murray03Demeurez en Christ crucifié (onzième jour), Demeurez en Christ, Dieu lui-même vous affermira en lui (douzième jour), Demeurez en Christ dans une communion de tous les instants (treizième jour).

Demeurez en Christ crucifié (onzième jour).

« Je suis crucifié avec Christ et je vis, non plus moi-même, mais Christ vit en moi!  (Gal. 2:20)».« Nous avons été faits une même plante avec lui par la conformité à sa mort (Rom 6 : 5). » L'apôtre disait : « Je suis crucifié avec Christ ; » il réalisait donc pleinement sa communion aux souffrances et à la mort de Christ, et il faisait également l'expérience des bénédictions de cette communion, puisqu'il pouvait ajouter avec autant d'assurance « Je vis, non plus moi-même, mais Christ vit en moi ». Cette expérience de la solidarité avec Jésus dans sa mort, est d'une grande efficacité. Pouvoir se considérer comme personnellement mort dans la mort de Christ, parfaitement obéissant dans son obéissance, victorieux sur le péché dans sa victoire, et entièrement délivré de sa domination dans sa délivrance.

Reconnaître par expérience que la puissance de cette mort agit par la foi constamment en nous pour mortifier la chair, voilà la source de cette vie nouvelle qui nous fait être une même plante par la conformité à sa résurrection. La communion habituelle avec Jésus crucifié, fortifie et développe en nous cette nouvelle vie qui naît toujours de la mort de la vieille nature.

L'expression de Paul : « Faits une même plante avec lui par la conformité à sa mort », nous aide à comprendre ce que signifie : demeurer en Christ crucifié. La greffe introduite dans l'arbre dont elle doit tirer sa vie, doit y rester; elle est fixée dans le tronc à la place où l'incision a été pratiquée pour la recevoir. Pas de greffe sans meurtrissure, pour atteindre les sources même de la vie de l'arbre. Il en est de même du pécheur à l'égard de Jésus. Pour participer à la vie de Christ et à la puissance qui est en lui, pour être conforme à lui dans sa résurrection, il nous faut d'abord être faits une même plante avec lui par la conformité à sa mort, être entrés dans sa meurtrissure; et, comme la greffe, y demeurer pour recevoir en nous la vie de Jésus.

Mais la greffe, pour être unie à l'arbre, doit être séparée de son propre tronc ; elle aussi doit être taillée pour pouvoir s'adapter à la place qui lui est préparée dans le nouveau tronc. De même, pour le fidèle, il faut qu'il meure à sa vieille nature et soit rendu conforme à Christ par la mort, pour trouver la vie en lui.

S'il y a communion de souffrances avec Christ, si nous sommes animés des mêmes dispositions que Christ a manifestées en se chargeant de sa croix, si nous reconnaissons, comme lui, la justice du jugement et de la malédiction prononcés sur le péché par un Dieu saint, si nous livrons à la mort avec lui notre vie chargée de péché et de malédiction, la clouant, par la foi, sur la croix, pour arriver à la vie nouvelle, nous ferons avec lui l'expérience que le renoncement à soi-même, le sacrifice de Gethsémané et de Golgotha, est le chemin de la joie et de la vie de résurrection.

 

Par notre communion avec Jésus crucifié, nous apprendrons à voir dans la croix, non seulement notre expiation devant Dieu, mais aussi notre victoire sur Satan ; non seulement notre délivrance de la condamnation, mais encore notre affranchissement de la puissance du péché ; non seulement le tribut payé à la mort, mais en même temps le gage d'une vie nouvelle.

 

La croix est le point de réunion entre Christ et l'homme. Pourquoi ? Parce que, sur la croix, le Fils de Dieu partage le sort de l'humanité maudite, et associe l'homme pé­cheur à sa vie divine. Sa participation à la mort nous donne la communion à sa vie. Par la mort, le prince de la vie a triomphé de la puissance de la mort; et, là seulement, il peut nous rendre participants de cette vic­toire.

