murray03Demeurez en Christ, et vous trouverez le repos de vos âmes (second jour). Demeurez en Christ, vous confiant à lui pour vous garder (troisième jour), Demeurez en Christ, comme le sarment est uni au cep (quatrième jour).

Demeurez en Christ, et vous trouverez le repos de vos âmes (second jour).

« Venez à moi et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Math. XI : 28, 29.) Le repos de l'âme. Voilà ce que le Sau­veur offre au pécheur fatigué et chargé, pour l'attirer à lui. Malgré son apparente simpli­cité, cette promesse est aussi ample et com­plète que possible. Le repos de l'âme, n'est-­ce pas la délivrance de toute crainte, la satis­faction de tout besoin, l'accomplissement de tout désir ?

Le Sauveur n'offre rien moins pour ramener celui qui s'est éloigné; et il répète par deux fois cette promesse, mais avec des conditions assez différentes pour nous faire comprendre que le repos promis ne peut être réalisé et conservé que dans une communion permanente, en sorte que si nous le perdons, c'est que nous ne sommes pas demeurés en lui. D'abord il dit : Venez à moi et je vous donnerai du repos.

Au moment même où vous viendrez et où vous croirez, je vous donnerai du repos, le repos du par­don et de la réconciliation. Mais il faut du temps pour vous approprier pleinement ce que Dieu nous donne ; aussi le Sauveur ré­pète-t-il sa promesse dans les termes qui n'expriment plus seulement ce premier repos qu'il donne à l'âme fatiguée quand elle vient à lui, mais le repos plus solide et plus pro­fond que possède l'âme demeurant en lui, le repos, fruit d'une connaissance plus com­plète, d'une union plus intime et de l'entier abandon de soi. Prenez mon joug, recevez mes instructions, dit-il, mettez-vous à mon école, pliez-vous à ma discipline, soumettez-vous en toutes choses à ma volonté, que votre vie ne fasse qu'un avec ma vie, en un mot : « Demeurez en moi, et vous trouverez du repos pour vos âmes ! »

 

Ces paroles de Jésus, ne nous font-elles pas découvrir la raison pour laquelle nous per­dons si souvent, le repos de nos âmes ? Le secret d'un repos parfait et durable, c'est de se livrer complètement à Jésus, de lui aban­donner sa vie pour que lui seul la dirige, se laisser enseigner par lui, être et faire unique­ment ce qu'il veut ; hors de ces conditions, inutile d'espérer conserver la paix que Jésus nous a une fois donnée. Le repos est en Christ, l'âme ne peut en jouir qu'en étant elle-même en lui.

 

Faute de saisir cette vérité, beaucoup de croyants perdent vite la paix. Les uns igno­rent que Jésus veut une consécration com­plète, qu'il n'y a pas un détail de notre vie sur lequel il ne veuille régner et dans lequel nous ne devions chercher à lui plaire. D'au­tres regardent cet état de l'âme qui demeure constamment en Jésus, comme le couronnement d'une vie entière de sainteté et de progrès, mais non comme le point de départ pour un faible commençant. Prendre le joug de Jésus et le porter sans le poser un seul instant, semble demander un déploiement d'efforts, un degré de sagesse tout à fait au- dessus de leur portée.

Ceux qui pensent ainsi ne savent pas combien « son joug est doux », combien son joug même donne le repos: Car, du moment où l'âme se plie à ce joug, le Seigneur donne la force et la joie pour obéir. Ils ne remarquent pas non plus que lorsque Jésus dit : « Recevez mes instructions, » il ajoute « Je suis humble de cœur », nous donnant, ainsi l'assurance qu'il ira au-devant de notre faiblesse et nous portera comme une mère porte dans ses bras son petit enfant. Ils ne voient pas enfin que lorsqu'il dit : « Demeurez en moi, » il demande simplement que nous nous livrions à lui, son amour tout-puissant se chargeant de nous garder et de nous bénir.

Ainsi, les uns s'égarent faute d'une consécration entière, les autres faiblis­sent par manque de confiance. Consécration et foi sont les deux éléments essentiels de la vie chrétienne. Tout donner à Jésus, tout recevoir de Jésus. L'un implique l'autre, et les deux sont réunis dans cette expression : se livrer. Se livrer complètement ou s'aban­donner, c'est obéir aussi bien que se confier, se confier aussi bien qu'obéir.

