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Ce livre d'Oswald Chambers a été traduit en français par la Ligue pour la Lecture de la Bible France (www.llbfrance.com).
Il a été numérisé par Nicolas Ciarapica, et par David Houstin. Ces textes ont une grande valeur spirituelle et nous sommes persuadés qu'ils sauront vous bénir.

Oswald Chambers

 

esprit Attendre l’Esprit (chapitre 13), l’Esprit de puissance (chapitre 14), L’effusion de l’Esprit (chapitre 15). « Il leur recommanda d’attendre la promesse du Père, laquelle, dit-il, vous avez ouïe de moi (Ac 1:4)  » Dans la vie des saints hommes de l’Ancien Testament le mot attendre est un de ceux qu’ils aiment à employer pour exprimer l’attitude de leur âme devant Dieu. Ils attendaient Dieu et s’attendaient à Dieu. L’Écriture nous parle de cette attente comme étant l’expérience du croyant: « J’ai patiemment attendu l’Éternel » (Ps 40:2). « J’ai attendu l’Éternel, mon âme l’a attendu ». A présent que le Père s’est révélé par le Fils, et que le Fils a accompli la rédemption, notre attente doit se concentrer principalement sur la grande promesse qui nous révèle l’amour du Père et la grâce du Fils réunis ensemble, sur le don du Saint-Esprit et son habitation en nous. Attendons-nous à l’Esprit saint, à sa lumière, à sa puissance pour révéler en nous la présence du Père et du Fils, pour nous sanctifier et accomplir lui-même en nous le service auquel nous appellent le Père et le Fils.

 

Attendre l’Esprit (chapitre 13)

« Il leur recommanda d’attendre la promesse du Père, laquelle, dit-il, vous avez ouïe de moi ».

 

Le Saint-Esprit ne nous est pas donné comme une possession dont nous puissions nous rendre maître pour en user à notre gré. Non, le Saint-Esprit nous est donné pour que ce soit lui que devienne notre maître et qui nous prenne sous sa direction. Ce n’est pas à nous de nous servir de Lui : C’est à lui de se servir de nous.

 

Tout ce que les disciples firent et éprouvèrent pendant ces dix jours d’attente, nous trace la voie à suivre, nous est le gage de la vie de l’Esprit dont nous devons vivre. La grâce d’être rempli de l’Esprit, telle que nous la promet le Père, nous est accordée en raison directe de ce qu’est notre attente.

Ceci ne nous explique-t-il pas pourquoi tant de croyants ne reçoivent que si peu de la joie et de la puissance qu’apporte le Saint-Esprit ? Jamais ils n’ont su l’attendre. Cette promesse, ils l’ont ouïe, ils en ont vivement désiré l’accomplissement, et l’ont demandée par de ferventes prières; ils ont senti douloureusement l’absence de cet hôte divin et en ont mené deuil; ils ont essayé de croire, essayé d’être « rempli de l’Esprit » mais jamais ils n’ont su ce que c’était que de l’attendre. Jamais ils n’ont dit, ni même écouté et cru cette parole: « Heureux tous ceux qui s’attendent à lui ». (Esa 30:18). « Ceux qui s’attendent à l’Éternel reprennent de nouvelles forces. » (Esa 40:31).

Qu’est-elle donc, cette attente ? Comment devons-nous attendre ? Avant tout laissez-moi vous dire que ce que vous devez attendre, vous qui êtes croyant, c’est la manifestation de la puissance de l’Esprit qui est déjà en vous. Comme enfant de Dieu, vous avez déjà le Saint-Esprit. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1Co3:1-3, 16).  « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix; glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit qui appartiennent à Dieu » (1Co 6:19, 20).

« Et parce que vous êtes enfants, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie Abba, Père » (Gal 4:6). Avec foi aux paroles de Dieu, commencez donc par cultiver en vous cette paisible assurance: le Saint-Esprit demeure en moi.

