murray03Demeurez en Christ, par la puissance du Saint-Esprit (dix-septième jour), Demeurez en Christ en vous tenant en repos (dix-huitième jour), Demeurez en Christ dans l'affliction et dans l'épreuve (dix-neuvième jour).

Demeurez en Christ, par la puissance du Saint-Esprit (dix-septième jour).

« L'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous,... comme cette onction vous enseigne toutes choses,... vous demeurerez en lui, selon qu'elle vous a enseignés. » (1 Jean II : 27). Vivre toujours en Christ ! N'est-ce pas là le but de nos désirs ? Néanmoins beaucoup de chrétiens croient la chose impossible et accueillent avec un soupir cette invitation de Jésus : « Demeurez en moi. » Nous vou­drions leur rendre la joie et l'espérance en leur rappelant cette parole de Jean qui nous sert de texte ; car elle affirme que ceux qui ont cru ont reçu l'onction du Saint-Esprit pour leur enseigner toutes choses, par consé­quent aussi pour leur apprendre comment ils peuvent demeurer en Christ. Plusieurs, malheureusement, répondront que cette promesse ne leur est d'aucun secours, n'ayant jamais pu discerner la voix du Saint-Esprit.

Des pensées comme celle-ci viennent de l'erreur, très commune, qui consiste à croire que le Saint-Esprit révèle les mystères de la vie spirituelle à l'intelligence d'abord, et, ensuite seulement, à l'expérience. Les voies de Dieu suivent une marche exactement inverse. Nous devons pratiquer la vérité et en faire l'expérience pour la connaître. « Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt, » est une règle du royaume des cieux.

Accepter ce qu'on ne comprend pas, se soumettre à ce qu'on ne s'explique pas, croire ce qui paraît impossible, marcher dans un chemin dont l'issue vous est cachée; voilà les premières leçons qu'il faut apprendre à l'école de Dieu. « Si vous persistez dans ma doctrine, vous connaîtrez la vérité. » Le vrai disciple commence par suivre le Seigneur, et la connaissance vient par sa communion avec lui.

L'enseignement, du Saint-Esprit consiste à diriger notre vie spirituelle, sans que nous sachions toujours comment, en vue des choses que Dieu a préparées pour nous. Fort de la promesse de Dieu, et s'appuyant sur sa fidélité, le croyant, se place sous la direction du Saint-Esprit, consentant à le laisser faire son œuvre dans son  âme sans toujours s’expliquer ce qu’il fait. Par la foi, il croit à l'action cachée de l'Esprit dans les retraites profondes de sa vie intérieure, en sorte que la parole de Jésus-Christ et le don du Saint-Esprit lui sont une garantie suffisante que l'Esprit lui enseignera comment demeurer en Christ et l'amènera à la communion constante.

Le Saint-Esprit est l'Esprit de vie en Jésus-Christ ; et son œuvre n'est pas seulement de produire la vie nouvelle, mais aussi de l'entretenir de la fortifier et de l'amener à la perfection. Dans la mesure où le croyant se soumettra sans réserve à la loi de l'Esprit de vie, sa foi se changera en connaissance, l'Esprit lui révélant dans la Parole ce dont il lui aura fait faire l'expérience dans sa vie.

 

Cette expression des Ecritures « la communion de l'Esprit » nous donne une idée de l’œuvre immense confiée au Saint-Esprit. Il est le lien qui unit le Père et le Fils, qui unit les croyants entre eux, par-dessus tout qui unit Christ et les croyants; il est la sève qui fait du cep et des sarments une seule et même plante ; si nous croyons à sa présence en nous et si nous veillons à ne pas le contrister, si nous demandons sans cesse qu'il nous remplisse, il nous enseigne à demeurer en Christ presque sans que nous sachions comment, d'abord amenant notre volonté à nous attacher à Christ de tout notre cœur ; puis animant notre foi d'une confiance et d'une attente toujours plus grandes; enfin répandant dans notre cœur une paix et une joie qui surpassent toute intelligence. Passant ainsi par le cœur et la vie à l'intelligence, il nous fait connaître la vérité, non comme une chose abstraite, mais comme la réalité qui est en Christ.

