finney

I. Ce que ce repos n'est pas.

1. Ce n'est évidemment pas un état d'inactivité.
L'apôtre qui écrit cette parole au présent : « Nous entrons dans le repos, » était très loin d'être inactif et d'encourager l'inactivité chez les autres.

2. Ce n'est pas non plus le parfait repos du ciel.
L'apôtre en parle au présent : « nous entrons (1), » ce qui ne s'accorde pas avec l'idée d'un repos à venir dans le ciel.
(1) C'est à tort que quelques-unes de nos traductions portent : « nous entrerons. » (Trad.)
Le parfait repos du ciel comprend la délivrance absolue de toutes les peines, de toutes les épreuves, de toutes les souffrances et de toutes les tentations de cette vie. Le repos du croyant ici-bas peut être essentiellement de même nature que ce repos céleste, mais il n'en est que le commencement, et il en diffère à plusieurs égards, car il n'implique point l'exemption des épreuves, des souffrances, de la maladie et de la mort, toutes choses dont les apôtres et la primitive église ont eu leur grande part.



II. Ce qu'il est.
III. Quand nous devons entrer dans ce repos.
IV. Comment nous devons y entrer.
V. Que tout péché est incrédulité ou provient de l'incrédulité.

 

II. Ce qu'il est.

1. C'est la cessation de toute résistance à la volonté divine, de toute guerre avec Dieu.

Le terme de repos est souvent employé en ce sens dans la Bible. Dans notre contexte, il est dit que les Israélites se reposèrent quand ils furent délivrés de leurs ennemis. Le repos dont parle notre texte est la cessation de la lutte avec la vérité, la conscience et les exigences de la loi de Dieu. Celui qui est entré dans ce repos est délivré des reproches de la conscience qui troublent et agitent l'âme; il en a fini avec cette crainte servile de la colère de Dieu qui pousse aux oeuvres de la propre justice.

2. C'est la cessation de nos propres œuvres.

A. En entrant dans le repos, nous délaissons les œuvres faites pour nous-mêmes.

 

Une grande partie de la religion qu'il y a ou qu'il paraît y avoir dans le monde, se compose d’œuvres qui sont propres et personnelles à l'homme, en ce sens qu'il les accomplit pour lui-même. Il travaille pour son salut comme le mercenaire pour gagner son pain. Or si dans votre religion vous n'avez pas d'autre but que d'être sauvé, — que ce soit d'une ruine temporelle ou d'une ruine éternelle, peu importe, — vous vivez pour vous-même, et loin de vous reposer de vos propres œuvres, vous ne cessez de les multiplier.

 

Le repos dont parle notre texte est la cessation de toutes ces œuvres-là. L'apôtre dit au verset 10: « Celui qui est entré dans son repos, se repose de ses propres œuvres. » Il n'est pas question de délaisser toute espèce d’œuvres, ce que ne font ni les saints qui sont sur la terre, ni les saints qui sont dans le ciel. Nous n'avons, en effet, aucune raison de croire que les bienheureux, les anges et Dieu lui-même soient jamais inactifs. Il s'agit de laisser toute œuvre ayant pour but unique le salut de notre âme. Il s'agit de cesser de travailler pour nous-mêmes, afin de travailler pour Dieu.
Nous faisons donc nos propres œuvres tant que notre but suprême est de sauver notre âme ; mais dès que nous remettons entièrement la question de notre salut entre les mains de Jésus-Christ et que nos œuvres sont faites par amour pour Dieu, celles-ci ne sont plus nos propres œuvres.

B. En entrant dans le repos, nous laissons de côté les œuvres accomplies de nous-mêmes, aussi bien que les œuvres accomplies pour nous-mêmes.

Une œuvre provient de nous-mêmes quand elle résulte de l'exercice des forces qui nous sont naturelles, en dehors des influences du Saint-Esprit. De telles œuvres sont toujours et pleinement des péchés. Accusé par sa conscience, aiguillonné par l'espérance et la crainte, l'homme charnel se met à l'œuvre ; dans ces conditions, il ne peut que pécher, car il ne sort pas de l'égoïsme.

