tozer2Articles tirés du livre: "Le coût de la négligence" ? Intégration ou répudiation (chapitre 20), Au sujet de la provocation (chapitre 21), 1- Vivons-nous un réveil de religion authentique (chapitre 23), 2- Vivons-nous un réveil de religion authentique (chapitre 24), 3- Vivons-nous un réveil de religion authentique (chapitre 25). Le monde a un talent très développé dans l'art d'avoir tort, et ce même dans le monde éduqué. Nous pourrions n'y prêter aucune attention, et aller faire de la pêche, sauf que les chrétiens sont dans le monde, et ils ont l'obligation d'avoir raison — en tous points, et à tout moment. Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir tort.Je vois comment un homme juste pourrait vivre dans un monde injuste sans en être profondément affecté, si ce n'est que le monde ne le laisserait pas tranquille. Celui-ci voudra l'éduquer. Il trouvera sans cesse une nouvelle idée ( qui, en passant, n'est généralement qu'une idée ancienne revue et dépoussiérée pour l'occasion ) et imposera à tous, y compris notre homme juste, de s'y conformer sous peine d'une frustration profonde ou de quelque horrible complexe.

Intégration ou répudiation (chapitre 20)

La société, étant fluide, se déplace généralement comme le vent, poursuivant tous la même direction, jusqu'à ce que la mode passe, ou qu'il y ait une guerre ou une dépression. Ensuite, le vent prend un autre sens et tous sont sensés suivre le courant sans trop poser de questions, quoique ce changement de direction continuel devrait pousser l'âme réfléchie à se demander si quelqu'un connaît vraiment la cause de toute l'agitation.

En ce moment, les vents soufflent dans la direction de l'intégration sociale, souvent appelée l'ajustement social. Selon cette notion, la société a une norme, une sorte de modèle suprême à laquelle nous devons tous nous conformer si nous voulons éviter divers désordres psychosomatiques et dérangements émotionnels. La seule échappatoire, c'est de nous ajuster à tel point aux autres membres de la société que nous réduisons au minimum la friction nerveuse et mentale. L'éducation doit donc tout d'abord enseigner l'ajustement à la société. Ce qui intéresse les gens en ce moment doit être accepté comme étant normal, et toute non-conformité de la part de quelqu'un est nocive aussi bien pour l'individu que pour le groupe. Notre ambition la plus haute doit être de nous intégrer à la masse, de perdre notre individualité morale dans le tout.

Aussi absurde que cela puisse paraître, c'est néanmoins une bonne description de la philosophie populaire qui occupe actuellement notre société. Les média de communication de masse sont si nombreux et si efficaces que lorsque les brahmanes du monde de l'éducation décident qu'il est temps de changer la direction du vent, la population comprend vite et suit le mouvement du vent. Si quelqu'un résiste, c'est un rabat-joie, sans parler d'être vieux-jeu et dogmatique.

Eh bien, si pour échapper à l'accusation de dogmatisme je dois accepter les dogmes variables des masses, alors ça ne me dérange pas d'être appelé dogmatique. Nous qui nous appelons chrétiens sommes sensés être un peuple à part. Nous disons avoir répudié la sagesse de ce monde et adopté celle de la croix comme guide pour notre vie. Nous avons jeté notre sort avec Celui qui, durant Sa vie sur terre, était le moins bien ajusté parmi tous les fils des hommes. Il refusait de s'intégrer dans la société. Il se tenait au-dessus d'elle, et la condamnait en se retranchant d'elle, même dans Sa mort. Il acceptait de mourir pour elle, mais refusait de lui céder.

"La sagesse de la croix revient à répudier la « norme » du monde. Christ, et non la société, devient le modèle de la vie chrétienne. Le croyant cherche l'ajustement, non pas au monde, mais à la volonté de Dieu, et plus il s'intègre au coeur de Christ, moins il est ajusté à la société humaine déchue. Le chrétien voit le monde comme un navire qui coule et duquel nous nous échappons non pas par l'intégration mais par l'abandon."