 

Pour être mis en possession de la vie en Christ par cet enseignement de l'Esprit, nous avons, avant tout, besoin d'une foi calme et confiante. Au milieu de toutes les questions et les difficultés que peuvent faire surgir nos propres efforts, quand il nous arrive d'éprouver un ardent désir d'être aidé par un chrétien d'expérience, ou que nous sommes accablé par le sentiment pénible de nos chutes, de notre ignorance, de notre faiblesse, tenons-nous fermes à cette bienheureuse confiance : Nous avons reçu l'onction du Saint-Esprit pour nous enseigner à demeurer en lui.

« L'onction que vous avez reçue de lui, demeure en vous ; vous demeurerez en lui, selon qu'elle vous a enseignés. » (1 Jean 2 : 27). Faites de cet enseignement de l'Esprit  concernant la vie en Christ, un objet spécial de foi. Croyez que si vous l'avez demandé et le demandez encore au Père, déjà vous avez l'Esprit en vous, qu'il travaille lors même que vous ne pouvez vous en douter, et qu'il fera son oeuvre avec puissance si vous ne l'empêchez pas. Il est impossible de vivre une  pleine communion avec Christ sans être rempli du Saint-Esprit.

Ayez donc soin de vous placer fréquemment par la prière au pied du trône de Dieu et de l'Agneau, d'où découlent des flots d'eau vive ; car c'est là, là seulement que vous pourrez être rempli de l'Esprit. Alimentez votre foi par la Parole et par tout ce qu'elle dit de l'Esprit, de sa puissance, de ses consolations et de son œuvre.

Que cette foi en sa présence vous détourne de tout ce qui pourrait le contrister, esprit mondain, œuvres de la chair et de la propre justice; qu'elle vous porte à regarder à Christ, duquel nous avons reçu l'onction et qui peut la faire abonder toujours plus en nous. Il est « l'Oint. »  Quand nous regardons à lui la sainte onction descend sur nous « comme l'huile précieuse, répandue sur la tête d'Aaron, descend sur le bord de ses vêtements. » (Psaume 133).

Acceptée ainsi, la vie en Christ peut-elle être encore un sujet de tristesse et d'effroi ? Non, assurément. Si nous connaissions l'excellence de notre Consolateur et les bénédictions qui découlent d’une pleine soumission à sa volonté, nous apprécierions mieux le privilège d'avoir un tel guide pour nous amener à la vie en Christ. Sa mission est de nous faire réaliser constamment la présence en nous du Sauveur vivant dans toute sa puis­sance rédemptrice et la plénitude de sa vic­toire sur le péché. Il est appelé, à cause de cela, le Consolateur. Avec lui, nous ne devons jamais pleurer un Jésus absent.

Ayez donc l'assurance que le Saint-Esprit, qui est en vous, vous enseignera toutes cho­ses, et qu'il vous fera vivre toujours en Christ, si vous ne résistez pas à son influence par votre incrédulité.

 

Demeurez en Christ en vous tenant en repos (dix-huitième jour).

« C'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c'est dans le calme et la confiance que sera votre force. » (Esa. XXX : 15)

« Garde le silence devant l'Eternel et espère en lui. » (Ps. XXXVII : 7)  

« Oui, c'est en Dieu que mon âme se confie. » (Ps. LXII : 2)

Nous sommes facilement portés à considé­rer la vie chrétienne comme une association entre Dieu et l'homme, admettant bien que la part de l'homme dans cette association est petite et entachée de péché mais que s'il ne la fait de son mieux, il ne peut attendre de Dieu qu'il fasse la sienne. Dès lors, nous avons peine à comprendre ce que les Ecri­tures entendent, lorsqu'elles parlent de se tenir en repos et d'attendre de voir le salut de Dieu, lorsqu'elles présentent cette tran­quillité et cette absence de tout effort comme le secret de la force et de la plus grande acti­vité de l'homme.

Voici comment s'explique cette apparente contradiction. Lorsqu'il est parlé de Dieu et de l'homme comme travail­lant ensemble, il n'est pas question d'une alliance entre deux associés faisant chacun sa part d'un même travail, mais plutôt d'une coopération basée sur le principe de la subordination. Comme Jésus était entière­ment dépendant du Père pour toutes ses pa­roles et ses œuvres, de même le croyant ne peut rien faire de lui-même. Il faut qu'il y renonce et attende l’œuvre de Dieu en lui.

