la nature leur a fait habiter le soleil ; la gelée tue leur enthousiasme et détruit leur chant. Ce sont des amis estivaux et il nous faut les accepter pour ce qu'ils sont. Mais si nous sommes assez sages pour le voir, la migration des oiseaux peut contenir une morale pour nous, et la considération des oiseaux pourrait bien rendre mal à l'aise quelques uns parmi nous. Car il y a des chrétiens qui semblent faits uniquement pour le soleil. Il leur faut une température favorable avant qu'ils ne puissent agir comme des chrétiens -- ils n'ont jamais appris à porter en eux leur propre climat. Ceux qui réussissent à générer un enthousiasme incroyable pendant que les choses vont bien disparaissent dès le premier signe d'ennuis. Ils ne peuvent pas servir Dieu dans la neige -- ce sont des oiseaux strictement estivaux. Ils nous désertent dès que l'hiver approche.

Il n'y a aucun doute que la croix de Christ était plus lourde à porter à cause du comportement des disciples -- « Puis tous l'ont abandonné et se sont enfui. » Paul connaissait ce sentiment terrible lorsqu'il a écrit « Dans ma première défense, personne ne m'a assisté, mais tous m'ont abandonné. Que cela ne leur soit point imputé ! » Tout véritable chrétien, aura assez vite dans sa vie spirituelle l'occasion de comprendre au travers de l'amère expérience ces paroles de l'apôtre. Trop de personnes religieuses sont des amis estivaux.

Alors, que faut-il faire de ces amis inconstants ? Prier pour eux et les laisser entre les mains du Sauveur qui est mort pour eux. Il les connaît mieux que nous et c'est à Lui qu'ils devront rendre compte finalement. Nous ne permettront pas que cela nous décourage. Seulement nous remarquons que cela existe et nous enfilons nos bottes pour nous préparer à servir Dieu dans le mauvais temps. Lorsque le printemps reviendra nous serons contents, mais nous refusons de fuir les tempêtes de l'hiver. Nous devons nous occuper des affaires de notre Père. Il s'occupera du temps.


Nous ne devons pas nous défendre, mais attaquer (chapitre 19)

Nous avons trop de conviction religieuses qui sont négatives. Nous n'agissons pas à cause d'une conviction positive que quelque chose est bien, mais parce que nous avons le sentiment que le contraire serait mal. Nous développons une allergie envers certaines croyances et certaines pratiques, et nous réagissons violemment contre elles. Ainsi, nos réactions deviennent des actions -- nous sommes poussés à tenir les positions que nous tenons par l'ennemi, plutôt que d'y être ammenés par la vérité.

Cette attitude découle de la fausse supposition que si quelqu'un a tort sur un certain point, il a tort sur tous les points -- si un libéral ou un adhérent d'une secte a une certaine croyance, nous nous en détournons, non pas parce que nous savons pourquoi cette position est fausse, mais parce que nous savons qui la tient. Ainsi, nous sommes toujours sur la défensive. Nous prenons nos positions à reculons comme des chevaux obstinés, plutôt que de les prendre face-à-face comme des moutons obéissants. Pour être dans la bonne voie, raisonnons-nous, il faut observer l'ennemi, découvrir ce qu'il choisit, et choisir le contraire.

"Il ne serait pas difficile de prouver que bon nombre des croyances que nous défendons avec tant de vigueur ne sont autre chose que des réactions. Par exemple, la doctrine de la justification par les oeuvres (qui constitue une grave erreur), a conduit certains enseignants à embrasser l'erreur tout aussi nocive du salut sans oeuvres. Pour beaucoup de personnes, l'idée d'avoir des "oeuvres" est répugnante de par son association avec le judaïsme de l'époque du Nouveau Testament. La conclusion de cette affaire, c'est que nous avons le salut sans justice, et que nous avons la bonne doctrine sans les bonnes oeuvres. On distorte la grâce et on la sort de son contexte moral de sorte à en faire la cause d'une baisse des standards moraux dans l'église."

