murray03Demeurez en Christ, afin de porter beaucoup de fruit (vingtième jour), Demeurez en Christ et vous serez puissant dans la prière (vingt-unième jour), Demeurez en Christ et dans son amour (vingt-deuxième jour).

Demeurez en Christ, afin de porter beaucoup de fruit (vingtième jour).

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit. — Si vous portez beaucoup de fruit, c'est en ceci que mon Père sera glorifié. » (Jean XV : 5, 8.) Le sarment est destiné à produire un fruit qui rafraîchit et nourrit l'homme ; aussitôt mûr, le sarment l'abandonne pour recommencer son travail d'approvisionnement et préparer un nouveau fruit pour la saison suivante. Mais il n'opère ce travail qu'en demeurant attaché au cep. Ainsi le chrétien, en resserrant son union avec le Cep divin, non seulement accroît sa force, mais porte du fruit, beaucoup de fruit même et devient pour son entourage une source de vie.

Notre parabole jette une nouvelle lumière sur cette parole : « C'est de moi que tu recevras ton fruit. » (Osée XIV : 8). L'âme ne doit avoir d'autre souci que de demeurer intimement en Christ; lui-même produira le fruit et se chargera de faire du croyant une bénédiction pour tous ceux qui l'entourent.

En demeurant en lui, nous recevons son Esprit d'amour et de compassion pour les pécheurs. Le cœur naturel est plein d'égoïsme ; même chez le croyant, son propre salut et son propre bonheur restent, trop souvent, le but exclusif ; mais au contact de l'amour infini de Jésus, son cœur se réchauffe à l'égard de ses semblables.

Nous apprenons à souffrir et de la misère du pécheur et de l'injure qu'il fait à Dieu par son impénitence. Avec Christ, nous commençons à porter le fardeau des âmes, le poids de péchés qui ne sont pas les nôtres; et plus notre union devient intime, plus nous sentons s'éveiller en nous quelque chose de cette passion pour les âmes qui a conduit Jésus au Calvaire; nous sommes prêts à suivre ses pas, à sacrifier notre propre bonheur pour gagner ces âmes que nous avons appris à aimer. L'Esprit du Cep est amour, et il remplit le sarment qui y est attaché.

Ce désir d'être en bénédiction n'est encore qu'un commencement. A peine à l’œuvre, nous nous apercevons de notre faiblesse et des difficultés qui sont sur notre chemin. Les âmes ne sont pas sauvées à notre commandement, et nous sommes tentés de nous décourager, de ralentir nos efforts. Mais si nous persistons à demeurer en Christ, nous recevons sans cesse une force et un courage nouveaux pour notre travail.

Toujours plus convaincus que nous ne sommes que l'instrument indigne par lequel la puissance invisible de Christ accomplit son œuvre dans le monde, nous comprenons combien sa force peut être rendue parfaite et glorieuse dans notre faiblesse. Et c'est déjà un grand point pour le croyant d'avoir conscience de sa faiblesse, tout en persévérant à travailler fidèlement, dans l'assurance que le Seigneur opère par son moyen. Cette conviction même qu'il n'est rien, que Jésus est tout, sert à le faire demeurer en Christ et devient une force.

Il ne considère plus sa propre faiblesse; mais se sentant un avec son Seigneur il compte sur sa puissance. Il va de l'avant, sûr de la victoire car « la victoire qui a triomphé du monde, c'est notre foi. » Pour lui, ce n'est plus faire acte d'humilité que de prétendre que Dieu ne peut bénir ses efforts indignes: au contraire il réclame la bénédiction et l'attend, parce que ce n'est plus lui, mais Christ en lui qui agit. Il demande sans crainte d'être présomptueux, sa part de cette étonnante promesse : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père. »

La pensée que l'absence de fruit et de bénédiction dans son travail, sont nécessaire pour le garder dans l'humilité, ne l'aborde plus : n'est-ce pas le sarment le plus chargé de fruit qui est le plus courbé, et n'a-t-il pas reconnu, en demeurant en Christ, que son fruit est tout à la gloire du Père; qui est le Vigneron.

