tozer2Articles tirés du livre: "Le coût de la négligence" ? A propos de Frère Lawrence (chapitre 6), Notre bas niveau d'enthousiasme moral(partie I)(chapitre 7), Notre bas niveau d'enthousiasme moral(partie II)(chapitre 8), Dieu nous aime dans Son Fils (chapitre 9), La sainteté personnelle est prioritaire (chapitre 10). Une des âmes les plus pures qui aient jamais vécu dans ce monde pervers était Nicholas Herman. Homme d'une simplicité merveilleuse, il était connu à travers le monde sous le nom de Frère Lawrence. Il a écrit très peu mais ce qu'il nous a laissé semble, aux yeux de plusieurs générations de Chrétiens, d'une telle rareté et d'une telle beauté que son œuvre mérite une place supérieure dans les meilleurs livres de dévotion qui existent.

 

A propos de Frère Lawrence (chapitre 6)

Le Frère Lawrence est tellement reconnu par les grandes âmes spirituelles à travers l'éventail de toutes les dénominations et de toutes les pensées chrétiennes que ceux qui le critiquent tombent sous l'image d'homme peu éclairé ou bien trop mondain pour savoir discerner une personne aux qualités spirituelles profondes.

C'était dans sa jeunesse que le Frère Lawrence a trouvé Christ comme Sauveur et Seigneur personnel et qu'il a pu entrer dans ce qu'il a appelé « la richesse ineffable de Dieu et de Jésus Christ ». Il n'était qu'un simple cuisinier mais il arrivait à transformer le service insignifiant en une sorte d'acte de louange. « Nous pouvons faire des petites choses pour Dieu, » il disait. « Je retourne la crêpe dans la poêle pour l'amour de Dieu, et ceci fait, et s'il n'y a rien d'autre à faire, je me baisse devant Lui en rendant grâce à Lui pour la capacité de travailler. Quand je me lève je me sens heureux comme un roi. » Il a passé toutes les années de sa vie à marcher avec Jésus, si bien qu'au moment de sa mort il n'a pas dî se préparer par un changement particulier dans son occupation. A la fin quelqu'un lui a demandé de quoi il se préoccupait sachant que la mort approchait. Il a tout simplement dit, « Je fais ce que je ferai pendant toute l'éternité ; bénir Dieu, louer Dieu, adorer Dieu, Lui donner tout l'amour de mon cœur. C'est notre seule occupation, mes frères, de le louer et de l'adorer sans aucune pensée pour autre chose. »

Les écrits du Frère Lawrence sont d'une simplicité ultime. Il y avait très peu de variété dans ses enseignements, mais il s'agissait simplement de quelques grandes idées tissées ensemble comme des fils de soie précieuse afin de créer un motif de grande beauté. des âmes les plus pures qui aient jamais vécu dans ce monde pervers était Nicholas Herman. Homme d'une simplicité merveilleuse, il était connu à travers le monde sous le nom de Frère Lawrence.

Il a écrit très peu mais ce qu'il nous a laissé semble, aux yeux de plusieurs générations de Chrétiens, d'une telle rareté et d'une telle beauté que son œuvre mérite une place supérieure dans les meilleurs livres de dévotion qui existent.

Les écrits du Frère Lawrence sont d'une simplicité ultime. Il y avait très peu de variété dans ses enseignements, mais il s'agissait simplement de quelques grandes idées tissées ensemble comme des fils de soie précieuse afin de créer un motif de grande beauté.


Notre bas niveau d'enthousiasme moral(partie I)(chapitre 7)

Si un saint homme devait descendre du ciel parmi nous pour quelques temps, avec le pouvoir de diagnostiquer les maladies spirituelles des personnes de l'église, je peux déjà être certain d'un de ses commentaires qu'il inscrirait en première page de son rapport : Une chronique lassitude spirituelle et un niveau d'enthousiasme moral extrêmement bas.

