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Ce livre d'Oswald Chambers a été traduit en français par la Ligue pour la Lecture de la Bible France (www.llbfrance.com).
Il a été numérisé par Nicolas Ciarapica, et par David Houstin. Ces textes ont une grande valeur spirituelle et nous sommes persuadés qu'ils sauront vous bénir.

Oswald Chambers

 

esprit L’Esprit envoyé par Jésus (chapitre 10), l’Esprit glorifiant Dieu (chapitre 11), L’Esprit convainquant de péché (chapitre 12). « Je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra point à vous, mais si je m’en vais, je vous l’enverrai » (Jean 16:7). En quittant ce monde, notre Seigneur promet à ses disciples que son départ leur sera « avantageux », que le Consolateur viendra le remplacer, et qu’il fera plus pour eux que ne pouvait faire sa présence corporelle. Ses rapports avec eux n’avaient guère été qu’extérieurs et par conséquent n’avaient pas amené tout ce qu’on aurait pu en attendre, tandis que l’Esprit viendrait en eux, habiterait en eux, leur apportant ainsi la présence de Jésus qui serait leur vie et leur force.

 

L’Esprit envoyé par Jésus (chapitre 10)

 

Tant que le chrétien ne recherche que ce qui lui est agréable et facile, il ne comprend pas qu’il lui soit « avantageux » de ne plus avoir Christ sur la terre, mais aussitôt que sans s’arrêter aux difficultés et aux sacrifices, il désire sincèrement être transformé à la ressemblance de Dieu, refléter l’image du Fils premier-né, et plaire en toutes choses au Père, il pense avec bonheur et gratitude au départ de Jésus, puisque c’est à cette condition-là que l’Esprit de Christ peut à présent devenir son esprit et le faire vivre de la vie à la foi.

 

C’est par la foi, par une foi qui vient de l’Esprit, de sa présence et de sa vie en nous que nous pouvons réaliser la présence de Jésus. Mais comment se fait-il donc que les croyants qui ont l’Esprit en eux n’éprouvent pas davantage sa puissance ? C’est parce qu’ils ne connaissent guère, qu’ils n’honorent guère l’Esprit qui est en eux.

Ils ont beaucoup de foi en Jésus sur la croix, ou en Jésus sur son trône dans le ciel, mais ils n’ont que peu de foi en Jésus demeurant en eux par son Esprit. Ce qui leur manque encore, c’est de croire à l’accomplissement de cette promesse: « Qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de lui ». (Jean 7:38).

Si nous voulons avoir la véritable foi du cœur, regardons au-dedans de nous et avec humilité attendons du Saint-Esprit qu’il fasse là son œuvre en nous. Mettons aux pieds de Jésus toute volonté, toute sagesse propres et là attendons tranquillement avec foi. Nous acquerrons ainsi la certitude que l’Esprit est en nous, que sa vie divine se développe au dedans de nous.

Si nous l’honorons ainsi, si nous renonçons à agir par nous-même pour compter sur lui, il ne nous laissera pas confus, il fera réellement son œuvre en nous. Il fortifiera d’une force nouvelle notre vie intérieure; il nous donnera une foi vivante; il nous révèlera la présence de Jésus.

Amen.

 

Ce que les disciples connaissaient de Jésus sur la terre leur paraissait si béni et si divin qu’ils ne pouvaient se figurer rien de mieux. Ce n’est donc qu’avec douleur qu’ils pensaient à la possibilité de perdre celui qu’ils savaient être venu de Dieu. Un grand nombre de chrétiens évangéliques doivent aussi renoncer aux idées qu’ils se sont faites de Christ, s’ils veulent qu’il se révèle à eux par la puissance du Saint-Esprit.

« Parce que je vous dis que je m’en vais, la tristesse a rempli votre cœur. Toutefois je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m’en aille. » (Jean 16:6, 7). On ne peut bien comprendre ces mots qu’en en faisant soi-même l’expérience. Il faut que la connaissance extérieure que nous avons de Christ ainsi que la vie d’efforts et de chutes qui l’accompagne fassent place à la présence même de l’Esprit qui demeure en nous.

