murray03Demeurez en Christ et non en vous-mêmes (vingt-neuvième jour), Demeurez en Christ, le garant de l'alliance (trentième-jour), Demeurez en Christ glorifié (trente-unième jour).

Demeurez en Christ et non en vous-mêmes (vingt-neuvième jour).

« Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi. » (Rom. VII : 18). Avoir la vie en soi, est le privilège de Dieu seul, et du Fils à qui le Père l'a aussi donné. Quant à la créature, sa gloire est de chercher sa vie en Dieu. Le crime et la folie de l'homme pécheur est de vivre pour lui-même et en lui-même, tandis que le croyant trouve le bonheur en vivant en Christ et pour Dieu. « Si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. Non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. » Tel est le témoignage de tous ceux qui ont connu le bienfait de la vie de la foi, qui ont su haïr, perdre leur vie, y renoncer pour recevoir à la place la vie sainte de Christ. Il n'y a qu'un chemin pour arriver à la vraie vie, à la vie en Christ, celui de la crucifixion, que notre Sauveur lui-même a suivi.

Il est rare que nous le comprenions au début de notre vie chrétienne. Dans la joie du pardon, nous nous sentons pressés de vivre pour notre Sauveur ; et nous croyons qu'avec l'aide de Dieu, nous en serons capables, ignorant encore la terrible inimitié de la chair contre Dieu et sa résistance absolue, même chez le croyant, à se soumettre à sa loi; ignorant aussi que la mort seulement, et la soumission implicite à la mort de tout ce qui tient à notre nature, rend possible en nous la vie divine et la manifestation de sa puissance.

Mais les chutes douloureuses se chargent bientôt de nous montrer combien la connaissance que nous avons de Christ pour le salut est insuffisante; elles font naître en nous un ardent désir de mieux connaître notre Sauveur. Quand Jésus voit paraître ce désir, il nous montre avec amour sa croix nous avons reçu là notre titre à la vie par la foi à sa mort expiatoire; c'est là aussi que nous devrons faire une expérience plus complète de cette vie. Alors se pose pour nous la question de savoir si nous sommes réellement décidés à boire la coupe que Jésus a bue, à être crucifiés avec lui.

De fait, nous sommes, en lui, déjà crucifiés et morts, c'est-à-dire que, sans en avoir conscience, à partir de notre conversion, nous sommes devenus participants de sa mort ; mais ce qu'il faut maintenant, c'est de donner à ce que nous avons reçu sans le comprendre, notre libre et entier consentement par un acte volontaire, reconnaissant vouloir mourir avec Christ au péché.

C'est un moment solennel pour le croyant que celui où cette question s'impose à lui. Devant elle, plus d'un recule et souvent ne la comprend pas. Nombre de chrétiens s'accoutument si bien à la médiocrité, à une vie de chutes continuelles, qu'ils désirent à peine une délivrance; ils n'osent même pas croire à la possibilité de la sainteté, de notre parfaite conformité avec Jésus et de notre communion ininterrompue en son amour.

Or, là où il n'y a pas un besoin intense d'être préservé d'une manière absolue du péché et d'entrer dans l'union la plus étroite avec le Sauveur, la pensée d'être crucifié avec lui ne peut trouver accès. Ces chrétiens-là ne voient dans la crucifixion que honte et souffrances, et il leur suffit que Jésus ait porté la croix pour leur gagner la couronne qu'ils espèrent porter eux-mêmes un jour.

 

Le croyant, avide de sainteté, considère tout autrement la crucifixion. Il sait, par d'amères expériences que son plus grand obstacle pour la vie d'abandon et de con­fiance en Christ c'est lui-même, son moi, qui tantôt refuse de se soumettre, tantôt entrave par ses vains efforts l’œuvre de Dieu en lui. Il sent que la vie en Christ lui restera inac­cessible tant que ce moi, cette volonté propre et ses œuvres ne seront pas remplacées par Christ, par sa volonté et par ses œuvres ; et cette question : Veux-tu mourir à toi-même ? devient pour lui la question vitale.