Quand il fait trêve à tout effort, la foi lui donne l'assurance que Dieu accomplit ce dont il s'est chargé, et l’œuvre de Dieu con­siste à renouveler, sanctifier, stimuler toutes ses forces, en sorte que selon la mesure où le croyant se constituera réellement un instru­ment passif dans sa main, Dieu fera de lui l'instrument actif de sa toute-puissance. (Jean 5 : 19-28)

L'expérience de la vie chrétienne sera d'au­tant plus grande chez le croyant, qu'il réalisera mieux cette merveilleuse combinaison d'une entière passivité avec la plus grande activité. Rien n'est plus favorable à la communion avec Jésus, que la tranquillité d'âme. Dans cet état seulement, nous pouvons obtenir la, docilité qui permet au Seigneur de nous révéler ses secrets et de nous montrer notre chemin.

C'est cette disposition d'esprit que nous voyons se manifester, dans toute sa beauté, chez ces trois femmes dont parle l'Evangile ; d'abord Marie qui a pu dire : « Voici la servante du Seigneur, qu'il m'arrive selon que tu m'as dit ; » et dont il est écrit qu'elle « conservait toutes ces choses et les repassait dans son cœur. » Puis cette autre Marie qui restait assise aux pieds de Jésus, l'écoutant parler, et qui montra, en oignant le Seigneur pour sa sépulture, combien elle avait péné­tré dans le mystère de sa mort, plus profon­dément même que le disciple bien-aimé. En­fin cette grande pécheresse cherchant son Sauveur jusque dans la maison du pharisien, avec des larmes qui en disaient plus que des paroles.

Quand l'âme se tient silencieuse en la sainte présence de Dieu, elle reçoit des enseignements que ses propres efforts et l'agi­tation de ses pensées ne lui avaient jamais laissé entendre auparavant ; et elle comprend toujours mieux que son salut est dans ce repos intime : écouter, croire, veiller, atten­dre pour voir ce que Dieu fera ; puis, dans la foi et l'obéissance, se soumettre à l'action de Celui qui opère avec puissance.

 

Il semble qu'aucun message ne devrait nous être plus doux et plus précieux que le commandement de rester tranquilles et de nous tenir en repos, Dieu se chargeant de travailler pour nous et en nous. Pourquoi avons-nous tant de peine à l'accepter ? Pour­quoi sommes-nous si lents à comprendre que la tranquillité de l'âme est une bénédiction, une force, une source de grande activité, le secret de toute véritable vie en Christ ? Cher­chons ensemble ce qui nous prive de ce repos de l'âme. Nombreux sont les dangers qui le menacent.

 

Il y a d'abord la dissipation de l'âme, provenant d'une préoccupation inutile ou trop grande des intérêts de ce monde. Cha­cun de nous a sa vocation terrestre; et, dans le cercle prescrit par Dieu, l'intérêt pour notre travail et pour ce qui le concerne est un devoir. Mais, même en ceci, le chrétien a besoin de vigilance et de modération.

Nous devons encore plus veiller à une sainte réserve dans les choses qui ne nous sont pas absolument imposées par Dieu. Si demeurer en Christ, est réellement notre premier but, prenons garde à cette excitation inutile ; prenons garde même dans les choses néces­saires et légitimes, au pouvoir extraordinaire qu'elles ont d'absorber tellement l'âme, qu'il lui reste peu de force et peu de goût pour la communion avec Dieu. L'inquiétude et les soucis au sujet des choses terrestres, tendent constamment à détruire la vie confiante, et rendent l'âme semblable à une mer agitée. Dans cet état, il est impossible d'entendre le son doux et subtil de l'Esprit.

L'esprit de crainte et de méfiance dans les choses spirituelles, n'est pas moins nuisible; de même le trouble provenant de ce que nous cherchons dans nos propres efforts et dans nos propres forces, les bénédictions spiri­tuelles qui ne viennent que d'en haut.

Enfin, même lorsque l'âme cherche sincè­rement à entrer dans le chemin de la foi, il y a le danger de l'impatience de la chair qui juge de la vie et des progrès de l'âme au point de vue humain et non divin.