Une nouvelle puissance morale coulera de nouveau dans l'Eglise quand nous cesserons de prêcher l'ajustement social et que nous commencerons à prêcher la répudiation sociale et le port de la croix. Les chrétiens modernes espèrent sauver le monde en y ressemblant, mais ça ne marchera jamais. La puissance de l'Eglise sur le monde vient de ce qu'elle en diffère, jamais de ce qu'elle s'y intègre.

Au sujet de la provocation (chapitre 21)

Le mot provoquer veut dire inciter, pousser ou exciter. C'est rarement dans un sens positif que ce mot est employé. La plupart du temps, il désigne l'action d'une personne qui se met en colère à cause d'une offense vraie ou imaginaire.

Nous avons tous constaté la rapidité avec laquelle une personne peut s'excuser d'une crise de colère en disant qu'elle avait été provoquée. Donc, la mauvaise action était la faute de quelqu'un d'autre. Nous passons à côté du fait, par cette réaction, que la provocation ne peut pas inciter ou allumer quelque chose qui n'existe pas ou qui n'est pas présent en nous. La provocation ne peut rien ajouter au coeur humain ; elle fait apparaître ce qui existe déjà dans le coeur. Elle ne change pas le caractère, elle le met tout simplement en évidence.

Ce qu'un homme fait sous la provocation montre ce qu'il est. La boue doit être au fond d'une mare sinon elle ne peut pas être agitée. L'eau pure ne peut être salie. La provocation ne crée pas de la saleté morale en elle-même, elle ne l'a fait qu'apparaître, c'est tout. Un homme saint ne peut pas être provoqué à une action qui n'est pas sainte. Un homme d'un coeur pur peut être incité à l'action par des stimuli multiples, mais l'action s'accordera toujours avec la pureté du coeur. L'apôtre Paul nous dit que « l'Amour ne s'irrite pas ». Le mot provocation est quelque fois employé selon la traduction. Mais en acceptant que l'amour puisse provoquer, il n'incite jamais aux actes incompatibles avec lui-même. Si l'amour incite à l'action, cette action s'accordera avec sa nature. L'amour ne peut jamais être autre chose que l'amour.

Peut-être le fait de faire appel à la provocation par un autre peut consoler un homme de sa mauvaise disposition et de sa colère, mais s'il estime son âme comme précieuse il ne cherchera plus à s'excuser de cette manière. L'honnêteté de cet homme va l'amener à admettre que d'emblée il avait un coeur mal disposé et que la provocation l'a fait apparaître.

Il faut ajouter encore une chose. Le nouveau testament nous avertit que d'inciter les autres aux actions mauvaises sera jugé sévèrement. Le diable a incité le Christ à la tentation mais n'est pas arrivé à le faire tomber. Le Christ ne pouvait pas être provoqué aux actions mauvaises parce qu'il n'existait point de mauvais caractère en Lui. Les effets de Satan étaient en vain, et n'avaient aucun impact sur Jésus ; cependant il aura besoin de faire face aux terreurs du jugement de Dieu pour son atteinte à la sainteté de Christ. Quiconque met une pierre d'achoppement sur le chemin d'un chrétien sera jugé même s'il ne réussit pas son coup. Avant que l'eau de la mare puisse paraître sale la boue du fond à besoin d'être agitée, mais la colère de Dieu va toucher celui qui aime agiter les choses mauvaises chez les autres.


1- Vivons-nous un réveil de religion authentique (chapitre 23)

Qu'il y a eu un grand retour vers la religion dans l'ouest, et surtout aux États Unis, est trop évident pour nécessiter des preuves. La religion est à nouveau en vogue. A présent il est considéré à la mode d'être croyant.

