walter beuttler

Maintenant, voyons le point suivant: I Samuel -chapitre 15 verset 17: (1Sa 15:17). Nous avons déjà parlé de ce verset au cours de notre étude, Dieu lui dit: "Lorsque tu étais petit à tes propres yeux..." Il fut un temps où Saül était petit, et maintenant il se croit si important! Aucun d’entre nous pense qu’il est tellement important qu’il pense que Dieu peut œuvrer sans lui.. Saül s’estimait personnellement, c’était un homme suffisant, et c’est là un énorme danger dans le ministère, lorsque Dieu nous fait prospérer, lorsque nos églises croissent, lorsque les malades sont guéris, lorsque nous avons une autorité dans l’église, que d’autres frères nous consultent, il y a un grand danger pour nous de devenir suffisants, de sentir de moins en moins le besoin de Dieu.

12° Partie

Reportons-nous à l’Evangile de MARC, Chapitre 10, versets 35 à 45: (Mr 10:35-45)

Nous avons là une excellente image d’un grand danger que nous courons dans le ministère, l’élément de notre propre suffisance. Tous avez lu l’histoire. Certains disciples de Jésus étaient devenus conscients de leur propre position, et ils ont parlé à leur mère; "Maman, pourquoi n’irais-tu pas trouver Jésus pour parler de nous; nous voudrions être assis juste à côté de lui dans son royaume..." Bien sûr, Jésus connaissait les motifs de leur demande; il est certain qu’ils ne savaient pas bien ce qu’ils demandaient. Et toutes les fois que je lis cette histoire, je pense à CHICAGO...

J’étais là avec des frères, au cours d’une Convention qui réunissait plusieurs états des ETATS-UNIS. Ce n’était pas moi qui prêchais, mais je suivais les réunions. À la fin de la prédication, on a pris une photo de tous les serviteurs, et vous comprenez, on les arrangés d’une certaine façon. Ceux qui dirigeaient étaient au milieu, en bas, et le principal prédicateur était là aussi, au milieu de la photo; d’autres frères étaient sur le côté, de cette façon.. en montant les marches. Il y avait là un prédicateur que je n’oublierai jamais!

Il était, debout, tout en haut, sur le dernier rang. Or, c’était un de ces prédicateurs qui aurait aimé être QUELQU’UN. Il était très clair qu’il aurait voulu s’asseoir, en bas, au milieu! Évidemment, il n’appartenait pas à ce groupe, mais il y est arrivé! J’ai observé de quelle façon il œuvrait. Il a regardé en bas, vers un autre frère qui était en-dessous de lui: "Oh! comment allez-vous son frère? Je suis heureux de vous voir. Excusez-moi un moment" -dit-il à celui eux était à côté. Il est alors descendu une marche. "Comment allez-vous, mon frère? je suis si heureux de vous rencontrer! Oh! regardez qui est en bas!" et redescendant encore une autre marche: "Comment allez-vous? Excusez-moi, juste une minute, s’il vous plaît." Et il continue à descendre: "Comment vas-tu? Tiens, qui est là-bas?" et finalement, il arrive à trois ou quatre sièges du centre, et à ce moment, le photographe était prêt! et lui, était là; il voulait être assis avec les frères qui présidaient! Il était arrivé à ce qu’il désirait... C’est là un esprit terrible, vous le savez, mais vous n’avez pas de ces gens-là en France, je le sais... cela n’appartient qu’aux Américains!

C’est cet esprit-là que possédaient les deux frères. Permettez-moi de vous dire quelque chose. Il est bien évident que les frères qui président ont une certaine place d’honneur; les choses ont toujours été ainsi. C’est convenable et juste. Mais, lorsque nous aimons ces places d’honneur, lorsque notre seul but est de les atteindre, à cause de notre suffisance, c’est autre chose. Je le répète il est juste qu’il y ait une place d’honneur pour ceux qui président, mais les sentiments de notre cœur doivent être justes. Si nous sommes appelés à présider, à occuper une place d’honneur, dans notre cœur, nous ne devons pas nous préoccuper de là où nous nous asseyons. Il ne doit y avoir pour nous aucune importance, si nous sommes sur l’estrade, ou si nous sommes au dernier rang dans l’église, si nous sommes reconnus, ou si nous ne le sommes pas. Cela doit être ainsi lorsque nous nous sentons petits à nos propres yeux...

