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Éditions Jeheber
Genève Paris

Onzième édition

Achevé d'imprimé sur les presses de l'imprimerie
S.C.I.P. 34, rue marc Séguin Paris 18ième, en mars 1953

 

Charles Spurgeon

 

guerison10) L'Éternel qui te guérit.

« Je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Égyptiens, car je suis l'Éternel qui te guérit (Exode 15:26). » Souvent nous avons lu ces mots, mais sans oser les prendre pour nous, sans nous attendre à ce que le Seigneur les accomplit à notre égard. Nous avons vu là que le peuple de Dieu devait être exempt des maux infligés aux Égyptiens, et nous avons cru que cette promesse n'avait de valeur que pour l'ancienne Alliance, tandis que nous qui vivons dans l'économie du Saint-Esprit, nous ne pouvions prétendre à être préservés ou guéris de la maladie par l'intervention directe du Seigneur. Cependant comme nous étions obligés de reconnaître la supériorité de la nouvelle Alliance, nous en étions venus à nous dire dans notre ignorance que souvent la maladie amène de grandes bénédictions et que par conséquent Dieu avait bien fait de retirer ce qu'il avait promis autrefois, de ne plus être pour nous ce qu'il avait été pour Israël, « l'Éternel qui te guérit. »

Mais voici qu'aujourd'hui l'Eglise se réveille et reconnaît son erreur. Elle voit que sous la nouvelle Alliance aussi, le Seigneur Jésus s'est acquis le titre de Guérisseur par toutes ses guérisons miraculeuses. Elle remarque également qu'en chargeant son Église de prêcher l'Évangile à toute créature, il lui a promis « d'être avec elle jusqu'à la fin du monde, » et que comme preuve de sa présence, ses disciples auraient le pouvoir d'imposer les mains aux malades et de les guérir. (Marc 16 : 15, 18.) Elle remarque encore que le jour de la Pentecôte la diffusion merveilleuse du Saint-Esprit fut accompagnée de guérisons miraculeuses, preuve évidente des bienfaits apportés par la vertu d'En Haut. (Act. 3 : 7 ; 5: 15 ; 9: 40.)

Rien dans la Bible ne lui fait croire que la promesse faite à Israël ait été rétractée dès lors, et de la bouche de saint Jacques, elle entend cette promesse nouvelle : « La prière de la foi sauvera ou guérira le malade (Jac. 5 : 14). » Elle sait que de tout temps c'est l'incrédulité qui a « mis des bornes au Saint d'Israël (Psa. 78 : 41). » (Version d'Osterwald) et elle se demande si ce n'est pas encore aujourd'hui l'incrédulité qui arrête cette manifestation de la puissance de Dieu. Impossible d'en douter.

Ce n'est pas Dieu, ce n'est pas sa Parole qu'il faut accuser ici, c'est notre incrédulité seule qui arrête la puissance miraculeuse du Seigneur, qui l'empêche de guérir comme aux temps passés. Il faut que notre foi se réveille, qu'elle reconnaisse et adore en Christ la toute-puissance de celui qui dit : « Je suis l'Éternel qui te guérit. » Les œuvres de Dieu sont ce qui nous fait le mieux saisir ce que nous dit sa Parole ; les guérisons qui viennent de nouveau répondre à la prière de la foi confirment par une glorieuse illustration, la vérité de sa promesse.

Apprenons à voir en Jésus ressuscité le divin Guérisseur et recevons-le comme tel. Pour reconnaître en Jésus ma justice, ma force et ma sagesse il faut que par la foi je saisisse qu'il est réellement tout cela pour moi ; de même quand la Bible me dit que Jésus est le souverain Guérisseur, il faut que je m'approprie cette vérité, lui disant : Oui, Seigneur, c'est toi qui es mon Guérisseur.

Et pourquoi puis-je le tenir pour tel ? C'est parce qu'il se donne à moi, que je suis « une même plante avec lui (Rom. 6 : 5) », inséparablement uni à lui ; c'est parce que son amour se plaît à combler de ses grâces ses bien-aimés, à se communiquer à tout cœur qui veut le recevoir, que j'ai droit à sa puissance de guérison. Croyons-le, le trésor de bénédictions que comporte le nom de « l'Éternel qui te guérit » est prêt à se répandre sur tous ceux qui connaissent ce nom divin et qui veulent se confier en lui. Ici c'est la foi qui est le véritable remède à tout, c'est là le seul traitement efficace selon les lois du Royaume de Dieu.