Que cet égoïsme varie ses formes et multiplie ses œuvres à l'infini, elles ne deviendront jamais des œuvres d'amour.
Triste vie que celle de l'homme qui tire sa religion de son propre fonds et accomplit, ses œuvres par ses propres forces, peinant, luttant sans cesse pour arriver à produire tant de religion par mois, tant par année, contraint par la peur, poussé par l'espoir, fustigé par la conscience, mais étranger aux impulsions de cet amour divin que le Saint-Esprit répand dans les cœurs !

Oh ! Que de telles œuvres sont lamentables ! elles sont nôtres, tout autant que celles du démon sont siennes:
Qu'importe le nom, la forme, l'espèce de vos œuvres, qu'importe qu'elles paraissent des plus religieuses et des plus admirables, si l'amour de Dieu n'en est pas le premier moteur, la vie, le cœur et la, racine ! Elles sont vos propos œuvres : le repos en Dieu dont parle notre texte en,est complètement absent.
Nous devons laisser de côté de telles œuvres, parce qu'elles laissent de côté l’Évangile. Celui qui s'y adonne, dans la mesure où il s'y adonne, refuse de recevoir Jésus-Christ comme son Sauveur. Jésus-Christ nous est présenté comme étant un Sauveur complet, comme étant notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption. Dans la mesure donc où un homme s'efforce de se passer de Jésus-Christ sous l'un ou l'autre de ces rapports, il met de côté l’Évangile.

C. Entrer dans le repos implique, non pas seulement que nous cessons de travailler en vue de notre salut, mais que nous cessons de faire quoi que ce soit pour nous mêmes.

Nous ne devons pas même manger ou boire pour nous-mêmes. « Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites TOUT POUR la gloire de Dieu. » (1 Cor. X, 31.) Celui qui est entré dans son repos a cessé d'avoir des intérêts personnels. Ses intérêts ont entièrement disparu dans ceux de Christ; il s'est donné si parfaitement à Christ, qu'il n'a plus rien à faire pour lui-même. Il sait que pour autant qu’il s'agit de son salut, s'efforcer de le gagner par ses œuvres serait, absolument insensé; il ne fera donc aucun effort quelconque en ce sens.

Voyez le pécheur convaincu de péché. Quelle peine ne se donne-t-il pas pour se sauver lui-même, jusqu'à ce qu'il apprenne qu'il n'est rien et qu'il ne peut rien ! Quand il a appris cela, il cesse ses efforts et se jette dans les bras de Christ.
Tant que l'homme n'a pas reconnu qu'il est en lui-même sans lumière, sans force, sans ressource aucune, il n'entend rien à la simplicité de l’Évangile qui nous appelle simplement à RECEVOIR le salut, par la foi, comme un pur don.

D. Nous reposer de nos œuvres, c'est cesser de faire quoi que ce soit par nos propres forces.

 

Celui qui est entré dans son repos sait que tout ce qu'il ferait dans sa propre force serait en abomination à Dieu. A moins que Christ ne vive en nous et que Dieu n'opère en nous la volonté et l'exécution, selon son bon plaisir, rien de ce que nous faisons n'est acceptable devant Dieu. Celui qui n'a pas appris cela, ne s'est pas reposé de ses propres œuvres, il n'a pas accepté le Sauveur. L'apôtre Paul dit que « nous ne sommes pas capables par nous-mêmes de penser quelque chose comme venant de nous-mêmes; » tant que nous n'avons pas fait cette expérience, nous n'avons pas compris la profondeur de la dégradation dans laquelle le péché nous a jetés.

 

3. Entrer dans le repos implique encore qu'on a rejeté tout fardeau sur le Seigneur Jésus-Christ.

« Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et je vous donnerai le repos. » « Rejetez sur lui tout votre souci. » Ces paroles signifient exactement ce qu'elles disent. Que votre souci se rapporte à l'âme ou au corps, rejetez-le tout entier sur Jésus-Christ. Voyez ce petit enfant qui marche à côté de son père; celui-ci porte un lourd fardeau et l'enfant tâche de l'aider avec sa petite main, mais à quoi cela peut-il servir? Ainsi beaucoup de chrétiens se donnent une peine fort inutile en essayant d'aider le Seigneur Jésus-Christ dans son œuvre.