La vie, pour nous, naît de la mort. Nous ne pouvons avoir communion avec Celui qui nous a rachetés de la malédiction, que par la communion avec Celui qui est « maudit pour nous et pendu au bois. » Il est venu nous chercher sur la croix, nous devons le rencontrer là; car sur la croix est notre place plus que la sienne ; il y est par son libre choix, nous y sommes de droit.

Mais là il y a échange ; tandis qu'il prend sur lui notre corruption, nous revêtons sa vie. Ainsi, de la croix de malédiction, il a fait une croix de bénédiction. C'est par la communion intime et journalière avec Christ crucifié, que nous goûterons la grandeur de son amour, la puissance de sa vie, et la plénitude de son salut.

Il est profond le mystère de la croix de Christ. Beaucoup de chrétiens se contentent de contempler Christ, mourant pour nos péchés et se soucient, peu d'entrer en communion avec ses souffrances. Beaucoup n’ont aucune idée de ce que c'est que d'être cru­cifié avec Christ ; ils considèrent les afflic­tions ordinaires de la vie qu'ils ont en com­mun avec les enfants du monde, comme leur participation à la croix de Christ. Mais se charger de la croix de Christ, c'est être ani­més des mêmes sentiments qui ont conduit Jésus dans le sentier de l'obéissance.

 

Nul ne peut dire : « Je suis crucifié avec Christ, » je demeure en Christ crucifié, sans connaître l'abandon de sa volonté propre, le renonce­ment à tout désir de la chair, la séparation complète d'avec le monde, d'avec sa manière de penser et d'agir, sans savoir perdre et haïr sa propre vie, et s'oublier dans l'intérêt des autres. Voilà les dispositions de celui qui s'est chargé de la croix de Christ.

 

Demandez à Dieu qu'il vous rende, par son Saint-Esprit, participants de la croix de Christ, en vous apprenant, non seulement à croire en Christ crucifié, mais encore à demeurer en lui, afin qu'étant « une même plante avec lui par la conformité à sa mort, vous le soyez aussi par la conformité à sa résurrection. »

 

Demeurez en Christ, Dieu lui-même vous affermira en lui (douzième jour).

« Celui qui nous affermit avec vous en Christ, c'est Dieu. » (2 Cor. 1 : 21)

Il est bon de nous rappeler que notre affermissement en Christ est l’œuvre du Père aussi bien que notre union à lui.

« L'Eternel achèvera de pourvoir à ce qui me concerne. » — « Celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre, la rendra parfaite pour le jour de Christ. » Celui qui nous affermit avec vous en Christ, c'est Dieu. » Voilà autant de promesses dont nous devrions nous nourrir; car elles sont propres à nous garder du découragement, et nous montrent le vrai chemin du progrès dans la vie en Christ. Combien de chrétiens se plaignent des fluctuations continuelles de leur vie spirituelle.

Un jour, ils sont pleins d'amour et de zèle pour Dieu; le lendemain, tout est perdu. Prières, efforts, résolutions, rien ne leur fait retrouver la communion de Dieu. Et leur foi en est ébranlée. Tout cela vient de ce qu'ils ne comprennent pas que Dieu seul peut nous affermir en Christ. Leurs efforts sont la cause même de leurs chutes ; de même que, pour leur justification, ils ont dû y renoncer et saisir par la foi les promesses de vie, de même pour l’œuvre de la sanctification, ils ont besoin d'apprendre à ne s'assurer qu'en Dieu seul; et ils recevront de lui, en abondance, ce qu'ils cherchent vainement par eux-mêmes. « Dieu est fidèle, lui qui nous a appelés à la communion de son fils Jésus-Christ. »

Quelle source de paix, de savoir que Dieu veille à notre croissance, qu'il travaille lui-même à rendre parfaite notre union avec Christ, éloignant ce qui peut nuire à cette union, pourvoyant à ce qui peut la favoriser. Quel repos de remettre enfin et complètement à ses soins notre vie en Christ, et de sentir que tout ce que nous faisons pour demeurer plus fidèlement en son fils, nos désirs, nos pensées, nos prières, ne sont que la manifestation de son œuvre en nous; car c'est lui qui nous affermit, en nous portant, à veiller, à attendre, à travailler.