 

Quand j'expose ma maladie au Seigneur, ce n'est pas sur ce que je vois, sur ce que je sens ou ce que je pense que je dois m'appuyer, mais sur ce qu'il a dit. Lors même que tout paraîtrait s'opposer à la guérison attendue, lors même qu'elle n'aurait pas lieu au moment même, ou de la manière que je m'étais figuré devoir l'obtenir, lors même que le mal semblerait s'aggraver, ma foi, fortifiée par l'attente même, doit s'attacher sans varier à cette parole sortie de la bouche de Dieu : « Je suis l'Éternel qui te guérit. »

 

Le but constant de Dieu est de faire de nous de vrais croyants. La guérison, la santé n'ont guère de valeur tant qu'elles ne servent pas à nous unir plus étroitement à Dieu et à le glorifier ; aussi faut-il dès qu'il s'agit de guérison que notre foi soit mise à l'épreuve.

C'est celui qui compte sur la fidélité de son Dieu, celui qui écoute Jésus lui répéter : « Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu (Jean 11 : 40) », qui aura la joie de recevoir de Dieu même la guérison de son corps, de la voir s'opérer d'une manière digne de Dieu et conformément à ses promesses. Quand nous lisons ces mots : « Je suis l'Éternel qui te guérit, » ne craignons pas de répondre avec empressement : Oui, Seigneur, tu es pour moi « l'Éternel qui guérit. »

 

 

11) Obéissance et bonne santé.

« L'Éternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu'il le mit à l'épreuve. Il dit : Si tu écoutes attentivement la voix de l'Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Égyptiens, car je suis l'Éternel qui te guérit ( Exode 15 : 26) »

C'est à Mara que l'Éternel avait donné ces ordonnances à son peuple. Israël venait d'être soustrait au joug des Égyptiens, lorsque dans le désert les eaux de Mara mirent à l'épreuve sa foi. Après avoir rendu douces ces eaux amères, le Seigneur promit aux Israélites de ne les frapper d'aucune des maladies des Égyptiens tant qu'ils voudraient lui obéir. Ils pouvaient être exposés à d'autres épreuves, à manquer parfois d'eau et de pain, à combattre des ennemis puissants et à courir de grands périls, tout cela pouvait les atteindre malgré leur obéissance, mais la maladie ne devait pas les toucher.

Dans un monde encore sous la puissance de Satan, ils pouvaient être en butte aux attaques venant du dehors, mais ils ne devaient point être atteints dans leur corps par la maladie, car Dieu les en avait affranchis. N'avait-il pas dit : « Si tu écoutes attentivement la voix de l'Éternel ton Dieu, je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Égyptiens. Je suis l'Éternel qui te guérit. » Et ailleurs encore : « Vous servirez l'Éternel votre Dieu, et j'éloignerai la maladie du milieu de vous » (Exo. 23 : 25. Lisez encore Lév. 26. 14, 16. Deu. 7: 15 ; 28: 15-28, 58-61.).

Ceci appelle notre attention sur une vérité d'importance majeure, sur le rapport intime qui existe entre l'obéissance et la santé, entre la sanctification qui est la santé de l'âme et la guérison divine qui assure la santé du corps ; l'une et l'autre sont comprises dans le salut qui vient de Dieu. Remarquons ici que dans diverses langues, ces trois mots dérivent de la même racine et présentent la même idée fondamentale : Le salut est la rédemption que nous a acquise le Sauveur ; la santé qui est le salut du corps, nous vient aussi du divin Guérisseur ; la sanctification enfin nous rappelle que le véritable salut et la véritable santé consistent pour le croyant à être saint comme Dieu est saint.

C'est donc en donnant la santé au corps et la sainteté à l'âme que Jésus est réellement le Sauveur de son peuple. Notre texte signale clairement le rapport qui existe entre la sainteté de la vie et la guérison du corps. Les expressions qui appuient là-dessus semblent s'y multiplier à dessein : « Si tu écoutes attentivement... si tu fais ce qui est droit... si tu prêtes l'oreille... et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d'aucune maladie. »

Nous avons ici la clé de toute obéissance ou sainteté véritable. Souvent nous croyons connaître très bien la volonté de Dieu révélée dans sa Parole ; mais pourquoi cette connaissance ne produit-elle pas plus d'obéissance ? C'est que pour obéir, il faut commencer par écouter. « Si tu écoutes attentivement la voix de ton Dieu et que tu prêtes l'oreille... » Tant que cette volonté divine me vient par la voix d'un homme ou par la lecture d'un livre, elle pourra n'avoir que peu de force en moi, tandis que si j'entre directement en communion avec Dieu, écoutant sa voix, son commandement se trouve accompagné de vie, d'une force vivante qui vient en faciliter l'accomplissement.

