murray03Demeurez en Christ jour après jour (quatorzième jour), Demeurez en Christ maintenant (quinzième jour), Demeurez en Christ, renonçant à tout pour lui (seizième jour).

Demeurez en Christ jour après jour (quatorzième jour).

« Le peuple sortira et ramassera jour après jour la quantité nécessaire. » (Ex. 16 : 4). Jour après jour la quantité nécessaire : telle était la règle pour la manne; telle est encore la loi pour toutes les dispensations de la grâce de Dieu envers ses enfants. Ce prin­cipe, bien compris dans toutes ses applica­tions, est d'un grand secours. Le plus faible peut ainsi parcourir joyeusement, presque sans s'en douter, sa carrière terrestre. Un malade, gravement atteint, demandait à son médecin « Combien de temps aurai-je à souf­frir ? » — Seulement un jour à la fois, fut la réponse. Dieu enseigna cette leçon à son peuple dans tous les âges. C'est déjà, sans doute, dans cette pensée d'amour et de com­passion pour la faiblesse de l'homme, qu'il fit succéder la nuit au jour, le jour à la nuit.

Le repos de la nuit prépare au lendemain et permet de reprendre chaque jour la vie comme tout à nouveau; l'expérience porte son fruit, les fautes de la veille sont évitées. Dieu ne nous demande d'être fidèle qu'un jour à la fois, mais un jour s'ajoute à l'autre, une année à une autre année; ainsi la vie a soin d'elle-même et se passe sans que le sentiment de sa longueur et de son poids devienne un fardeau.

Cette pensée est des plus encourageantes pour notre vie spirituelle. Que d'âmes s'inquiètent de savoir comment elles pourront ramasser la quantité de manne nécessaire à leur long voyage, au travers du désert aride de la vie ! Ce grand principe : jour après jour, enlève tout souci du lendemain. Aujourd'hui seul nous appartient ; demain est au Père. Inutile alors de nous demander quelle garantie nous avons de pouvoir demeurer en Jésus toute notre vie au milieu des rigueurs, des tentations et des épreuves du monde.

La nourriture et la force, comme la manne, ne sont accordées qu'au jour le jour. La fidélité dans le présent est notre seule garantie pour le futur. Acceptons et jouissons, accomplissons de tout notre cœur ce que nous avons faire aujourd'hui, et l'expérience du secours de Dieu aujourd'hui nous ôtera toute crainte de manquer de confiance demain.

Nous voyons par là le prix que nous devons attacher à chacune de nos journées. Nous sommes facilement portés à considérer la vie comme un tout et à négliger le court espace d'un jour ; nous oublions que les jours font les années, que la valeur d'un jour dépend de son influence sur tout l'ensemble de la vie. Un jour perdu est un anneau brisé de la chaîne et en demande souvent plus d'un pour être réparé ; il déteint sur le suivant et le rend plus difficile à passer: il peut même rendre inutile le travail de mois et d'années.

Voulons-nous demeurer en Jésus ? Faisons-le jour après jour. C'est autre chose encore que de demeurer en lui à chaque instant. Il y a beaucoup de moments dans notre vie où nous demeurons en Jésus en nous reposant simplement sur l'assurance qu'il nous garde; mais pour nous assurer cette communion de tous les instants, nous devons renouveler chaque jour notre acte d'abandon et de confiance.

C'est là demeurer en Christ jour après jour. Dieu a groupé en quelque sorte nos moments en journées afin que nous apprenions à les compter. Si nous les considérons d'avance le matin ou les repassons le soir en pesant chaque moment séparément. Nous apprenons à les employer avec sagesse. Puis­que Dieu se présente à nous chaque matin, nous offrant la bénédiction de la journée pour nous et les nôtres, acceptons-la, reconnais­sant chaque jour à nouveau avec actions de grâce la position qui nous est faite en son Fils bien-aimé.

Comprenons la valeur de cha­que jour en vue de notre vocation à demeurer en Christ. Accueillons-le avec gratitude quel qu'il soit, jour de santé ou de maladie, de joie ou de tristesse, de repos ou de tra­vail, de combat ou de victoire, comme un don de Dieu, par lequel nous pouvons être unis plus Intimement à lui.