De là découle un premier enseignement: Si nous demeurons en Christ, mettons-nous à l’œuvre, afin que Jésus puisse produire des fruits abondants par nous' Acceptons fran­chement et joyeusement notre sainte voca­tion d'être, dès maintenant, les instruments de l'amour de Jésus vis-à-vis de notre pro­chain. Comme le sarment ressemble au cep, que quelque chose de la sainteté et de la douceur de Jésus se reflète en nous; que notre vie journalière soit, comme la sienne, une prédication; car l'Eglise et le monde ont besoin d'hommes et de femmes remplis du Saint-Esprit et d'amour, qui soient les té­moins vivants de la puissance de Christ et de sa grâce en faveur de ceux qui croient.

 

Possédés par le désir de voir Jésus glorifié dans les âmes, offrons-nous aussi à lui pour un travail positif, dans notre  propre maison auprès des pauvres, des malades, des délaissés. Il y a à faire pour nous de mille manières différentes que l'Esprit de Christ indique à ceux qui se laissent conduire par lui; peut-être même devrons-nous servir Jésus par des moyens nouveaux qui n'ont pas encore été employés, et qui nous seront révélés; travaillons, travaillons, non pas en nous contentant de prendre part à quelques œuvres religieuses, mais en devenant toujours plus semblables à Christ, et en voyant, comme lui, dans l’œuvre de gagner des âmes au Père, le commencement, sur la terre, de la joie et de la gloire du ciel.

 

Et voici un second enseignement Si nous travaillons demeurons en Christ. Une des bénédictions du travail, s'il est fait dans un bon esprit, sera d'affermir notre union avec notre Sauveur. En constatant notre fai­blesse, nous rechercherons sa force; en priant pour les autres, notre âme s'unira plus inti­mement à la sienne. Nous demeurerons en Christ, sentant que les tentations et les dan­gers abondent. L'activité, même au nom de Christ, a souvent éloigné de lui et a pris la place de sa communion !

Elle peut donner les apparences de la piété à qui n'en a pas la force. Qu'une foi vivante en sa puissance soit le ressort caché de tout notre travail, et nous serons remplis en même temps d'humilité et de courage. Encore une fois, pour que Jésus travaille réellement par nous, il faut une consécration de nous-mêmes entière et de jour en jour renouvelée. Mais nous comprenons maintenant que c'est justement là demeurer en lui; c'est là ce qui constitue notre privilège et notre bonheur : être un sarment portant beaucoup de fruits, rien de plus, rien de moins.

 

Demeurez en Christ et vous serez puissant dans la prière (vingt-unième jour).

« Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. » (Jean XV : 7)

La prière est à la fois un moyen de s'unir à Christ et un fruit de l'union avec lui. Comme moyen de s'unir à Christ, elle est d'une importance infinie. Tous les mouvements de l'âme, tous les élans de la foi, ses désirs, ses aspirations, trouvent leur expression dans la prière. Le croyant qui prie, entre en contact avec Jésus; et celui qui persévère dans ses supplications jusqu'à ce qu'il soit exaucé, jusqu'à ce qu'il soit mis en possession de la bénédiction après laquelle il soupire, trouve dans ses prières un moyen puissant de demeurer plus complètement en lui.

Mais ce n'est pas tant comme moyen que comme fruit de la vie en lui, que le Sauveur parle de la prière dans la parabole du cep et des sarments. Il ne voit pas seulement dans la prière un moyen d'obtenir des bénédictions personnelles, il y voit une des principales forces dont nous disposons pour mettre le monde entier au bénéfice de la rédemption; et il nous assure que si nous demeurons en lui, nous serons autant d'Israël, vainqueurs de Dieu et des hommes.

Nos prières seront l'intercession du juste, fervente, efficace, puissante comme celle d'Elie en faveur du peuple idolâtre. De telles prières seront le résultat de notre vie en Christ et produiront beaucoup de fruits.