 

Étant nés de Dieu, vous êtes déjà en Christ morts au péché et vivants à Dieu. Mais êtes-vous prêts par la puissance de cette mort, à mortifier vos membres, à renoncer complètement à votre vieil homme, à le clouer sur la croix jusqu'à son entière destruction ? Vous demandez peut-être si c'est réellement là ce qui est réclamé du croyant ? Notre nature n'est-elle pas l’œuvre de Dieu, et nos forces naturelles ne peuvent-elles pas être sancti­fiées pour son service ? Oui, elles le peuvent ; mais seulement en étant soustraites à la do­mination du moi, pour être placées sous la puissance de la vie de Christ. (Rom. VI : 18 ; XII : 1).

Ce n'est que par une mortification com­plète du moi que les forces merveilleuses que Dieu nous a dispensées pour le servir, nos dons, nos talents, tout en nous, peut lui être entièrement consacré. Lors même qu'il est impossible, tant que nous sommes dans la chair, de dire que le moi est mort, cepen­dant, quand nous avons permis à la vie de Christ de prendre pleine possession de nous, il peut être, par la foi, maintenu sur la croix et subir sa sentence de mort si réellement, qu'il n'aura plus sur nous aucune puissance, même momentanée. Jésus-Christ étant deve­nu notre second nous-mêmes, ce n'est plus nous qui vivons, mais Christ en nous.

Cette rupture avec nous-mêmes qui est une condition indispensable à notre commu­nion avec Christ, Christ l'accomplit chez qui­conque lui permet de le faire, et il promet de remplir de sa présence celui qui est disposé à le recevoir. Ne reculez donc plus devant le sacrifice, dans la crainte de ne pouvoir y per­sévérer ; mais appuyez-vous sur la promesse qu'il vous fait de vivre en vous à votre place.

Faites cette expérience que vous êtes morts à vous-mêmes : le moi subsiste encore, mais il n'a plus aucun pouvoir sur vous, c'est-à-dire sur votre nature renouvelée, sur le nou­vel homme né en Christ, sauf lorsque dans l'ignorance, la négligence ou l'incrédulité, vous consentez à céder à son autorité usur­pée (Rom. VI : 11). Acceptez simplement, en sincérité de cœur, par la foi, la glorieuse position qui vous est faite en Christ, sachant que votre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que vous ne soyez plus esclaves du péché (Rom. VI : 6), et vivez comme ayant en vous la vie en Christ qui est « un esprit vivifiant. » (Rom. VI : 7).

Demeurez en Christ dans cette conviction, reposez-vous sur lui; mais aussi veillez constamment avec un saint tremblement sur l'ennemi, le moi, qui cherche à reprendre vie et ne cesse de vous solliciter de lui donner du relâche. Réfugiez-vous en Christ. Mettez votre être tout entier à sa disposition, il vous enseignera à être humbles et vigilants, heureux et confiants. Et dans la paix de cette nouvelle vie, vous éprouverez une joie constante, sans cesse renouvelée en constatant la transformation merveilleuse opérée en vous par ce renoncement à vous-mêmes pour ne vivre que de Christ seul.

 

Demeurez en Christ, le garant de l'alliance (trentième-jour).

« Jésus est le garant d'une alliance plus excellente. » (Heb VII : 22)

Les Ecritures parlent de l'ancienne alliance comme n'étant pas sans défaut, et Dieu se plaint de ce qu'Israël n'y a pas persévéré, en sorte qu'il a dû les rejeter (Heb VIII : 7-9). Le but de cette alliance, qui était d'unir Israël à Dieu, n'avait pas été atteint. C'est pourquoi Dieu promet de faire une nouvelle alliance, plus excellente que la première et propre à accomplir son dessein, assurant la fidélité réciproque de Dieu et de son peuple.

D'une part il dit « Je mettrai mes lois dans leur esprit, »  ainsi la fidélité du peuple est assurée pour toujours; et d'autre part « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés, » la fidélité de Dieu est garantie à perpétuité. (Voy. Heb VIII : 10-12) Un Dieu qui pardonne et un peuple qui obéit, tels sont les deux éléments qui doivent se rencontrer et s'unir éternellement dans l'alliance nouvelle. Ce qui en fait la valeur, c'est que Jésus en est le garant : « Jésus est le garant d'une alliance plus excellente. »

Vis-à-vis de l'homme, il se fait, comme Fils de Dieu, garant de la fidélité du Père à remplir ses engagements, en sorte que l'homme peut compter sur le pardon de Dieu et accepter l'alliance -sans crainte de l'abandonner. Comme Fils de l'homme, Jésus se fait, vis-à-vis de Dieu, garant de la fidélité de l'homme à remplir son mandat, en sorte que Dieu peut répandre sur lui les bénédictions de l'alliance. Étant un avec Dieu et un avec nous, Jésus, l'Homme-Dieu, est doublement garant de cette alliance nouvelle. Il est dès lors aisé de comprendre que c'est dans la mesure où nous demeurerons en Jésus, garant de l'alliance, que les conditions et les bénédictions de cette alliance se réaliseront en nous.