Ce qui rend ce constat si signifiant est le fait que les Américains ne soient pas de nature des gens découragés. Ils ont justement une réputation mondiale du contraire. Nos touristes qui se rendent en Amérique complimentent sans cesse la vigueur et la quantité d'énergie avec laquelle nous réglons nos moindres problèmes. Nous vivons toujours au sommet de tous, que cela soit pour construire un gratte-ciel ou construire des autoroutes ou encore promouvoir des événements athlétiques ou tout simplement célébrer le retour de nos héros, nous le faisons toujours d'une manière très exagérée. Nos bâtiments doivent être les plus hauts, nos autoroutes doivent être plus larges, nos concours athlétiques doivent être plus colorés, nos banquets et fêtes doivent être encore plus élaborés et beaucoup plus coûteux que n'importe quel autre pays sur cette terre ! Nous marchons plus vite, nous conduisons plus vite, nous obtenons de plus gros salaires, nous dépensons plus et, bien-entendu c'est nous qui avons même la plus haute pression artérielle dans le monde !

Il y a cependant une lacune, un domaine où nous sommes lents et apathiques ; c'est sur le plan de la religion, et surtout sur le plan personnel. Pour quelques raisons assez étranges, nous avons même une apparence d'enthousiasme pour nos lacunes de toutes sortes. Les gens d'église ont habituellement un coeur et un égard à demi-mesure concernant leur relation personnelle avec Dieu. Cette attitude est complètement contraire à leur nature en général et cette lassitude n'a pas lieu d'être vu l'importance du sujet.

C'est vrai qu'il y a beaucoup d'activités religieuses parmi nous. Des tournois de basket inter-église, des parties de splash religieux accompagnés de quelques dévotions, du camping durant les week-ends avec un questionnaire biblique autour du feu, des pique-niques avec l'école du dimanche, organisant des paniers pour la collecte dans des buts plus ou moins précis comme un déjeuner inter-ministériel etc. en quantité innombrable ! Ainsi se poursuit l'effet religieux Américain ! C'est au moment d'évaluer nos relations religieuses personnelles que nous perdons soudain notre enthousiasme.

Alors nous voici dans une situation contradictoire : Toute une quantité d'activités religieuses dirigée dans le vacarme sans même avoir une énergie morale ou même une ferveur spirituelle quelconque !

Même en voyageant toute une année durant, d'une église à une autre, on a du mal à trouver un croyant ayant un taux sanguin normal et qui maintient une bonne température morale. La vitalité et l'excitation d'une âme amoureuse se doivent de se tourner vers Le Nouveau Testament ou la biographie des hommes saints ; nous malheureusement, nous les recherchons dans des faux prophètes de nos jours.

S'il existe une vérité dans l'histoire toute entière de l'expérience humaine qui par sa propre nature mérite de défier l'esprit, de charmer le coeur et de ramener la vie entière vers une vie brûlante, cette vérité émane uniquement de la personne de Christ et elle brille uniquement autour de la personne de Christ. S'Il est comme Il est décrit par les Chrétiens, alors rien que de penser à Lui doit être la chose la plus excitante, la plus stimulante pour l'esprit humain ! Ce n'est pas difficile de comprendre comment Paul a pu joindre le vin et l'Esprit Saint dans un même verset. « Ne vous enivrez pas de vin ; c'est de la débauche. Soyez au contraire rempli de L'Esprit »(Ephésiens 5:18).

Quand Christ nous est révélé par L'Esprit Saint, l'effet qui se propage dans notre âme est aussi enivrant que l'effet du vin sur le corps, si ce n'est plus ! L'homme rempli de L'Esprit Saint peut être littéralement habité par avec une vivacité spirituelle lui apportant comme un pur enivrement !

Dieu est en état d'enthousiasme perpétuel. Il est heureux de tout ce qui est bon et s'inquiète du mal. Il poursuit toujours Ses labeurs dans la plénitude de Sa Sainteté. Il ne faut donc pas s'étonner que L'Esprit saint, au moment de la Pentecôte, soit arrivé comme un vent soufflant toute sa puissance, se déposant en forme de flammes sur le front de chacun. En faisant cela, L'Esprit a agit comme une partie à part entière de la puissance de Dieu.

Hormis les autres événements survenus ce jour là, même un simple observateur n'aurait pu, ne pas remarquer la vague d'enthousiasme morale soudain qui jaillie à ce moment là ! Ces premiers disciples brûlaient d'une flamme intérieure d'un combattant(j'imagine comme cela devait être fort et bon !)

Ils étaient enthousiastes, a un point tel qu'ils se sont complètement abandonnés dans l'Esprit Saint !

