murray03Demeurez en Christ votre justice (huitième jour), Demeurez en Christ votre sanctification (neuvième jour). Demeurez en Christ, votre rédemption (dixième jour). 

Demeurez en Christ votre justice, votre justice. (huitième jour).

La justice est la première bénédiction que Christ, notre sagesse, nous révèle comme nous étant préparée en lui. Il est facile de comprendre pourquoi elle vient en premier. Il ne peut y avoir de prospérité et de pro­grès que dans la paix, et il n'y a de paix que là où règnent le droit et la justice. Or, le péché avait troublé toutes nos relations, nous étions en guerre avec nous-mêmes, avec les hommes et avec Dieu. Pour que le salut que Jésus nous apportait pût nous être en béné­diction, il fallait tout d'abord qu'il nous pro­curât la paix comme base de notre dévelop­pement moral et spirituel. Jésus-Christ est venu rétablir l'harmonie sur la terre et dans notre âme par la justice, en accomplissant pour nous la volonté de Dieu.

« C'est par Dieu que vous êtes en Jésus-Christ, le­quel est devenu pour nous, sagesse par la volonté de Dieu, et justice, sanctification, et rédemption (1Cor. 1:30) ». Parce qu'il est Melchisédec, roi de justice, il est roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix. (Heb VII : 2) Ainsi s'accomplit ce que les prophètes ont annoncé : « Alors le roi règnera selon la jus­tice. L’œuvre de la justice sera la paix et le fruit de la justice, le repos et la sécurité pour toujours. » (Esa. XXXII : 1, 17.) « Christ est devenu pour nous, justice par la volonté de Dieu; »« par Dieu nous som­mes en lui, devenu notre justice » et « nous sommes devenus en lui justice de Dieu. » Ici encore ce n'est que par notre union avec la personne de Christ que nous pouvons être au bénéfice de cette justice.

Le pécheur, amené à se confier en Jésus pour son salut, commence en général par regarder plus à l’œuvre qu'à la personne de Jésus-Christ, En contemplant la croix où Christ, meurt, lui juste pour les injustes, il voit dans cette mort expiatoire le fondement unique, mais suffisant de sa foi au pardon miséricordieux de Dieu. La pensée que la justice de Jésus le rend juste aux yeux de Dieu, suffit pour lui donner la paix. « Étant Justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu, » et il s'efforce de revêtir cette robe de justice par la foi en ce don précieux.

Mais en avançant, il éprouve le besoin de mieux comprendre comment Dieu peut ainsi justifier l'impie par la justice d'un autre. L'Ecriture lui répond alors par cette admi­rable description de l'union du fidèle avec Christ, second Adam. Christ s'étant fait un avec les siens, les siens ne forment qu'un même corps avec lui. D'accord avec la loi de la nature, en vertu de laquelle les membres du corps participent à l'activité, aux souffrances, en un mot, à la vie de la tête, le fidèle uni à Christ est pleinement participant de sa justice.

Le croyant est ainsi amené à sentir que ce n'est que dans une union per­sonnelle avec Christ, la tête, qu'il peut être au bénéfice de la puissance de la justice pour placer son âme dans la faveur et la commu­nion parfaite du Dieu saint. L’œuvre de Christ ne lui est pas moins précieuse, mais sa personne le devient davantage : l’œuvre le conduit à la personne.

Cette expérience, à son tour, jette un nou­veau jour sur plusieurs passages de l'Ecriture dont il n'avait pas jusque-là saisi la portée, passages qui montrent clairement com­bien la justice de Dieu, en devenant nôtre, est liée à la personne même du Rédempteur.

« Voici le nom dont on l'appellera, l'Eternel notre justice. En l'Eternel seul résident la justice et la force.  — Il est devenu pour nous justice par la volonté de Dieu. » - « Afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

Afin d'être trouvés en lui avec la justice qui vient de Dieu. Il voit que sa justice et la vie en Christ sont inséparables : « Par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes. — Ceux qui reçoivent le don de la justice règneront dans la vie par Jésus-Christ lui seul. » Et il entrevoit le sens profond de cette parole qui est la clef de l'épître aux Romains : « Le juste vivra par la foi. »

Il ne lui suffit plus alors de considérer cette justice qui lui est imputée comme un manteau qu'il doit revêtir ; mais s'enveloppant de la personne même de Jésus, il sent combien la justice de Dieu n'est la sienne que tant qu'il est en Christ. Avant d'en arriver là, il trouvait difficile de vivre habituellement sous le couvert de cette justice ; mais maintenant que c'est le Christ lui-même qui est sa justice, ce Christ qui veille sur lui, le garde et l'aime comme membre de son propre corps, il lui devient aisé de marcher tout le jour revêtu de sa présence bénie.