Ils s'agitent et se tourmentent tantôt pour une chose, tantôt pour une autre, comme si tout reposait sur leurs épaules. Mais, sachez-le, Jésus-Christ est autant engagé envers le croyant pour TOUT ce qui le concerne, que pour sa justification; il a pris à sa charge nos intérêts temporels tout autant que nos intérêts spirituels. Il n'est pas un seul de vos soucis que vous ne deviez rejeter sur Jésus-Christ. Je ne veux pas dire que le chrétien n'ait rien à faire. Voici un homme qui a rejeté sur Jésus-Christ le fardeau de toute sa famille; cela ne signifie pas qu'il n'ait rien à faire pour sa famille ; mais qu'il s'est remis à Christ pour que Christ lui donne à mesure direction, lumière, force, succès. Et Christ répond de tout ; il veillera à ce que tout aille bien.

4. Entrer dans le repos, c'est faire du Seigneur Jésus-Christ notre sagesse, notre justice, notre sanctification et notre rédemption. C'est le recevoir pleinement lui-même, dans tous ses offices, comme celui qui pourvoit parfaitement à tous nos besoins.

5. Entrer dans le repos, c'est encore abandonner tellement toutes nos facultés à Christ, que désormais toutes nos œuvres soient ses œuvres.

Je ne voudrais pas qu'on cherchât dans ce langage antre mysticisme que celui de la Bible.
C'est une maxime de droit que ce qu'un homme fait faire par un autre, il le fait lui-même. Si je paie un homme pour commettre un meurtre, je suis l'auteur de ce meurtre exactement comme si j'avais tué de ma propre main. Le crime n'est pas plus dans la main (1) qui tient l'épée que dans l'épée elle-même, il est dans l'esprit, dans le cœur de celui qui l'a voulu. Maintenant appliquez ce principe à l'activité de celui qui s'est entièrement abandonné à Christ.
(1) La main au sens littéral; il ne s'agit pas de l'assassin à gages. (Trad.)

Paul insiste sur le fait que s'il a travaillé plus que tous les autres apôtres, ce n'est pas lui qui l'a fait, mais la grâce de Dieu en lui, Christ vivant en lui. Cela ne signifie pas que Christ agisse sans que Paul ait à vouloir, mais que Christ par son Esprit influence et conduit l'esprit de Paul pour le faire agir d'une manière conforme à la volonté de Dieu, Quand un chrétien se repose de ses œuvres, il abandonne si complètement ses intérêts personnels et sa volonté propre, il se place si entièrement dans la dépendance du Saint-Esprit, qu'il ne fait plus rien que sous l'impulsion de cet Esprit.

C'est bien ainsi que l'entendait l'apôtre quand il écrivait « Accomplissez votre propre salut avec crainte et tremblement ; car c'est Dieu qui opère avec efficace en vous et le vouloir et le faire en vertu de son bon » Dieu agit sur la volonté, non par la contrainte, mais par l'amour, de manière à ce qu'elle fasse exactement ce qui plaît à Dieu. S'il usait de contrainte, nous ne serions plus des êtres responsables et libres.
Mais l'action de nos facultés n'est pas suspendue; elle s'exerce sous l'influence de Christ. Nos mains, nos pieds, tout notre être travaille pour Dieu, dirigé et inspiré par lui. De sorte que tout ce qui est bonne œuvre en nous, est en réalité l’œuvre de Christ. C'est bien notre œuvre en ce sens que nous y avons concouru volontairement ; mais Christ en est la cause première, c'est son œuvre.

6. Dans la mesure où nous nous soumettons à Christ, nous cessons de pécher.
Si c'est lui qui nous dirige, il ne nous conduira pas à pécher. Ceci n'a pas besoin d'explication.

 

III. Quand le croyant entre-t-il dans le repos ?

Il y entre dans cette vie.
C'est ce que montrent notre texte et notre contexte. Le repos dont il s'agit est celui de la foi en Jésus-Christ ; c'est la cessation de nos propres œuvres qui sont appelées plus loin (Heb 9 :14) œuvres mortes et dont nous devons être purifiés dès maintenant par le sang de Christ. Le chrétien entre donc dans son repos en croyant maintenant, aujourd’hui, dit notre contexte.
« Ceux qui étaient sortis d'Egypte, dit l'apôtre, ne purent entrer dans le repos de Dieu à cause de leur incrédulité. Craignons donc, tandis que la promesse d'entrer dans son repos subsiste encore, que quelqu'un de vous ne paraisse être venu trop tard. » Par la foi, nous devons prendre possession immédiate du repos, ce qui n'est antre chose que recevoir pleinement Jésus-Christ (1).