Ce retour vers la religion a commencé pendant la seconde guerre mondiale et continue jusqu'à ce jour en contraste violent avec les attitudes qui demeuraient après la première guerre mondiale. Des hommes civilisés sortaient de cette première lutte mondiale, amères, cyniques, désillusionnés et entièrement vexés contre Dieu. Des faux prophètes, derrière la (pulpit) et en dehors de l'église, avaient amené le peuple à croire que l'humanité à évolué d'un tel degrés vers la fraternité universelle qu'une autre guerre était impossible. Les arguments qu'ils sortaient pour soutenir cette idée étaient trop fragiles pour contrecarrer la réalité, cependant la foi dans la paix et la fraternité est descendue sur le monde comme une sorte d'épidémie « Yo-Yo » et tous les hommes promenants de notre époque en jouaient avec.

Les seules voix qui résonnaient une note de discordante dans la chorale qui chantaient la paix universelle étaient les voix des chrétiens fondamentalistes, ceux qui étaient ignorés et considérés comme des non instruits, réactionnaires et des rétrogrades, 200 ans derrières leur époque. Alors, tout en chantant la berceuse « Paix, Paix », le monde a était lancé dans un (blood bath) de sorte qu'il n'a jamais connu, ni pu imaginer jusqu'à cette date.

Ce que les gens croyaient ne pouvait pas arriver, s'est passé devant leurs yeux.

Tout comme Caïn, des temps anciens, le monde était extrêmement fâché contre Dieu. Il avait trahi la race humaine. La religion était fausse. La piété était l'hypocrisie et la prière ; un retour aux temps primitifs. Ils en avaient assez de tout cela.

Un monde, devenu amère, s'est vengé sur cet espoir qui lui avait échoué et s'est mis à déraciner toutes choses qui étaient considérées sacrées auparavant. Les écrivains les plus aimés de l'époque prenaient grand plaisir à exposer les faiblesses de toutes personnes dans l'histoire de l'homme qui s'étaient bénéficiées d'une réputation de piété ou même d'une simple décence. Ils ont fait des Puritains des hommes durs et cruels qui détestaient la race humaine ; les Pères Pèlerins étaient examinés et jugés coupable d'une hypocrisie flagrante. Washington était passé pour un abuseur de whisky et Lincoln un neurotic qui aimait les histoires mal-saines et qui se cachait derrière une façade religieuse. Telle était l'image de chaque personne et de toutes choses associées avec la religion.

Les cercles philosophes et littéraire prominants ne consistaient plus des homme croyants. Une 'nouvelle ère' allait survenir, quand les 'nouvelle masses' allaient se lever en se débarrassant de ce fardeau qui était la religion afin d'établir une nouvelle république, une utopie marxiste ayant la plupart des aspects du millénaire biblique à l'exception d'une choses ; cette 'âge d'or' fait par des hommes n'aurait pas de place pour Dieu, pour Christ ni pour la Bible. Ou bien, s'il allait exister une Bible, il ne serait pas le livre Hébreu-Chrétien, donné par l'inspiration divine, mais plutôt une anthologie humaniste composée de passages sélectionné des auteurs tels que Lucretius, Rousseau et Shaw, et qui serait compilés sans doute par Henry Mencken ou H. G. Welles.

Un nouveau rêve de paix et de fraternité était venu au monde, ne survenant pas cette fois de la foi religieuse mal-placé comme était le cas du rêve précédent, mais d'un sécularisme mondain qui n'aurait aucune part de Dieu ni de la religion.

L'humour spirituelle entre les deux guerres étaient matérialistes, sceptique et confiant en soi-même. L'idéologie qui revalait consistait d'une communisme dilué et déguisé. Les 'commies' s'associaient devant la Maison Blanche faisaient des discours dans nos universités et écrivaient dans nos meilleures magazines. L'attitude prévalait était humaniste. Les philosophies motivantes se differenciaient dans des petits détails mais elles étaient tous 'un monde'. Ce monde était tout ce qui comptait. L'au-delà n'était que spéculatif et sans preuve. La foi dans un monde en haut était chimérique et capable de ralentir le progrès de l'humanité en assommant les hommes et les rendant inactifs.