Ce nouveau pas le conduit encore plus loin. La vie et la justice étant indissolublement unies, le croyant, par son union à Christ, acquiert la conscience d'une nature juste enracinée en lui. « L'homme nouveau créé en Jésus-Christ, est créé dans une justice et une sainteté véritables. » — « Celui qui pratique la justice est juste comme lui-même est juste. » Son union avec Jésus a effectué un changement, non seulement dans ses rapports avec Dieu, mais aussi dans son état personnel devant lui. Et si cette union est maintenue, la justice devient peu à peu sa propre nature par le renouvellement progressif de l'être tout entier ; sa vie témoigne de cette union avec le juste.

Une fois que le chrétien a pénétré le sens profond de ces mots : « Christ est devenu pour nous justice, » il est à peine nécessaire de lui recommander de demeurer en lui. Aussi longtemps qu'il ne se regardait que judiciairement juste à cause de l'expiation de Jésus-Christ, la nécessité de demeurer en lui n'était pas évidente pour lui; mais à mesure que la gloire de l'Eternel, sa justice se dévoile à ses yeux, il comprend de lui-même que le seul moyen de se maintenir en tout temps parfait et acceptable devant Dieu, c'est de demeurer personnellement en Christ, en qui se fortifie sa nouvelle nature de juste.

La pensée principale du pécheur repentant était la justice qui vient par Jésus mourant pour le péché; pour le croyant intelligent et avancé. Jésus, personne vivante, par qui vient la justice est tout ; car en le possédant, il possède aussi la justice.

Demeurons fermes en Christ devenu notre justice; car nous portons en nous une nature entièrement vile et corrompue qui se relève toujours pour étouffer le sentiment de notre acceptation devant Dieu et contester le droit que nous avons à une communion permanente avec le Père. Cette habitation constante en Jésus, notre justice, nous rend seuls capables de marcher tous les jours, sans être ébranlés, dans la lumière et dans la paix; seule, elle nous permet de jouir des dons réservés pour nous en Christ, et d'entrer dans le repos de Dieu où règnent la joie et le bonheur.

 

Demeurez en Christ, votre sanctification (neuvième jour).


« C'est par Dieu que vous êtes en Jésus-Christ lequel est devenu pour vous sagesse par la volonté de Dieu, et justice, et sanctification, et rédemption. » (1 Cor. 1 : 30)

Paul à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints. Ainsi commence le chapitre dans lequel Christ est présenté comme notre sanctification. Dans l’Ancien Testament, les croyants sont appelés les « justes » ; dans le Nouveau, « les saints sanctifiés en Jésus-Christ ». Saint est plus que juste (1). Par rapport à Dieu, saint, s'applique à sa personne; juste, à la manière dont il agit envers ses créatures.

Chez l'hom­me la justice n'est que le premier pas vers la sainteté. C'est par elle qu'il peut s'approcher le plus de la perfection de Dieu. (Comp. Math. V, 48 ; 1 Pierre I, 16). La justice se trouvait sous l'ancienne Alliance, tandis que la sainteté n'y est que figurée, en attendant d'être réalisée en Jésus-Christ, le Saint, puis dans ses disciples, les saints.

Dans notre texte, ainsi que dans l'Ecriture en général, la justice précède la sainteté ; il en est de même dans l'expérience person­nelle. Lorsque le croyant trouve en Christ sa justice, il en éprouve une si grande joie, qu'il se préoccupe peu de sainteté. Le besoin, cependant, s'en fait bientôt sentir, et il cher­che le moyen de l'obtenir.