De même, la peur du "légalisme", a conduit une partie du peuple de Dieu à tenir des positions tellement grotesques qu'elles en sont ridicules. Il y a quelques années, dans un journal de l'église, nous avons trouvé un exemple de cette doctrine négative. Afin de distinguer clairement entre la grâce et loi, l'auteur affirmait que si un meurtrier venait à lui, et lui demandait comment être sauvé, il ne dirait pas, "Détoune-toi de ta vie passée, arrête de commetre des meurtres, et crois en Jésus Christ." Selon l'auteur, ce serait là mélanger la loi et la grâce. Tout ce qu'il pourrait dire, pour être conforme aux Ecritures, ce serait, "Crois au Seigneur Jésus Christ et tu seras sauvé." Un tel enseignement contraire à la sainteté ne pourrait pas venir directement des Ecritures -- ce ne peut être que le résultat de la retraite craintive de l'auteur face à l'erreur du salut par les oeuvres.

Nous avons remarqué la même chose dans nous attitudes standards envres la science, l'évolution et diverses philosophies contemporaines que nous croyons être contraires ou hostiles à la foi chrétienne. Notre réaction envers ces ennemis, c'est le combat aveugle. Nous utilisons beaucoup de munitions, mais nous le gaspillons sur une action défensive, qui pourra tout au plus ralentir ce qui est manifestement une retraite.

Il est notre ferme assurance que le christiannisme peut voler de ses propres ailes. Christ n'a pas besoin de notre défense nerveuse. L'église ne doit pas se laisser manipuler pour combattre la guerre de son ennemi, et pour laisser la monde incrédule décider ce qu'elle doit croire et où et quand elle doit agir. Tant que l'église agit ainsi, elle manque aux privilèges qu'elle a en Christ Jésus.

"Vous recevrez une puissance," a dit le Seigneur à Ses disciples, et le mot "puissance" signifie "la capacité de faire." L'intention de Dieu, c'est de nous donner largement la puissance qu'il faut pour déclarer la guerre à l'ennemi, plutôt que d'attendre passivement que l'ennemi nous déclare la guerre. Si quelqu'un doit prendre la défensive, ce ne devrait jamais être l'église. La vérité se suffit à elle-même -- sa psychologie tout entière est orientée vers l'attaque. Sa propre attaque vigoureuse lui suffit pour défense.

La cause profonde de toute cette défense craintive de la part des évangéliques d'aujourd'hui, pourrait-ce être le manque de véritable expérience personnelle chez tant de dirigeants? Il est difficile de voir comment quelqu'un qui a vu le ciel ouvert et qui a entendu la voix de Dieu parler à son propre coeur pourrait être incertain du message qu'il doit proclamer.

Méditations pascales (chapitre 20)

Il est singulièrement approprié que nous célébrions la résurrection de Christ au printemps. Au moment-même où la nature tout entière se réveille de son sommeil hivernal, les pensées des chrétiens de par le monde entier sont tournées vers la sortie miraculeuse du Sauveur de la tombe après sa victoire sur le péché et la mort. La résurrection de Christ est un fait historique accompli une fois pour toutes. Ce fait ne dépend aucunement des saisons ni des célébrations, et le miracle du printemps n'ajoute rien à  la gloire de cet acte accompli. Néanmoins, les oeuvres de Dieu dans la nature jetent tout-de-même une lumière chaleureuse sur Son oeuvre dans rédemption, et le miracle du printemps de la vie sur terre illustre le miracle de la vie dans la nouvelle création.

Nicolas Herman, à  l'âge de 18 ans, fut mené à  Christ en voyant en plein hiver un arbre sec et sans feuille, et en pensant à  la transformation qui se ferait en cet arbre au printemps. Il raisonna que si Dieu était capable de produire une telle transformation dans un arbre, Il devait être capable de transformer également le coeur d'un pécheur, et Dieu ne lui fit pas défaut. Son coeur fut changé, et à  partir de ce jour-là , sa vie fut consacrée au service de Christ. Des milliers de Chrétiens au cours des 300 dernières années ont remercié Dieu que le jeune Nicolas avait vu cet arbre sec.