Dans un tel état de l'âme le monde est entré dans les horreurs indicible du Second Guerre Mondiale. C'était alolrs que la meurtre des populations civiles, les iniquités des Nazis pas croyables, l'écroulement chocant de la confiance entre les nations de la terre, les violations monstreuses de l'esprit de fraternité, l'inhumanité de l'homme envers l'homme, la trimphe de la perfidité, le quasi finalité de la civilization, et à la fin, l'apparence des armes potentiellement capable de mettre à fin la race humaine--tout cela a effrayé les gens jusqu'au point à leur faire revenir vers la religion. Les humanistes ont echoué. On a fait tombé une bombe sur la foi trompeuse dans la capacité de l'homme à se débrouiller tout sel et elle à été bruûlé des coeurs des gens. Le monde commenceait à ce retour vers Dieu.

2- Vivons-nous un réveil de religion authentique (chapitre 24)

La religion est de nouveau acceptable aux Etats-Unis. Il n'est plus nécessaire d'en murmurer en cachette. Elle est de nouveau en vogue.

La presse séculière, qui est, naturellement, toujours rapide à sentir les tendances et à donner au public ce qu'il souhaite, a trouvé que la religion est un propos intéressant. Un nombre suffisant de ceux qui achètent les journaux et les magazines s'intéressent assez à la religion pour qu'il soit rentable d'imprimer des nombres toujours croissants de documents religieux. Les livres religieux sont parmi ceux qui font les meilleures ventes. Des gens haut-placés déclarent au monde leurs croyances. La religion se tisse dans les sports, la politique, le théâtre. Elle fait souvent partie des discussions de boîtes de nuit, et le comédien télévisé ou à la radio a compris qu'une parole sérieuse sur la prière et la fréquentation de l'église fera plaisir à la plupart de ses auditeurs.

Et ce n'est pas tout. Les trois fois religieuses majeures des Etats-Unis dépensent de grandes sommes dans la publicité et se font la compétition pour recevoir l'attention de la presse et de la radio. Il y a tellement d'églises ou d'autres structures religieuses qui se font construire que l'industrie du bâtiment, qui considérait autrefois de telles choses une perte de temps, s'y intéresse maintenant de plus en plus et cherche à exploiter ce marché. La fréquentation de l'église croît bien plus vite que la population. On cherche à se faire des convertis à telle ou telle religion à chaque niveau de la société et parmi toutes les classes et les groupes d'âge. Un travail zélé se poursuit parmi les enfants et les jeunes. Nous utilisons des camions sonores, la radio, la télévision, des pancartes sur les voitures, des panneaux d'affichage, des panneaux fluorescents, des messages dans des bouteilles et sur des ballons. Nous utilisons des chevaux dressés, des chiens dressés, des canaris dressés, des ventriloques, des magiciens et des spectacles pour exciter l'intérêt religieux. D'innombrables associations professionnelles, clubs industriels et comités de chefs d'entreprises se sont levés pour donner la communion spirituelle aux gens religieux engagés dans les diverses occupations de la vie. Le chansons religieuses sont dans le répertoire d'un grand nombre de professionnels du divertissement. La religion est promulguée par des directeurs de boîtes de nuit, des boxeurs, des stars, et au moins un gangster incarcéré qui n'a à ce jour montré aucun regret pour sa façon de vivre et aucun signe de repentance. La religion, c'est maintenant un grand marché.

Il est certain qu'une grande partie des activités religieuses d'aujourd'hui sont bonnes et en accord avec les voies de Dieu telles qu'elles sont révélées dans les Ecritures. Mais inversement, il y en a aussi une bonne part qui est mondaine, charnelle, et totalement indéfendable à la lumière de la vérité révélée. Tout ce que j'ai dit ici est trop bien connu pour pouvoir être contesté. Les faits sont devant nous. Les questions qui troublent bon nombre de gens sérieux sont : Peut-on dire que nous avons affaire à un réveil de la vraie religion ? Est-ce ici ce que nous attendions ? Ce qui pousse de manière si verdoyante, est-ce du blé ou de l'ivraie ? Ou est-ce un mélange des deux ? Si c'est les deux, s'agit-il d'un immense champ de blé, avec un peu d'ivraie, ou un désert d'ivraie avec occasionnellement un épi de blé ? Ce renouveau d'intérêt dans la religion, est-ce un résultat de l'opération du Saint Esprit ? Cette réapparition de zèle religieux est-elle au niveau de celle qui a parcouru l'Allemagne au temps de Luther, ou l'Angleterre au temps de Wesley ? En bref, s'agit-il du Christianisme du Nouveau Testament ?