La provision de manne pour Israël devait durer tout le jour, mais la récolte se faisait de bonne heure, le matin. Ceci nous révèle l'influence qu'a, sur la journée entière, l'em­ploi de la première heure. « Si les prémices sont saintes, la manne l'est aussi. » Pendant la journée viennent les heures de travail et les distractions de tout genre, le Père seul peut nous garder dans une communion non interrompue avec Jésus. Le fidèle doit s'assu­rer dès le matin la provision pour la journée en renouvelant, directement sa communion avec le Sauveur par un moment de prière et de méditation intime ; et cette communion l'accompagnera tout le jour.

Quelle bénédiction mise à notre portée !

 

Pouvoir, dans le silence et la paix du matin, faire une revue anticipée des différents devoirs et des tentations qui nous attendent, les traverser pour ainsi dire d'avance avec notre Sauveur, remettant tout entre ses mains ; puis aller au-devant de la journée dans l'assurance qu'elle sera une journée de bénédiction et de progrès !

 

Et quand nous avons appris comment Jésus peut, de jour en jour, nous garder pour la journée, nous avons trouvé, sans nous en douter, le secret de cette règle : « Chaque jour, à perpétuité. » (Ex. XXIX : 38) La fi­délité d'un jour prépare celle du lendemain, et rend la confiance et l'abandon toujours plus faciles. Ce qui paraissait impossible à atteindre est rendu possible à celui qui se contente d'offrir, jour après jour selon ce qui est ordonné pour chaque jour. (Esdr. III : 4)

Déjà maintenant, nous pouvons entendre ce témoignage : C'est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup. Notre vie devient alors un échange journalier de grâces et de louanges. Nous arrivons à comprendre pour­quoi Dieu ne nous pourvoit que pour un jour à la fois mais suffisamment pour chaque jour ; et entrant nous mêmes dans cette voie, nous demandons chaque jour la portion de la journée. La vie spirituelle devient ainsi continue comme la vie terrestre, et la vie en Christ nous apporte jour après jour sa bénédiction quotidienne.

 

Demeurez en Christ maintenant (quinzième jour).

« Voici maintenant le temps favorable, voici le jour du salut. » (2 Cor. 6 : 2)

Dans la vie en Christ, l'habitude de vivre d'heure en heure est d'une importance si capitale, surtout au point de vue de la part que nous devons prendre dans cette vie de communion, que nous ne saurions trop y revenir; et à tous ceux qui désirent apprendre ce mode de vivre si béni, nous leur dirons d'emblée : le meilleur moyen d'y parvenir est de ne s'inquiéter que du moment présent.

Chaque fois que votre attention est libre de se tourner vers Jésus, soit avec du temps pour réfléchir ou pour prier, soit seulement pour quelques secondes, que votre première pensée soit : Je suis maintenant en Jésus.

 

Ne perdez pas cet instant en vains regrets sur le passé ou en craintes pour l'avenir ; mais persuadez-vous que, pour le moment présent, vous êtes en Christ, non parce que vous le sentez, mais parce que vous le voulez. Ce n'est pas une question de sentiment, ni de progrès ou de force dans la vie chrétienne; il s'agit simplement de savoir si votre volonté est, pour le moment, de reconnaître la place qui vous est faite comme croyant, dans le Sauveur ; car si vous êtes un croyant, vous êtes en Christ, et c'est votre devoir de vous en rendre compte.

 

Une des forces de la vie de la foi est renfermée dans ce mot maintenant. Savoir faire l'expérience que maintenant, quelles que soient nos circonstances, l’œuvre du salut s'accomplit en nous, que maintenant Jésus nous appartient et toutes choses en lui, que nous pouvons en disposer maintenant, tel est le secret du repos et de la victoire.

Au lieu de chercher en vain à entrer dans un état d'âme durable qui vous permette de demeurer en Christ d'une manière permanente, commencez, par la foi, à y demeurer dans le moment présent. Jésus vous gardera pour le moment suivant, et vous arriverez par ce chemin à la communion de tous les instants.