(1) Heb 4 :11 il est dit : Empressons-nous dont d'entrer dans ce repos, exhortation qui serait absurde si nous ne pouvions pas y entrer aujourd'hui, maintenant (2 Cor. 6 :2), pendant cette vie-ci par conséquent.
(Et ne serait-elle pas pour nous très particulièrement cette exhortation adressée à dés gens qui vu le temps, devraient être docteurs, mais qui ont encore besoin qu'on leur enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, et qu'on les presse «d'aborder ce qui est parfait ? » (Trad.))

 

IV. Comment devons-nous entrer dans ce repos ?

Nous l'avons vu, nous devons y entrer par la foi. Vous NOUS rappelez la parole de Jésus-Christ.: « Venez à moi vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et je vous donnerai le repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, parce que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger. » C'est ici le même repos que celui dont il est parlé dans notre texte. Si nous voulons « venir à Christ ; » nous charger de son joug léger qui est amour, et nous « décharger sur Lui de tous nos fardeaux, » nous trouverons le repos. Le psalmiste parle de ce même repos quand il s’écrie : « Mon âme, retourne à ton repos. » (Ps 116 :7.)

Il est évident que par sa nature même, la foi en Jésus-Christ donne à l'âme le repos tel que je l'ai décrit. Avec quelle promptitude elle dissipe la crainte servile et amène la pleine liberté ! Comme elle délivre de l'égoïsme ! Par la foi, nous confions tout à Jésus-Christ, notre sanctification et la direction de notre vie aussi bien que notre justification ; et nous sommes tout aussi assurés de celles-là que de celle-ci. Considérée en elle-même et isolée de Dieu, l'âme est autant remplie de péchés et dénuée de ressources que si elle avait passé des siècles dans l'enfer.

Prenez le meilleur chrétien de la terre, et supposez que le Seigneur Jésus-Christ abandonne son âme, priera-t-il, fera-t-il quelque bien, quelque chose d'acceptable aux yeux de Dieu ? Jamais ! Le plus grand saint de la terre tombera immédiatement dans le péché s'il est abandonné par Jésus-Christ. Mais celui qui croit abandonne tout entre les mains du Sauveur, qui se charge de tout ; c'est là le repos.

La foi aperçoit distinctement qu'étant enfants de Dieu, nous n'avons pas plus besoin de travailler pour nous-mêmes que le fils du millionnaire n'a besoin de gagner son pain. Si nous sommes dans la foi, nous travaillerons par amour pour notre Père, et nous ne serons pas tentés de mêler notre justice à la justice de Christ, notre sagesse à sa sagesse, nos souffrances à ses souffrances. La foi met l’âme sous la direction et sous la puissance de l'amour, en sorte qu'elle n'agit plus seulement par devoir, poussée par la conscience toujours menaçante; elle agit sous l'empire des mêmes principes célestes qui ont inspiré Jésus-Christ.

 

V. L'incrédulité est la cause de tout péché.

Elle est elle-même un péché et elle est la source d'où proviennent tous les autres péchés. Il est certain que le vrai péché d'Adam fut le manque de confiance en Dieu.
Un homme manque-t-il de foi, il est abandonné par cela même aux instincts de sa nature; le monde visible seul agit sur son âme et ne peut provoquer que des actes d'égoïsme. Cet homme est condamné à ramper dans la poussière de la terre ; il ne peut jamais s'élever au-dessus de ses appétits et de son propre intérêt. Il y a impossibilité naturelle à ce qu'il en soit autrement ; comment, en effet, l'esprit agirait-il sans motifs ?

Les motifs de l'éternité n'existent que pour la foi. Les autres motifs, quels qu'ils soient, ne peuvent élever l'âme au-dessus de ce monde, et ne peuvent engendrer autre chose que « l'affection de la chair, » c'est-à-dire le péché.
Représentez-vous un enfant qui a perdu toute confiance en son père. Il ne peut plus lui rendre l'obéissance du cœur; c'est une impossibilité naturelle. S'il prétend obéir, ce n'est pas du cœur qu'il le fait ; son obéissance est égoïste ; le mobile et l'essence de toute obéissance cordiale ne se trouvent plus en lui. Ainsi « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu ; » il est impossible de lui obéir d'une obéissance qui lui soit agréable.
Il est donc manifeste que l'incrédulité est la source de tous les péchés qui remplissent la terre et l'enfer et que toute âme dépourvue de foi travaille à sa ruine éternelle.