 

Christ est la parole vivante et le Saint-Esprit est sa voix. Écouter sa voix, c'est renoncer à toute volonté, toute sagesse propres, c'est fermer l'oreille à toute autre voix pour n'attendre d'autre direction que celle de l'Esprit-Saint.

 

Le racheté est semblable au serviteur, ou à l'enfant qui ont besoin d'être dirigés. Il sait qu'il appartient entièrement à Dieu, que tout son être, esprit, âme et corps, doit glorifier Dieu. Il sent également que tout cela est au-dessus de ses forces et qu'il doit recevoir d'heure en heure la direction dont il a besoin. Il sait aussi que le commandement divin ne peut, s'il reste pour lui lettre morte, lui communiquer sagesse et force et que ce n'est qu'en prêtant l'oreille avec attention qu'il obtiendra la force voulue.

Il écoute donc et il apprend ainsi à observer les lois de Dieu. C'est cette vie d'attention et d'action, de renoncement et de crucifixion qui constitue une vie sainte. Le Seigneur nous y amène en premier lieu par la maladie, qui nous fait comprendre ce qui nous manque, puis aussi par la guérison qui appelle l'âme à cette vie d'attention continuelle à la voix de Dieu.

La plupart des chrétiens ne voient dans la guérison divine qu'une grâce temporelle pour le corps, tandis que, promise par le Dieu saint, elle a pour but de nous sanctifier. L'appel à la sanctification retentit chaque jour plus fort et plus clair dans l'Eglise. De plus en plus les croyants comprennent que Dieu les veut semblables à Christ ; et le Seigneur recommence aussi à faire agir sa vertu de guérison, cherchant à nous montrer ainsi que de nos jours encore le Saint d'Israël est « l'Éternel qui guérit » que sa volonté est de maintenir son peuple soit dans l'obéissance, soit dans la santé du corps.

Que le malade qui attend du Seigneur sa guérison reçoive ceci avec joie. Ce n'est pas une obéissance légale qui lui est demandée, une obéissance qui dépende de ses propres forces. Non, c'est au contraire l'abandon du petit enfant que Dieu réclame de lui, l'attention à écouter et à se laisser conduire. Voilà ce que Dieu attend de lui, et la guérison du corps répondra à cette foi d'enfant ; le Seigneur se révélera à lui comme le Sauveur puissant qui guérit le corps et qui sanctifie l'âme.

 

 

12) Job, sa maladie et sa guérison.

« Et Satan se retira de devant la face de l'Éternel. Puis il frappa Job d'un ulcère malin depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête ( Job. 2 : 7). »

La mystérieuse histoire de Job soulève un instant pour nous le voile qui nous cache le monde invisible ; elle nous fait entrevoir que le ciel et l'enfer s'occupent des serviteurs de Dieu sur la terre. Nous voyons aussi là quelle tentation suscite la maladie et comment Satan s'en sert pour disputer à Dieu l'âme de l'homme et la perdre, tandis qu'au contraire Dieu cherche à la sanctifier par l'épreuve même. L'exemple de Job nous fait voir à la lumière de Dieu d'où provient la maladie, quel est le résultat qu'elle doit amener et comment il est possible d'en être délivré.

D'où provient la maladie ? Vient-elle de Dieu ou de Satan ? On est généralement loin de s'accorder sur ce point. Les uns la tiennent pour être envoyée de Dieu, les autres veulent y voir l’œuvre du malin. Les uns et les autres sont dans l'erreur s'ils veulent soutenir leur opinion à l'exclusion de celle du parti opposé, tandis que tous ont raison s'ils admettent que cette question présente deux faces.

 

Disons donc que la maladie vient de Satan, mais qu'elle ne peut avoir lieu qu'avec la permission de Dieu. D'un côté la puissance de Satan est celle d'un oppresseur qui n'a par lui-même aucun droit de fondre sur l'homme et de l'attaquer, et de l'autre côté les prétentions de Satan sur l'homme sont légitimes en ce que la justice de Dieu décrète que l'homme qui se livre à Satan par ses péchés se place par là même sous sa domination.

 

Satan est le prince de l'empire des ténèbres et du péché ; la maladie est la conséquence du péché. Voilà ce qui constitue les droits de Satan sur le corps de l'homme pécheur. Il est prince de ce monde ; Dieu le reconnaît comme tel jusqu'à ce qu'il soit légalement vaincu et détrôné. Il a par conséquent un pouvoir certain sur tous ceux qui demeurent ici-bas sous sa juridiction. C'est donc lui qui tourmente les hommes par la maladie et qui cherche par là à les détourner de Dieu et à les perdre.