La vie de communion permanente n'est pas un don qui nous soit fait en bloc ; il nous est accordé au fur et à mesure. C'est pourquoi saisissez toutes les occasions d'exercer votre foi à vous confier pour le moment présent. Même quand vous êtes surpris par le péché et que votre cœur est troublé, confessez votre péché comme demeurant néanmoins en Christ, implorant, malgré tout, les fruits de la communion. Et pourquoi ne pas entrer dans cette vie de communion constante à cet instant, tandis que vous lisez ces lignes ?

Il y a dans la vie de David un trait qui peut servir à rendre cette pensée plus claire. (2 Sam. III : 17, 18). David avait été oint roi en Juda ; les autres tribus suivaient encore Isçbosceth, fils de Saül. Abner, chef de l'armée de Saül résolut de les amener à se soumettre à David, le roi donné par Dieu à toute la nation. « Vous désiriez autrefois avoir David pour roi, dit-il aux anciens; établissez-le maintenant, car l'Eternel a dit de lui : C'est par David, mon serviteur, que je délivrerai mon peuple d'Israël de la main des Philistins et de la main de tous ses ennemis. Ils le firent et oignirent David, une seconde fois pour être roi sur tout Israël comme ils l'avaient fait une première fois, sur Juda seulement. » (2 Sam. V : 3)

L’âme suit souvent le même chemin qu’Israël. Elle ne reconnaît d’abord que partiellement Jésus pour roi; or, le cœur partagé ne peut vaincre ses ennemis. Jésus est établi roi en Juda, l'endroit de la montagne sainte, c'est-à-dire dans l'intimité de l'âme; mais le territoire environnant, la vie journalière, est encore dirigé par la volonté propre et par d'autres puissances; aussi pas de vraie paix intérieure, ni de victoire sur des ennemis.

 

Au début, le croyant, comme Israël, a bien désiré que Jésus régnât sur la vie entière; mais l'incrédulité l'a détourné et l'a privé de la puissance de Jésus pour l'affranchir de ses ennemis. Il a soif, cependant, de quelque chose de meilleur, mais sans plus oser l'espérer. La promesse se présente alors de nouveau avec le maintenant libérateur. « Établissez-le maintenant ; car l’Eternel a dit de lui : C'est par David, mon serviteur, que je délivrerai mon peuple d'Israël de la main des Philistins et de la main de tous ses ennemis. »

 

Magnifique type de la promesse par laquelle l'âme est invitée à se confier en Jésus pour obtenir la victoire sur le péché, et une vie de complète communion. Le triomphe est certain ; car la promesse était de Dieu « L'Eternel a dit. » Pour nous aussi le triomphe était, certain. (Lu I : 70-75.) « Il a suscité, comme il l'avait annoncé, un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent,... selon le serment par lequel il avait juré de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice, tous les jours de notre vie. »

David régnant sur toute l'étendue du pays, conduisant un peuple uni et éclairé, de victoire en victoire, telle est l'image de ce que Jésus peut faire pour nous, dès que, par la foi dans la promesse de Dieu, tout lui est assujetti, qui; notre vie entière lui est abandonnée pour être gardée dans sa communion. « Établissez-le maintenant ? » dit Abner. « Voici maintenant le temps favorable, voici le jour du salut, » dit aussi l'apôtre. Quel que soit le moment présent que nous soyons préparés ou pris par surprise, maintenant est le temps favorable pour reconnaître Jésus roi sur notre vie, dans tous ses domaines.

Il faudra sans doute du temps pour que le Seigneur établisse son règne et mette tout en nous d'accord avec sa volonté, pour qu'il vainque les ennemis et tourne toutes nos forces à son service. Ce n'est pas l’œuvre d’un instant. L’œuvre d'un instant, de l'instant présent, c'est l'abandon de tout à Jésus, de notre être entier pour ne vivre qu'en lui. A mesure que la foi sera rendue, par l'exercice, plus forte et plus joyeuse, cette consécration peut devenir plus précise et plus éclairée; mais, en vain, attendrions-nous qu'elle le devint sans la pratique de la foi. Le seul moyen d'y arriver jamais est d'entrer immédiatement dans cette voie de complet abandon. « Établissez-le maintenant, » Jé­sus est toujours prêt à répondre à tout acte de foi.