 

REMARQUES.

1. Nous voyons pourquoi la foi est appelée « une substance des choses qu'on espère. »

La foi, la confiance en Dieu, est ce qui fait et constitue le ciel, et il en sera ainsi éternellement.

2. Nous voyons ce que c'est que d'être conduit par l'Esprit de Dieu.

C'est lui abandonner toutes nos facultés et toutes nos énergies, de manière à être dirigé par lui dans tout ce que nous faisons.

3. Nous voyons qu'une parfaite foi produirait l'amour parfait ou la sanctification parfaite.

Un abandon absolu et continu entre les mains de Christ de tout ce que nous avons et de tout ce que nous sommes ne peut produire autre chose que la sainteté parfaite.

4. Le chrétien est sanctifié dans la mesure de sa foi. S'il n'est sanctifié qu'imparfaitement, c'est parce que sa foi est faible.

Quand le Seigneur Jésus-Christ était sur la terre et que ses disciples tombaient dans quelque faute, il leur reprochait leur manque de foi. Un homme qui croit en Christ n'a pas plus sujet de s'attendre à pécher qu'il n'a sujet de s'attendre à être damné. Ceci vous étonne peut-être, mais c'est pourtant vrai.
Vous devez recevoir Christ pour votre sanctification aussi absolument que pour votre justification.

Si vous dépendez de lui pour votre sanctification, il ne vous laissera pas plus tomber dans le péché qu'il ne vous laissera tomber en enfer. Il est aussi déraisonnable, aussi antiscripturaire et aussi coupable de vous attendre à l'un que de vous attendre à l'autre. Et si vous péchez, ce ne sera jamais autrement que par incrédulité.

Plusieurs d'entre vous ont lu le Journal de Mme Esther-Anne Rogers et savent combien il lui était habituel de s'en remettre immédiatement et absolument à Christ, quand la tentation se présentait ; or elle était gardée chaque fois, elle en rend hautement témoignage.
Souvenez-vous de ce qui arriva à Simon Pierre. Il demanda à Jésus-Christ la permission d'aller vers lui en marchant sur les eaux, et le Seigneur l'invita à venir, ce qui était de sa part une promesse implicite de le soutenir.

Sans cette promesse, c'eût été tenter Dieu que d'entreprendre pareille chose. Mais, -armé de cette promesse, Pierre n'avait plus le droit de douter. Il se lança donc, et aussi longtemps qu'il crut, la vertu de Christ le soutint, en sorte qu'il marcha sur les eaux comme sur un terrain solide. Mais aussitôt qu'il commença de douter, il enfonça. Il en est de même pour l'âme; dès qu'elle commence à douter que Jésus-Christ n'ait le pouvoir et la volonté de la maintenir dans un état d'amour parfait; elle succombe. Prenez Christ au mot, rendez-le responsable, attendez-vous à lui, et la terre et le ciel passeront avant qu'il laisse tomber votre âme dans le péché.

5. Vous voyez encore comment il se fait que l'activité désintéressée des saints soit compatible avec le repos.

Cette activité a l'amour pour principe; aussi n'a-t-elle rien de contraint ni de pénible. Bien loin de là : si les chrétiens étaient empêchés de s'y livrer, c'est alors qu'ils souffriraient. Tel est leur amour des âmes que s'ils ne pouvaient rien faire pour elles, ils seraient en détresse.

Au fait, l'inactivité est incompatible avec repos des saints. Comment serait-ce un repos que de ne rien faire, quand on est tout brillant de l'amour de Dieu et des âmes? Pourrait-on se reposer alors que Dieu est déshonoré et que les âmes sont détruites sans que personne ne vienne à leur secours? C'est au contraire un repos délicieux pour l'âme que de se répandre en prières et de se dépenser en efforts pour le salut des pécheurs. Tel est le repos dont jouissent les anges, lesquels ne cessent de travailler nuit et jour au service des saints.