Il faut une certaine foi pour contempler un paysage hivernal, environné du silence gracial de la neige et de la glace, et croire que dans quelques courtes semaines toute trace de gel aura disparu, que les collines enneigées seront vêtues de verdure et que les ruisseaux gelés couleront rapidement de nouveau sous le soleil de l'été. Pourtant, nos attentes se matérialisent toujours. " La terre est au Seigneur" et il " renouvelle [toujours] la face de la terre."

Il est difficile d'imaginer quelque chose de plus désolant qu'un enterrement. Quand le corps de Christ fut descendu de la croix, drappé d'un lin propre et posé dans un tombeau neuf taillé dans la roche, combien de ceux qui regardaient avaient la foi de croire qu'en l'espace de trois jours cet Homme mort marcherait à  nouveau parmi les hommes, vivant à  tout jamais? Et pourtant, c'est ce qui arriva. La verge d'Aaron a fleuri. L'arbre sec sur lequel le Sauveur est mort a refleuri. Ce qui avait été mort a été vivifié au toucher de Dieu, et la potence est devenue la porte vers la vie éternelle.

La résurrection de Christ, je le répète, est un acte accompli de manière finale. " Car nous savons que Christ, étant réssucité des morts, ne peut plus mourir; la mort n'a plus de pouvoir sur lui." Mais les chrétiens meurent tout-de-même. Tous les jours, les corps de croyants ou croyantes sont emmenés au cimetière et reposées dans la tombe, avec des chants doux et des récitations des Ecritures. On ne peut pas échapper au fait que les chrétiens meurent, comme leur Sauveur avant eux. Leur froide impuissance, leur subit et étrange silence que les pleurs les amèrs ne peuvent pas rompre, leur défaite apparente par les forces de la nature – toutes ces choses frappent le coeur et (à  dire vrai) soulèvent en nous des craintes inconfortables que c'est terminé, et que nous avons vu nos amis pour la dernière fois. C'est l'hiver, lorsque nous nous séparons de nos proches. C'est ainsi qu'il en semble au coeur naturel. C'est ainsi qu'ont dà» se sentir les chrétiens de Thessalonique. Autrement, pourquoi aurait-il été nécessaire à  Paul de leur écrire et de les exhorter à  ne pas être peinés comme les autres qui n'ont pas d'espérance.

"L'une des choses que la résurection nous apprend est qu'il ne faut pas se fier aux apparances. L'arbre sec déclare par son apparance qu'il n'y aura plus de printemps. Le corps dans le nouveau tombeau de Joseph semble signifier la fin totale pour Christ et Ses disciples. La forme molle d'un croyant nouvellement mort suggère la défaite éternelle. Pourtant, toutes ces apparances sont fausses. L'arbre refleurira. Christ est réssucité des morts le troisière jour en accord avec les Ecritures, et le chrétien réssucitera au cri du Seigneur et à  la voix de l'archange."

La foi peut se permettre d'accepter les apparances de défaite, sachant que le vrai croyant ne peut pas être vaincu à  tout jamais. " Parce que je vis, vous vivrez également." Tel est le message de Pâques. Quel message glorieux pour le monde entier si les hommes y croyaient seulement.


L'importance de la direction (chapitre 21)

Dans la vie chrétienne, la chose la plus vitale n'est pas tant la vitesse ni la distance parcourue, mais plutôt la direction. C'est pour cette raison que les Ecritures exhortent à courir avec patience, mais ne parlent pas de la vitesse. Le Seigneur semble être plus concerné par où nous allons que par la vitesse à laquelle nous y allons. Un pas régulier dans la bonne direction finira par conduire au but, mais si notre vie se dirige vers le mauvais but, la vitesse ne fera que nous égarer plus loin dans un temps plus court.

