murray03Demeurez en Christ, comme vous êtes venus à lui, par la foi (cinquième jour), Demeurez en Christ, car Dieu lui-même vous a unis à lui (sixième jour), Demeurez en Christ votre sagesse (septième jour).

Demeurez en Christ, comme vous êtes venus à lui, par la foi (cinquième jour).

« Comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis dans la foi, y faisant des progrès » (Col. 2 : 6, 7). Ces paroles nous montrent que la foi est aussi indispensable pour progresser dans la vie chrétienne que pour y entrer. De sincères chrétiens ne le comprennent pas, ou, s'ils l'admettent en principe, le nient en pratique. Pour eux, l'homme est bien justifié par la foi, mais ils négligent cette autre vérité : « Le juste vivra par la foi. » Ils n'ont jamais compris quel Sauveur par­fait nous avons en Jésus. Sauveur qui veut faire chaque jour, pour le pécheur, autant qu'au premier jour où il est venu à lui.

Ils semblent ignorer que la vie de la grâce est toujours et uniquement une vie de foi, et que le devoir constant du disciple dans ses relations avec Jésus, est de croire, la foi étant le canal par lequel la grâce et la force divines parviennent au cœur de l'homme. Le vieil homme reste mauvais et pécheur jusqu'à la fin chez le croyant; et ce n'est qu'autant que celui-ci vient chaque jour, vide de lui-même et impuissant, à son Sauveur pour recevoir de sa vie et de sa force, qu'il peut produire des fruits de justice à la gloire de Dieu. Aussi est-il dit : « Comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, affermis dans la foi, y faisant des progrès. »

Reportons-nous au moment où, pour la première fois, nous avons reçu Jésus. Que d'obstacles se présentaient à nous pour nous empêcher de croire : notre indignité, notre culpabilité. Il semblait impossible que la promesse de pardon et d'amour s'adressât à d'aussi grands pécheurs que nous. La conscience de notre faiblesse et de notre état de mort nous rendait incapables de la confiance et de l'abandon qui nous étaient demandés; la prévision de l'avenir nous empêchait d'entrer dans une voie où il nous semblait impossible de persévérer.

Ces difficultés se dressaient comme des montagnes sur notre chemin; mais ces montagnes ont été transformées par la foi à la Parole de Dieu. Cette Parole nous assurait notre salut en dépit de notre état de péché, de notre faiblesse, de notre infidélité. Cependant nous avons cru et nous n'avons pas été trompés.

Cette expérience, nous devons la renouveler pour ce qui concerne notre habitation en Christ. Maintenant, comme alors, les tentations qui nous empêchent de croire sont nombreuses. En présence des péchés commis depuis que nous sommes disciples, il nous semble qu'il est présomptueux de croire que Jésus nous reçoive dans son intimité et dans la pleine jouissance de son saint amour.

Devant notre incapacité à tenir la résolution la plus sacrée, nous tremblons à la seule pensée de répondre affirmativement au commandement du Sauveur de demeurer en lui. Enfin la pensée de la vie d'amour et de joie, de sainteté et de bonnes œuvres qui découlerait de notre habitation en lui nous décourage par sa beauté même: et il nous semble que prétendre à un tel bonheur, c'est marcher au-devant d'une déception.

Eh bien ! profitons de notre expérience; et rappelons-nous comment nous avons été conduits à prendre les promesses de Jésus à la lettre, contrairement à nos sentiments à notre jugement même, et combien nous avons été bénis. Il nous a reçus et pardonnés; il nous a aimés et sauvés; et s'il a fait cela pour nous lorsque nous étions ennemis, étrangers, que ne fera-t-il pas maintenant que nous sommes à lui ? Si, par sa grâce toute-puissante, nous sommes à lui, ne serons-nous pas, par cette même grâce toute puissante, capables de demeurer en lui ?

 

Et que faut-il croire, demanderez-vous, pour demeurer en Christ ? Croyez d'abord cette Parole de Jésus : « Je suis le cep. » La vigueur et la fertilité du sarment dépendent de la force du cep. Ne pensez pas tant à vous-mêmes, mais commencez par nourrir votre foi de tout ce que Christ est comme cep, et de ce qu'il est pour nous, ses sar­ments. Il nous porte, nous nourrit. Il se charge de notre croissance et de nous faire produire des fruits.

 

Les sarments, même les plus faibles, sont portés par le cep; ils ne le portent pas. Demandez au Père qu'il vous révèle par son Saint-Esprit l'amour et la puissance de ce Christ duquel nous tirons notre vie ; car c'est la connaissance de tout ce que nous avons en Christ et la foi basée sur cette connaissance, qui nous feront de­meurer en lui et produire des fruits.

Nous ne pouvons trop rappeler aux disci­ples de Christ l'importance qu'il y a à exer­cer leur foi en affirmant qu'ils sont en lui.