Pour certains, ces questions n'ont pas de sens, et s'ils prenaient la peine de les remarquer, ils répondraient presque tous « Oui ». La presse séculière accueille le retour actuel à la religion avec un optimisme naïf, et même la presse religieuse, soit l'acclame comme comme un triomphe pour le Royaume de Dieu, soit ne prononce aucun jugement. Je pense qu'il serait modéré de dire que la vaste majorité de nos dirigeants religieux acceptent la tendance actuelle en faveur de la religion comme une expression authentique de la profonde aspiration humaine après Dieu et la justice, et ils veulent l'encourager le plus possible. Bien que certains d'entre eux déplorent secrètement beaucoup de choses qui sont associées à ce mouvement religieux, ils craignent de parler ouvertement. Leur position, c'est que ce n'est peut-être pas parfait, mais c'est mieux que rien. Laissons donc continuer le bon travail qui se fait.

Mon but dans ces six chapitres est de donner mon jugement du phénomène religieux que j'ai appelé (empruntant une expression de Dr. Link) « un retour à la religion. » Tout en sachant que mes mots seront à peu près aussi bien-venues que l'étaient celles de Micaiah auprès de la court du roi Ahab, je dirai néanmoins que je ne suis pas trop satisfait de la manière dont les choses se déroulent. Je remercie Dieu avec révérence pour les quelques restes de Christianisme parmi nous, je suis loin d'être encouragé par ce que mes yeux contemplent dans le monde religieux. Je vais en donner mes raisons dans les quatre chapitres restants de cette série.

3- Vivons-nous un réveil de religion authentique (chapitre 25)

Il serait bon à présent de définir nos termes. Avant que la communication puisse s'établir entre l'auteur et le lecteur, ils doivent se mettre d'accord sur le sens des mots. Je vais donc expliquer ce que j'entends par « religion authentique. »

Pour le chrétien convaincu, il ne peut y avoir qu'une seule religion authentique. Celui qui n'est qu'à moitié converti s'écartera peut-être de la fermeture d'esprit et l'intolérance qu'il craint voir découler d'une dévotion exclusive au Christianisme, mais celui qui est fermement converti n'aura pas de telles appréhensions. Pour lui, Christ est tout en tous et la foi de Christ, c'est la dernière parole de Dieu envers l'humanité. Pour lui, il n'y a qu'un seul Dieu, le Père; un seul Seigneur et Sauveur; une seule foi, un seul baptême, un seul corps, un seul Esprit, un seul troupeau et un seul Berger. Pour lui, il n'y a pas d'autre nom sous le ciel qui soit donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. Pour lui, Christ est la seule voie, la seule vérité et la seule vie. Pour lui, Christ est la seule sagesse, la seule justice, la seule sanctification et la seule rédemption. Il sait que ses convictions lui amèneront le discrédit des soi-disant libéraux, et il sait que sa façon de penser sera qualifiée d'étroite et moyenâgeuse. Mais il est prêt à porter l'opprobre. Ce qu'il a vu et entendu et expérimenté exclut toute possibilité de compromis. Il se doit d'être fidèle à la vision céleste.

Quand donc je pose la question, « Vivons-nous un réveil de religion authentique ? » je n'ai en tête qu'une seule religion. Je parle de la foi du Nouveau Testament telle qu'elle a été suivi et pratiquée par les Pères. Je parle de cette religion dont Moïse et tous les prophète ont écrit, cette religion qui tire ses origines du coeur de Dieu le Père, a été rendu efficace par la mort pénible et la résurrection triomphante de Dieu le Fils et est propagée parmi les hommes par Dieu le Saint Esprit. De cette religion les Ecritures hébraïques et chrétiennes sont le livre source, la première et la dernière parole, à laquelle nous n'osons rien ajouter et de laquelle nous n'osons rien retirer.