 

Il arrive souvent alors que le croyant poursuit en vain, pen­dant des années, la sanctification, comme si elle devait être le fruit de sa reconnaissance et de ses efforts personnels, jusqu'à ce qu'en­fin il écoute l'enseignement de l'Esprit qui, encore ici, donne gloire à Christ en le révé­lant comme étant, lui-même notre sanctification, que nous devons nous approprier par la foi seule.

 

La sainteté est la nature même de Dieu elle a été manifestée en la chair et mise à la portée de l'homme en Christ, le Saint de Dieu. Celui-là seul est saint qui est uni à Dieu par Christ, et il le deviendra dans la mesure où il demeurera en lui.

 

Nous avons dans l'arbre greffé une vivante illustration de cette œuvre de sanctification proportionnée à l'union du fidèle avec son Sauveur. On peut greffer un arbre de ma­nière à ce qu'une branche seule porte de bons fruits, tandis que d'autres branches naturelles portent encore leurs fruits sau­vages. Vrai type de ces chrétiens chez les­quels une faible partie de la vie est sanctifiée, mais en qui, par ignorance ou pour d'autres raisons, la vie charnelle a gardé, sur bien des points, toute sa puissance.

On peut encore greffer un arbre en coupant toutes les branches, de sorte qu'il soit entièrement renou­velé pour porter de bons fruits; toutefois, si on ne veille pas à la tendance du tronc à produire des pousses naturelles, celles-ci peu­vent croître et affaiblir la nouvelle greffe en absorbant toute la sève. Tels sont les chré­tiens qui à leur conversion avaient tout abandonné pour suivre Jésus et semblaient fermes en la foi, mais qui ont laissé, par manque de vigilance, d'anciennes habitudes reprendre peu à peu le dessus; ils végètent dans leur vie chrétienne et portent peu de fruits.

 

Mais pour changer radicalement la nature d'un arbre, il faut le prendre jeune encore, couper la tige à fleur de terre et le greffer à l'endroit même où il sort du sol ; puis veiller sur le moindre rejeton de l'arbre sauvage, qui pourrait paraître, pour l'enlever, jusqu'à ce que la sève soit concentrée sur la branche greffée, qu'elle y coule librement et que la nature sauvage soit entièrement vaincue. Cet arbre nouveau, produisant des fruits succulents, est un emblème du chrétien qui a appris, par une pleine consécration, à tout abandonner pour Christ et à demeurer constamment en lui dans une foi vivante.

Ce chrétien-là a compris que, par lui-même, il est enclin au mal, incapable d'aucun bien, — « ce qui est bon n'habite pas en moi, » — que l’œuvre de la sanctification peut seulement s'accomplir en lui par le don d'une nouvelle nature en Christ, et par l'intervention constante de Dieu pour détruire impitoyablement tout ce qui tient à sa propre nature, afin de favoriser le développement de la vie sainte de Jésus-Christ en lui. Il sait même s'associer à cette œuvre de sanctification en priant Dieu de la poursuivre, et en se livrant volontairement à l'action divine. Il produit ainsi des fruits de sainteté à la gloire de Dieu.

Dieu a promis de nous rendre saints; ne craignons pas de réclamer l'accomplissement de ses promesses. N'écoutons pas la voix qui prétend que la corruption du vieil homme est trop grande pour que la sainteté puisse s'établir en nous.

« Ce qui est bon n'habite pas en moi, » c'est-à-dire dans notre chair, et cette chair quoique crucifiée avec Christ, n'est pas encore morte; elle cherchera continuellement à se relever pour nous induire au mal. Mais « c'est par Dieu que nous sommes en Christ », et la vie sainte et puissante de Jésus triomphera de notre nature corrompue. Le vieil homme subsiste avec ses penchants; mais le nouvel homme est là aussi. Christ, notre sanctification est vivant ; et, en lui, toutes nos pensées, nos sentiments, nos désirs, peuvent être sanctifiés à mesure qu'ils naissent, et tourner à la gloire du Père.

 

Vous qui avez soif d'une vie sainte, demeurez en Christ, votre sanctification. Regardez à lui comme le saint de Dieu. Ne considérez pas la vie de sainteté comme un travail et un effort constant, mais comme le fruit naturel de la vie de Christ en vous.