L'apôtre dit : « Prenez garde, taies que la promesse du repos subsiste encore, que quelqu'un d'entre vous n'en soit privé. » « Empressons-nous donc d'entrer dans ce repos. »

 

Charles Grandison Finney

 

Sources / Infos

list arrow  LIVRE: « A ceux qui font profession d'être chrétiens »  (Finney Ch.) 1889 / Publication par E. Béroud.

Numérisation M-C P. Ocr Yves PETRAKIAN Fev 2007 – Mars 2011 France - http://456-bible.123-bible.com

A ceux qui font profession dtre chrtiens

 

Parmi les noms qui sont attachés aux réveils que Dieu a accordés à Son Eglise au cours des siècles, il en est un qui doit être cité en première ligne : Charles Grandison Finney, homme entièrement de la même nature que nous, mais livré sans restriction à Dieu, pour Son œuvre.

Dieu s'est servi de lui pour embraser Son peuple et pour amener une grande multitude à accepter Christ comme Sauveur et à Le sanctifier comme Roi et Seigneur de leur cœur.

 

 

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Propos du traducteur

 

PROPOS DU TRADUCTEUR

Voici donc en français les notes du reporter. Nous ne faisons pas d'excuse pour les imperfections de la forme : nous avons à nous occuper d'autre chose.

Il n'est certainement pas d'ouvrage plus propre à éclairer « ceux qui font profession d'être chrétiens » que ces notes. Le christianisme désintéressé qui s'y révèle sera d'emblée reconnu par tout homme droit comme le seul vrai. Et cependant ce christianisme-là est encore peu connu parmi nous.

Nous avons erré, nous errons encore, la plupart, sur la question même qui est tout dans le monde et dans l'Univers, la question du but suprême de la vie. Or, cette question est traitée à fond dans les Discours: elle y est résolue avec une telle abondance de lumière que toute conscience honnête le reconnaîtra : il n'y a plus d'objection possible. Avec pleine connaissance de cause, ou « sauver sa vie » dans la honte éternelle, ou « la perdre » enfin avec joie : c'est la seule alternative qui reste.

En bénissant Dieu de ce qu'il nous a donné de faire quelque chose qui sera utile à plusieurs, nous nous sentons pressés de remercier deux de ses serviteurs dévoués, M. Albin Peyron qui a fort encouragé et facilité la présente publication, et M. le pasteur Bahut qui a bien voulu prendre la peine de lire notre traduction avec le plus grand soin, la comparant au texte anglais et nous adressant des observations qui nous ont été des plus précieuses.

CH. CHALLAND, pasteur.

Genèse, Octobre 1888.

Par David Smithers

LA PRIERE FACONNE L'HISTOIRE
par David Smithers

finney0« Parmi les noms qui sont attachés aux réveils que Dieu a accordés à Son Eglise au cours des siècles, il en est un qui doit être cité en première ligne : FINNEY, homme entièrement de la même nature que nous, mais livré sans restriction à Dieu, pour Son œuvre. Dieu s'est servi de lui pour embraser Son peuple et pour amener une grande multitude à accepter Christ comme Sauveur et à Le sanctifier comme Roi et Seigneur de leur cœur.

Finney nous a aussi procuré, par le moyen de sa plume, les principes de base de tout réveil religieux. C'est pourquoi il parle encore et n'a jamais cessé d'être en bénédiction à de nombreuses âmes. Le message de Finney, si viril, si logique et si loin de toute ambiguïté, se présente comme une réponse à ce besoin de réveil dont beaucoup d'enfants de Dieu sont aujourd'hui comme dévorés. (M. Weber, 1951 - préface à l'édition française des Discours sur les Réveils Religieux, Finney). Sans aucun doute possible, il fut une voix prophétique pour l'Amérique du 19e siècle. Son ministère produisit en toute logique des réveils, même dans des endroits considérés comme très durs et hermétiques à l'Evangile.

Comme le prophète Jérémie, Charles G. Finney fut oint de Dieu pour « arracher » et « planter » dans la vigne du Seigneur (Jérémie 1 :10). C'était un homme d'intense prière, de pureté et de passion. Dénué de tout ego, il était rempli du Saint-Esprit. Ses sermons étaient des éclats de chaîne, déversant des sentiments de conviction dans les cœurs des sceptiques les plus endurcis. Simple comme un enfant dans sa façon de prêcher, il décontenançait parfois ses auditeurs uniquement par ses prières. Il pouvait clamer les jugements de Dieu sur le péché avec la force du tonnerre et dans une grande liberté, pour présenter ensuite la miséricorde de l'Evangile avec tendresse et larmes.