Nous le comprendrons encore mieux en considérant la nouvelle alliance à la lumière d'une des promesses qui s'y rapportent, celle de Jérémie XXXII : 40, par exemple : « Je traiterai avec une alliance éternelle, je ne me détournerai plus d'eux, je leur ferai du bien, et je mettrai ma crainte dans leur cœur, afin qu'ils ne s'éloignent pas de moi. »

Avec quelle admirable condescendance Dieu infini s'abaisse jusqu'à notre faiblesse! Lui, le Dieu fidèle, immuable, dont la parole est la vérité, il donne aux héritiers de la promesse un gage de la sûreté de son conseil, il s'engage lui-même à ne jamais varier : « Je traiterai une alliance éternelle, je ne me détournerai plus d'eux. » Heureux celui qui s'approprie Si complètement cette promesse, qu'il y trouve son repos!

Mais dans une alliance, il y a deux contractants; et qu'en sera-t-il si l'homme est infidèle ou fait défaut ? Par lui-même, il est incapable de donner une garantie de sa fidélité; mais Dieu y pourvoit. Dans cette nouvelle alliance, il s'engage, non seulement à ne pas se détourner de son peuple, mais aussi à mettre sa crainte dans leur cœur, afin qu'ils ne s'éloignent pas de lui : « Je ferai que vous suiviez mes ordonnances et que vous observiez et pratiquiez mes lois. » (Eze XXXVI : 27).

Heureux encore celui qui comprend cette condition de l'alliance! Le salut de l'homme est donc, non pas de faire avec son Dieu une alliance qu'il romprait constamment, mais simplement d'entrer dans celle où Dieu s'engage à le maintenir, en sorte qu'il n'a qu'à  accepter la promesse de Dieu et attendre en assurance son accomplissement.

L’œuvre de Jésus, donnée par le Père com­me garant, commence précisément là. C'est à lui que le Père a dit : « Je t'établirai pour traiter une alliance avec le peuple. » Et le Saint-Esprit rend d'autre part ce témoignage que « toutes les promesses de Dieu sont oui en lui et amen en lui, afin que Dieu soit glo­rifié par nous. » (2 Cor. I : 29). Ainsi le croyant, qui demeure en Christ, possède en lui l'assurance de l'inviolabilité de cette alliance et de l'accomplissement de chacune des promesses qu'elle renferme.

« Christ est le garant d'une alliance plus excellente. » C'est comme notre Melchisédec que Christ est garant (voy. Heb VII). Aaron et ses fils sont morts, mais de Christ il est dit qu'il est vivant, Il est sacrificateur pour toujours « selon la puissance d'une vie impérissable. » « Parce qu'il demeure éter­nellement, il possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible. C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement étant toujours vi­vant pour intercéder. » Voilà ce qui rend sa garantie efficace. Sa sainte présence devant le Père et son intercession permanente nous rendent participants de la vie céleste avec ses bénédictions et ses puissances. Comme garant de la faveur du Père à notre égard, il ne cesse de prier pour nous; comme notre garant devant le Père, il ne cesse de travail­ler en nous et de nous révéler le Père.

Le mystère de la sacrificature selon l'ordre de Melchisédec, que les Hébreux ne pou­vaient saisir, est le mystère de la vie de résurrection (Heb V : 10-14). La nature mê­me de cette sacrificature éternelle de Jésus notre garant, explique comment nous pou­vons demeurer en lui d'une manière cons­tante. S'il plaide sans cesse pour nous.