Je me souviens d’une église (bien sûr, une église aux ETATS-UNIS!) J’étais assis quelque part, dans le fond. Un homme est entré; il s’est assis à côté de moi; il remuait constamment sur son siège. Je me suis dit: "Qu’est ce qu’il a, cet homme, qui ne va pas?" Le prédicateur parlait, et cet homme, au fond, criait: "Alléluia! Amen!" Je me suis demandé pourquoi il criait tant, Il m’a dit: "Quel genre d’homme est ce prédicateur? il sait que je suis moi-même un prédicateur, pourquoi ne m’appelle-t-il pas sur la plateforme; je ne devrais pas être là, sur ce siège, je suis un prédicateur." "Alléluia!" je devrais être là-bas, Est-ce qu’il ne m’appelle pas? "Alléluia!" Il ne faisait que cela. Et il s’est fâché parce qu’il n’était pas reconnu!

Ecoutez-moi, mes frères. Un prédicateur qui se fâche parce qu’on ne l’a pas reconnu ne mérite pas d’être reconnu lorsqu’il occupe la première place!

Cet homme était tellement furieux que lorsqu’il a constaté que le pasteur ne prêtait nulle attention à lui, (la raison était, je le crois, parce que justement il le connaissait bien!) il s’est levé et est sorti de l’église... Il pensait appartenir à l’estrade, et il ne pouvait aller s’y asseoir! Il n’allait pas rester pour écouter quelqu’un d’autre.

C’est là un état d’esprit terrible, celui de vouloir être toujours reconnu, de désirer la place d’honneur, d’œuvrer pour une position d’autorité.

Si la place d’honneur revient de droit à ceux qui président, il y avait par contre dans le cœur des disciples un mauvais motif; "Maman, va dire à Jésus que nous voulons nous asseoir à côté de lui" et la Maman voulait aussi une place; pouvez-vous imaginer combien cette mère serait heureuse: Jésus assis sur le trône, un de ses garçons d’un côté, l’autre, de l’autre côté. Savez-vous ce qu’elle dirait: "Ce sont là mes garçons, moi, je suis leur mère i vous savez que ce sont mes fils? Eh oui! ce sont mes enfants!"

O Dieu! conserve-nous dans l’humilité!

Les meilleurs d’entre nous, ce matin, ne sont que des pécheurs sauvés par grâce, et si Dieu nous bénit, il ne faut pas croire que nous sommes des merveilles. Ce qui est merveilleux, c’est que Dieu ait quelque chose à faire avec vous et avec moi.. C’est là la vraie merveille, non pas qu’il se serve de nous, mais qu’il ait quelque chose à faire avec nous. Nous ne sommes que des pécheurs, sauvés par grâce.. qui ne méritions que d’aller en enfer. Quel droit avons-nous de nous sentir flattés, de croire que nous sommes QUELQU’UN? Nous avons besoin de tenir le visage dans la poussière. C’est là notre place, à chacun d’entre nous...

Saül est devenu important en lui-même, et cela a contribué à sa défaite.

Actuellement, dans mes méditations personnelles, j’étudie le livre des CHRONIQUES, et en ce moment, les rois et leurs royaumes. Je regarde tout d’abord les rapports des rois avec Dieu pour voir dans quelle mesure ces rapports ont influencé leur règne. St je suis étonné de ce que je découvre. Ne soyez pas surpris si, le Seigneur tardant à venir, et ma santé demeurant bonne, je reviens, un jour, étudier avec vous l’histoire de tous ces rois! peut-être en 1961! n’en soyez pas surpris.

13° Partie

Regardons encore Saül. (1Sa 15:18-23)

La volonté propre de Saül se manifeste là. Le Seigneur lui avait dit de détruire tous les Amalécites, et au lieu de cela, Saül s’est compromis. C’est très sérieux aux yeux de Dieu, et au verset 23, Dieu souligne ceci; la désobéissance de Saül était rendue, semblable à une réelle rébellion.

J’aimerais maintenant dire quelque chose:

Il n’est pas nécessaire que vous, frères, soyez d’accord arec moi! mais, après des années de méditation sur ce passage, et pensant de quelle façon Dieu réagit à l’égard de la désobéissance, je sens personnellement que la désobéissance vis à vis de Dieu est le plus grand de tous les péchés. Quelques-uns parmi vous pourraient, maintenant, me questionner sur la vérité de cette parole, je suis d’accord avec vous pour cela, mais j’aimerais que vous considériez quelque-chose: QU’EST CE QUE LA DESOBEISSANCE? Ce que je vous dirai maintenant, je l’ai reçu de la part du Seigneur, et je vous en ai parlé l’autre jour.

La désobéissance, c’est le rejet de la direction divine sur nos vies; au fait, tous les péchés sont une désobéissance, et voici ce qu’elle est aux yeux de Dieu (nous allons imaginer que le frère L. M. est Dieu, assis sur son trône; ce n’est, évidemment, qu’une illustration!)