Dante, durant son voyage imaginaire en enfer, a croisé un groupe d'âmes perdues et éternellement plaintives qui rodaient dans l'air étouffant. Virgil, son guide, lui explique que ceux là sont des créatures naufragées, sans âme. Durant leurs séjours sur terre, ils n'avaient pas l'énergie morale pour choisir le bien ou le mal. Ils n'ont ni gloire ni peine et ils sont entourés d'anges ne glorifiant ni Dieu ni Satan ! Leur punition est d'être suspendu à jamais entre l'enfer qui les déteste et le paradis qui ne leur permettra pas d'entrer pour avoir renier Dieu. Pas même leurs noms seront annoncés dans le ciel, sur la terre et pas même en enfer !

« Regarde » lui dit le guide, « et passe outre. »

Est-ce que Dante ne disait pas à sa manière ce que Jésus disait à l'église de Laodicée, il y a si longtemps ; Je connais vos besoins, que vous n'aviez ni chaud ni froid : j'aurai souhaité que vous soyez ou l'un ou l'autre ! Apocalypse 3 : 15-16 Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant ! Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

Le bas niveau d'enthousiasme moral qui règne parmi nous peut avoir une signification bien plus profonde et plus grave que l'on ne veuille bien l'admettre.


Notre bas niveau d'enthousiasme moral(partie II)(chapitre 8)

Il y a quelque chose de frappant dans la vie de nos Chrétiens d'aujourd'hui, c'est leur bas niveau d'énergie spirituelle, leur manque total d'enthousiasme moral ! Je ne crois pas qu'il serait nécessaire de le prouver ; nous portons en nous la preuve dans nos propres coeurs et nous le voyons également dans la conduite de nos amis Chrétiens.

Nous acceptons cela et tranquillement nous continuons notre route en évitant de penser aux conséquences !

Derrière cette attitude, je crois qu'il y a quatre causes :

Nos sens endormis à propos du péché au sein de l'église. Le mot péché de nos jours ne veut plus rien dire sur le terrain de la philosophie et la psychologie. Les intellectuelles nous ont mis sur la défensive et ils nous ont fait croire qu'ils étaient honteux de croire en la réalité des péchés. C'est un peu si on croyait aux nymphes et les petits nains de jardins, sans doute suffisant pour les générations incultes mais sûrement pas pour la science. Ils enseignent à nos jeunes depuis si longtemps maintenant qu'il faut laisser le temps aux gens dans la rue d'assimiler tout le concept du bien et du mal afin qu'ils s'habituent à l'idée ! Ainsi il n'y a aucune barrière entre le bien et le mal, même parmi nous, le peuple de l'église !

"Le manque total de la vraie conviction du péché au moment de la repentance lorsque quelqu'un accepte Jésus Christ dans sa vie. Il est rare maintenant de voir une véritable conversion. Une bonne partie de convertis font des compromis ou il donne une chose pour en obtenir une autre et font du troque comme des vulgaires marchands de tapis ! Pas même la pensée d'une conversion radicale à se soumettre à la volonté de Dieu, ne leur traverse l'esprit ! La théologie à réduit tout l'événement de la conversion en une négociation de comptoir ou le pécheur opère sans vergogne ! Bien entendu, la conversion intéressée est une affaire de sang-froid et sans émotions !"

La cause suivante découle directement des deux précédentes, c'est l'absence d'une vie expérimentée avec notre Dieu vivant. L'engouement personnel a donné la flamme et la vie à la religion de la Bible. « Abraham était tombé à genou et Dieu a parlé avec lui ». Jacob a rencontré Dieu à deux occasions et les deux fois il fut affecté comme le laser sur du verre. Moïse a tremblé devant Dieu avec une joie immense. La Bible s'est compléter avec toutes ces expériences. Aucune d'entre elles ne se ressemblait sauf pour l'effet spirituel et fidèle que cela avait sur leur coeur individuellement. Cet effet est si faible aujourd'hui dans la vie de nos Chrétiens que nous ne pouvons remarquer cet effet là en eux !

Les mots signifiants des apôtres et des prophètes fut : « J'ai vu ! J'ai entendu ! Le ciel s'est ouvert ! J'ai vu le Seigneur ! » et tant d'autres expressions encore. Aujourd'hui nous affichons foi pale et arrogante face à la foi décrite par les prophètes et les apôtres. Cela ne m'étonne guerre de voir l'église ressembler à un hôpital de convalescence au lieu d'un champ de vaillants guerriers !