Après cela vous serez dans la disposition voulue pour faire un pas de plus, pour demander à Dieu très simplement, très tranquillement, de vous accorder la puissance de son Saint-Esprit. L’Esprit est en Dieu et il est en vous aussi. Ce que vous demandez donc au Père, c’est que l’Esprit qui habite en vous agisse avec plus de force. Demandez-le lui en vous appuyant sur ses promesses et en obéissant à ses ordres.

O Père, enseigne-nous, chaque fois que nous allons à toi, à attendre le Saint-Esprit. Et que renonçant à toute sagesse et volonté propres, nous apprenions à nous abaisser toujours plus bas devant toi, afin que ton Esprit puisse agir avec puissance. Oui, enseigne-nous qu’à mesure que nous t’abandonnerons davantage de jour en jour la vie de notre moi, la vie sainte qui a sa source en toi grandira en puissance en nous, et que nous pourrons alors « t’adorer en Esprit et en Vérité ».

Amen.

 

 

L’Esprit de puissance (chapitre 14)

« Vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours. Vous recevrez la vertu du Saint-Esprit qui descendra sur vous, et vous me servirez de témoins »  (Ac 1:5, 8).
« Demeurez dans la ville de Jérusalem jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut » (Luc 24:49).

Les disciples de Jésus avaient entendu parler par Jean du baptême de l’Esprit. Ils savaient que la promesse de l’Esprit ne pouvait avoir d’autre but que celui de leur assurer la force voulue pour leur mission après l’ascension de leur Maître.

Il est toujours regrettable de laisser perdre une force. La sage distribution de la force est le grand moteur de toute organisation et de toute industrie. L’Esprit est la grande force de Dieu, celle de la rédemption divine, il descend du trône de Dieu, de celui à qui « toute puissance a été donnée » (Mat 28:18).

Pourrions-nous donc croire que Dieu laisserait perdre cette force divine en l’envoyant à ceux qui ne la demanderaient que pour leur propre satisfaction, la satisfaction de se voir très saints, très sages ou très grands. Certainement non.

 

Le Saint-Esprit est la force qui doit continuer l’œuvre pour laquelle Jésus a sacrifié sa vie. Pour recevoir cette force-là il est donc absolument nécessaire que nous soyons disposés à faire l’œuvre que l’Esprit est chargé d’accomplir.
« Vous me servirez de témoins ». Quelle source inépuisable de vérités dans ces mots. Rien de plus positif que la parole d’un honnête témoin. Devant lui l’érudition et l’éloquence de l’avocat doivent se taire pour le laisser parler.

 

Et rien de plus simple aussi, il n’a qu’à dire ce qu’il a vu ou entendu. C’était là ce que faisait Jésus. « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. » (Jean 18:37). Le Saint-Esprit fait de nous des témoins parce qu’il est lui-même un témoin. « L’Esprit rendra témoignage de moi, » a dit Jésus ». (Jean 15:26). Le jour de la Pentecôte lorsque Pierre disait que Christ remonté au ciel avait « reçu du Père le Saint Esprit et l’avait répandu », il parlait de ce qu’il savait lui-même; le Saint-Esprit témoignait en lui et par lui de la gloire de son Maître au ciel.

 

Ne faisons pas d’erreur non plus quant à la condition à laquelle cette puissance de Dieu vient agir en nous. Il faut de toute nécessité renoncer à commander et apprendre à obéir. En général nous voudrions posséder cette puissance divine pour en user à notre gré, tandis que Dieu entend au contraire que ce soit sa puissance qui vienne prendre possession de nous et se servir de nous. Abandonnons-nous à la puissance de l’Esprit pour être conduits par lui et elle nous sera donnée, elle viendra agir en nous et par nous. C’est à la condition de lui être soumis, de lui obéir sans réserve que nous pourrons la recevoir. Laissez l’Esprit régner en vous, et vous saurez que sa puissance agit en vous.