Avec un tel malentendu au point de dé­part, il n'est pas étonnant que la vie chré­tienne ne soit pas la vie de joie et de force que nous espérions. Ignorant d'un côté que nous ne pouvons absolument rien faire en dehors de Christ, et de l'autre que Christ veut se charger de nous pour nous garder et nous conduire dans les moindres détails de notre vie, nous comptons sur nos propres forces, et nous tombons constamment dans le pêché. Notre sentier au lieu de devenir de plus en plus lumineux comme le sentier du juste jusqu'à la parfaite lumière, devient comme le chemin d'Israël errant dans le désert : toujours en route pour le repos pro­mis, souvent près de l'atteindre et n'arrivant jamais.

Âmes fatiguées, qui cherchez ce repos, apprenez aujourd'hui à connaître la retraite où la paix vous est assurée.

Mais, direz-vous, c'est précisément de demeurer en Jésus, de porter toujours son joug, de recevoir ses instructions qui est diffi­cile; l'effort même, pour y parvenir, trouble souvent plus encore que le péché ou le mon­de ! L'erreur est précisément de croire qu'il faille un effort. Est-ce une fatigue pour le voyageur de se reposer sur le lit qui lui a été préparé ? Est-ce un labeur pour le petit enfant de reposer dans les bras de sa mère ? N'est-ce pas le lit qui soutient le voyageur ? N'est-ce pas les bras de la mère qui portent l'enfant ?

Il en est de même de Jésus. L'âme n'a qu'à se livrer à lui et se tenir en repos. La grandeur même de la bénédiction nous empêche de la saisir. Nous n'osons pas croire que Jésus veuille et puisse nous instruire et nous garder tout le jour durant. C'est là, cependant, ce qu'il a promis ; et, dans la mesure où nous le croirons, nous trouverons la paix. La difficulté ne vient pas du joug à prendre, mais de notre résistance à prendre le joug, puisque c'est notre complet abandon à Jésus, comme à notre Maître et notre Gardien, qui nous assure le repos de nos âmes.

Acceptez dès ce jour, en toute simplicité, la parole de Jésus. L'ordre est positif : « Prenez mon joug, recevez mes instructions, demeurez en moi ». Nous n'avons pas la liberté d'hésiter. Le soldat docile, sans demander pourquoi ni comment, obéit, se confiant en la sagesse de son supérieur pour pourvoir à tout. A nous donc d'obéir ; à Christ notre Sauveur de nous rendre capables de demeurer dans le repos et d'y persévérer; à lui de nous faire goûter les bienfaits de ce repos. Et si, par moments, nous faiblissons, que ce soit une nouvelle raison pour nous confier plus résolument en l'amour tout-puissant de Jésus.

Heureux repos, avant-goût du ciel ! Quand nous le possédons nous trouvons la force pour tout devoir, le courage pour tout combat, une bénédiction dans chaque croix, la joie de la vie éternelle dans la mort, même.

« Demeurez en moi. Prenez mon joug et recevez mes instructions, et vous trouverez du repos pour vos âmes. »

 

Demeurez en Christ, vous confiant à lui pour vous garder (troisième jour).

« Je cours pour tâcher de saisir le prix, puisque moi aussi, j'ai été saisi par Jésus-Christ. » (Philip. III : 12)

Parmi ceux qui reconnaissent que c'est un devoir et un privilège de demeurer constamment en Christ, il en est qui considèrent cette grâce comme réservée à une élite de chrétiens favorisés par les circonstances, et non à la majorité des disciples, dont la vie est remplie, par la volonté même de Dieu, d'occupations terrestres. Dans leur faiblesse, ils n'oseraient prétendre à cette vie de communion permanente.

Mais c'est à eux qu'elle convient précisément; car il ne s'agit pas d'accomplir quelque chose de grand, ni même de débuter par une vie de sainteté et de dévouement : il s'agit, pour le faible, de se confier au Tout-Puissant pour être gardé ; pour l'infidèle de s'appuyer sur Celui qui est parfaitement fidèle et vrai. Consentir à laisser Jésus tout faire pour nous, en nous et par nous, attendant avec confiance ce qu'il a promis d'accomplir, c'est là simplement demeurer en Christ.

 

Beaucoup de personnes qui savent que la conversion et le pardon viennent de Dieu, font dépendre de leurs efforts et de leur fidélité ce qui reste encore à faire pour le perfectionnement de leur salut. Alors les chutes sont fréquentes, le découragement survient et ne fait qu'augmenter leur incapacité. Elles n'ont pas fait cette expérience que Jésus, en disant : « Demeurez en moi ! » s'offre lui-même, lui, le gardien d'Israël, qui ne sommeille ni ne dort, comme la demeure vivante de l'âme, où les influences pénétrantes de sa grâce triompheront de leur faiblesse.