Pour le chrétien qui ne demeure pas pleinement en Christ, la prière rencontre parfois des difficultés assez grandes pour le priver de la consolation et de la force qu'il devait en retirer. Sous prétexte d'humilité, il se demande comment une créature aussi indigne que lui pourrait influencer le Dieu tout-puissant et sage. Ces questions angoissantes sont épargnées à celui qui demeure véritablement en Christ ; il fait de plus en plus l'expérience que ses prières ne sont entendues et exaucées que grâce à son union avec le Christ. Parce que nous sommes un avec lui, nos prières montent à Dieu comme ses propres prières.

 

En effet, en demeurant en Christ et en gardant sa Parole, nous apprenons à prier selon la volonté de Dieu. Notre volonté propre étant domptée, nos pensées, nos désirs naturels s'effacent devant les pensées et les désirs de Christ ; son Saint-Esprit pénètre tout notre être ; et, sans que nous sachions comment, nos vœux rendus conformes à la volonté de Dieu grâce au souffle divin, peuvent recevoir leur accomplissement; notre volonté étant renouvelée et sanctifiée, nous pouvons demander librement ce que nous voulons, et cela nous est accordé.

 

Puis la communion de Christ nous enseigne à ne rechercher que la gloire de Dieu dans nos prières. Jésus promettait d'exaucer ses disciples, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. (Voy. Jean XIV : 13) Dans sa prière sacerdotale, nous voyons que cette gloire a été son but sur la terre (Jean XVII) ; dans le ciel, c'est encore sa grande préoccupation.

Celui qui demeure en lui est gagné par ce désir, et la gloire de Dieu devient sa pensée dominante. D'abord, cette pensée, en maîtrisant l'âme, la porte presque à craindre de nourrir un désir de peur qu'il ne se trouve pas être à la gloire du Père. Mais une fois cette suprématie acceptée, elle devient une puissance qui élève le cœur, l'élargit, le rend capable d'embrasser le vaste horizon de cette gloire, et de dire avec le Fils : « Père, glorifie ton nom. »

De plus, si nous demeurons en Christ, nous pouvons nous prévaloir avec assurance du nom de Christ. Souvent les croyants essaient, en priant, de penser au nom de Jésus et à ses mérites, cherchant à se persuader qu'à cause de lui, ils seront exaucés, bien qu'ils sentent péniblement leur peu de foi en ce nom. Ils n'agissent pas au nom de Jésus et ne veulent s'en servir que pour prier ; mais la promesse : « Tout ce que vous demanderez en mon nom », ne peut être séparé du commandement : « Tout ce que vous faites, faites-le au nom du Seigneur Jésus. »

Si le nom de Christ doit être entièrement à notre disposition, de telle sorte que nous puissions en user librement, cela fie se peut que si nous-mêmes, tout d'abord, nous nous sommes entièrement livrés à lui, et qu'il dispose librement de nous. C'est la vie en Christ qui donne le droit et la possibilité d'user de son nom avec assurance. Le Père ne refuse rien au Fils. Si nous demeurons dans le Fils, nous venons au Père, comme ne faisant qu'un avec lui; sa justice nous couvre, son Esprit est en nous, le Père nous voit dans le Fils et nous accorde notre requête.

Ce n'est point par une sorte de compromis que le Père nous considère comme étant en Christ, sans que nous y soyons réellement. Il faut que le Père nous voie vivre en lui, pour que nos prières le fléchissent. Non seulement la vie en Christ transforme notre volonté de manière à ce que nos prières soient conformes à l'esprit de Dieu, mais encore elle nous impute la vertu toute-puissante des mérites de Christ.

Demeurer en Christ produit aussi en nous la foi qui seule obtient l'exaucement. Selon la règle du royaume des cieux, il nous est fait selon notre foi. « Croyez que vous recevrez et il vous sera accordé. » Cette foi a ses racines dans la Parole de Dieu; mais il y a en elle quelque chose d'infiniment plus élevé que cette conclusion logique puisque Dieu a promis, j'obtiendrai. Étant un acte spirituel, la foi repose sur la Parole qui demeure en nous comme une puissance de vie, et par conséquent elle dépend de notre état intérieur.