Si le lecteur n'est pas d'accord avec ma définition de la religion authentique, alors la communication entre nous n'est pas possible. Il ne sera à rien d'utiliser des mots qui ont pour moi un certain sens et pour le lecteur un sens différent. Si nous ne permettons pas aux Ecritures de définir ce qu'est la vraie religion, nous n'aurons pas moyen de le découvrir. Chacun se retourne alors vers les profondeurs de sa propre ignorance obscure et doit tâtonner les côtés raides du gouffre dont on ne peut s'échapper.

"Si au contraire nous laissons la Parole de Dieu décider ce qui constitue la religion de Christ et ce qui ne la constitue pas, un modèle inspiré nous est établi et nous nous évitons de tragiques et coûteuses erreurs sur cette question d'importance capitale."

Une fois que ce standard est accepté, il n'est pas trop difficile de tester une doctrine ou une pratique donnée pour déterminer si elle est de Dieu ou non. Il nous suffit de comparer tout ce qui prétend être le Christianisme du Nouveau Testament avec le Nouveau Testament lui-même. « Concernant la loi et le témoignage: s'ils ne parlent pas en accord avec cette parole, c'est parce qu'il n'y a pas de lumière en eux » (Esaïe 8:20).

Chaque activité qui est conduite au nom de Christ doit passer le test suprême: est-elle validée par l'autorité biblique ? Est-ce en accord avec la lettre et l'esprit des Ecritures ? Son contenu spirituel vient-il de Dieu ? Le succès de cette activité ne prouve rien. Sa popularité encore moins. Où sont les preuves de son origine céleste ? Où sont ses certificats spirituel ? Peut-on avoir l'assurance qu'elle représente l'opération du Saint Esprit dans le plan éternel de Dieu ? Ces question doivent avoir des réponses adéquates.

Nul ne devrait s'opposer à examiner honnêtement son oeuvre à la pure lumière de l'Ecriture. Aucun homme honnête ne se rétractera de la lumière, ni ne défendra des croyances ou des pratiques qui ne sont pas validées par le test de la vérité. Au contraire, il cherchera avidement à bâtir en fonction du modèle qui lui a été montré dans la montagne.

« C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, est comme un homme sage qui bâtit sa maison sur le roc. La pluie descendit, les torrents s'élevèrent et les vents soufflèrent et heurtèrent la maison; mais elle ne tomba pas parce que sa fondation était sur le roc. » (Matthieu 7:24-25) Bâtissons-nous sur le roc aujourd'hui ? De la réponse à cette question dépend toute notre petite existence. Il vaudrait mieux en être sûr.

Aiden Wilson Tozer

 

Source

livre05

 

 ***  "Le coût de la négligence"
Transcrit, traduit et mis en ligne par : http:www.eglisedemaison.com

 

 

 

Aiden Wilson Tozer

012Mais Aiden Wilson Tozer n'était pas un prophète de désespoir. Ses écrits sont des messages dignes011l d'intérêt. Ils exposent la faiblesse de l'Eglise et dénoncent les compromis. Ils avertissent et exhortent. Mais ce sont aussi des messages d'espérance, car Dieu est toujours présent, toujours fidèle pour restaurer et accomplir Sa Parole envers ceux qui entendent et obéissent. Tozer laissa un vaste trésor de richesses spirituelles à lire, digérer et mettre en pratique. "SES ECRITS SONT AUSSI FRAIS AUJOURD'HUI que lorsqu'il les rédigea la première fois. Dans ses écrits, il laissait aux autres le soin de discutailler des choses superficielles, évidentes et triviales, pour se consacrer à la discipline de l'étude et de la prière qui donna lieu à des articles et des livres qui atteignaient en profondeur les cœurs des hommes." (Dr. Nathan Bailey, Président de l'Alliance Chrétienne Missionnaire).

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