Voici la règle à suivre pour parvenir au royaume de Dieu: Par la mort à la vie, tout perdre pour tout gagner. Le grand obstacle qui arrête les chrétiens, c’est leur confiance en l’orthodoxie, en leur science religieuse. Ah ! Disent-ils, si nous pouvions seulement être plus sérieux et plus fidèles !

Remarquons que ce n’est pas là la marche que durent suivre les disciples; de nouveaux efforts pour être plus sérieux et plus fidèles au service d’un tel maître ne les eût amenés qu’à de nouvelles chutes. Il fallait qu’eux aussi, les disciples fidèles, en vinssent à abandonner leur ancienne manière de connaître Christ, pour recevoir une vie toute nouvelle de communion avec Lui.

Oh ! Puissent les chrétiens ouvrir les yeux sur le moyen infaillible de vivre d’une vie sainte, sur la nécessité de posséder au-dedans d’eux l’Esprit de Christ qui leur révélera, leur assurera la présence du Seigneur et de sa force.

 

 

L’Esprit glorifiant Dieu (chapitre 11)

« Il me glorifiera parce qu’il prendra de ce qui est à moi et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16:7, 14).

L’Écriture nous dit que le Fils de l’homme est glorifié de deux manières: par le Père dans le ciel, par l’Esprit sur la terre; en Dieu lui-même là-haut, en nous ici-bas. Quand Jésus nous parle de sa glorification dans le ciel, il dit « Père, l’heure est venue! Glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie. Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même » (Jean 17:2, 5). Quand il nous parle de sa glorification sur la terre, il nous dit: « Je suis glorifié en eux ». (Jean 17:10).

Glorifier un objet c’est en révéler la valeur et l’excellence cachées. Jésus, le Fils de l’homme, fut glorifié lorsque sa nature humaine fut admise à participer à la puissance et à la gloire divines dans le ciel. Il entra ainsi dans toute la vie spirituelle du monde céleste et de l’Être divin, et alors tous les anges l’adorèrent, lui, l’Agneau sur le trône.

L’Esprit de gloire vient nous révéler la gloire de Christ en demeurant et en agissant en nous par le moyen de la vie de puissance et de gloire qui est actuellement celle de Christ. Et tout en nous la révélant ainsi à nous-même, il la révèle aussi en nous à tous ceux qui ont des yeux pour la discerner. « Le Fils ne cherche point sa propre gloire » (Jean 8:50). Dans les cieux c’est le Père qui le glorifie, et sur la terre c’est l’Esprit qui le glorifie dans notre cœur.

Pour que l’Esprit pût ainsi glorifier Christ, il fallait d’abord que Christ quittât ses disciples. Ceux-ci ne pouvaient pas le posséder à la fois en chair et en Esprit; sa présence corporelle faisait obstacle à sa présence spirituelle. Ils durent donc être séparés du Christ qu’ils avaient eu avec eux pour pouvoir recevoir en eux par le Saint-Esprit le Christ glorifié. Christ lui-même a dû abandonner la vie qu’il avait ici bas pour pouvoir être glorifié soit dans les cieux, soit en nous.

« Il vous est avantageux que je m’en aille ». Comme les premiers disciples, beaucoup de chrétiens ont cru en Jésus, ils l’aiment et lui obéissent, ils ont éprouvé en quelque mesure tout le bonheur qu’il y a à le connaître et à le suivre, néanmoins ils ne possèdent pas encore l’inexprimable puissance divine qui devait résulter, selon les promesses de l’Écriture, de la présence de Christ en eux.

Que de promesses non accomplies pour eux, que d’aspirations non satisfaites ! C’est parce qu’ils n’ont pas encore pleinement saisi cette promesse: « Le Consolateur demeure avec vous, il sera en vous ». (Jean 14:17).

Que signifie-t-elle donc, cette promesse: « C’est l’Esprit qui me glorifiera ? » Qu’est-elle donc, cette gloire de Christ que doit nous révéler l’Esprit ? Et comment nous la révèle-t-il? En élevant Christ « au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, » le Père « a mis toutes choses sous ses pieds ».

« Il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse ». (Php 2:9, 10). « A celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau soient la louange, l’honneur, la gloire et la force aux siècles des siècles ». (Apo 5:13). Voilà donc comment Jésus est glorifié au ciel, c’est en siégeant sur le trône de la gloire de Dieu, ayant toutes choses sous ses pieds. (Eph 1:20-23).