En face de ces dangers et de tant d'autres encore, heureux celui qui apprend à tenir son âme en repos, selon cette parole : « C'est dans le calme et la confiance que sera votre force ! »

Que personne ne s'imagine pouvoir demeu­rer en Christ avec une âme agitée et sans avoir chaque jour son moment de tranquil­lité, son heure de méditation, où il écoute son Dieu. Dans ces moments, nous devons cher­cher à entrer dans un état d'âme qui nous permette de passer au milieu du monde et de ses distractions, le cœur et l'esprit remplis de cette paix de Dieu, qui surpasse toute connaissance et nous garde de tout mal. Ce silence de l'âme fortifie la foi, permet au Saint-Esprit de se faire entendre et au Père d'accomplir son œuvre glorieuse.

Recherchez auprès de Dieu, qui seul peut la donner, cette disposition d'esprit ; cultivez-la comme un moyen de vivre en Christ et attendez-vous à la recevoir comme fruit de sa communion.

 

Demeurez en Christ dans l'affliction et dans l'épreuve (dix-neuvième jour).

« Tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde afin qu'il porte encore plus de fruit. » (Jean XV : 1)

Aucune plante ne donne une plus fidèle image des relations de l'homme avec Dieu que le cep de vigne. Aucune ne produit un fruit aussi savoureux, aussi fortifiant tout en ayant une tendance naturelle si prononcée à pousser des jets sauvages et inutiles. Aucune ne réclame autant de soins et de culture et ne demande à être taillée aussi souvent et impitoyablement mais aussi aucune plante ne récompense plus richement de ses peines le cultivateur.

Le Sauveur signale par un seul mot, la nécessité d'émonder la vigne et le résultat merveilleux qu'on obtient par ce moyen. Mais quelle lumière ce seul mot jette sur les souffrances des croyants ! Quels trésors de consolations il renferme pour les heures d'épreuves « Tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde afin qu'il porte plus de fruit. » Par ces paroles Jésus a préparé ses disciples, si facilement ébranlés dans leur confiance, à voir dans chaque affliction un message qui les sollicite à demeurer encore plus intimement en lui.

 

Nous faire demeurer en Christ, tel est, en effet, le but du Père en envoyant l'épreuve. L'arbre tourmenté par l'orage plonge ses racines plus profondément dans le sol ; par la souffrance, le Père veut nous faire pénétrer plus avant dans l'amour du Sauveur. Nos cœurs sont enclins à s'éloigner constamment de lui ; la prospérité et les jouissances nous satisfont trop aisément et nous rendent impropres à sa communion. C'est une grâce du Père de semer des tristesses sur notre route, de nous priver momentanément de joies devenues dangereuses pour nous. Il le fait pour nous amener à sentir plus vivement notre état de péché, pour nous pousser à chercher notre repos en Christ, afin que, lorsque l'affliction sera ôtée, nous soyons tellement affermis en lui, que dans la prospérité, il soit encore notre seule joie. Quoi qu'il lui en coûte d'affliger, il n'épargnera pas les châtiments les plus douloureux si, par là, peut ramener son enfant à demeurer en son Fils bien-aimé. Appliquons-nous à voir dans toute épreuve, grande ou petite, un témoignage de son amour.

 

Demeurons en Christ ; et nous aurons part à toutes les riches bénédictions que Dieu nous destine dans l'affliction. Notre assurance en son fidèle amour s'affermira, et la puissance de son Esprit accomplira en nous cette promesse: « Dieu nous châtie pour notre profit, afin de nous rendre participants de sa sainteté. »

Notre croix deviendra un moyen de communion avec sa croix ; rendus semblables à notre Sauveur dans ses souffrances, nous aurons une expérience plus intime de son amour. Nous serons purifiés de toute souillure et affinés comme de l'or pur de telle sorte que l'image même de Christ se reflétera en nous ; la puissance de la chair sera détruite, l'impatience et la volonté propre seront domptées et remplacées par la douceur et l'humilité de Jésus. Un croyant peut passer sans profit par beaucoup d'afflictions mais s'il demeure en Christ, il en retire la bénédiction.