 

Demeurer en Christ est, aussi bien que la conversion et le pardon, une grâce qui vient de lui seul. Si nous avons senti qu'il nous a attirés à lui en nous appelant à venir, nous devons compter sur lui quand il dit : « Demeurez en moi, » pour retenir dans sa communion quiconque répond à son appel.

Demeurez en moi, n'est point une loi du Sinaï réclamant du pécheur ce qu'il ne peut accomplir ; c'est un commandement d'amour, par conséquent une promesse sous une autre forme. Nous ne sommes pas sous la loi avec son inexorable : Fais ceci ; mais, sous la grâce, qui dit: « Crois » ce que Jésus veut faire pour toi. Si donc la pensée de faire nous-mêmes encore quelque chose nous préoccupe, disons-nous que notre œuvre n'est que le fruit de l’œuvre de Christ en nous. Quand notre âme abdique complètement et attend tout de Christ, elle voit ses forces s'éveiller et déployer toutes leurs ressources; alors nous travaillons avec succès, parce que nous sentons Christ opérer en nous.

Cette relation entre l’œuvre de Christ et la nôtre est admirablement exprimée dans ces paroles de Paul « Je cours pour tâcher de saisir (le prix), puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ ! » La pleine assurance en Christ qui l'avait saisi, le portait en avant, en lui donnant le courage et la force pour atteindre le but pour lequel il avait été saisi.

Une comparaison nous fera mieux comprendre l'expression de Paul et son application à la vie chrétienne. Représentons-nous un père aidant son enfant à gravir un roc escarpé. Le père, se tenant au-dessus de son fils, l'attire à lui, lui montrant la place où il doit mettre son pied. Le saut serait trop élevé pour l'enfant laissé à lui-même; mais se confiant en la main du père, il s'élance pour parvenir là où le père le veut. C'est la force du père qui est son salut, qui le soulève et l'excite à user de ses propres forces.

Telle est la relation entre Christ et le fai­ble croyant. Notre union avec lui et, par lui, avec le Père, voilà son but glorieux. Cher­chez à vous en rendre compte et en même temps à faire l'expérience que vous avez été saisis pour ce but par Jésus-Christ, afin de vous confier en sa toute-puissance pour ache­ver l’œuvre qu'il a commencée. Tout ce que vous avez déjà reçu, le pardon et la paix, le Saint-Esprit et sa grâce, ne sont que les pre­miers pas vers cette vie de communion. Tout ce qui vous est encore promis, sainteté, œuvres à faire et gloire éternelle, n'en sont que les résultats naturels.

Fixez constamment vos regards sur ce but que Jésus vous propose. Toute vérité de Dieu qui se fait connaître à nous, demande de devenir aussitôt un principe de vie. C'est pourquoi, cédez dès aujourd'hui au Sauveur dans ce qu'il demande de vous; renoncez à vous-même pour demeurer en lui, et il entretiendra lui même votre confiance. Si le  découragement vient après quelque chute, que cette parole où Paul puisait sa force : « J’ai été saisi par Jésus-Christ » vous relève aussi et vous redonne confiance. Ainsi vous arriverez à dire tous les jours avec plus d'assurance : « Je cours pour tâcher de saisir le prix, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ ».

 

Demeurez en Christ, comme le sarment est uni au cep (quatrième jour).

« Je suis le cep, vous êtes les sarments. » (Jean XV : 5)

Jésus employa cette expression « demeurez en moi, » après avoir prononcé la parabole du cep et des sarments. Cette admirable parabole nous donne la meilleure illustration de l'union que le Seigneur nous propose.

Elle nous montre la nature de cette union. Le cep et le sarment sont unis par une vie commune, non par une union simplement extérieure, temporaire, résultant du travail de l'homme. Le sarment naturel ou greffé n'existe que par l'intervention directe du Créateur qui fait circuler dans le sarment la vie, la sève, la vigueur du cep.

De même, l’union du croyant avec son Sauveur n'est pas le résultat de la sagesse ni de la volonté humaine, mais d'un acte de Dieu qui établit la communauté de vie la plus intime et la plus complète entre son Fils et le pécheur. Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils ! Le même Esprit qui a demeuré et qui demeure dans le Fils, devient le principe vital du croyant. Dans la communion de ce même Esprit, le croyant est un avec lui.