 

Soyons au clair aussi sur le but de cette puissance divine, sur l’œuvre qu’elle se propose. Dans les affaires de ce monde, les hommes sont très économes de la force dont ils disposent; ils savent très bien la réserver pour la concentrer à propos sur le point où elle doit produire son effet. De même Dieu ne nous donne pas sa puissance pour notre seule satisfaction, encore moins pour nous épargner de la peine.

 

Dieu demande des hommes et des femmes qu’il puisse revêtir de puissance. L’Église les demande aussi de tous côtés. Le monde attend également de les voir paraître pour se convaincre que Dieu est réellement au milieu de son peuple. Des milliers d’âmes qui se perdent appellent la délivrance; et la puissance de Dieu voudrait se servir des croyants pour les affranchir. Que chacun de nous s’adonne sans réserve à vivre comme le témoin de Jésus.

 

Je te demande, ô mon Père, de me faire comprendre qu’aussitôt que j’ai le Christ vivant, je possède la puissance. Puissé-je apprendre à la recevoir avec une foi qui permette au Christ tout puissant de faire son œuvre dans ma faiblesse. Oh ! Puisse le Saint-Esprit manifester si puissamment en moi la présence de Jésus, que ce soit lui qui rende témoignage par moi.

O mon Père ! Je veux que tout mon être soit soumis à cette sainte puissance. Je veux que tout en moi obéisse à ses lois chaque jour, et tout le long du jour. Je veux la servir avec humilité jusque dans les moindres détails. Mon Père ! Fais régner en moi ta puissance, afin que préparé par elle, je sois propre à être employé par elle. Oh ! Que le but de ma vie soit de rendre honneur et gloire à ton divin Fils.

Amen.

 

L’effusion de l’Esprit (chapitre 15)

« Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils commencèrent à parler selon que l’Esprit les faisait parler » (Ac 2:1-4).

L’effusion du Saint-Esprit est le couronnement de l’œuvre de Christ. L’adorable mystère de l’incarnation divine à Bethléem, la rédemption accomplie au Calvaire, la résurrection de Christ qui nous a révélé en lui le Fils de Dieu, son ascension qui le fit entrer dans la gloire, tout cela n’était qu’autant d’étapes pour arriver à l’effusion du Saint-Esprit. La Pentecôte est la dernière de nos fêtes chrétiennes et la plus grande de toutes, car elle confirme toutes les autres.

Dieu avait fait l’homme à son image; son but était qu’il lui ressemblât, qu’il devint semblable à lui. L’homme devait être un temple où Dieu pût habiter, il devait devenir la demeure permanente de Dieu.

 

L’Esprit qui avait habité en Jésus-Christ et qui pendant sa vie d’obéissance s’était si parfaitement uni à son esprit humain qu’il était devenu un avec lui, est par là même devenu l’Esprit de Dieu-homme. Jésus-Christ-homme en entrant dans la gloire de Dieu, reçoit du Père le droit de répandre son Esprit sur ses disciples, ou plutôt de descendre lui-même en eux par l’Esprit et d’habiter en eux.

L’Esprit vient alors comme l’Esprit de Jésus glorifié, offrant un caractère nouveau inconnu auparavant, parce que Jésus n’avait pas encore été crucifié et glorifié. L’œuvre du Fils et la volonté du Père sont accomplies; le cœur de l’homme est réellement désormais la demeure de son Dieu. Nous ne pouvons bien saisir tout cela que si l’Esprit nous en donne l’intelligence.

Il nous suggère en particulier les trois réflexions suivantes: Ce que l’Esprit doit être pour les croyants et pour l’Église, ce qu’il doit être pour les ministres de la parole et leur œuvre, ce qu’il doit être aussi pour le monde  encore incrédule.