Commencez, et vous expérimenterez bien vite combien la bénédiction du moment pré­sent se reporte sur le suivant. Quelque insi­gnifiant qu'il paraisse, le moment présent n'est cependant rien moins que le commen­cement du moment toujours présent qui est le mystère et la gloire de l'éternité.

 

Demeurez en Christ, renonçant à tout pour lui (seizième jour).

«  J'ai renoncé à tout et je regarde toutes choses comme de la boue, afin de gagner Christ et d'être trouvé en lui. » (Philip. III : 8, 9.)

Partout où il y a vie, il y a échange, et la faculté de recevoir s'accroit à proportion de ce qu'on donne.

Certains chrétiens font consister les bien­faits de la vie spirituelle dans le privilège de toujours recevoir; et cependant le renonce­ment continuel à tout ce que nous avons peut seul faire abonder en nous les richesses divi­nes. Jésus insistait beaucoup sur cette vérité. Quand il parlait de vendre tout pour s'assu­rer un trésor de perdre sa vie pour la retrou­ver, quand il promettait à ses disciples le centuple de ce qu'ils abandonnaient, il indiquait le sacrifice de soi-même comme la loi du royaume des cieux, pour lui-même aussi bien que pour tout croyant. En effet, « pour gagner Christ et être trouvé en lui, » il faut pouvoir dire avec Paul : « Je regarde toutes choses comme une perte à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. »

Essayons de découvrir à quoi nous devons renoncer. Tout d'abord au péché. Il ne peut y avoir de vraie conversion sans l'abandon du péché. Néanmoins, chez le nouveau converti, soit qu'il ignore ce qui est réellement péché, ou quelles sont les exigences de la sainteté de Dieu, soit qu'il ne connaisse pas encore la puissance de Jésus pour nous faire triompher du mal, la rupture n'est que partielle et superficielle.

Mais avec le développement de la vie chrétienne, le besoin de se séparer toujours plus de tout ce qui est impur se fait sentir ; et il vient un moment où l'âme, désirant la communion de Jésus, voit la nécessité d'un nouvel acte de consécration, par lequel elle ratifie sa mort au péché en Christ, et rompt définitivement avec tout ce qui est péché pour ne plus servir que la justice. Elle le fait joyeusement ; car elle a pu constater que chaque péché abandonné favorise la présence de Christ en elle.

Après le péché vient la propre justice. Quoique nous nous défendions en toute sincérité du mérite des œuvres, nous sommes longtemps avant de savoir ce que c’est que de ne pas s’attribuer la moindre place et le moindre droit devant Dieu. Sans nous en douter, nous laissons souvent libre cours aux impulsions de notre esprit, de notre cœur et de notre volonté.

Au lieu de tout attendre du Saint-Esprit, dans tout ce que nous faisons pour le service de Dieu dans la prière, dans l'adoration, dans la lecture de la Bible, nous attendons de nous-mêmes une part que nous sommes incapables de fournir. Mais une fois que nous avons reconnu qu'en nous c'est-à-dire en notre chair n'habite aucun bien nous voyons qu'il n'est pas possible de demeurer en Christ sans abandonner tout ce qui est de nous-mêmes pour ne dépendre que du souffle du Saint-Esprit, seul capable de produire ce qui est agréable et Dieu.

Viennent ensuite les facultés et les dons naturels que nous tenons de notre Créateur ainsi que les occupations et les intérêts dont sa providence nous a entourés. C'est une erreur de croire qu'une fois convertis ces choses sont naturellement au service du Seigneur. Il faut pour cela une grâce toute particulière.

Lors même que nous sommes enfants de Dieu, nos dons et nos facultés sont encore souillés par le péché et sous la domination de la chair ; ils me peuvent être employés tels quels à la gloire de Dieu, et nous sommes par nous-mêmes totalement incapables d'en user convenablement. Ils sont même dangereux pour nous, parce que, par leur moyen, la vieille mature, le moi reprend facilement sa puissance.