Dieu a toute autorité parce qu’il EST DIEU

Dieu me dit maintenant de faire quelque chose. Je lui répondrai: "Non, je ne le ferai pas" -Savez-vous ce que cela veut dire? C’est comme si je portais un défit au trône de Dieu, comme si je me rebellais, et enlevais Dieu de son trône pour me mettre à sa place. Je désobéis et je fais de moi-même mon propre souverain; j’ai rejeté la souveraineté de Dieu. Voilà ce qu’est la désobéissance, nous essayons de le faire, mais Dieu ne peut le tolérer.

Voici un autre aspect de la question.

Pensez à Adam et Eve dans le Jardin d’Eden. Ils ont commis un péché, seulement UN péché, et à cause de ce seul péché, tout le genre humain est tombé. Je ne veux pas dire qu’Adam et Eve n’ont péché qu’une fois dans leur vie mais je veux dire que, par un seul acte, même s’ils n’ont rien fait avant, la race humaine a été entraînée dans la chute, condamnée à l’enfer éternel, à une séparation éternelle avec Dieu, tellement la désobéissance est sérieuse aux yeux de Dieu.

Nous ne pensons pas beaucoup à la désobéissance. Nous pensons bien que c’est un péché, quoi de plus? Mais pensez au résultat d’un seul acte... Par contre, l’obéissance a une telle valeur qu’au travers de l’obéissance d’une SEULE personne, Jésus-Christ, le monde entier a été ramené à Dieu par la foi. Ne blâmerez-vous de croire que la désobéissance est le plus grand des péchés? Si vous n’êtes pas entièrement d’accord avec moi, il y a une chose sur laquelle nous tombons certainement d’accord, c’est que, aux yeux de Dieu, la désobéissance est une chose terrible, et l’obéissance est excessivement importante.

Saül s’est maintenant mis en rébellion avec le gouvernement de Dieu; vous savez très bien ce que veut dire le mot: REBELLION; c’est se soulever contre une institution légale. L’acte de désobéissance de Saül était donc un soulèvement contre l’autorité divine. La désobéissance, la rébellion viennent d’un esprit entêté; c’est aussi grave que l’idolâtrie, selon la pensée de Dieu.

Il y a quelques années, je me trouvais dans l’Ile de CEYLAN, dans l’Océan Indien. Il y avait là une superbe statue de Bouddha; elle était énorme; il était allongé, appuyé sur son côté, comme s’il se reposait. Il était à peu près aussi grand que d’ici à ce mur. C’était une statue magnifique et les gens ce tenaient là, prosternés devant elle Ils tenaient des fleurs de lotus dans leurs mains; je ne sais depuis combien de temps ils étaient là, prosternés. Ils ne s’occupaient pas de qui pouvait les regarder. Certains d’entre eux étaient à genoux, en train de l’adorer!

Savez-vous ce qu’est la désobéissance?

C’est l’adoration d’un autre dieu, l’idolâtrie, Mais vous allez me demander; "Frère Beuttler, qui est l’idole? Nous n’adorons pas des idoles!" Cela dépend. Oui était l’idole dans cette désobéissance de Saül? -LUI—MEME. -La désobéissance, c’est l’adoration de soi-même, aux yeux de Dieu. C’est comme si vous vous prosterniez devant une statue, devant votre propre image, comme si vous vous preniez pour Dieu, essayant de le détrôner et de se mettre à sa place. Voilà de quelle façon Dieu voit la désobéissance; c’est pour cela qu’il agit si sévèrement à son égard.

Celui qui désobéit est l’idole de sa propre vie, ce fut le cas de Saül. Combien nous avons à voir ces choses comme Dieu les voit, non pas comme nous, nous les voyons!

 

 

Walter H. Beuttler

Source

* Édition numérique Yves PETRAKIAN – France 2011

* Source: http://456-bible.123-bible.com

Walter H. Beuttler

WalterBeuttler 1972
 
 
Walter H. Beuttler est né en Allemagne en 1904. Il a immigré aux États-Unis en 1925. En 1931, il est diplômé de l'Institut central de la Bible. Il a servi à la faculté de l'Institut Biblique de l'Est de 1939 à 1972. Lors du Réveil du campus en 1951, Dieu a appelé Beuttler à « aller enseigner toutes les nations », et pendant 22 ans il a voyagé dans le monde entier en tant que ministère de la parole de Dieu. Il se retira en Shaverton, PA avec sa femme Elizabeth. Il y poursuivit son ministère jusqu'à ce qu'il aille rejoindre le Seigneur en 1974.

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