Sans jeûne et sans prières (Marc IX : 29), sans humilité et sans spiritualité (Jean V : 44), sans l'obéissance de l'amour (1 Jean III :22), il ne peut y avoir de foi vivante. Mais l'âme unie à Christ, qui voit combien lui seul rend ses prières acceptables, ose, par cela même, compter sur l'exaucement. Par la foi elle a appris à demeurer en lui ; et cette loi a eu pour effet d'augmenter sa confiance en tout ce que Dieu promet d'être et de faire pour elle. Elle croit toujours plus fermement que ce qu'elle deman­dera en son nom, elle le recevra.

Enfin, en Christ, nous sommes à la seule place où la réponse peut nous être accordée. Que de chrétiens implorent ardemment la bénédiction de Dieu; et quand Dieu vient a eux pour les bénir, il ne sait pour ainsi dire pas où les prendre ; ces chrétiens-là ne se doutent pas que la réponse aussi doit être attendue et reçue dans la prière' C'est en Christ qu'elle nous est donnée; hors de lui, l'exaucement risquerait d'être mis au service de nos voluptés. (Jacq. IV : 3) Les meilleurs exaucements du reste, comme le don de la grâce ou de la force pour travailler et faire le bien, ne nous viennent que sous la forme d'une expérience croissante de ce que Christ peut être fait pour nous de la part de Dieu.

Demeurons en Christ, et nous apprendrons, ce que tant d'âmes ignorent, que le secret de la prière de la foi est la vie de la foi, la vie en Christ seul.

 

Demeurez en Christ et dans son amour (vingt-deuxième jour).

« Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. » (Jean XV : 9)

Avant de nous inviter à demeurer dans son amour, le Sauveur nous enseigne ce qu'est cet amour. Ce qu'il nous en dit est bien pro­pre à gagner nos cœurs et à éloigner toute pensée de résistance.

« Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. » Dieu est amour. L'amour n'est pas un de ses attributs, il est l'essence même de sa nature le centre de toutes ses perfections. L’amour a besoin d'un objet sur lequel il puisse s'exercer ; c'est pourquoi Dieu a un Fils, et au sujet de ce Fils, il dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute mon affection. » Cet amour du Père est une divine passion, un feu brûlant, intense, éternel, n'ayant qu'un objet, qu'une joie : le Fils unique.

Quand nous considérons tous les attributs de Dieu, son éternité, sa perfection, son immensité, sa majesté, sa toute-puissance, qui sont le rayonnement de la gloire de son amour, nous n'avons encore qu'une idée bien faible de cet « amour qui surpasse toute connaissance. » Et pourtant l'amour de Dieu pour son Fils est placé devant nous comme le miroir où nous pouvons contempler celui de Jésus pour le pécheur. Jésus, lui aussi, met toute son affection dans ses rachetés.

Son amour est éternel. Déjà avant la fondation du monde, nous dit la Bible, Dieu avait établi Christ pour être Chef de l'Eglise, qui serait son corps et dans lequel sa gloire serait manifestée d'éternité en éternité. Christ a aimé d'avance ceux qui lui avaient été donnés par le Père, et quand il parut et dit à ses disciples : « Comme mon Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés, » il ne parlait pas d'un amour terrestre et temporaire, mais éternel : « Je t'aime d'un amour éternel. (Jér. XXXI : 3)

Son amour est parfait. « Le Père aime le Fils et lui a remis toutes choses. »  Jésus aime les siens de la même manière; tout ce qu'il a nous appartient. Il a sacrifié son trône et sa couronne ; il a donné sa vie et son sang; sa justice, son Esprit, sa gloire, son trône même, tout, tout est à nous. Et c'est dans cet amour sans réserve qu'il nous invite à demeurer tous les jours de notre vie.