Cette conviction doit nous amener à y renoncer et à les apporter à Christ pour qu'il en prenne possession et les purifie; quand il les a acceptés et marqués de son sceau, ils nous sont rendus, mais pour les considérer dorénavant comme la propriété de Jésus et attendre de lui seul la grâce d'en user sainement et uniquement sous son influence. Ici encore, l'entière consécration est le chemin du salut parfait. Non seulement ce que nous avons abandonné nous est rendu pour être doublement à nous, mais en renonçant à tout, nous recouvrons tout.

Il en est de même pour toutes les occupa­tions et les biens légitimes que Dieu nous a confiés, pour le filet des pêcheurs de Galilée comme pour les devoirs domestiques de Marthe, pour les affections naturelles : la famille et les amis. Jésus exerçait ses disciples à renoncer à tout pour lui. C'est, la loi du royaume de sa grâce, que toutes choses sont faites nouvelles pour nous dans la mesure où les choses anciennes sont passées ou rejetées.

Ce principe a une application plus profonde encore : les dons purement spirituels, qui sont l’œuvre directe de l'Esprit de Dieu au dedans de nous, ces dons mêmes doivent être remis entre les mains de Dieu. L'échange continuel, qui est le principe fondamental de la vie, ne peut cesser un instant. Aussitôt que le croyant commence à se complaire dans la jouissance de ce qu'il a, la communication de grâces nouvelles est retardée et menace d'être arrêtée ; les flots de l'eau vive ne peuvent couler que dans l'âme altérée.

Chaque bénédiction doit retourner à Dieu de qui nous la tenons, pour être mise à sa disposition; alors elle nous apporte le parfum du ciel, et nous pouvons en recueillir tout le fruit. N'est-ce pas là ce que nous enseigne Isaac sur Morija ? N'était-il pas le fils de la promesse le don miraculeux de la toute puissance de Celui qui fait revivre les morts? (Rom. IV : 17). Et pourtant il a fallu qu'il fût immolé pour pouvoir être recouvré et devenir mille fois plus précieux qu'auparavant.

Ce renoncement à tout pour Christ est-il un acte unique dans la vie ou bien une marche à poursuivre de jour en jour ? L'un et l'autre. Lorsque le croyant ouvre les yeux à cette vérité, il peut arriver qu'à un moment donné, disposé par la puissance de Dieu, il s'offre tout entier pour la vie sur l'autel en sacrifice vivant et agréable.

Des moments comme ceux-ci ont souvent marqué la transition bénie d'une vie d'errements et de chutes à une vie en Dieu dans laquelle se manifeste la puissance divine ; mais encore faut-il que ce sacrifice soit continu et journellement renouvelé dans tous les détails de la vie, et qu'une prière incessante monte du cœur pour obtenir une intelligence toujours plus grande de cet abandon parfait et de cette consécration constante de toutes choses à Dieu.

La nature recule devant l'application rigide à tous les détails de la vie d'un tel renoncement; mais ce que la nature n'aime pas, ce qu'elle ne peut faire, la grâce l'accomplit ; et elle fait même de cette vie de sacrifices une vie de joie et de gloire. Ayez recours à cette grâce et vous recevrez le centuple de tout ce que vous aurez sacrifié. Se donner tout entier à Christ pour le posséder tout entier, tel est le secret de la vie en Christ.

 

Andrew Murray

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « Demeurez en Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

DemeurezenChristL’image du cep et des sarments est l’une des plus parlantes et des plus riches des évangiles. Elle est aussi l’illustration la plus parfaite d’une des clefs de voûte de la vie chrétienne : Demeurer en Christ.
Pendant sa vie terrestre, quand Jésus parlait avec ses disciples des relations qu’ils devaient avoir avec lui, il employait souvent l’expression Suivez-moi. Mais au moment de les quitter pour retourner au ciel, il préféra exprimer l’union plus intime et plus spirituelle qu’ils auraient alors avec lui en disant : Demeurez en moi.

La vie chrétienne ne peut s’établir et s’approfondir qu’au travers de la relation suivie avec Christ. Andrew Murray nous propose de le faire au travers de 31 méditations. Ainsi, chaque jour, vous pourrez faire un pas de plus vers une meilleure compréhension et mise en pratique de ce qui est au cœur de la vie chrétienne épanouie : notre habitation en Christ.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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