Mais il ne peut accomplir cette œuvre avec puissance que lorsque nous  cessons de l’entraver par nos propres efforts,  et  acceptons  par la foi la position dépendante qui, en même temps qu'elle l'honore, ouvre le cœur à son action. Alors, au milieu de la vie bruyante et agitée du monde, des tentations subtiles et incessantes du péché, au milieu des soucis journaliers et des épreuves, même les plus grandes, l'âme, confiante, conserve la paix, sachant que Dieu l'affermit en Christ.

Cette bénédiction est à la portée de tous ceux qui ont cru. Et la foi à cette parole « Celui qui vous affermit avec nous en Christ, c'est Dieu, » ne nous donnera pas seulement la paix, mais sera le moyen de réaliser les progrès que nous désirons. L'Ecriture nous enseigne que dans toute la conduite de Dieu envers son peuple, la foi a toujours été la condition de la manifestation de sa puissance; elle met un terme à tous les efforts de la nature, elle affranchit de tout joug; la foi, c'est la faiblesse qui s'avoue et saisit la promesse de Dieu en réclamant son accomplissement elle consiste à nous remettre tranquillement entre les mains de Dieu pour qu'il fasse lui-même son œuvre.

Voyez ce que dit l'Ecriture :

 

« C'est le Très Haut qui l'affermit » (Ps. 87: 3) —

« A Celui qui peut vous affermir... soit la gloire aux siècles des siècles. » (Rom. 16 : 25)

« Il se tiendra debout, car le Seigneur a le pou­voir de l'affermir. » (Rom. 14 : 4)

« Il vous affermira aussi jusqu'à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Sei­gneur Jésus-Christ. » (1Cor. 1 : 8)  —

« Afin d'affermir vos cœurs pour qu'ils soient d'une sainteté irréprochable devant Dieu. » (1Th. 3 : 13)

« Le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous préservera du ma­lin. » (2Th. 3 : 37) —

« Le Dieu de toute grâce qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle... vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. » (1Pi 5 : 10).

 

Nous avons là suffisamment de promesses pour nous permettre de croire que, nous aussi, quelque vacillante qu'ait été jusqu'ici notre vie spirituelle, quelque défavorables que puissent nous paraître nos circonstances ou no­tre caractère naturel, nous pouvons devenir des chrétiens affermis.

Commençons par recevoir avec simplicité ces promesses comme venant de Dieu ; peu à peu la confiance naîtra, et nous en ver­rons l'accomplissement en nous. La chose est si simple ; Pourquoi faut-il tant de temps pour la comprendre ? N'est-ce pas peut-être que la grâce offerte est si divinement grande, tellement au-dessus de nos pensées, que nous n'en comprenons pas toute la portée ?

 

Le chrétien qui a découvert ce qu'elle renferme et en a fait l'expérience, subit une véritable transformation dans sa vie spirituelle. Jus­que-là il s'était chargé de son propre bonheur ; maintenant Dieu en prend soin. Il ne demande plus qu'une chose : se sentir continuellement entre les mains de Dieu et le suivre sans hâte ni retard, attendant qu'il produise en lui le vouloir et le faire selon son bon plaisir.

 

Quelle vie bénie qu'une vie de confiance comme celle-là ! Mais, direz-vous peut-être, nous avons essayé d'abandonner ainsi le soin de notre vie intérieure à Dieu, mais nous ne pouvons le faire d'une manière suivie; nous oublions, nous nous relâchons; et, au lieu de commencer chacune de nos journées en nous déchargeant joyeusement des besoins et des soucis de notre vie spirituelle sur le Père, nous nous sentons de nouveau inquiets et languissants.

Vous n'avez sans doute pas remis au Père le soin même de vous rappeler votre privilège de pouvoir, chaque jour, re­nouveler votre abandon entre ses mains. La mémoire est une grande puissance de notre nature. Par elle, un jour se lie à l'autre, l'unité de la vie est conservée à travers nos années, et nous nous reconnaissons nous-mêmes.