 

Abandonnez toute confiance en vous-mêmes et ne regardez qu'à la présence de Jésus votre force et votre sanctification ; reposez-vous dans la ferme et paisible assurance que tout ce qui vous est nécessaire pour vivre dans la sainteté, vous sera communiqué de la sainteté même de Jésus. Vous connaîtrez ainsi réellement ce que c'est que de demeurer en Christ votre sanctification.

(1)     La Sainteté peut être appelée la perfection spirituelle comme la justice est la perfection légale. La Sainteté, selon Dieu, par H Bonar.

 

Demeurez en Christ, votre rédemption (dixième jour).

« C'est par Dieu que vous êtes en Jésus-Christ, lequel est devenu pour nous sagesse par la volonté de Dieu, et justice et sanctification et rédemption. » (1 Cor 1:30.)

Nous arrivons ici au haut de l'échelle qui atteint, dans le ciel, le but auquel doit nous conduire la vie en Christ. Le mot rédemption, quoique appliqué parfois à la délivrance de la condamnation du péché se rapporte ici à la délivrance complète et finale de toutes ses conséquences, quand l’œuvre du Rédempteur sera pleinement manifestée, délivrance qui s'étendra même à la rédemption du corps.

Ce mot rédemption dirige nos regards vers la plus grande gloire à venir, et par là même aussi, vers la plus grande bénédiction dont nous puissions jouir dès maintenant en Christ. Nous avons vu que Christ, comme prophète, est notre sagesse, nous révélant Dieu et son amour, ainsi que la nature et les conditions du salut que cet amour nous a préparé. Comme sacrificateur, il est notre justice, rétablissant nos relations avec Dieu et nous assurant la faveur divine.

Comme roi, il est notre sanctification, nous formant et nous conduisant dans l'obéissance à la sainte volonté du Père. Quand il aura, par ces trois offices, accompli le grand dessein de Dieu, le salut sera consommé ; la délivrance complète du péché et de toutes ses conséquences sera opérée; et l'humanité, rachetée, retrouvera en Christ tout ce qu'elle avait perdu.

Ainsi, nous sommes, non seulement appelés à contempler Jésus sur la terre, nous enseignant par ses paroles et son exemple, sur la croix, nous réconciliant avec Dieu, dans sa résurrection, Roi victorieux recevant sa couronne, mais encore nous avons à le chercher à la droite de Dieu, rentré dans « la gloire qu'il avait eue auprès du Père avant que le monde fût fait, » et tenant, cette gloire-là en réserve pour nous. Sa nature humaine, affranchie de toutes les conséquences du péché auxquelles il s'est, pour un temps assujetti, est unie à la majesté divine. Comme Fils de l'homme, il demeure sur le trône et dans le sein du Père. La délivrance est complète, éternelle. Il est devenu rédemption.

Il l'est devenu pour nous : croyons-le; et mieux nous le réaliserons, mieux nous ferons l'expérience déjà ici-bas des « puissances du monde à venir. » A mesure que notre communion gagnera en intensité avec lui, et que nous laisserons l'Esprit saint nous le révéler dans sa gloire céleste, nous sentirons davantage la puissance d'une vie divine agir en nous; nous aurons un avant-goût de la vie et de la gloire éternelles.

Par cette communion, l'âme est délivrée de la crainte de la mort, crainte que le Sauveur lui-même a connue. Mais il a triomphé de la mort, son corps même est entré dans la gloire, et le fidèle uni à Christ sa parfaite rédemption, remporte spirituellement, déjà maintenant, sa propre victoire sur la mort. Il ne voit plus en elle que l'acte qui le délivre des derniers lambeaux de son vêtement charnel avant d'entrer dans la gloire où il sera revêtu du corps glorifié.

La tombe est pour lui le champ où la semence est déposée corruptible pour en sortir incorruptible. La résurrection du corps n'est plus une doctrine stérile ; elle devient une espérance vive même une réalité anticipée; car « l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en nous » comme le gage de la vie qui sera rendue aussi à nos corps mortels. (Rom. VIII, 11-23). Cette espérance exerce une influence sanctifiante et nous porte à livrer volontairement nos membres souillés pour être mortifiés et mis au service de l'Esprit, en attendant le temps où notre corps tout entier sera changé et rendu sem­blable au corps glorieux de Christ.