La quatrième cause de notre manque d'enthousiasme, comme je le vois, c'est le manque d'expérience dans le dévouement du coeur. Les grandes âmes spirituelles du passé avaient ce dévouement. Dans l'Ancien Testament ils n'avaient franchement pas honte d'être amoureux de Dieu, du Plus Haut ; et quand Il s'est fait chair et qu'Il a marché parmi nous sur la terre, Il s'est rapproché d'avantage de son peuple. Le coeur de Paul s'est transformé en un volcan en éruption, rempli d'amour pour le Seigneur.

C'était cela qui faisait de Paul un esprit embrasé et pas seulement sa théologie. Voilà la chose que nous a donné Augustine, Bernard, Francis, Rolle, Rutherford et tout le reste de la vaillante compagnie.

Aujourd'hui nous nous trouvons sur la quatrième marche dans le froid qui nous amène vers le bas.

    Aucune conviction du péché
    Pas de transformation radicale
    Pas de relation directe et franche avec Dieu
    Aucun dévouement

De là, où allons-nous ?


Dieu nous aime dans Son Fils (chapitre 9)

Pour ceux qui réfléchissent un petit peu, il se pose plusieurs problèmes assez conséquents avec la doctrine de l'amour de Dieu. Cette doctrine qui est acceptée à la légère par tant de personnes simplement parce qu'elle est tellement répandue, se trouve présenter de gros problèmes lorsqu'elle est examinée attentivement par des chrétiens sérieux.

La première difficulté en est une qui risque de perturber les âmes qui sont profondément convaincues de leur propre nature pécheresse et de leur total démérite devant Dieu. Le problème se résume à ceci : « Comment Dieu peut-il aimer quelqu'un d'aussi pécheur et d'aussi indigne que moi-même ? » La question se pose dans beaucoup de nos hymnes et figure dans de nombreuses prières et témoignages partout où des chrétiens humbles se réunissent.

Il n'est pas évident que l'on puisse répondre de manière à satisfaire un coeur pénitent, car quelle que soit la réponse de la théologie, celui-ci ressentira toujours sa profonde nature pécheresse et reconnaîtra humblement que Dieu serait tout à fait juste et dans son droit de le rejeter pour toujours. Puisqu'il s'agit d'une impulsion du coeur qui n'émane pas de la raison mais de la répugnance morale, la raison est bien impuissante pour la réduire au silence. Et je me demande d'ailleurs s'il est bon de vouloir totalement éliminer cette émotion de notre coeur. L'exécration de soi peut être menée trop loin, mais une petite mesure de celle-ci nous aide à ne pas nous enorgueillir. Je crois que les grands saints en ont toujours eu une certaine mesure.

Le second problème en est un plus sérieux. Il s'agit de ceci : Comment un Dieu saint peut-il aimer des hommes qui ne sont pas saints ? Cette question ne doit pas être traitée à la légère, car elle soulève un problème théologique de taille. Dieu aime et doit aimer, ce qui Lui ressemble. Puisqu'Il est par nature parfaitement saint, comment peut-Il aimer ce qui par nature est complètement impie ? L'homme étant faux par dessus tout et désespérément mauvais, toutes les imaginations et les pensées de son coeur n'étant que mauvaises en permanence, comment Dieu, qui est tout à fait à l'opposé de cela, peut-Il trouver de quoi aimer chez le pécheur. Cet amour que Dieu éprouverait pour ce qui est radicalement différent de Lui-même ne constituerait-il pas une contradiction morale, Le mettant ainsi dans une position de compromis face à Sa sainteté ?

Bien évidemment, cela ne pose aucun souci pour les chrétiens tièdes qui pensent à Dieu comme un « Père universel » ou encore à ceux qui Le voient comme une sorte d'esprit bienveillant omni-présent mais sans sainteté, justice, ni vérité. Un faible dieu pleurnichard trop timide pour condamner le péché n'aurait aucun mal à aimer le pécheur. Il ne pourrait pas compromettre sa sainteté pour la simple raison qu'il n'en posséderait pas. Un tel dieu est l'idéal des poètes religieux sentimentaux dont le crédo est l'amour, mais il n'est certainement pas le Dieu de la Bible. C'est le résultat de l'imagination déchue et obscurcie de l'homme et il est aussi faux que l'étaient les dieux des Philistins.