Dans la vie spirituelle aussi, le souvenir est d'un grand prix, et Dieu a pourvu à la sanctification de notre mémoire. Le Saint-Esprit a pour mission de nous en tenir lieu. Jésus dit « Il vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Il nous est donné pour nous affermir. « Celui qui nous a affermis en Christ avec vous, c'est Dieu, lequel nous a aussi marqués d'un sceau, et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit. » Il vous rappellera non seulement les promesses de Dieu, mais les actes de foi qu'elles ont provoqués en vous, et les bénédictions que vous en avez reçues; et il vous portera ainsi à renouveler vos expériences. Abandonnez donc, dès maintenant, à Dieu, le souci de vos progrès, avec le soin de vous rappeler, jour après jour, la nécessité de ne compter que sur lui seul pour être affermis en Christ. Il le fera, et votre foi grandira journellement et deviendra toujours plus joyeuse.

 

Demeurez en Christ dans une communion de tous les instants (treizième jour).

« En ce jour-là, chantez un cantique sur la vigne. Moi, l'Eternel, j'en suis le gardien, je l'arrose à chaque instant ; de peur qu'on ne l'attaque, nuit et jour, je la garde. » (Esa. 27 : 2, 3)

La vigne était le symbole du peuple d'Israël, au milieu duquel devait se trouver le vrai cep, le sarment étant le type du fidèle individuellement uni au cep. Ce cantique sur la vigne s'applique aussi au cep et à chacun des sarments; et le devoir des gardiens de la vigne est encore de répéter à chaque sarment : « Moi, l'Eternel, j'en suis le gardien, je l'arrose à chaque instant; de peur qu'on ne l'attaque, nuit et jour je la garde. »

 

Nous avons là, semble-t-il, la réponse de la bouche même de Dieu à cette question si souvent posée : Est-il vraiment possible au croyant de demeurer sur cette terre dans une communion ininterrompue avec Jésus ? « Non, sûrement pas par ses propres forces. » Mais « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » Si le Seigneur lui-même veut garder l'âme nuit et jour, veiller sur elle et l'arroser à chaque instant, la communion constante avec Jésus devient une possibilité à ceux qui peuvent se confier à la fidélité de Dieu pour accomplir ce qu'il a promis. L'union du sarment au cep subsiste jour et nuit, été et hiver, communiquant constamment la vie du cep au sarment, et la communion du fidèle avec son Sauveur est permanente.

 

Dans un sens, on peut dire qu'il n'y a pas de fidèle qui ne demeure toujours en Jésus. « Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors. » Mais quand Jésus dit : « Demeurez en moi, » en ajoutant « Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruits, » il parle de cet acte conscient, de libre abandon du cœur qui ne veut plus vivre qu'en lui.

Il y a deux objections principales qu'on oppose à la possibilité de demeurer toujours en Jésus, volontairement consciemment. L'une est tirée de la faiblesse de la nature humaine. Nous n'avons pas la faculté de faire deux choses à la fois, dit-on; et le chrétien, obligé de donner à ses affaires une attention soutenue, ne peut en même temps se maintenir en communion active avec Christ. Cette communion est considérée comme exigeant un tel effort et une telle tension de l'esprit, que, pour pouvoir en jouir, il faudrait sortir de la vie ordinaire. Nous reconnaissons là l'erreur qui a entraîné les premiers moines au désert.

Mais il n'y a heureusement aucune nécessité à se retirer du monde. Demeurer en Jésus, ce n'est pas un travail qui absorbe à chaque instant les facultés de l'esprit et du cœur ; c'est se confier à la garde de son amour, dans l'assurance qu'il se tiendra près de nous, nous préservera de tout mal et nous dirigera, tandis que nous serons engagés dans les affaires de la vie, de sorte que le cœur est en repos, se sentant gardé quand il ne peut se garder lui-même.

Nous avons autour de nous de nombreux exemples de fortes affections exerçant leur empire sur l'âme, tandis que l'esprit est absorbé par des travaux divers. Le mari occupé tout le jour à son bureau, loin de sa femme, est de cœur et d'esprit avec elle: quoi qu'il se passe des heures où il ne peut pas même lui accorder une pensée, tout ce qu'il fait, il le fait en vue d'elle et sous son influence.