Mais, hâtons-nous de le dire, la puissance de Satan est loin d'être toute-puissante, elle ne peut rien sans l'autorisation de Dieu. Si Dieu lui permet de faire tout ce qu'il fait pour tenter les hommes, et même les croyants, c'est pour que l'épreuve porte en eux un fruit de sanctification. Il nous est dit aussi que Satan a l'empire de la mort, qu'il est à l’œuvre partout où règne la mort, et pourtant il ne peut rien décider quant à la mort des serviteurs de Dieu sans la volonté expresse de Dieu.

De même pour la maladie. À cause du péché, elle est l’œuvre de Satan, mais comme c'est à Dieu qu'appartient la haute direction du monde, elle peut aussi être envisagée comme l’œuvre de Dieu. Tous ceux qui connaissent le livre de Job savent avec quelle clarté il expose tout ceci.

Quel résultat doit amener la maladie ? Ce résultat sera bon ou mauvais selon que Dieu ou Satan aura la victoire en nous. Sous l'influence de Satan, le malade s'enfonce toujours plus dans le péché. Il ne voit pas dans le péché la cause du châtiment et se préoccupe avant tout de lui-même et de ce qu'il souffre. Il ne demande qu'à être guéri, sans songer à vouloir l'affranchissement du péché.

Au contraire, partout où c'est Dieu qui a la victoire, la maladie amène le malade à renoncer à lui-même et à s'abandonner à Dieu. C'est ce que nous montre l'histoire de Job. Ses amis l'accusent injustement d'avoir commis des péchés exceptionnellement graves et de s'être ainsi attiré toutes ses terribles souffrances. Il n'en était rien pourtant, puisque Dieu lui-même avait dit de lui qu'il était « intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal (Job. 2 : 3). » Mais pour se défendre, Job alla trop loin.

Au lieu de s'humilier dans sa bassesse devant le Seigneur et de reconnaître ses fautes cachées, il chercha à se justifier, fort de sa propre justice. Ce ne fut que lorsque le Seigneur lui apparut, qu'il en vint à dire : « Je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre (Job. 42 : 6). » Pour lui, la maladie devint insigne bénédiction en l'amenant à connaître Dieu d'une manière toute nouvelle et à s'humilier devant lui plus que jamais. C'est là, pour nous aussi la bénédiction que Dieu veut nous faire recevoir lorsqu'il permet à Satan de nous frapper par la maladie, et ce but est atteint par tous les malades qui s'abandonnent à lui sans réserve.

Comment être délivré de la maladie ? Un père ne prolonge le châtiment de son enfant que le temps nécessaire. De même Dieu, qui a son but pour permettre la maladie, ne prolongera le châtiment qu'autant qu'il le faudra pour atteindre le but. Dès que Job l'eut compris, dès qu'il se fut « condamné et repenti sur la poussière et la cendre » en écoutant ce que Dieu lui avait révélé, le châtiment prit fin. Dieu lui-même le délivra de la main de Satan et le guérit de sa maladie.

Puissent les malades de nos jours comprendre aussi que Dieu a un but déterminé pour permettre le châtiment et qu'aussitôt qu'il sera atteint, qu'aussitôt que le Saint-Esprit les aura amenés à confesser et à délaisser leurs péchés, à se consacrer entièrement au service de Dieu, le châtiment ne sera plus nécessaire, que le Seigneur alors pourra et voudra les en délivrer.

Dieu se sert de Satan comme un gouvernement sage se sert du geôlier. Il ne laisse ses enfants en son pouvoir que le temps voulu ; après quoi sa bonne volonté est de nous associer à l'affranchissement de celui qui a vaincu Satan, qui nous a soustraits à sa domination en portant à notre place et nos péchés et nos maladies.

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

   list arrow   Livre: « La guérison selon la Parole de Dieu »

 livre9Quelle bonne nouvelle a retenti ! Comme aux jours d’autrefois le Seigneur dit aujourd’hui à son peuple : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Ex 15:26). Chaque jour s’accroît le nombre de ceux qui ont éprouvé la vérité de ces mots : « La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera » (Jas 5:15).
Partout se répand la joyeuse assurance que c’est là un signe irrécusable de la présence du Seigneur, un gage de sa bonne volonté toujours prête à combler ses enfants des grâces et des dons de son Esprit.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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