À la question « Comment un Dieu saint peut-Il aimer un pécheur impie ? » il existe une réponse complète et satisfaisante. La réponse, bien sûr, se trouve dans les enseignements des Écritures. Elle nous a été présentée, entre autres, par le théologien allemand Eckhart : « Le Père n'aime rien du tout à part le Fils, et tout ce qu'Il trouve dans le Fils. » Ceci est un juste résumé de la doctrine de l'amour de Dieu telle qu'elle est présentée dans les pages des Saintes Ecritures.

« Le Père n'aime rien du tout à part le Fils. » Tout l'amour de Dieu se trouve rassemblé en Christ. Le Père aime le Fils avec tout l'amour qui existe, c'est à dire avec tout son Être, et Il n'aime directement rien d'autre que le Fils. Dans le Fils et par le Fils toutes choses ont été créées, y compris l'être humain. Dieu aime les hommes non pas pour eux-mêmes mais pour le Fils. Son amour pour eux est reflété sur la face de Jésus Christ et ne tombe sur eux que dans la mesure où ils entretiennent une relation avec le Fils. L'homme a été fait à l'image de Dieu et Christ est décrit comme étant « l'image du Dieu invisible. »

D'une certaine façon mystérieuse la race humaine est reliée au Fils et c'est grâce à Lui que Dieu peut déverser Son amour sur les pécheurs tout en maintenant Sa sainteté.

Un problème subsidiaire, sans importance pratique, est de savoir si Dieu continue d'aimer les pécheurs après qu'ils aient abandonné leurs droits sous sa patiente indulgence et ont été envoyés à leur demeure éternelle en enfer. Croire qu'Il maintient Son amour serait admettre une éternelle frustration de cet amour de la part de Dieu. S'Il devait continuer éternellement à déverser un amour unilatéral sur les hommes perdus Il ne pourrait jamais être au repos. Son amour gaspillé le torturerait éternellement.

La vérité est que Dieu n'aime que le Fils et « toutes les choses qu'Il trouve dans le Fils. » Lorsque les hommes impénitents prennent leur décision finale contre le Fils et quittent définitivement Sa lumière, ils ne sont plus l'objet de l'amour de Dieu. L'amour de Dieu est, comme Lui-même, éternel et constant, mais il ne touche que ceux qui touchent le Fils. L'âme qui rejette le Fils au travers d'un acte décisif et irrévocable abandonne pour toujours l'amour du Père.


La sainteté personnelle est prioritaire (chapitre 10)

Désirer un bonheur égoïste relève du même péché que tout autre désir dont les motifs sont égoïstes. Ce désir n'est point honorable à l'égard de Dieu car il a sa racine dans la chair. « Car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. » ( Romains 8 : 7 ).

De plus en plus, les gens d'aujourd'hui justifient leurs mauvaises actions par le fait qu'ils ne cherchent qu'à être heureux. Avant de consentir au mariage, la jeune fille moderne ne se demande pas « Est-ce qu'il peut me rendre heureuse? » Les rubriques sentimentales des journaux sont trempées par les larmes des gens qui s'apitoient sur eux-même et se posent la question « Comment préserver mon bonheur? » Les psychiatres s'engraissent grâce au nombre croissant de personnes qui cherchent de l'aide auprès des professionnels pour avancer dans leur quête interminable du bonheur. Il est assez courant de voir une personne commettre un crime contre une autre personne pour la seule raison qu'elle ait empiété sur son bonheur.

C'est une philosophie hédoniste des anciens temps grecs, mal comprise et mal appliquée aujourd'hui. Bien qu'acceptée par les masses, cette philosophie mine tout ce qui est noble chez l'être humain et le transforme en pâte molle, qu'il en soit conscient ou pas. Que nous soyons nés pour être heureux est une idée que l'on ne remet même pas en question. On ne cherche même pas à prouver que l'homme, dans son état naturel, ait le moindre droit au bonheur, ni même que cela lui ferait du bien à long terme. La seule question qui se pose est: « Comment trouve-t-on le maximum de bonheur dans la vie? » La thèse courante des livres et pièces de théâtre repose sur la supposition que le bonheur personnel est le but incontestable de la lutte dramatique de l'humanité.