Ne peut-il pas en être de même avec Jésus ? Et mieux encore; car il habite lui-même en nous. Ne peut-il pas prendre possession de notre esprit et de notre cœur, tellement que nous ayons constamment conscience de sa présence ? Sa communion est une communion de vie ; et, au travail comme au repos, nous pouvons sentir sa vie agissant en nous.

L'autre objection se base sur notre état de péché. Les chrétiens sont si accoutumés à considérer le péché journalier comme inévi­table, que, pour eux, c'est chose admise que personne ne peut demeurer dans une commu­nion permanente avec le Sauveur. Mais n'est-ce pas précisément parce que nous avons une nature entièrement corrompue, que Dieu nous a préparé une union avec Christ, le saint, comme notre unique délivrance ? Com­ment nous donnerait-il ce commandement : « Demeurez en moi, » sans nous assurer la grâce et la puissance de le faire?

Ayez recours à Dieu comme au gardien d'Israël dont il est dit « L'Eternel te gar­dera de tout mal, il gardera ton âme ; » et vous apprendrez à croire que Dieu a bien réellement préparé une communion de chaque instant à tous ceux qui l'aiment.

Poursuivez ce but. Avant de l'atteindre vous rencontrerez peut-être bien des difficul­tés, d'autant plus que vous pouvez être entourés de chrétiens en grand nombre qui sont loin d'être des témoins de la fidélité de Dieu, comme Caleb et Josué, encourageant leurs frères à monter pour posséder le pays et leur disant : « Nous y serons vainqueurs. »

« Si l'Eternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays. » Que ces difficultés ne vous arrêtent pas, qu'elles vous portent au contraire à vous appuyer davantage sur la parole de Dieu lui-même.

Tous n'arriveront pas de la même manière à cette communion. Les uns la recevront subitement comme un don; en temps de ré­veil, quand l'Esprit agit sur un grand nom­bre d'âmes à la fois, ou dans la solitude, la lumière peut se faire tout à coup, et cette vie de communion se révèle comme une chose toute simple qu'on s'étonne de ne pas avoir comprise plus tôt. D'autres y arrive­ront plus difficilement, à travers les chutes et les découragements par une lutte de cha­que jour ; que ceux-là ne craignent pas ; ce chemin conduit aussi sûrement au repos ; qu’ils serrent dans leur cœur cette promesse : « Moi, l'Eternel, je la garde huit et jour, je l'arrose à chaque instant »  qu’ils voient là le gage de l'amour de Dieu qui les  y fera parvenir.

Qui que vous soyez, ne doutez plus de la possibilité de demeurer en Christ chaque instant de votre vie; ne pensez plus que les devoirs et les soucis, que les chagrins et les péchés doivent réussir à nous en priver ; mais prenez plutôt, avec l'apôtre, le langage de la foi : « J'ai l'assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra me séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, notre Seigneur. » Et chaque fois que votre foi chancelle, fortifiez-vous par ces paroles « Moi, l'Eternel, j'en suis le gardien, je l'arrose à chaque instant ; de peur qu'on ne l'attaque, nuit et jour je la garde. »

Andrew Murray

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « Demeurez en Christ »  -  Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

DemeurezenChristL’image du cep et des sarments est l’une des plus parlantes et des plus riches des évangiles. Elle est aussi l’illustration la plus parfaite d’une des clefs de voûte de la vie chrétienne : Demeurer en Christ.
Pendant sa vie terrestre, quand Jésus parlait avec ses disciples des relations qu’ils devaient avoir avec lui, il employait souvent l’expression Suivez-moi. Mais au moment de les quitter pour retourner au ciel, il préféra exprimer l’union plus intime et plus spirituelle qu’ils auraient alors avec lui en disant : Demeurez en moi.

La vie chrétienne ne peut s’établir et s’approfondir qu’au travers de la relation suivie avec Christ. Andrew Murray nous propose de le faire au travers de 31 méditations. Ainsi, chaque jour, vous pourrez faire un pas de plus vers une meilleure compréhension et mise en pratique de ce qui est au cœur de la vie chrétienne épanouie : notre habitation en Christ.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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