Cette affirmation rend si simple de demeu­rer en Jésus ! Je suis en Christ : Cette simple pensée, nourrie avec soin dans la prière et dans la foi, dissipe toute difficulté et fait cesser tout effort inutile. Je suis en Christ je n'ai donc plus qu'à en rendre grâce à mon Sauveur et me remettre à sa puissance misé­ricordieuse.

Et cette foi, chose étonnante, produira d'elle-même tout ce qu'implique cette vie en Christ. La vie chrétienne demande beaucoup de vigilance et de prière, de renoncement et de combat, d'obéissance et d'activité; mais tout est possible à celui qui croit. « La vic­toire qui a triomphé du monde c'est notre foi. » Cette foi, qui ne regarde pas à la fai­blesse de la créature, mais se réjouit dans la force du Sauveur rend l'âme forte et joyeuse.

Elle se nourrit de toutes les révélations des saintes Ecritures sur la personne et les pro­messes de Jésus et, se fiant à cette parole : « Si ce que vous avez entendu dès le com­mencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père ; »  elle vit de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. Ainsi l'âme est rendue propre à être  et à faire tout ce qu'il faut pour demeurer en Christ.

Croire, croire toujours, croire d'une foi enfantine et inébranlable à Jésus-Christ comme au cep dont nous sommes les sarments, voilà la source de notre communion permanente avec lui.

                           

Demeurez en Christ, car Dieu lui-même vous a unis à lui (sixième jour).

« C'est par Dieu que vous êtes en Jésus-Christ. » (1 Cor. 1 : 30)

« Mon Père est le vigneron. » (Jean XV : 1)

« Vous êtes en Jésus-Christ, » disait Paul aux disciples de Corinthe. Ils étaient encore bien faibles et charnels, des enfants en Christ ; néanmoins, Paul, avant de leur adresser ses enseignements, veut qu'ils sachent qu'ils sont en Jésus-Christ. Notre vie chrétienne tout entière dépend du témoignage intérieur que nous avons de notre position en Christ: pour demeurer en lui, il faut que nous nous sachions en lui. Toute exhortation adressée à des croyants, doit, pour porter du fruit, avoir comme point de départ le fait qu'ils sont en Christ.

 

Mais l'apôtre ajoute une chose non moins importante : « C'est par Dieu que vous êtes en Jésus-Christ. » Nous devons nous rappeler, non seulement que nous sommes unis à Christ, mais surtout que cette union est l’œuvre de Dieu et non la nôtre, ce qui est une source d'assurance et de force.

 

Dans notre union avec Christ, il y a une œuvre de Dieu et il doit y en avoir une de nous; celle de Dieu consiste à nous faire faire la nôtre. La sienne est cachée et s'accomplit dans le silence; la nôtre est apparente. La conversion et la foi, la prière et l'obéissance sont des actes dont nous pouvons nous rendre compte, tandis que le principe spirituel et vivifiant qui nous vient d'en haut, l’œil ne le distingue pas. Aussi le disciple qui en vient à dire : Je suis en Christ, peut-il être tenté de considérer plutôt ce qu'il a fait, que cette œuvre merveilleuse et invisible de Dieu qui l'a uni à son Fils.

Il est nécessaire cependant de savoir que, lors de notre conversion, quand nous avons cru et accepté Jésus, c'est la toute-puissance de Dieu qui agissait en nous, sanctifiant notre volonté, prenant possession de nous, et accomplissant son plan d'amour en nous plaçant en Jésus-Christ. Quand le disciple discerne ce côté divin de l’œuvre de son salut, il ne peut qu'adorer avec actions de grâce et se réjouir. En repassant le chemin parcouru, il reconnaît à chaque pas l’œuvre de Dieu et se dit : C'est par Dieu que je suis en Jésus-Christ !

Cette expérience le conduira plus loin; elle le mettra en présence des profondeurs infinies de l'éternité. « Ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés. » Il découvrira que cet appel réalisé dans le temps présent, découle d'un plan éternel. Avant que le monde fût, Dieu l'avait choisi en Christ. Avec le prophète il pourra dire : « L'Eternel m'est apparu depuis longtemps et m'a dit : Je t'ai aimé d'un amour éternel, c'est pourquoi je t'ai attiré par ma miséricorde. »

Il reconnaîtra que son propre salut fait partie du « mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis » ; et se joignant au corps entier des croyants, il dira avec eux « En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté. » Rien ne donne un sentiment plus vif de l'immensité de la grâce et ne porte davantage l'homme à s'incliner devant elle que la connaissance de ce mystère. C'est par Dieu que vous êtes en Jésus-Christ.