Je propose que cette recherche romantique après le bonheur est aussi mauvaise que la recherche frénétique après l'argent, le succès ou le prestige. Cela ressort d'un mal entendu immense de nous-même et de notre vraie condition morale. Aucune personne qui se connaît à fond ne peut vraiment croire qu'il ait le droit d'être heureux. Qu'une personne ait une petite révélation sur l'état de son propre cur suffit pour qu'il se tourne contre lui-même et avoue que Dieu a raison de le condamner. La doctrine du droit incontestable de l'homme à être heureux est anti-Dieu et anti-Christ et le fait qu'elle soit si largement acceptée révèle l'état moral de cette société qui y croit.

"On ressent aussi l'effet de cette hédonisme moderne même chez le peuple de Dieu. Trop souvent, on présente l'évangile comme un moyen de trouver le bonheur, la tranquillité d'esprit ou la sécurité. Il existe même des gens qui lisent la Bible comme un moyen de se détendre, comme si c'était un calmant."

Il suffit de lire le Nouveau Testament une fois avec méditation pour que l'erreur dans cette notion soit apparente à nos yeux. Là, l'emphase ne se place pas sur le bonheur mais sur la sainteté. Dieu se préoccupe plus de l'état des coeurs des gens que de celui de leurs émotions. Il est évident que le fait de se trouver dans la volonté de Dieu apporte à la longue beaucoup de bonheur pour ceux qui obéissent, mais le plus important n'est pas que l'on soit heureux, mais plutôt que l'on soit saint! Le soldat ne cherche pas à être heureux, mais à se retrouver sur le champs de bataille afin de gagner la guerre et de rentrer au sein de sa famille. Là, il peut profiter de tous les plaisirs. Mais tant que la guerre est en cours, son objectif le plus pressant est d'être un bon soldat et de se comporter comme un homme devrait quelque soit ses émotions.

La recherche enfantine du bonheur peut représenter un grand empêchement. On peut facilement se tromper en cultivant une joie religieuse sans la vie religieuse correspondante. Dans l'absence de la sainteté, aucun homme ne doit s'attendre à être heureux. Il doit passer son temps à chercher, savoir et faire la volonté de Dieu en laissant à Christ le soin de décider dans quelle mesure il sera heureux. J'ai une suggestion pour ceux qui prennent la chose au sérieux. Mets-toi d'accord avec Dieu. Dis-lui que tu veux la sainteté avant tout et que tu ne désireras jamais plus de bonheur que de sainteté. Que, quand ta sainteté se ternit, ta jopie s'estompe. Et demande-Lui de t'amener à la sainteté que cela te rende joyeux ou non. Aie confiance qu'à la fin, ton bonheur sera aussi grand que ta sainteté; mais, en attendant, que ta seule ambition soit de servir Dieu et de ressembler à Christ. Si nous décidons de nous engager sur ce chemin, nous connaîtrons un nouveau degrés de purification intérieure, et Dieu étant ce qu'il est, nous connaîtrons par la même occasion un bonheur plus profond, mais un bonheur provenant d'une plus grande intimité avec Dieu, un bonheur supérieur, un bonheur qui ne sera pas égoïste mais qui se vivra libre des attirances charnelles imposées par la chair.

Aiden Wilson Tozer

 

Source

livre05

 

 ***  "Le coût de la négligence"
Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

 

 

 

Aiden Wilson Tozer

012Mais Aiden Wilson Tozer n'était pas un prophète de désespoir. Ses écrits sont des messages dignes011l d'intérêt. Ils exposent la faiblesse de l'Eglise et dénoncent les compromis. Ils avertissent et exhortent. Mais ce sont aussi des messages d'espérance, car Dieu est toujours présent, toujours fidèle pour restaurer et accomplir Sa Parole envers ceux qui entendent et obéissent. Tozer laissa un vaste trésor de richesses spirituelles à lire, digérer et mettre en pratique. "SES ECRITS SONT AUSSI FRAIS AUJOURD'HUI que lorsqu'il les rédigea la première fois. Dans ses écrits, il laissait aux autres le soin de discutailler des choses superficielles, évidentes et triviales, pour se consacrer à la discipline de l'étude et de la prière qui donna lieu à des articles et des livres qui atteignaient en profondeur les cœurs des hommes." (Dr. Nathan Bailey, Président de l'Alliance Chrétienne Missionnaire).

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