Son amour est doux et tendre. L'amour du Père pour le Fils se comprend ; car, dans le Fils, tout en est digne. Mais nous ne pouvons nous expliquer celui de Christ pour nous quand nous ne voyons en nous que péché et que nous nous sentons indignes même de rencontrer son regard. Comment l'amour du Père, exercé dans le sein de la vie divine et de ses perfections, peut-il être comparé à celui qui a pour objet des pécheurs ?

Peut-il lui être semblable ? Oui, la nature de l'amour est toujours la même, quoique son objet diffère. Christ ne peut aimer autrement que son Père, et notre misère ne sert qu'à manifester avec plus d'éclat la beauté de cet amour. Il s'abaisse jusqu'à notre faiblesse, il supporte nos lenteurs, nos craintes et nos folies, avec une patience et une douceur infinies. C'est l'amour du Père pour le Fils, embelli, glorifié par la miséricorde et la compassion.

Son amour enfin est invariable. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde il manifesta son amour jusqu'à la fin. » — « Quand les montagnes s'éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s'éloignera point de toi. » (Esaie 54 : 10)

« Je ne t'abandonnerai point que je n'aie fait ce que je t'ai dit, » (Genèse 28 : 15) telles sont les promesses avec lesquelles il entreprend son œuvre dans notre âme. Et puisque notre misère est précisément ce qui nous a d'abord valu cet amour, le péché par lequel nous l'affligeons constamment, qui pourrait nous rendre craintifs et nous faire douter, n'est qu'une raison de plus pour lui de nous aimer.

Et maintenant cet amour nous donne le motif, la mesure et le moyen de l'abandon de nous-mêmes à Christ.

Le motif : Cet amour ne nous presse-t-il pas de rendre enfin les armes et de demeurer en Celui qui nous a aimés de toute éternité, qui a quitté la gloire éternelle pour s'offrir sur la croix, et qui, dans le ciel, intercède, plaide et prie constamment pour nous ?

La mesure : Jésus s'est donné tout entier ; pouvons-nous hésiter à nous livrer entièrement ? quel sacrifice pourrait nous coûter en face de son grand sacrifice ? S'il nous réclame tout, entiers, c'est pour nous remplir plus complètement de son amour ; tout ce que nous abandonnons nous est compensé au cen­tuple déjà dans cet te vie. Oh puissions-nous comprendre les richesses infinies et les trésors de joie que tient en réserve pour nous cet « amour dont la largeur, la longueur, la pro­fondeur et la hauteur surpassent toute connaissance, » afin de profiter du privilège qui nous est offert !

Le moyen : Si nous avons encore des dou­tes sur la possibilité de demeurer dans cet amour, cet amour même nous fournit le moyen de le faire; la foi en cet amour suffit pour nous en rendre capables. Si nous le croyons réellement divin, puissant, intense comme celui du Père pour le Fils, nous comp­terons sur son efficacité pour nous garder, pour triompher de notre faiblesse et de notre péché. C'est là tout ce que Dieu demande de nous ; il nous a créés libres et ne veut pas nous imposer ses bénédictions ; il n'attend que notre consentement et, pour gage de notre acquiescement, il se contente, dans sa bonté de la foi par laquelle nous nous remet­tons à son amour.

Andrew Murray

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « Demeurez en Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

DemeurezenChristL’image du cep et des sarments est l’une des plus parlantes et des plus riches des évangiles. Elle est aussi l’illustration la plus parfaite d’une des clefs de voûte de la vie chrétienne : Demeurer en Christ.
Pendant sa vie terrestre, quand Jésus parlait avec ses disciples des relations qu’ils devaient avoir avec lui, il employait souvent l’expression Suivez-moi. Mais au moment de les quitter pour retourner au ciel, il préféra exprimer l’union plus intime et plus spirituelle qu’ils auraient alors avec lui en disant : Demeurez en moi.

La vie chrétienne ne peut s’établir et s’approfondir qu’au travers de la relation suivie avec Christ. Andrew Murray nous propose de le faire au travers de 31 méditations. Ainsi, chaque jour, vous pourrez faire un pas de plus vers une meilleure compréhension et mise en pratique de ce qui est au cœur de la vie chrétienne épanouie : notre habitation en Christ.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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