Cette conviction exerce sur le croyant qui cherche à demeurer en Christ, une influence puissante. Quel fondement sûr pour sa foi, si tout ce qu'il se sent en droit d'attendre de Christ et de sa plénitude repose sur le des­sein et l’œuvre du Père ; s'il voit dans le Père, le Vigneron qui veille avec le même amour sur le Cep, son Fils bien-aimé, et sur lui, son sarment ! Quelle source de paix et de confiance de pouvoir se dire : Si Dieu, qui a choisi Christ pour être le Cep, l'a formé pour accomplir parfaitement son œuvre, Dieu, qui m'a choisi pour m'enter en Christ, s'est engagé par là même à me garder en lui et à me rendre en tous points sem­blable à son Fils, pourvu que je me soumette à son action !

Si vous arriviez à cette conviction, avec quelle joie et quelle assurance vous feriez monter vos prières vers le Dieu et Père de Jésus-Christ. Le sentiment de votre dépen­dance absolue vous ferait découvrir que votre salut est de vous attendre constam­ment à Celui qui vous a unis à Christ, pour qu'il perfectionne son œuvre et produise en vous le vouloir et le faire selon son bon plaisir.

Vous trouveriez là un mobile puissant pour entretenir une vie abondante en fruits. « Nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, pour lesquelles Dieu nous a préparés d'avance, afin que nous les pratiquions. »

 

Oh! que les croyants cessent de regarder à eux-mêmes pour se plaindre de leur faiblesse, comme si Dieu les appelait à une œuvre pour laquelle il ne les a pas préparés ! Qu'ils acceptent joyeusement et avec foi le fait merveil­leux qu'en les unissant à Christ, Dieu se charge de leur développement spirituel et des fruits qui en découlent ! Alors, toute paresse, toute hésitation malsaine disparaîtront. Sous l'influence bénie de la foi en la fidélité de Celui par qui ils sont en Christ, ils se lève­ront, pour accomplir leur glorieuse destinée.

 

Cédez à l'influence puissante de cette pa­role : « C'est par Dieu que vous êtes en Jésus-Christ ! » Méditez-la dans l'adoration jusqu'à ce que la lumière d'en haut ait brillé dans vos cœurs et vous fasse reconnaître dans votre union à Christ un effet de la volonté du Père qui est fidèle pour achever l’œuvre qu'il a commencée.

 

Demeurez en Christ votre sagesse (septième jour).

« C'est par Dieu que vous êtes en Jésus-Christ, lequel est devenu pour nous sagesse par la volonté de Dieu, et justice et sanctification et rédemption. » (1 Cor. 1 : 30)

Jésus-Christ n'est pas seulement sacrificateur pour nous obtenir le salut que Dieu a préparé à ceux qu'il aime, et roi pour nous l'assurer ; il est aussi prophète pour nous le révéler. Comme au jour de la création, la lumière fut créée en premier lieu, afin qu'en elle toutes les autres œuvres de Dieu eussent la vie et la beauté, de même, de tous les dons qui nous sont réservés en Jésus-Christ, la sagesse est mentionnée en premier dans notre texte, comme renfermant les trois autres dons qui suivent. La vie est la lumière de l'homme.

En nous faisant connaître le Père, Christ nous fait participants de la vie éternelle. « Il est devenu pour nous sagesse. » En lui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. Pour en jouir, nous devons demeurer en lui; voilà ce qu'il nous faut mieux saisir. Les bénédictions que Dieu nous a préparées en son Fils, ne peuvent nous être accordées hors de Christ ou indépendamment de lui; l'exaucement de chacune de nos prières relativement à ces dons, ne peut nous venir que d'une union toujours plus intime avec lui.

Si vous soupirez après cette connaissance de Dieu qui donne la vie éternelle, demeurez en Jésus ; la vie dans le Fils conduit à cette communion avec le Père, qui, seule, nous le fait réellement connaître et nous révèle son amour, sa puissance, sa gloire infinie. Votre intelligence pourra peut-être ne pas tout saisir et vous ne saurez exprimer tout ce qui vous sera donné; mais vous aurez cette connaissance intime et profonde qui vient de ce que « nous sommes connus de lui. »

 

Vous aimeriez arriver, comme Paul, à regarder toutes choses comme une perte à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ. Demeurez en Jésus et « soyez trouvés en lui, » c'est ainsi que nous connaissons Christ et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances.  En le suivant nous ne marchons pas dans les ténèbres, mais dans la lumière de la vie.

 

Vous voudriez comprendre l’œuvre de Jésus telle qu'il l'a accomplie sur la terre ou la poursuit du ciel par son esprit; vous voudriez savoir comment il peut devenir notre justice, notre sanctification et notre rédemption. C'est précisément en devenant votre sagesse qu'il vous le révélera. Aussi, lorsqu'il vous arrive d'être troublés par des questions sans nombre auxquelles vous ne trouvez pas de réponses, dites-vous bien que cela vient de ce que vous ne regardez pas à lui comme à votre sagesse.

