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Éditions Jeheber
Genève Paris

Onzième édition

Achevé d'imprimé sur les presses de l'imprimerie
S.C.I.P. 34, rue marc Séguin Paris 18ième, en mars 1953

 

Charles Spurgeon

spurgeon

"Je t'ai affligée, mais je ne t'affligerai plus. (Nahum 1:12)"

Il y a une limite à l'affliction. Dieu l'envoie et la retire.

Vous soupirez en disant « Quand viendra la fin ? » Souvenez-vous que vos peines prendront sûrement et définitivement fin avec cette pauvre vie terrestre. Attendons et acceptons donc patiemment la volonté du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.

Toutefois notre Père céleste arrête sa verge quand son dessein a été entièrement accompli. Quand nous serons complètement corrigés de notre folie, il n'y aura plus de coups. Ou bien, si l'affliction nous est envoyée pour l'épreuve de notre foi, afin que notre soumission puisse glorifier Dieu, elle finira dès qu'il aura pu tirer sa louange de notre témoignage. Nous ne désirons donc pas que l'épreuve cesse avant qu'il ait pu lui faire rendre tout l'honneur et tout le fruit qu'elle doit lui rapporter.

Il y aura peut-être aujourd'hui un grand calme. Qui sait si ces vagues furieuses ne vont pas faire place à une mer tout unie. Après qu'il a longtemps battu, le fléau est suspendu au mur, et le blé va reposer dans les greniers. Sans attendre bien des heures, nous pourrions nous trouver aussi heureux que nous sommes tristes à présent. Celui qui envoie les nuages peut aussi bien les dissiper. Ayons donc bon courage, et chantons déjà par avance un réjouissant alléluia.

 

Charles Spurgeon

 

 

 

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