 

1. Christ avait promis à ses disciples que par le moyen du Consolateur il reviendrait lui-même à eux. Pendant sa vie terrestre, sa présence visible leur avait révélé le Père invisible. C’était là le grand don que Dieu avait fait aux hommes. Quand le Saint-Esprit descendit, ils reçurent au dedans d’eux, la vie divine qu’ils n’avaient encore vue qu’auprès d’eux, en dehors d’eux-mêmes.

C’était l’Esprit même du Fils de Dieu qui devait devenir leur vie, cet Esprit qui l’avait fait vivre, aimer, obéir, mourir et ressusciter, et qui l’avait glorifié par sa toute puissance. On ne saurait donc s’étonner qu’au moment où le Saint-Esprit fut envoyé de la part du Père par le Fils glorifié, les disciples aient surabondé de joie et de force divine, qu’ils aient réalisé la présence de Jésus et qu’ils se soient répandus en louanges sur les œuvres merveilleuses de Dieu.

Voilà comment naquit l’Église de Christ, voilà aussi ce qui doit la faire croître et la fortifier. Pour qu’elle puisse continuer l’Église de la Pentecôte, il faut que ses membres soient baptisés du Saint-Esprit et de feu.

 

2. C’est au milieu de l’intérêt et de la curiosité suscités par ce joyeux groupe de croyants, que Pierre se leva pour parler. L’histoire de la Pentecôte nous dit ce que doit être le ministère, elle nous donne le secret de sa force. Une église remplie du Saint-Esprit est une puissance de Dieu qui réveille les indifférents et qui attire tous les cœurs sérieux et sincères. La prédication de Pierre nous offre un exemple remarquable de ce qu’est toute prédication inspirée par le Saint-Esprit.

 

3. L’effet de cette prédication est merveilleux et pourtant il ne dépasse pas ce qu’on devait en attendre. L’Esprit envoyé aux disciples se sert d’eux pour convaincre ces pécheurs de leur incrédulité. Ils écoutent l’appel à la repentance, ils croient, et eux aussi « reçoivent le don du Saint-Esprit ».

La Pentecôte est la glorieuse aurore de « ce jour-là » elle est le premier de « ces jours-là », (Esa 11:10, Jer 3:18) dont les prophètes et notre Seigneur avaient si souvent parlé, elle est la promesse et le gage de ce que devait être l’histoire de l’Église. Que l’Église retourne à la Pentecôte, et la Pentecôte reviendra à elle. L’Esprit de Dieu ne saurait prendre possession de croyants qui manquent de place pour le recevoir. La promesse est là qui attend; l’Esprit est prêt à remplir les cœurs. Il faut seulement vouloir le recevoir. C’est au pied du trône de Dieu qu’on trouve la Pentecôte; c’est en l’attendant là, « d’un commun accord dans la prière ».

Amen.

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « L'Esprit du Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1933

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Si vous voulez savoir ce que c’est que d’être rempli de l’Esprit, voyez ce qu’a été Jésus ici-bas, voyez ce qu’il fut le dernier soir de sa vie terrestre, lavant les pieds de ses disciples.

« N’attristez point le Saint-Esprit de Dieu ». (Eph 4:30). Cette recommandation précède le commandement: « Soyez remplis de l’Esprit ». Nous ne pouvons pas produire vie et croissance, mais nous pouvons éviter ce qui ferait obstacle. A nous de vouloir obéir, de nous détourner de la chair pour nous attendre à Dieu; à nous de nous soumettre à l’Esprit dans tout ce que nous connaissons de la volonté de Dieu, tandis que c’est d’en haut que nous serons remplis de sa présence. Attendez-le donc de Dieu, vous tenant en prières au pied de son trône. Et pendant que vous priez, regardez au-dedans de vous, et croyez que cette puissance invisible a réellement pris possession de votre être tout entier.

« Soyez remplis de l’Esprit ». C’est là le devoir et le privilège de tout croyant. Et puisque Dieu le commande, il faut que ce soit possible et certain, il faut que ce soit au pouvoir de la foi. Veuille notre Dieu hâter le jour où aucun croyant n’en doutera plus.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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