Il est difficile de faire saisir la portée de cette parfaite rédemption de Christ s'étendant aussi au corps. C'est de l'homme complet, âme et corps, qu'il est dit qu'il fut « fait à l'image et à la ressemblance de Dieu. »
Dieu avait créé les anges, esprits sans corps matériels; et, d'autre part, la matière existait sans l'esprit dans la création. L'homme devait être l’œuvre la plus parfaite de l'art divin, la combinaison de la matière et de l'esprit dans une complète harmonie, comme symbole de l'union de Dieu avec sa propre création.

Le péché survint dans le monde et parut devoir entraver le plan de Dieu : la matière acquit sur l'esprit  une effrayante suprématie. Il fallut encore que la Parole fut chair. La plénitude divine fut incarnée dans l'humanité de Christ, afin que la rédemption pût être complète, et que « toute création qui soupire et qui est en travail jusqu'à maintenant », pût être affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Le dessein de Dieu ne sera accompli, et la gloire de Christ pleinement manifestée, que lorsque le corps, avec l'ensemble de cette création dont il fait partie et dont il est la tête, aura été transfiguré par la puissance de la vie spi­rituelle, et changé en un vêtement transpa­rent propre à faire resplendir la gloire de l'Esprit infini. Alors seulement, nous com­prendrons dans quel sens profond et complet Jésus est devenu pour nous rédemption.

En attendant, notre devoir est de nous appuyer sur cette parole : « Par Dieu vous êtes en Christ, votre rédemption. » Ce n'est point une révélation à laisser pour les temps futurs. Pour le plein développement de notre vie chrétienne, nous devons, dès à présent, chercher, en demeurant en Christ, à la péné­trer, à la saisir, et à nous l'approprier.

Pour cela, apprenons à triompher de la mort, à regarder Christ comme le Chef de notre corps, réclamant son entière consécration, et nous assurant même ici-bas, (si notre foi sait aller jusque-là), la victoire sur la puissance du péché dans le corps (Marc XVI : 17, 18). Habituons-nous à considérer la nature entière comme faisant partie du royaume de Christ et destinée à participer à la rédemp­tion. Laissons les puissances du siècle à venir agir en nous pour nous faire goûter par anticipation ces choses qui ne sont point montées au cœur de l'homme.

 

Demeurez en Christ, votre rédemption que ce soit le couronnement de notre vie chrétienne. Mais ne cherchez pas à y parvenir tout d'abord et indépendamment de la connaissance de Christ dans ses autres relations. Il ne peut être notre rédemption que si nous sommes fidèles à demeurer en lui, comme notre sagesse, notre justice, notre sanctification.

 

L'expérience que nous aurons faite de l'étendue et de la puissance de l’œuvre de Christ nous amènera à attendre, à réaliser par la foi sa parfaite rédemption ; et nous vivrons, dès ici-bas, en Jésus notre rédemption, en étant affranchis de la domination de la chair, et comme les héritiers de la gloire à venir ; ayant enfin compris la place assignée à l'homme par Dieu dans l'univers, à savoir que « toutes choses lui sont assujetties, » nous serons rendus capables de répondre à cette vocation céleste.

 

Andrew Murray

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « Demeurez en Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

DemeurezenChristL’image du cep et des sarments est l’une des plus parlantes et des plus riches des évangiles. Elle est aussi l’illustration la plus parfaite d’une des clefs de voûte de la vie chrétienne : Demeurer en Christ.
Pendant sa vie terrestre, quand Jésus parlait avec ses disciples des relations qu’ils devaient avoir avec lui, il employait souvent l’expression Suivez-moi. Mais au moment de les quitter pour retourner au ciel, il préféra exprimer l’union plus intime et plus spirituelle qu’ils auraient alors avec lui en disant : Demeurez en moi.

La vie chrétienne ne peut s’établir et s’approfondir qu’au travers de la relation suivie avec Christ. Andrew Murray nous propose de le faire au travers de 31 méditations. Ainsi, chaque jour, vous pourrez faire un pas de plus vers une meilleure compréhension et mise en pratique de ce qui est au cœur de la vie chrétienne épanouie : notre habitation en Christ.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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