Sans aucun doute possible, il fut une voix prophétique pour l'Amérique du 19e siècle. Son ministère produisit régulièrement des réveils, même dans des endroits considérés comme très durs et hermétiques à l'Evangile. L'autobiographie de Finney est remplie de récits relatant de puissantes manifestations du Saint-Esprit. A une certaine occasion où Finney prêchait dans un bâtiment scolaire, « soudainement une atmosphère de solennité terrible tomba sur l'assemblée et les chrétiens de la congrégation tombèrent de leurs chaises, pleurant pour obtenir miséricorde. » Finney déclara : « Si j'avais eu une épée dans chaque main, je n'aurais pas pu les frapper aussi vite qu'ils ne tombèrent. Je crois que toute l'assemblée était à genoux ou dans un état de prostration au bout de deux minutes. » Les cris et les pleurs des gens étaient si forts que l'exhortation que donna Finney à se confier dans la miséricorde de Christ n'était même pas audible.

 

Finney semblait si rempli de l'Esprit Saint que les gens étaient souvent amenés à la conviction de péché rien qu'en le regardant. Lors d'une tournée d'évangélisation à Utique, New York, il visita une grande usine. En le voyant, un des employés, puis un autre et encore un autre s'arrêtèrent de travailler et pleurèrent sous la conviction de leurs péchés, et finalement le nombre de personnes qui pleuraient et gémissaient fut si important que les machines durent être arrêtées pour laisser à Finney le soin de les conduire à Christ.

 

Finney semblait détenir le pouvoir d'imprimer dans la conscience des hommes la nécessité d'une vie vécue d'une façon si sainte qu'elle devait produire des fruits durables. " Plus de 85 % des personnes converties à Christ lors des réunions de Finney restaient attachés à Dieu, alors que 70 % de ceux qui avaient professé Christ dans des réunions tenues par un évangéliste même aussi illustre que Moody devenaient par la suite des rétrogrades.

De tels résultats furent le fruit d'heures et d'heures de prière. Ce n'était pas les prières de Finney seul qui assurèrent de tels réveils envoyés du ciel. Finney était soutenu par les prières de deux dons cachés de Dieu. C'était l'intercession cachée et cependant puissante du Père Nash et d'Abel Clary qui posa les fondements et prépara le terrain à ces puissantes visitations de Dieu. " Abel Carry s'était convertit à peu près à la même période que Finney et avait reçu une formation qui lui permettait de prêcher également, mais il avait un si lourd fardeau de prière qu'il ne pouvait prêcher beaucoup. Tout son temps et toutes ses forces étaient consacrés à la prière. Il gémissait et soupirait dans l'agonie, incapable de rester debout sous le poids."

livre8Après la mort de Clary, Finney découvrit le journal de prière de Clary. Finney s'aperçut que l'ordre exact dans lequel le fardeau avait été déposé sur le cœur de Clary correspondait à l'ordre suivant lequel s'étaient manifestées les bénédictions déversées sur son ministère.

Le Père Nash vécut une vie d'intercession presque continue. "Il se joignait à Finney, entretenait une liste de prière et était sans nul doute le secret en grande partie du merveilleux succès de Finney. Il ne prêchait pas et bien souvent n'assistait pas aux réunions, mais il restait dans sa chambre, ou dans les bois, luttant avec Dieu dans une prière puissante. Souvent avant le crépuscule, on pouvait entendre à plus de 500 mètres à la ronde le Père Nash prier dans les bois, ou dans une église, et le sentiment de la présence de Dieu était incroyable.

L'Eglise doit faire plus que d'avoir de l'estime pour l'histoire d'hommes tels que Charles Finney, le Père Nash et Abel Cary.

Si nous désirons expérimenter un réveil, nous devons nous repentir et pratiquer les vérités qu'ils ont proclamées : vérités d'une vie sainte et pure ; vérités d'une intercession secrète et d'un amour inconditionnel pour Jésus !

Source: The Watchword

 

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