Quand le Saint-Esprit vient glorifier Jésus en nous, c’est sous cet aspect-là qu’il nous révèle sa gloire: « Il prend de ce qui est à Christ et nous l’annonce ».

Il vient nous faire voir Christ en nous, car c’est par l’Esprit de Dieu que nous recevons toute notion vivante, toute connaissance véritable de Christ. Quand Christ entre en nous comme un faible nouveau-né, quand il se développe et grandit et qu’il est « formé en nous », (Gal 4:19), quand nous apprenons à nous confier en lui, à lui obéir et à le servir, tout cela est déjà l’œuvre du Saint-Esprit.

Toute force propre doit mourir, toute pensée devenir captive, tout doit obéir à Christ, pour que de notre nature ainsi renouvelée s’élève ce chant de louange: « Gloire à celui qui est assis sur le trône! » (Apo 5:13).
C’est au disciple obéissant et qui aime son Maître que Jésus promet la présence de l’Esprit, c’est en celui-là que l’Esprit vient glorifier Christ. Quand la foi est vivante, l’Esprit du Christ glorifié entre avec puissance, et lui-même habite dans le cœur..

Amen.

 

 

L’Esprit convainquant de péché (chapitre 12)

« Si je m’en vais, je vous enverrai le Consolateur; et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché » (Jean 16:7, 8).

On ne remarque pas toujours le rapport intime qui lie ces deux paroles de notre Seigneur. Si les disciples devaient être baptisés du Saint-Esprit et de feu et recevoir la Puissance d’en haut, c’était pour qu’ils devinssent des instruments au moyen desquels le Saint-Esprit pût atteindre le monde.

Ce n’est pas l’Esprit de Dieu venant directement du ciel, mais le Saint-Esprit demeurant dans l’Église qui doit convaincre le monde. « Je vous l’enverrai, et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché ». C’est donc en nous et par nous que l’Esprit doit atteindre le monde.
Nous voyons ensuite que ce n’est qu’en nous amenant à être parfaitement d’accord avec lui, que l’Esprit peut se servir de nous pour en atteindre d’autres.

Cependant ces paroles signifient plus encore: Pour que l’Esprit puisse convaincre le monde par notre témoignage, soit par nos paroles, soit par notre conduite, il faut qu’il commence par nous convaincre nous-même du péché du monde. Il faut qu’il nous donne une si forte conviction de son incrédulité qui a rejeté le Sauveur, une si forte conviction que tous ses péchés viennent de ce péché là, que nous en venions en quelque sorte à voir le péché comme l’Esprit le voit.

 

Alors nous serons prêt à être employé par l’Esprit; d’accord avec lui, nous témoignerons contre le péché et c’est là ce qui atteindra la conscience, ce qui convaincra le monde avec force, la force qui vient d’en haut.
Oh ! Que Dieu donne à Ses enfants une véritable et profonde conviction du péché du monde, de son péché principal, celui d’avoir rejeté Christ. L’Esprit pourra alors se servir d’eux pour convaincre le monde de péché.

 

Pour obtenir cette conviction de péché, il ne suffit pas de la demander à Dieu; il faut encore que le croyant se mette entièrement sous la direction du Saint-Esprit. En prononçant ces paroles d’une portée sans limite: « Il sera en vous » (Jean 14: 17), notre Seigneur nous a ouvert les trésors de lumière, de sainteté et de force que nous apporte l’Esprit.

L’Esprit est la vie même de Dieu; en entrant en nous, il devient notre vie, et c’est quand cette vie divine prend tout son empire en nous que l’Esprit peut agir à son gré. Que votre vie soit celle de l’Esprit et aucune grâce ne vous sera refusée. Si vous voulez éprouver la profonde conviction du péché du monde, et le sentiment intense de la redoutable puissance du péché, qui feront de vous l’homme dont Dieu pourra se servir pour convaincre les pécheurs, que toute votre vie, tout votre être se placent sous la direction du Saint-Esprit.

A mesure que la vie de l’Esprit deviendra plus forte en vous, vos yeux et votre cœur se feront une plus juste appréciation du péché qui vous entoure. Vos pensées et vos sentiments seront alors ceux de l’Esprit saint en vous; une profonde horreur du péché, une foi vivante en la rédemption, un sérieux amour pour les âmes encore plongées dans le mal, le désir même de mourir, s’il le fallait, pour sauver les pécheurs, feront de vous l’instrument dont l’Esprit pourra se servir pour convaincre le monde de péché.