L'exau­cement de ces intercessions descend conti­nuellement sur nous; et comme il est répon­dant de l'accomplissement de cette promesse de l'alliance : « Je mettrai ma crainte dans leur cœur, afin qu'ils ne s'éloignent pas de moi, » il ne peut nous abandonner un seul instant à nous-mêmes sans manquer à son mandat. Notre incrédulité peut mettre obsta­cle pour nous à la réalisation de la promesse; mais lui ne peut être infidèle. Contemplons-le dans la gloire de cette vie éternelle qui lui a valu son titre de souverain sacrificateur, et notre foi se fortifiera, et nous croirons que nous sommes bien réellement appelés à vivre constamment en lui.

Quand nous saisissons parfaitement ce qu'est Jésus et ce qu'il est pour nous, il nous devient naturel et simple de demeurer en lui dans tous les moments et toutes les circonstances de la vie; quelle que soit notre disposition, nous trouvons en lui ce qu'il nous faut. Dans les moments de communion directe, nous nous reposons sur lui comme notre Sauveur, notre garant, vivant éternellement. Dans nos moments de faiblesse, d'obscurité, de crainte, nous regardons à lui comme à notre Souverain sacrificateur, revêtu de la puissance d'une vie qui n'a ni fin ni variation. Et quand la communion directe doit faire place aux occupations indispensables de la vie, nous pouvons encore nous reposer sur lui pour nous représenter devant le Père, et compter sur sa puissance pour nous garder en lui.

 

Demeurez en Christ glorifié (trente-unième jour).

« Votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand, Christ votre vie paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. » (Col. III : 3, 4)

La communion avec Christ crucifié nous apprend à être crucifiés avec lui et réellement morts au péché. La communion avec Christ ressuscité et glorifié nous rend de même participants de sa vie de résurrection et de la gloire dont il a été couronné dans le ciel. Les bienfaits que l'âme retire de cette vie en Christ glorifié sont immenses.

Vie de victoire et de paix. Sur la terre, le Fils de Dieu avait à souffrir, à lutter : il pouvait être tenté, assailli par le péché; ressuscité, il est victorieux du péché glorifié, il est revêtu dans son humanité, de la gloire divine. En demeurant en Jésus comme étant glorifiés avec lui, nous savons par expérience que la puissance du péché est bien réellement détruite; l'assurance que notre délivrance complète, éternelle, est un fait accompli, s'empare de notre âme et la remplit d'une paix toujours croissante.

Vie aussi de pleine communion avec l'amour et la sainteté du Père. Jésus considérait sa mort comme un retour au Père : « Je m'en vais au Père, » disait-il. « Glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi ». Si nous cherchons quel avantage nous retirons de notre union avec Christ glorifié, nous voyons que la gloire et la joie du Fils sont dans la présence lumineuse du Père où tout est sainteté, parfaite harmonie; et le croyant, sanctifié par cette sainte communion, connaît, par expérience, la présence de Dieu; il sent l'accord s'établir de plus en plus entre la volonté du Père et la sienne; car la vie de Jésus ressuscité est la puissance qui détruit en nous le péché.

Vie d'activité, d'amour et de bienfaisance. Du trône où il est assis, Jésus dispense ses dons, répand son Esprit, travaille avec les siens et ne cesse de veiller avec amour sur eux. Nous ne pouvons être unis à lui dans sa gloire sans nous sentir nous-mêmes remplis de zèle et fortifiés pour accomplir son œuvre, son Esprit et son amour nous communiquant la volonté ci la force d'être en bénédiction aux autres; car Jésus est monté au ciel dans le dessein même d'obtenir la puissance de bénir abondamment ; et, comme le Cep divin, il bénit par le moyen de ses disciples, les sarments.

 

Jésus est assis à la droite de Dieu, attendant que ses ennemis soient mis sous ses pieds, le regard fixé vers le temps où il recevra sa pleine récompense, quand sa gloire sera manifestée et que son peuple sera pour toujours avec lui dans cette gloire. L'espérance de Christ est celle de ses rachetés. « Je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jean 14 : 3).