Le manque de direction est la cause d'un grand nombre de manquements tragiques dans les activités religieuses. Les églises sont envahies de gens (aussi bien hommes que femmes, quoique ce soient surtout des hommes) qui n'ont jamais connu d'appel divin à faire quelque chose de particulier. De telles gens sont souvent les victimes du sort et des circonstances, une proie facile pour des dirigeants ambitieux qui cherchent de se mettre en avant aux dépends des autres. Le chrétien sans direction c'est celui qui est à l'affût du nouveau et du spectaculaire, que ce soit ou non en accord avec les Ecritures et la volonté révélée de Dieu.

Nous pourrions nous épargner beaucoup de temps et d'effort si nous apprenions ce que nous devons faire, puis que nous nous y tenions simplement, refusant d'être détourné de notre tâche. Paul a dit, « Mais je fais une seule chose, » et en réduisant ses activités aux minimum qui soit réellement important, il grandement multiplié son efficacité. Nous devons éviter l'erreur de penser que parce que nous sommes très occupés nous accomplissons du coup beaucoup de choses. Une grande partie de notre activité est équivalente à celle du vieil homme qui avait coincé sa jambe en bois dans un trou du trottoir et qui avait tourné en rond toute la nuit en essayant de rentrer chez lui.

Plus nous nous éloignons de nos débuts, plus la tentation devient forte de nous rendre face aux voies confuses du Fondamentalisme moderne et de faire la cour aux célébrités religieuses du moment. Cette tentation, nous devons y résister avec tout ce qui est en nous. Si nous adoptons les voies de l'église aveugle de 20ième siècle, nous ne pourrons manquer de gaspiller notre temps et l'argent des autres à faire ce que nous pensons à tort être la volonté de Dieu. D'une telle calamité, O Seigneur, délivre nous.

Si nous paraissons parfois être un peu lents, souvenons-nous que nous connaissons la direction que nous sommes appelés à tenir, et que tant que nous avons suivi cette direction initiale nous avons été bénis de succès dépassant de loin nos attentes. Il est essentiel que nous maintenions la direction que Dieu nous a donnée. Ne nous trompons pas sur ce point.


La « Bonne confession » de Faber (chapitre 22)

Il y a quelques années, j'ai découvert un témoignage chrétien dont la simple beauté est difficilement égalée dans toute notre littérature religieuse. Cette confession lyrique est celle de Frédéric W. Faber, l'auteur de « La foi de nos pères, » « Il y a une largesse dans la miséricorde de Dieu, » « Jésus! Jésus! Cher Seigneur » et d'un grand nombre d'autres hymnes bien aimées. C'est à peu près la combinaison la plus parfaite de dignité restreinte et de joyeux abandon qui puisse se trouver dans la littérature évangélique. Sa place serait aussi appropriée dans l'étude silencieuse du mystique que dans le tabernacle rudimentaire de la réunion de camp.

En lisant cette confession, on doit se garder du sentiment que l'expérience de Faber était unique. Parce que nous ne l'avons jamais entendu exprimer ainsi, on peut être tenté de supposer qu'il n'y a pas eu beaucoup de gens aussi radicallement et profondément convertis que Faber. Ce serait une erreur de jugement. Des millions ont été aussi merveilleusement convertis que convertis que Faber, mais un seul sur un million a le don d'exprimer avec une perfection aussi exquise sa propre expérience.

Un auteur récent a remarqué qu'après la capacité de créer de grandes oeuvres d'art se trouve la capacité de les apprécier. L'esprit le plus à même d'apprécier Bach ou De Vinci ou Milton, c'est celui qui est le plus proche de la capacité du génie lui-même. Ainsi, le chrétien qui peut comprendre et apprécier un témoignage tel que celui-ci n'est peut-être pas très loin de l'attitude spirituelle de l'homme qui l'a écrit. L'âme terrestre ne se sentira pas à l'aise avec Faber.