La parabole nous enseigne aussi la perfection de cette union. Entre le cep et le sarment, elle est si complète que l'un n'est rien sans l'autre et n'existe même qu'en vue de l'autre.

Sans le cep, le sarment ne peut rien. C'est au cep qu'il doit sa place dans la vigne, sa vie et sa fécondité. Aussi le Seigneur dit-il « Sans moi vous ne pouvez rien faire. » Le croyant ne peut plaire à son Dieu que dans ce qu'il fait par la puissance de Christ habitant en lui. La sève du Saint-Esprit, qui lui est journellement communiquée, est sa seule force pour vivre et pour produire quelque fruit.

D'autre part, sans le sarment, le cep ne peut rien non plus. Il ne peut produire son fruit. Le sarment n'est donc pas moins indispensable au cep que le cep au sarment ; et là se manifeste la merveilleuse condescendance de la grâce de Jésus, qu'il se soit fait lui-même dépendant de ses disciples, comme ses disciples le sont de lui. Il a besoin d'eux pour dispenser ses bénédictions au monde. Il leur est indispensable dans le ciel pour produire leur fruit ; mais ils lui sont aussi indispensables sur la terre pour l'accomplissement de son œuvre.

Il y a plus encore, avons-nous dit : comme l'un n'est rien sans l'autre, l'un n'existe qu'en vue de l'autre.

Tout ce que le cep possède appartient au sarment. Il tire du sol sa nourriture et sa saveur en vue du sarment. Jésus dit : « Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée... Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes... Je me sanctifie moi-même, afin qu'eux aussi soient sanctifiés. » Toute sa plénitude et ses richesses sont au croyant. Tout ce qu'il est dans le ciel, il l'est pour le croyant. Il se tient comme son représentant devant le Père.

Enfin tout ce qui est au sarment appartient au cep. Le seul mérite du sarment est d'être au service du cep, de porter des fruits qui témoignent de l'excellence du cep. Magnifique image de la vocation du croyant et de son entière consécration au service de son Seigneur. Il doit se sentir pressé de se donner complètement à Celui qui s'est donné le premier Son être entier, ses moindres pensées, tous ses sentiments appartiennent à son Sau­veur, afin que, par lui et pour lui, il puisse produire ses fruits.

Quand on a sondé le sens de cette para­bole, on saisit la vraie force de ce comman­dement d'amour :

« Demeurez en moi. » Jésus, par cette image, nous donne à entendre par quels liens indissolubles et vivants il veut nous unir à lui. Il veut nous faire réaliser notre entière dépendance à son égard, et, en même temps, la richesse de vie qu'il met à notre disposition. Une fois à lui, tout ce qu'il possède nous appartient, et nous n'avons qu'à puiser abondamment. Son intérêt, sa gloire, est que nous soyons des sarments productifs. Nous sommes incapables, mais il est Tout-Puis­sant ; nous sommes pauvres, mais il est riche. C'est pourquoi nous devons demeurer en lui, recevoir ses instructions, nous soumettre à sa lui, en nous confiant dans sa grâce, et en ses promesses; croire qu'il est le cep et nous ses sarments.

Comment hésiter encore et ne pas accepter comme une bénédiction cette communion qui vous est offerte? Jésus ne vous demande que cela. Croyez qu'une fois à lui, il vous portera comme le cep vigoureux porte le fai­ble sarment.

Si vous demeurez en lui, il fortifiera votre foi en vous faisant pénétrer de jour en jour plus avant dans ce mystère de notre union avec lui, et il vous la rendra toujours plus facile.

Andrew Murray

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « Demeurez en Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

DemeurezenChristL’image du cep et des sarments est l’une des plus parlantes et des plus riches des évangiles. Elle est aussi l’illustration la plus parfaite d’une des clefs de voûte de la vie chrétienne : Demeurer en Christ.
Pendant sa vie terrestre, quand Jésus parlait avec ses disciples des relations qu’ils devaient avoir avec lui, il employait souvent l’expression Suivez-moi. Mais au moment de les quitter pour retourner au ciel, il préféra exprimer l’union plus intime et plus spirituelle qu’ils auraient alors avec lui en disant : Demeurez en moi.

La vie chrétienne ne peut s’établir et s’approfondir qu’au travers de la relation suivie avec Christ. Andrew Murray nous propose de le faire au travers de 31 méditations. Ainsi, chaque jour, vous pourrez faire un pas de plus vers une meilleure compréhension et mise en pratique de ce qui est au cœur de la vie chrétienne épanouie : notre habitation en Christ.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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