Cette promesse est aussi précieuse à Jésus qu'à nous: la joie de la rencontre est aussi grande pour l'époux qui vient que pour l'épouse qui attend. Et le croyant, intimement uni à Christ, s'en réjouit, non pas tant en vue de son bonheur personnel, que comme un sujet fidèle à son roi qu'il lui tarde de voir venir dans la gloire, victorieux de ses ennemis, alors que l'amour éternel du Père sera pleinement révélé. « Jusqu'à ce qu'il vienne » est le mot d'ordre du croyant sincère. « Quand Christ votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. » (Col. 3 :4)

 

Cette attente est un sujet de joie et de force. Jésus revenant, nous prenant à lui ; Jésus adoré comme le Seigneur de tous, est le résumé et le centre de l'espérance de l'Eglise entière.

C'est en contemplant Jésus glorifié et en demeurant en lui comme tel, que le croyant parviendra à cette conception vraiment spiri­tuelle de sa venue, qui seule apporte à l'âme une vraie bénédiction.

Il y a souvent dans l'étude des choses à venir un intérêt plus intellectuel que spirituel, qui se complait dans les discussions plus que dans la contemplation de la gloire pro­mise. Ce qui nous préparera à la rencontre avec Jésus et ce qui convaincra l'Eglise et le monde que notre espérance est selon la puis­sance de Dieu et non selon la sagesse humai­ne, ce n'est pas la justesse de nos vues ni le zèle avec lequel nous les défendons ; mais c'est un esprit d'humilité et d'amour qui té­moigne que Celui qui vient est déjà en vérité notre vie ; c'est cette communion avec lui qui, faisant pénétrer en nous sa gloire, nous donne de refléter en nos personnes l'image du Christ glorifié.

Qu'elle est bénie, la vie cachée avec Christ en Dieu! Demeurer en Christ glorifié, être assis avec lui dans les lieux célestes ! Mais, encore une fois, de misérables créatures, nées de la poudre, peuvent-elles réellement demeurer dans la communion du Roi de gloire? Oui, grâces à Dieu; et l’œuvre même de Christ est de maintenir cette union.

Il dispose pour cela de la toute-puissance dans le ciel et sur la terre en faveur de quiconque s'en remet à lui et persévère dans la foi. Par un simple acte de foi, l'âme s'est d'abord aban­donnée au Sauveur ; par un simple acte de foi encore, mais d'une foi devenue puissante en grandissant, l'âme reçoit le Christ glorifié et la plénitude de grâce qu'il apporte avec lui. Saisissant toujours mieux la réalité de cette gloire, elle y participe par sa commu­nion, si bien que la vie du croyant commence à reluire, comme la face de Moïse, d'un éclat qui n'est pas de ce monde.

Vie glorieuse ! et qui nous appartient puis­que nous possédons Christ. Sa puissance cachée agit déjà en nous, en attendant son épanouissement complet dans la gloire. Puis­sent la joie et la paix, dans notre vie journa­lière, en être une preuve éclatante Puisse notre communion avec Christ glorifié être notre force pour vivre à la gloire du Père et nous rendre participants de la gloire du Fils !

 

ET MAINTENANT PETITS ENFANTS

DEMEUREZ EN LUI,

AFIN QUE

LORSQU'IL PARAITRA NOUS AYONS DE L'ASSURANCE,
ET QU'A SON AVÈNEMENT

NOUS NE SOYONS PAS CONFUS ET ÉLOIGNÉS DE LUI.

1 JEAN 2 :28

 

Andrew Murray

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « Demeurez en Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1935

DemeurezenChristL’image du cep et des sarments est l’une des plus parlantes et des plus riches des évangiles. Elle est aussi l’illustration la plus parfaite d’une des clefs de voûte de la vie chrétienne : Demeurer en Christ.
Pendant sa vie terrestre, quand Jésus parlait avec ses disciples des relations qu’ils devaient avoir avec lui, il employait souvent l’expression Suivez-moi. Mais au moment de les quitter pour retourner au ciel, il préféra exprimer l’union plus intime et plus spirituelle qu’ils auraient alors avec lui en disant : Demeurez en moi.

La vie chrétienne ne peut s’établir et s’approfondir qu’au travers de la relation suivie avec Christ. Andrew Murray nous propose de le faire au travers de 31 méditations. Ainsi, chaque jour, vous pourrez faire un pas de plus vers une meilleure compréhension et mise en pratique de ce qui est au cœur de la vie chrétienne épanouie : notre habitation en Christ.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

   livre2   livre3   livre4   livre5   livre6   livre7   livre8

 

Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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