Il est notre attente joyeuse que des milliers de gens qui lirons ces paroles auront rencontré Dieu de manière révolutionnaire et transformatrice tout comme l'expérience de Faber. Ce qui nous a manqué, c'est le don de l'analyse de soi et la maitrise littéraire qui nous donnerait le moyen d'écrire avec un tel langage ecstatique.

Le voici. Faber l'a nommé « Une bonne confession. »

Les chaînes qui me liaient sont jetées au vent,
Par la miséricorde de Dieu le pauvre esclave est affranchi;
Et la puissante grace du ciel souffle sur l'esprit,
Comme les grands vents de l'été qui réjouissent la mer.

Il n'y avait rien dans la création de Dieu d'aussi vil et ténébreux,
Que le péché et l'esclavage qui emprisonnaisent mon âme;
Il n'y avait rien qui approchait la bassesse de la malice et la culpabilité
De mes propre passions sordides, ou du contrôle de Satan.

Pendant des années j'ai porté l'enfer en mon sein;
Quand je pensais à mon Dieu, l'horizon était sombre;
Le jour ne m'apportait pas de plaisir, ne la nuit de someil,
Il demeurait l'ombre morose de l'horrible perdition.

Rien ne semblait moins probable
Que de voir jaillir la lumière dans un donjon si profond;
Créer un monde nouveau eût été moins dur que de libérer
L'esclave de sa servitude, l'âme de son sommeil.

Mais la Parole avait été envoyée, et avait dit, que la lumière soit,
Et elle a traversé mon âme comme un choc perçant;
Un regard vers mon Sauveur, et toute la sombre nuit,
Comme un rêve dont à peine on se souvient, avait quitté mon coeur.

J'ai crié miséricorde, je suis tombé à genoux,
J'ai confessé, alors que mon coeur était tormenté d'agonie;
En quelques minutes de tourment des années de maladie
Sont tombées de mon âme comme les paroles de ma langue.

Et maintenant, béni soit Dieu et le cher Seigneur qui est mort!
Aucune biche sur la montagne, aucun oiseau dans le ciel,
Aucune vague qui bondit sur la mer obscure,
N'est une créature aussi libre ou aussi joyeuse que moi.

Aclamons tous, aclamons le cher Sang Précieux,
Qui a oeuvré en moi ces douces merveilles de miséricorde;
Que chaque jour des foules sans nombre se jettent dans son torrent,
Que Dieu ait Sa gloire et que les pécheurs soient libérés.

 

Aiden Wilson Tozer

 

Source

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 *** Transcrit, traduit et mis en ligne par : www.eglisedemaison.com

Compilé par Harry Verploegh
Publié en 1989 par Christian Publications / ISBN: 0-87509-420-1

 

 

 

Aiden Wilson Tozer

012Mais Aiden Wilson Tozer n'était pas un prophète de désespoir. Ses écrits sont des messages dignes011l d'intérêt. Ils exposent la faiblesse de l'Eglise et dénoncent les compromis. Ils avertissent et exhortent. Mais ce sont aussi des messages d'espérance, car Dieu est toujours présent, toujours fidèle pour restaurer et accomplir Sa Parole envers ceux qui entendent et obéissent. Tozer laissa un vaste trésor de richesses spirituelles à lire, digérer et mettre en pratique. "SES ECRITS SONT AUSSI FRAIS AUJOURD'HUI que lorsqu'il les rédigea la première fois. Dans ses écrits, il laissait aux autres le soin de discutailler des choses superficielles, évidentes et triviales, pour se consacrer à la discipline de l'étude et de la prière qui donna lieu à des articles et des livres qui atteignaient en profondeur les cœurs des hommes." (Dr. Nathan Bailey, Président de l'Alliance Chrétienne Missionnaire).

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