Que votre premier soin soit donc de demeurer en lui de tout votre cœur; la connaissance viendra dans la mesure où Christ votre sagesse le jugera bon. Sans cette union intime, la connaissance n'est d'aucun profit elle est même dangereuse. L'âme se contente de pensées qui ne sont que l'image de la vérité, sans recevoir la vérité elle-même. Dieu donne Christ, et cachés en lui, les trésors de la sagesse et de la connaissance, tandis que l'homme cherche la connaissance d'abord et souvent hélas! s'en tient là. Appliquez-vous seulement à posséder Christ, à demeurer en lui, à faire de lui votre vie ne cherchant la connaissance que dans une communion toujours plus intime avec lui, et vous aurez la science qui donne la vraie vie.

Voir en Jésus votre sagesse, et attendre avec confiance de lui toute instruction néces­saire pour vivre à la gloire du Père, quelle bénédiction! Aussi, pour tout ce qui concerne notre vie spirituelle, demeurez en lui comme étant votre sagesse. Vivre en Christ est quel­que chose de trop sacré pour que nous puis­sions nous en charger. Lui seul peut nous guider et nous donner, par son Esprit, le discernement, non seulement de ce qui con­vient à notre dignité d'enfants de Dieu, mais surtout de ce qui peut aider ou nuire à notre union avec lui.

Et quand vous ouvrez la Parole de Dieu, souvenez-vous que vous devez demeurer en Jésus votre sagesse. Nous devons sonder la Parole écrite, mais nous ne pouvons la com­prendre que dans la communion de la Parole vivante, source de toute lumière. « Ses pa­roles sont esprit et vie » pour ceux qui sont en lui.

Pour tout ce qui concerne votre vie jour­nalière, enfin, demeurez encore en Jésus votre sagesse. Notre corps est son temple, et notre vie de chaque jour, la sphère qui nous est assignée pour le glorifier. Si vous croyez à sa présence et à son amour, il vous dirigera dans vos affaires terrestres de sorte qu'elles tourneront à sa gloire. L'abandon de vous-­mêmes à sa direction vous donnera un esprit calme, libre de toute passion, et un jugement sûr. Votre prière pour obtenir la sagesse, comme celle de Salomon, sera exaucée au delà de ce que vous aurez demandé ou pensé.

De même, pour tout travail entrepris pour le service de Dieu, reposez-vous sur Jésus comme étant votre sagesse. « Nous avons été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres pour lesquelles Dieu nous a préparés d'avan­ce afin que nous les pratiquions. »  Ainsi, bannissez toute crainte de ne pas discerner ces œuvres. « Nous avons été créés en Christ pour elles. » Il vous les désignera lui-même et vous montrera comment les accomplir. Apprenez à être joyeux dans la confiance qu'il vous conduit en toute sûreté, même là où vous ne pouvez voir l'issue du chemin qu'il vous fait parcourir. Il sait toutes choses; et quiconque marche en lui, n'ignore rien de ce qu'il doit savoir.

Oui, demeurez en Christ, votre sagesse. Cultivez en vous cet esprit d'attente et de dépendance qui ne veut agir que sous la di­rection d'en haut. Toujours plus convaincus de l'incapacité du cœur naturel pour com­prendre les choses de Dieu, renoncez à votre propre sagesse, ne comptant que sur celle de Jésus pour vous enseigner et vous diriger, même dans ce que vous avez à croire et à faire.

Seulement, souvenez-vous que la sa­gesse divine n'enseigne ni ne dirige du dehors, mais en vivant en vous. Qu'elle habite donc abondamment en vous et vous serez conduits en tonte connaissance et en toute sagesse.

Andrew Murray

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « Demeurez en Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

DemeurezenChristL’image du cep et des sarments est l’une des plus parlantes et des plus riches des évangiles. Elle est aussi l’illustration la plus parfaite d’une des clefs de voûte de la vie chrétienne : Demeurer en Christ.
Pendant sa vie terrestre, quand Jésus parlait avec ses disciples des relations qu’ils devaient avoir avec lui, il employait souvent l’expression Suivez-moi. Mais au moment de les quitter pour retourner au ciel, il préféra exprimer l’union plus intime et plus spirituelle qu’ils auraient alors avec lui en disant : Demeurez en moi.

La vie chrétienne ne peut s’établir et s’approfondir qu’au travers de la relation suivie avec Christ. Andrew Murray nous propose de le faire au travers de 31 méditations. Ainsi, chaque jour, vous pourrez faire un pas de plus vers une meilleure compréhension et mise en pratique de ce qui est au cœur de la vie chrétienne épanouie : notre habitation en Christ.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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