Encore un mot: Puisque le but de ce livre est de nous faire trouver le moyen d’être rempli de l’Esprit, remarquons bien que c’est pour convaincre le monde de péché que l’Esprit vient demeurer en nous. « Je vous l’enverrai et il convaincra le monde ».

Offrez-vous donc à lui pour sentir et porter les péchés de ceux qui vous entourent. Prenez à cœur les péchés du monde autant que les vôtres. Ne déshonorent-ils pas Dieu autant que les vôtres ?

Cherchez à être rempli du Saint-Esprit, non pour jouir égoïstement de sa présence, mais pour qu’il continue par vous l’œuvre que le Père accomplissait autrefois par Christ. C’est la vie des croyants, c’est leur abnégation et leur amour qui prouveront au monde que Christ est une réalité, et qui le convaincront ainsi de péché et d’incrédulité.

 

 

Andrew Murray

 

 

Sources / Infos

 

   list arrow   Livre: « L'Esprit du Christ » Edition S. DELATTRE Privas. Ardèche 1933

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Si vous voulez savoir ce que c’est que d’être rempli de l’Esprit, voyez ce qu’a été Jésus ici-bas, voyez ce qu’il fut le dernier soir de sa vie terrestre, lavant les pieds de ses disciples.

« N’attristez point le Saint-Esprit de Dieu ». (Eph 4:30). Cette recommandation précède le commandement: « Soyez remplis de l’Esprit ». Nous ne pouvons pas produire vie et croissance, mais nous pouvons éviter ce qui ferait obstacle. A nous de vouloir obéir, de nous détourner de la chair pour nous attendre à Dieu; à nous de nous soumettre à l’Esprit dans tout ce que nous connaissons de la volonté de Dieu, tandis que c’est d’en haut que nous serons remplis de sa présence. Attendez-le donc de Dieu, vous tenant en prières au pied de son trône. Et pendant que vous priez, regardez au-dedans de vous, et croyez que cette puissance invisible a réellement pris possession de votre être tout entier.

« Soyez remplis de l’Esprit ». C’est là le devoir et le privilège de tout croyant. Et puisque Dieu le commande, il faut que ce soit possible et certain, il faut que ce soit au pouvoir de la foi. Veuille notre Dieu hâter le jour où aucun croyant n’en doutera plus.

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la mêmeMurray03 façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l’Église sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes.

Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés...

 

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Portrait d'Andrew Murray par David Smithers

 

quote    Il faillit arrêter un véritable réveil !

Par David Smithers

Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, « La Vie de Prière » (The Prayer Life) et « S'attendre à Dieu » (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé « Sechor Dabar » (Souvenez-vous de la Parole).

Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. « Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu. »

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : « Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches ? »

Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce « garçon prédicateur. » Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : « Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai.

Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis :

 

« Oui ». Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi. »

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis.

« Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put :  « Peuple, silence ! « Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. « Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence ! « Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe « Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure. » Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant :  « Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale ! « Sur ce, il quitta la salle. »

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière.

Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs.

Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. « Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! « Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. « Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil.

« C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt. « Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions. »

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : « Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin.

Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : « Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas. »

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : « Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. « La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église. »

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient « CONFUS ». Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13).

Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu.

La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre.

Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1885, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du « Troisième Grand Réveil ». Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures « terres de chasse » pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray « L'Esprit de Christ », on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt.

Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Êtes-vous disposé à APPRENDRE ?

Source: The Watchword

 

Livres en français

 

livre1

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Quelques titres traduits en français :

- La Bénédiction de la Pentecôte dans sa plénitude et l'Esprit de Dieu
- Comme Christ : du bonheur de réaliser une vie conforme à celle du Fils de Dieu
- Demeurez en Christ : quelques pensées sur les bienfaits de la communion permanente avec le fils de Dieu
- L'humilité : la beauté de la sainteté
- Le voile déchiré ou La vie chrétienne normale d'après l'épître aux Hébreux
- Jésus guérit les malades ou Guérison selon la Parole de Dieu
- Le secret de la puissance d'en-haut
- La vie intérieure : apprendre à renouveler son âme

 

 

 

 

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