Demeurons en Christ; et nous trouverons en lui une abondante consolation. Dans l'affliction nous cherchons souvent la consolation d'abord, le fruit seulement ensuite. Le Père céleste n'oublie pas de nous consoler ; mais il nous aime d'un amour tel que, pour lui, notre progrès spirituel est son premier objet.

S'il console, c'est pour induire le cœur meurtri à se tourner vers lui ; s'il refuse la consolation, son but est le même. C'est en nous rendant participants de sa sainteté qu'il nous donne la vraie consolation. Le Saint-Esprit est le Consolateur, non seulement parce qu'il nous parle de l'amour de Dieu, mais surtout parce qu'il nous sanctifie et nous met en communion intime avec Christ, et, par lui, avec Dieu.

En Christ, le cœur du Père se révèle à nous. Où pourrions-nous être mieux consolés que dans le sein du Père ? En lui, nous trouvons la plénitude de l'amour divin, la tendre sollicitude d'une mère. Que demander de plus ? En lui, nous recevons le centuple de ce que nous perdons, et nous voyons que Dieu ne nous dépouille que pour nous enrichir. En lui, la souffrance est sanctifiée et devient le gage que l'Esprit de Dieu repose sur nous et nous prépare pour la gloire éternelle.

Demeurons en Christ au temps de l'afflic­tion, et nous porterons beaucoup de fruit. L'expérience que nous ferons alors de sa ten­dresse et de l'amour du Père, nous amènera à ne plus vivre que pour sa gloire et pour faire connaître à d'autres ce merveilleux amour. Ayant appris le renoncement à nous-mêmes et à notre propre volonté, nous sau­rons sympathiser avec la misère des autres ; assouplis par l'épreuve, nous serons préparés à devenir, suivant l'exemple de Jésus, servi­teurs de tous.

Déjà pendant l'affliction, nous profiterons de notre retraite forcée pour inter­céder en faveur de nos semblables. La pensée que le Père nous afflige pour nous faire por­ter plus de fruit, nous disposera à nous sou­mettre, afin que son désir, devenu le nôtre, soit accompli « Tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. »

Le temps de l'affliction sera ainsi un temps béni qui fera de nous des vaisseaux sancti­fiés, propres au service du Maître et prépa­rés pour toutes sortes de bonnes œuvres. Rappelons-nous seulement que, dans l'afflic­tion, la seule chose à faire est de demeurer en Christ. Tenons-nous en garde contre les consolations et les distractions que trop sou­vent nos amis veulent nous apporter; et que Jésus seul soit notre consolateur. Réjouis­sons-nous enfin dans la pensée qu'une com­munion plus intime et un fruit abondant seront certainement l'issue de l'épreuve, puis­que c'est le Vigneron lui-même qui émonde.

Andrew Murray

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « Demeurez en Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

DemeurezenChristL’image du cep et des sarments est l’une des plus parlantes et des plus riches des évangiles. Elle est aussi l’illustration la plus parfaite d’une des clefs de voûte de la vie chrétienne : Demeurer en Christ.
Pendant sa vie terrestre, quand Jésus parlait avec ses disciples des relations qu’ils devaient avoir avec lui, il employait souvent l’expression Suivez-moi. Mais au moment de les quitter pour retourner au ciel, il préféra exprimer l’union plus intime et plus spirituelle qu’ils auraient alors avec lui en disant : Demeurez en moi.

La vie chrétienne ne peut s’établir et s’approfondir qu’au travers de la relation suivie avec Christ. Andrew Murray nous propose de le faire au travers de 31 méditations. Ainsi, chaque jour, vous pourrez faire un pas de plus vers une meilleure compréhension et mise en pratique de ce qui est au cœur de la vie chrétienne épanouie : notre habitation en Christ.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

folder download   Livres d'Andrew Murray en PDF et EPUB !

 

Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

  • Aucun commentaire trouvé

Ajouter vos commentaires

Vous pouvez commenter cet article

0 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir plus de 25 caractères
conditions d'utilisation.

Découvrez également...

Malhonnête dans les petites choses, malhonnête en tout !

Demeurez en Christ ( Préface de l'auteur, jour 1).

Demeurez en Christ (jours 2,3,4).

X

Copie

Vous souhaitez copier cet article pour votre blog ? N’hésitez pas à nous contacter !